La Chronique Agora

Déficit zéro pour les régions ?

▪ « L’Espagne veut imposer un déficit zéro à ses régions, sous peine de sanctions ».

C’était l’un des gros titres de L’Agefi d’hier… un titre qui m’interpelle. Voici pourquoi.

▪ Stoppez l’hémorragie
Très fortement endettées, les régions espagnoles ont participé à hauteur des trois quarts du déficit budgétaire de l’Espagne en 2011. Dit autrement, 75% du déficit public du pays trouve ses racines au niveau régional.

N’oublions pas qu’un déficit public a en général deux sources majeures : le fonctionnement de l’Etat et le fonctionnement des collectivités locales. Le premier se finance surtout sur les marchés financiers (émissions d’obligations), les collectivités se financent plutôt par le crédit bancaire.

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Et hop ! Encore deux gains pour Mathieu Lebrun :
Une plus-value de 32% sur le Dow Jones… et une autre de 53% sur le S&P 500 — en moins d’une semaine à chaque fois.

Elles viennent s’ajouter aux 875% de performance cumulée entre le 1er juillet 2010 et le 31 décembre 2011 : pour tout savoir sur cette méthode qui porte ses fruits quelles que soient les conditions de marché, continuez votre lecture

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Le constat du gouvernement espagnol est factuel et sans appel : à quoi bon se saigner au niveau national pour réduire le déficit, si au niveau local l’hémorragie des dépenses se poursuit…

▪ J’en profite pour faire une parenthèse…
Voici un point essentiel qui, de mon point de vue, s’applique à tout projet, quel qu’il soit. Qu’on parle de politique européenne, de gestion d’Etat, de stratégie d’entreprise, ou plus près de vous de projet professionnel ou personnel : un projet n’est viable et n’a de chance de réussir que s’il est doté d’une cohérence globale.

Dit autrement, si toutes les personnes qui font partie de votre projet ne « rament » pas dans le même sens, votre projet est voué à l’échec ; un projet ne peut réussir que si toutes les parties prenantes y adhèrent et l’acceptent. Mieux : le font leur. De même, à un niveau strictement personnel votre projet personnel n’aboutira que si vos valeurs (au fond de vous-même) sont en cohérence avec votre objectif.

Mais revenons à l’Espagne.

▪ Un premier pas…
Cette nécessité de « cohérence globale », les Espagnols sont en train d’en prendre conscience… C’est aussi cette cohésion globale, cette capacité à unir ses forces autour d’un projet, qui fait la réussite de l’Allemagne et de ses entreprises.

La grande différence entre les deux pays, est que pour l’instant le pouvoir central espagnol semble vouloir imposer la règle d’or à ses régions. Approche top-down… En Allemagne, le résultat sera obtenu par discussions, négociations, concessions et consensus. Cette méthode a ma préférence, de loin.

▪ Et la France dans tout cela ?
Ne devrions-nous pas nous poser la question que se posent les Espagnols ? Car la France est dans la même situation : nous avons de nombreuses régions exsangues, embourbées dans la dette. Qui payera en cas de défaut d’une collectivité ? L’Etat, c’est-à-dire nous. Vous.

Sans aller jusque-là, le pouvoir central et les pouvoirs régionaux sont-ils capables d’intelligence politique pour ramer dans le même sens et faire avancer le pays tout entier ? Ou la politique politicienne et la recherche du pouvoir primeront-elles ?

La question se pose aussi au niveau national. En France, il n’y a pas de débat politique constructif, il n’y a que confrontation politique. La situation actuelle de la France nécessite une véritable révolution des mentalités des politiques, l’intérêt national devant primer sur l’intérêt du politique.

▪ Et votre intérêt à vous dans tout cela ?
Eh bien en attendant que les politiques se mettent d’accord, je vous conseille vivement de vous en remettre à Simone Wapler. Avec elle, croyez-moi, vous êtes entre de bonnes mains.

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