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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 26 Octobre 2009
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QUAND LA CHINE NOUS COUPE LES VIVRES
La Chine pourrait prendre des mesures décisives pour interdire l’exportation d’une substance essentielle pour notre développement — et dont elle a le monopole.
La bonne nouvelle ? Cette sanction pourrait vous permettre d’accumuler des gains de 100%… 200%… voire jusqu’à 500% !
Pour l’instant, cette opportunité est strictement confidentielle… mais n’attendez pas que les prix explosent pour agir — vous n’aurez pas une deuxième occasion comme celle-ci.
Continuez votre lecture pour tout savoir.
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Wells Fargo (et les valeurs bancaires) : sauve qui peut !
Eric Fry
▪ Oups !… Qu’est-ce que c’est que ça ?… Les mauvaises nouvelles sont donc bien des mauvaises nouvelles ?
La semaine dernière, Wells Fargo (WFC) a inscrit un bénéfice plutôt sympathique de 3,2 milliards de dollars, doublant ainsi son compte depuis le même trimestre de l’année dernière. Alors, quand la cloche a sonné l’ouverture, les investisseurs exubérants se sont rués sur le marché et ont fait grimper les actions de WFC.
Mais il s’est ensuite passé une chose étrange ; la frénésie acheteuse s’est transformée en panique vendeuse, au fur et à mesure qu’une armée d’analystes commençait à pointer du doigt les failles des résultats prétendument "solides" de Wells Fargo. L’analyste Dick Bove de Rochdale Securities, en particulier, s’est plaint que le bénéfice total de la banque pour ce trimestre était tiré d’un gain de 3,6 milliards de dollars sur une opération de couverture. Parallèlement, les résultats opérationnels de la banque oscillaient entre "mauvais" et "médiocres".
Bove a recommandé aux détenteurs d’actions WFC de les vendre, et plus d’un investisseur a tenu compte de son conseil. L’action a perdu 7% par rapport à son plus haut du jour et a atteint un prix de clôture de 28,90 $.
▪ Les traders adeptes de l’analyse technique n’ont rien à faire des résultats obscurs de WFC… mais ils sont sûrement très intéressés par la "figure de retournement baissier" classique que WFC a gravée sur les écrans de trading jeudi dernier.

Ce schéma de mauvais augure est caractérisé par un cours qui dépasse à la fois le plus haut de la veille et le plus bas de la veille, et clôture ensuite la séance au niveau le plus bas, ou en tous cas très proche de ce niveau. Une figure de retournement baissier classique s’accompagne généralement d’une brusque augmentation des volumes.
En d’autres termes, la figure de retournement de WFC possède toutes ces caractéristiques ! — le haut plus haut, le bas plus bas, et une poussée du volume. A 113 millions d’actions, le volume concerné a fait doubler le volume quotidien moyen des quatre derniers mois ! Donc si vous ajoutez toutes les composantes de cette figure de retournement, vous allez sûrement commencer à en déduire qu’une nouvelle tendance baissière va se développer sur les prochains jours. Incidemment, l’indice bancaire KBW, qui suit 24 valeurs financières, a également produit une figure de retournement baissier jeudi dernier.
Cette formation technique ne garantit pas une liquidation des marchés, évidemment, mais elle laisse supposer que WFC pourrait cesser d’augmenter… au moins pendant un moment. Cette figure laisse également supposer que les mauvaises nouvelles sont bien des mauvaises nouvelles… ce qui serait VRAIMENT une mauvaise nouvelle pour des marchés qui s’appuient plus sur l’espoir que sur du concret.
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Depuis septembre 2008, une poignée d’investisseurs a engrangé des gains de 67,76%, 67,05%, 71,88%, 43,33%, 71,21% et 49,02%… alors que les marchés se faisaient littéralement saigner à blanc.
Pour découvrir comment réagir face à la débâcle actuellement en profitant des baisses, continuez votre lecture… mais agissez dès maintenant : les marchés, eux, n’attendront pas.
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On n’investit pas sur des turbulences
Bill Bonner
▪ Le rebond de marché baissier a-t-il encore beaucoup de forces en réserve ?
Partout dans le monde, c’est la même histoire ou à peu près. Les marchés ont repris la moitié ou plus de ce qu’ils avaient perdu.
Les Etats-Unis sont à la traîne. Même si le S&P a gagné 60%, le Dow n’est pas encore à mi-chemin. Parallèlement, certains marchés étrangers enregistrent des gains de 100% ou plus.
