La Chronique Agora

Découvrez les charmes du hêtre

hêtre, investissement forestier, Unesco

A La Chronique Agora, nous vous parlons souvent d’actifs tangibles. L’investissement forestier en fait aussi partie et allie l’utile à l’agréable.

En été, la forêt attire de nombreux randonneurs. Si vous en faites partie, au gré de vos balades vous rencontrerez certainement le hêtre. Connaissez-vous vraiment ses origines ?

Arbre majestueux à l’écorce lisse, le hêtre commun arbore une couleur grise presque métallique. Son tronc rappelle des pattes ou la trompe d’un éléphant.

L’arbre aurait colonisé l’Europe au début de la période postglaciaire. Si l’on ne trouve presque plus de forêts vierges de toute activité humaine en France, la région des Carpates en Europe centrale en abrite de magnifiques.

« Depuis la fin du dernier âge glaciaire, les forêts de hêtres d’Europe se sont rapidement répandues à partir de quelques refuges isolés dans les Alpes, les Carpates, la Méditerranée et les Pyrénées en quelques milliers d’années, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. L’expansion réussie du hêtre s’explique par sa flexibilité et sa tolérance à différentes conditions climatiques, géographiques et physiques. »
Unesco.org

Ces forêts de hêtres se sont vues reconnaître une extension de leur protection par l’Unesco.

Les forêts primaires de hêtres des Carpates inscrite au patrimoine de l’Unesco

Les forêts primaires de hêtres des Carpates et les forêts anciennes de hêtres d’Allemagne sont classées au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco depuis 2007.

Elles ont reçu une nouvelle extension cette année, à l’issue de la 41e session du comité du patrimoine mondial qui se tenait à Cracovie du 2 au 12 juillet 2017. 24 000 hectares de ce type de forêt en Roumanie ont ainsi été intégrés. L’objectif est de renforcer la protection de ces lieux d’exception menacés notamment par des filières de bois illégales.

Source : http://whc.unesco.org/fr/documents/147520 – © Roland Mayr/NATIONALP

Les hêtraies des Carpates protégées sont répertoriées dans 13 pays européens : en Albanie, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Bulgarie, en Croatie, en Espagne, en Italie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Slovénie et en Ukraine.

Ces forêts encore vierges constituent un vestige d’un autre âge et sont relativement épargnées de l’activité humaine.

Dans notre pays, le hêtre est présent sous une forme moins sauvage et ravit non seulement les promeneurs mais aussi les exploitants sylvicoles.

Le hêtre en France, un arbre aux multiples débouchés

Le hêtre couvre près de 10% de la forêt française.

On le trouve presque partout, dans les plaines du nord, de l’est, en Normandie, au sud de la Loire et même en montagne jusqu’à 1 700 mètres d’altitude.

Son système racinaire s’étend en forme de galette, lui permettant de s’adapter facilement à la plupart des sols sans s’y enfoncer très profondément. Il craint toutefois les sols trop humides ou trop secs.

L’arbre est apprécié des sylviculteurs car les qualités intrinsèques à son essence leur offrent de multiples débouchés à la revente.

Le prix du hêtre, à 45 € du mètre cube en 2016, se situe légèrement en dessous de la moyenne des prix du bois toutes essences confondues (58 €/m3), mais reste tout de même attractif. C’est principalement le chêne qui pousse la moyenne à la hausse avec un prix avoisinant les 150 € du m3 cette même année.

Il est utilisé pour faire de la pâte à papier, mais c’est loin d’être son seul usage.

En effet, ce bois à l’essence dense, résistante et homogène fait aussi le bonheur des ébénistes que des menuisiers. Il est utile à la confection de tables, de chaises et fauteuils, d’armoires, d’escaliers, de parquets et même de jouets.

En revanche il est peu utilisé en extérieur, contrairement au chêne qui lui est tout à fait adapté à la construction de charpentes.

Enfin, c’est un excellent bois de chauffage grâce à son important rendement calorifique.

« Le charme d’Adam, c’est d’être à poil »

En cette période estivale sachez distinguer le hêtre du charme autre avec lequel il est possible de le confondre au stade d’arbuste dans les taillis. Les feuilles de charmes sont denticulées tandis que celles de hêtres ont les bords lisses et couverts de petits poils. Voici un moyen mnémotechnique bien connu des forestiers pour vous en rappeler : « le charme d’Adam, c’est d’être à poil » (le charme à dent, c’est d’hêtre à poil).

Source : Florissant.fr

Le temps des vacances pourrait aussi bien être l’occasion de vous intéresser à la forêt en tant qu’investissement.
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