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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Vendredi 25 août 2006
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*** Zen et sérénité
Les marchés ont résolu le dilemme du verre à moitié vide/plein…
*** Autopsie de l’immobilier
Eric Fry se penche sur un cadavre tout frais… peut-être qu’il bouge encore
*** L’argent n’est pas tout
Bill Bonner continue d’examiner la théorie de la finance comportementaliste
*** Où va l’argent-métal ? (2)
Même si les raisons de faire fondre le service à thé de Grand-Mère augmentent, les gens pensent malgré tout que l’argent-métal représente une réserve de valeur, ce qui les incite à le conserver.
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Bonjour,
*** ZEN ET SERENITE
** C’est finalement avec une sérénité digne des plus grands maîtres zen que les marchés ont décidé d’affronter ce que leur réserve l’immobilier, l’économie et le reste. Après tout, autant voir le bon côté des choses : l’économie ralentit ? Tant mieux, la Fed mettra fin à son cycle de resserrement monétaire. A l’inverse, la Fed augmente ses taux ? Eh bien, de quoi se plaint-on, ça signifie que l’économie va bien !
Voilà qui règle d’un seul coup le vieux dilemme du verre d’eau à moitié vide ou à moitié plein…
** Le CAC 40 a ainsi profité d’une coupe bien remplie qui lui a permis de refranchir la barre des 5 100, à 5 112,85 points — un gain de 0,59%. A Londres, le FTSE a enchaîné sur une hausse plus modeste de 0,15%, tandis que le DAX de Francfort, motivé par les dernières statistiques nationales, fusait de 0,67%.
Et c’est vrai que les nouvelles étaient relativement bonnes pour l’Allemagne hier : l’indice IFO (qui mesure le moral des chefs d’entreprises) est certes en baisse, à 105 en août contre 105,6 en juillet… mais il est tout de même supérieur aux attentes, qui le mettaient à 104,8. Par ailleurs, la croissance outre-Rhin tient le rythme, a-t-on appris hier, avec une croissance de 0,9% au second trimestre 2006.
** Aux Etats-Unis, les statistiques n’ont pas manqué non plus — elles n’étaient pas franchement radieuses, mais comme dit, les marchés ont accueilli cela avec un détachement quasi-mystique.
Le Dow Jones a terminé sur une hausse de 0,06%, à 11 304,46 points. Le Nasdaq faisait preuve d’un peu plus de vigueur, avec 2 137 points et un gain de 0,11%, mais c’est le S&P qui remporte la palme du jour, avec une hausse de 0,24% et 1 296,06 points.
En ce qui concerne les chiffres, c’est le département du Commerce qui a le plus fait parler de lui — d’abord avec les commandes de biens durables, en baisse de 2,4% le mois dernier (soit plus de trois fois le recul attendu par le consensus, qui le plaçait à 0,7%). Il a ensuite enfoncé le clou avec les ventes de logements neufs, en recul elles aussi : -4,3% pour le mois de juillet avec 1,07 millions d’unités vendues (en rythme annuel), tandis que le stock de maisons à vendre grimpe de 1,1% pour atteindre un sommet de… 11 ans.
Peut-être que l’heure de l’autopsie a effectivement sonné pour la bulle immobilière américaine, comme le pense Eric Fry ci-dessous…
Le département du Travail a essayé de remonter la barre en annonçant une petite baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage — 1 000 inscriptions en moins, soit 313 000, contre 315 000 attendues… mais les investisseurs ont choisi de s’en tenir à leur scénario de pause dans le cycle de resserrement monétaire.
Reste à savoir ce qu’en dira Ben Bernanke…
** Le seul à se plaindre hier était le dollar, que ces nouvelles ne rendent guère attractif sur les marchés des changes. Piètre consolation, l’euro a lui aussi terminé en baisse, à 1,2761 $ contre 1,2802 $ hier. Sur les marchés obligataires, on a constaté une légère détente ; le rendement du bon du Trésor US à 10 ans, par exemple, s’est détendu d’un point de base, à 4,80%.
Du côté de l’or, on était au-dessus de tout ça — et l’once est restée quasi-inchangée, prenant 0,25 $ au second fixing de Londres pour terminer à 623,75 $.
Et pour le pétrole… l’heure était à la remontée, avec un baril de WTI refranchissant le seuil des 72 $ à New York, à 72,36 $ en clôture.