Les gestionnaires de fonds qui ont manqué le rebond s’en mordent les doigts. Ils n’ont pas atteint leurs benchmarks.
Avant même que le marché ne reprenne le chemin de la hausse en mars, nous nous faisions l’écho des mots de Richard Russell : "le rebond de marché baissier est l’un des phénomènes les plus certains du monde financier", disait-il. Nous pensions également que le rebond atteindrait environ la moitié des pertes qui l’avaient précédé. Nous nous basions sur ce qui s’était produit après le Krach de 29.
Nous n’y sommes toujours pas. Mais un analyste de Morgan Stanley nous dit que les marchés font souvent mieux que ça. Le rebond typique est d’environ 70%, d’après lui.
Eh bien ! C’est un rebond plutôt sérieux. Si nous avions su qu’il serait aussi conséquent, nous aurions encouragé nos lecteurs à se positionner. Mais nous l’avons plutôt jugé comme un courant dangereux… une turbulence. Certes, il peut vous amener quelque part… mais pas nécessairement là où vous voulez aller !
▪ Notre perspective, à la Chronique Agora, est de très long terme. Nous n’aimons pas parier sur des turbulences… aussi importantes soient-elles. Nous aimons suivre le flot… et ce jusqu’à ce qu’il arrive à destination.
Ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air.
En 1999, on aurait dit que le marché haussier touchait à sa fin. C’est ce que nous pensions. Nous avons dit à nos lecteurs de sortir des actions… et de rester loin d’elles. Il valait mieux être positionné sur l’or.
Les investisseurs n’ont rien gagné sur les actions durant les 10 années qui ont suivi. En termes réels, le déclin boursier a commencé en janvier 2000. Les cours ont chuté. Puis ils ont rebondi… un rebond si important qu’il ressemblait à un authentique marché haussier. Mais après inflation, il ne restait pas grand-chose. Si l’on ajuste au pouvoir d’achat, les investisseurs étaient en fait plus pauvres chaque année. Même maintenant, après un rebond de sept mois et un gain de 45%, les investisseurs du Dow sont encore 30% à 40% plus bas que les sommets établis en 1999.
▪ David Rosenberg…
"La seule chose que nous ayons réellement apprise durant ce rally extrêmement tape-à-l’oeil, qui aura duré sept mois, et aura été nourri par l’expansion, est que l’investissement par le momentum ne s’est jamais éteint durant ce cycle. Il est particulièrement fascinant, en termes de comportement humain, que tant d”investisseurs’ se lamentent que ‘le train a quitté la gare’ sans eux. Franchement ! Le train a quitté la gare à d’innombrables reprises ces 10 dernières années, mais de toute évidence aucun de ces voyages n’a duré très longtemps parce qu’en réalité, les valeurs boursières ne sont pas parvenues à générer un quelconque rendement positif durant cet intervalle".
"A l’heure actuelle, il y a une autre réalité. Les gains sur les marchés boursiers ont généralement été générés avec des volumes bas. On trouve des acheteurs limités — les hedge funds et les traders — mais pas de vendeurs (pas pour l’instant, en tout cas). Et on a vu lors de la [récente] baisse que le volume a grimpé partout. Une liquidation avec des volumes élevés est un drapeau rouge important qu’il ne faut pas ignorer".
Généralement, un grand marché baissier dure entre 15 et 20 ans. Le précédent a commencé en 1966. Ce n’est pas avant 1982 — 16 ans plus tard — que la grande tendance haussière suivante commença.
Le marché baissier actuel a déjà 10 ans. Peut-être finira-t-il en 2015. Peut-être en 2020. Nous n’en savons rien. Nous savons seulement comment il va terminer : dans la douleur.
A présent, malgré 10 années de rendements pourris, les investisseurs croient toujours aux actions. Ils espèrent toujours trouver "le prochain Google". Ils continuent de punir les gestionnaires de fonds qui restent prudents. Ils lisent encore la presse financière. Ils veulent toujours savoir quelle action acheter.
Actuellement, le prix des actions (Dow) par rapport à l’or est d’environ 10 pour 1. Lorsque cette tendance a commencé il y a 10 ans, nous avons prédit que le Dow et l’or iraient jusqu’au ratio 1/1 — et nous pensions qu’ils y parviendraient lorsqu’ils seraient à des niveaux se situant entre 3 000 et 5 000. Nous nous en tiendrons à cette prédiction jusqu’à ce qu’elle se révèle être vraie… ou qu’elle nous fasse passer pour un idiot.
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Alice au Pays des Merveilles, version Chapelier Fou
Philippe B



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