Françoise Garteiser,
Paris
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Investir pour le long terme, c’est bien… mais dans certaines circonstances, c’est encore le court terme le plus performant — jugez plutôt :
1 740,11% de gains cumulés au total sur le premier semestre 2006…
Des gains de +50%… +69,77%… +67,86… +88,10% depuis début mai 2006… et des plus-values de 106,90%… 100%… 104%… 91,80%… 117,10% et même 679%… engrangées durant la première partie du 1er semestre 2006 !
Continuez votre lecture pour en savoir plus…
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Eric Fry nous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** AUTOPSIE DE L’IMMOBILIER
** Imaginez un pays comptant dix millions de citoyens. Imaginez que c’est l’un des pays les plus riches au monde. Et pourtant, c’est un pays où 14% seulement de la population peuvent se permettre d’acheter une maison à prix moyen.
- Inutile de faire preuve de trop d’imagination, cher lecteur… Ce "pays", c’est le comté de Los Angeles, la métropole la moins abordable des Etats-Unis, selon l’indice NAHB/Wells Fargo Housing Opportunity. Seuls 1,9% des maisons neuves et existantes vendues entre janvier et mars 2006 étaient accessibles au résidents du comté ayant un revenu moyen. Orange County, qui abrite Disneyland et votre correspondant, était numéro 2 sur la liste (votre correspondant est locataire, au passage).
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** L’ARGENT N’EST PAS TOUT
** "Les propriétaires sont pieds et poings liés — et ça fait mal", observait un gros titre du Wall Street Journal
* La douleur ressentie par ces propriétaires est bien entendu largement méritée. Ils ont pris des prêts immobiliers dont les taux étaient bas… et voilà que ces mêmes taux sont ajustés à la hausse. Les propriétaires sont donc sous pression.
* L’article nous raconte l’histoire d’un couple dont le prêt est passé d’un taux de 2,35% à un taux de 8,75% en deux ans. Voilà qu’ils ne peuvent plus se permettre leur propre maison, et doivent donc la vendre. Il en va de même pour tout le monde, visiblement : le marché est inondé. Les vendeurs sont trempés. Les propriétaires mentionnés par l’article ont mis leur maison en vente à 400 000 $. Ne voyant pas d’offres arriver, ils ont fait passer le prix à 270 000 $ ; ils n’ont pas le choix — ils ne peuvent pas se permettre de garder leur demeure.
* Bien d’autres foyers sont confrontés au même dilemme. Les taux de non-paiement augmentent, notamment sur les prêts à taux variables, pour lesquels ils sont trois fois plus élevés que pour les prêts normaux à taux fixe.
* Nous n’avons pas le cœur brisé — mais nous sommes néanmoins effaré de voir comment ces malheureux sont traités. On les considère non seulement comme des idiots qui ont gaffé et méritent d’être séparé de leur argent (qu’ils n’avaient pas, de toute façon), mais voilà qu’ils perdent en plus leurs maisons.
* Lorsque nous vous avons laissé hier, nous discutions de l’idiotie des chercheurs en "finance comportementale". Ils pensent être des "descriptivistes" qui nous content simplement ce que font les gens. Mais ils semblent incapables de résister à la tentation d’être des "prescriptivistes" — disant aux gens ce qu’ils devraient faire s’ils veulent optimiser leurs rendements financiers.
* Et lorsque l’investisseur ne fait pas comme ils disent qu’il devrait faire, on l’accuse de commettre "des erreurs". Oui, évidemment, un investisseur moyen fait des choses qui semblent stupides aux yeux de l’analyste — mais l’erreur la plus grave provient des analystes eux-mêmes. Ils jugent mal leur sujet : il ne s’agit pas du tout d’un "optimiseur de profits" rationnels, mais simplement d’un homme.
* S’il choisit une action parce qu’il aime le nom de l’entreprise ou parce que son voisin lui a dit qu’elle grimperait… où est le problème ? Elle peut baisser, et alors ? Il aurait pu prendre l’argent investi et acheter quelque chose avec, mais quoi ? En quoi est-ce qu’acheter une nouvelle voiture, une télévision grand écran ou même quelques dizaines de pilules vaut mieux que d’acheter une action ? Il ne s’agit que de babioles de consommation, après tout. Toutes, elles se brisent, baissent, s’usent, et finissent par disparaître aussi complètement que n’importe quelle dot.com.
* D’un autre côté, en achetant une action technologique, par exemple, le lumpeninvestisseur a au moins le plaisir de parader momentanément, tel un hybride de Livermore et Lynch. Qui sait, le truc peut même grimper un peu… et le mettre dans la peau d’un dieu. Et si la valeur baisse, au moins aura-t-il appris une précieuse leçon — voilà qui vaut mieux que de contempler un écran de télé ou de polluer l’atmosphère dans une voiture de luxe, selon nous.
** La grande erreur commise par les professeurs ès Finance Comportementaliste, les économistes, les investisseurs et les consommateurs eux-mêmes, c’est de surestimer la valeur de l’argent. Ils croient que l’argent est tout.
* Mais il y a quelques jours de cela, nous avons eu un aperçu de ses limites.
* "J’ai été choquée", a annoncé Elizabeth, qui revenait d’une visite dans les environs. "Ils ont dépensé tout cet argent, et l’endroit n’est pas très attirant. Les écuries sont bien construites, mais elles sont mal conçues. Et la maison n’a rien d’extraordinaire. Elle est trop proche de l’autoroute, et ça donne sur une voie de chemin de fer. Je sais qu’ils ont investi des millions, et je sais pourquoi ils ont acheté cet endroit plutôt qu’un autre : ils pensaient que c’était une meilleure affaire. C’était moins cher. Maintenant, je sais pourquoi. Ce n’est pas un endroit très agréable — et ce pour des raisons auxquelles ils ne peuvent rien faire".
* L’argent n’est pas tout. Au plus profond de leur cœur et de leur âme, les gens le savent… et ils établissent des stratégies financières qui prennent cela en compte, "gaspillant" souvent de l’argent ou manquant d’optimiser leurs revenus. Ils font probablement autant d’erreurs en se concentrant trop sur leur argent qu’ils en font en l’ignorant.
* Pourtant, les économistes continuent à construire leurs théories autour d’un homme qui ne se soucie que de l’argent. Dieu merci, un tel être n’existe pas.
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QU’EST-CE QUI FAIT GRIMPER CES ACTIONS ?
Des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%…
24,9% de gain moyen en 2004…
24% de performance moyenne en 2005…
Quelles valeurs continuent de bien faire malgré la baisse des marchés — et surtout, comment faisons-nous pour les dénicher ?
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*** La Chronique Agora présente ***
Doug Casey examinait hier les diverses utilisations de l’argent-métal, et ses différences avec l’or. Aujourd’hui, il se penche sur les perspectives d’avenir du métal gris…
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OU VA L’ARGENT-METAL ?– 2ème PARTIE
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Par Doug Casey (*)
L’argent-métal atteint des sommets record et il en va de même pour les métaux de base (augmentant ainsi l’offre d’argent, qui en est un sous-produit) : des centaines de millions d’onces d’argent supplémentaires vont donc se retrouver sur le marché. Selon les dernières projections de CPM Group, il pourrait même y avoir un surplus de production-consommation de 48,4 millions d’onces d’argent en 2006, pour la première fois depuis 1989. Cependant, il est à noter que ces chiffres ne tiennent pas compte de la demande d’investissement. Le surplus de production-consommation signifie que les stocks vont augmenter, mais cela ne nous dit pas, malgré tout, quelle direction les prix vont prendre. Si la demande financière (où l’on détient de l’argent-métal pour les profits ou la protection) augmente plus rapidement que les réserves physiques, le prix devrait continuer de grimper. Est-ce que cela sera le cas ?
Pour commencer, la consommation grignote à un rythme phénoménal les réserves d’argent extrait depuis des décennies : elle a fait passer les réserves totales de métal de 2,1 milliards d’onces (estimées) en 1990 à environ 400 millions d’onces aujourd’hui — une dégringolade de 1,7 milliards d’onces. Une bonne partie de cette baisse, 240 millions d’onces environ, provient de ventes gouvernementales. Mais cette source a quasiment disparu, les gouvernements ne détenant plus que 87 millions d’onces d’argent-métal environ à la fin 2005.
Ensuite, l’argent est comme l’uranium, en tant que métal industriel, dans le sens où il est difficile à remplacer, et il est utilisé en quantités relatives si limitées que le prix pourrait doubler ou tripler sans que cela ait un impact majeur sur l’utilisation industrielle. Mais la raison principale, comme je l’ai dit plus haut, c’est qu’on redécouvre l’argent-métal comme investissement — en particulier grâce au nouveau fonds indiciel (ETF) de Barclay’s.
L’avènement de l’ETF sur l’argent de Barclay’s a été un facteur essentiel pour le prix du métal ces derniers temps, ne serait-ce que par le biais des attentes des spéculateurs. La popularité de l’ETF streetTRACKS Gold Shares (sur l’or), qui a levé 8,13 milliards de dollars depuis qu’il a été lancé en novembre 2004, suggère que l’ETF de Barclay’s attirera une bonne partie de l’argent-métal du marché. A l’heure où j’écris ces lignes, le 7 août 2006, il a déjà absorbé 92,4 millions d’onces d’argent. Et voilà pour le "surplus" supposé.
Tandis que l’argent-métal retrouvera sa tendance — et sera remarqué par un nombre croissant d’investisseurs –, cet ETF facilitera la tâche de ceux qui souhaitent profiter du mouvement. C’est également vrai de certaines institutions — dont la plupart n’ont pas le droit de posséder des métaux physiques — si bien que cela ouvrira, dans les faits, une source latente de demande d’investissement. Et l’ETF sur l’argent de Barclay’s pourrait être plus important que l’ETF sur l’or. En Europe, il faut payer la TVA sur l’achat de lingots d’argent, puisque le métal a des usages industriels. C’est là un fléau pour le trading actif — une niche sur laquelle s’est positionné ce nouvel ETF libre de toute TVA.
Ajoutez à cela des inquiétudes fondées concernant le dollar américain et l’euro — dont la principale qualité est de ne pas être le dollar –, et on peut quasiment assurer que la demande financière dépassera toute augmentation de la production mondiale d’argent-métal au cours des prochaines années. Et bien entendu, s’il se produit une crise économique majeure, le surplus de production-consommation sera complètement débordé par la ruée hors des actifs papier et vers les métaux précieux — une transition que l’ETF rendra bien plus simple.
Il y a une autre source d’argent-métal potentielle — les tonnes de métal que les gens détiennent sous forme de vieilleries. Si le prix élevé de l’argent commence à faire jaser, les masses n’enverront-elles pas leurs anciens chandeliers, leurs cuillers dépareillées et leurs vieux plateaux aux revendeurs ? Cette source d’offre deviendra-t-elle une inondation, comme cela a été le cas durant le pic des cours en 1980 ? A un certain prix, oui — mais probablement pas avant longtemps.
Des prix plus élevés et stables poussent les gens à vendre. Mais la hausse des cours et l’augmentation de la demande financière encourageront les gens à retarder leurs ventes de chandeliers bancals. Même si les raisons de faire fondre le service à thé de Grand-Mère augmentent peu à peu, les gens pensent malgré tout que l’argent-métal représente une réserve de valeur, ce qui les incite à le conserver.
En 1974, l’argent était à 6,70 $, environ le double de son prix actuel en dollars constants, mais l’offre provenant de toutes les sources secondaires représentait moins de 170 millions d’onces. Et en 1980, lorsque l’argent-métal a atteint son sommet de 48,70 $ l’once, les sources secondaires fournissaient 302 millions d’onces simplement — un chiffre important, mais qui n’approche pas les 20 milliards d’onces. De plus, le grand marché haussier de l’argent qui s’est terminé en 1980 s’est produit après une centaine d’années où les investisseurs ont accumulé de l’argent-métal relativement bon marché. Une bonne partie de cela a été éliminée — fondue — au début des années 80, et il n’y a guère eu de temps pour le remplacer. Non seulement ça, mais nous soupçonnons que relativement peu de gens ont acheté des choses faites d’argent pur depuis 1980 ; si vous ne pouvez pas vous permettre d’acheter de l’or, pourquoi payer de l’argent massif alors que vous pouvez avoir du plaqué qui semble tout aussi prestigieux — pour une fraction du prix ?
L’argent atteindra-t-il son précédent sommet de 1980 ? Il était à 48,70 $ à l’époque, mais cela fait 120 $ actuels — quasiment dix fois le prix du moment. Etant donné que sous la surface, les menaces pesant sur l’économie américaine sont plus lourdes encore qu’à la fin des années 70, nous pouvons facilement envisager de voir l’argent atteindre son précédent plus haut — et même le dépasser.
Meilleures salutations,
Doug Casey
Pour la Chronique Agora
(*) Auteur des best-sellers Strategic Investing, Crisis investing et Crisis Investing for the rest of the 90′s, Doug Casey a vécu dans sept pays et en a visité une bonne centaine d’autres. Il a participé à bon nombre d’émissions de radio et de télévision, et reste un spéculateur actif dans les marchés actions, obligations, matières premières et immobilier du monde entier.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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