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La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 13 septembre 2006
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*** En sueur comme des bûcherons
Le CAC 40 et ses opérateurs ont bien travaillé hier…
*** Des fusions-acquisitions en or
Le secteur de l’or est en pleine restructuration…
*** Courbe en cloche
Bill Bonner s’intéresse à la météo…
*** Une histoire d’orignal (2)
La suite des mésaventures du Mogambo Guru, avec aujourd’hui sa toute dernière "Fabuleuse Idée Mogambo"…
—————————– (publ.)
COMMENT INVESTIR AUJOURD’HUI ?
Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais…
… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 24% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !
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Bonjour,
*** EN SUEUR COMME DES BUCHERONS
** Beaucoup d’opérateurs s’épongeaient le front peu après la clôture des places européennes en ce mardi 12 septembre. Cela n’a rien à voir avec la lourde chaleur régnant sur la région parisienne et sur les bords de la Tamise, les établissements financiers implantés au coeur de la City ayant poussé à fond la clim’ comme aux plus chaudes journées de la mi-juillet…
Rien à voir non plus avec le soulagement de constater la résistance des indices boursiers américains après la parution de la plus calamiteuse statistique du commerce extérieur américain de toute l’histoire : le déficit se creuse à -68,08 milliards de dollars (contre -64,5 milliards en juin), du fait d’une facture pétrolière qui vient de franchir en juillet la barre des 20,8 milliards de dollars, record absolu !
Non, si beaucoup d’investisseurs ont éprouvé le besoin de se rafraîchir copieusement ou d’épuiser le stock de serviettes en papier du distributeur des lavabos, c’est parce que la fin de journée d’hier fut — contre toute attente — particulièrement intense et véritablement euphorique.
La matinée avait pourtant été des plus soporifiques ; les marchés n’étaient animés que par une poignée de titres venant de publier des semestriels jugés plutôt encourageants — mais sans que cela efface des esprits le durcissement du discours de la Fed au sujet de l’inflation depuis une semaine (les bons du Trésor reprenaient leur glissade dès les premiers échanges mardi matin, sans parvenir à se redresser au cours des heures suivantes).
** Mais à partir de 15h, et alors que les bourses semblaient irrémédiablement assoupies — les analystes étant victimes d’une franche désillusion après la publication des déficits aux USA –, une vague d’achats tout à fait inespérée déferlait depuis New York et Londres sur les systèmes de cotation d’Euronext, provoquant un branle-bas de combat dans les salles de marché du Vieux Continent. Les indices affichaient alors entre -0,2% à Milan et +0,3% à Francfort ou Paris.
Nous avons assisté, durant les deux dernières heures et demi de la séance, à une ruée sur les téléphones et au crépitement des claviers des ordinateurs de saisie d’ordres de bourse. Cela se traduisait par l’apparition de sueur de bûcherons chez la plupart des opérateurs de front office jusqu’au fixing de clôture — lequel entérinait une hausse de 1,3% à 1,4% sur les principaux indices de la zone Euro, Londres demeurant curieusement en retrait avec un modeste gain de 0,7%.
Le CAC 40 enregistre ainsi sa meilleure performance depuis le 15 août dernier — une hausse inégalée de 1,35% — et sa seconde plus forte progression de l’été 2006.
Rien, non strictement rien ne laissait supposer le déroulement d’un tel scénario. Tokyo avait de nouveau lâché -0,5% la nuit dernière, la matinée avait été ponctuée par la publication d’un déficit commercial tricolore en hausse de près de 60% (le label France a de plus en plus de mal à s’exporter), l’attentisme dominait avant la publication des chiffres des Etats-Unis… et les investisseurs les plus méfiants n’ont pas été déçus à ce sujet !
Que s’est-il donc (vraiment) passé entre 15h et 17h30 ? Puisqu’il fallait bien avancer une explication, certains traders invoquaient les bons trimestriels de Goldman Sachs : profits certes en recul au second trimestre, mais dans des proportions jugées modestes. On a aussi parlé de quelques rachats à bon compte sur des ténors du Nasdaq, à l’image de Comverse Technology, Broadcom, Verisign ou Qualcomm.
** Il est clair que dans une ambiance plombée par la crainte d’un ralentissement économique ou d’un 18ème resserrement du loyer de l’argent, les profits passés (même record) ne pèsent pas lourd face à la révision des perspectives de marges et de profits à la baisse.
La réponse que nous cherchons se situe peut-être du côté de l’analyse technique et d’une étude de Merrill Lynch, qui révèle que 92% des gérants de fonds collectifs (votre épargne actuelle et vos futures retraites) ne croient pas à l’imminence d’une récession en 2007. Ils s’attendent tout au plus à un point de baisse de la croissance mondiale si le ralentissement conjoncturel dans l’immobilier se confirme outre-Atlantique.
Mais revenons au verdict des charts. Que nous indiquent les graphiques au cours des dernières 48 heures ?
A l’évidence, le CAC 40 n’a pas réussi lundi matin à combler le gap des 5 015 points du 11 août dernier ; il aurait en fait rebondi sur ses MM 50 et MM 150 regroupées autour de 5 020 points.
Un tel sursaut, à trois points de l’objectif, aurait donc traduit l’impatience des acheteurs, lesquels se sont "lâchés" ce mardi au cours des deux dernières heures de cotations. Dès 16h, le CAC 40 parvenait à refermer le gap des 5 108 points, resté béant depuis le 6 septembre, avant de poursuivre son envolée jusque vers 5 130 points. Il clôturera en hausse de 1,35%, avec un carton plein de 100% de valeurs en progression.
Allons même plus loin dans le classement : pas une seule des 50 premières capitalisations françaises (sauf Eiffage) n’a terminé la séance de mardi dans le rouge ! En fait, rien de tout ceci n’aurait été possible sans le double contact du Nasdaq avec les 2 150 points, un support graphique qui s’avère bel et bien décisif ; il est certes question de timing, mais cet élément ne se suffit pas à lui seul.
L’enquête de Merrill Lynch publiée ce mardi nous enseigne également que les gérants sont redevenus un peu trop "liquides". Ils estiment en outre que le repli du pétrole (sous les 64,5 $ ce mardi, le cours le plus bas observé depuis le 15 février !) plaide pour la minoration des risques de dérive des prix dénoncés successivement par trois membres de la Fed entre le mercredi 6 et ce lundi 11 septembre.
Ce qui nous rassure vraiment, c’est que plus de 90% des gérants jugent la période actuelle propice à des investissements en actions… Et nous sommes d’accord, pour une fois : achetez vous aussi des actions, oui, mais… des mines d’or et des parapétrolières ! [NDLR : Et pour savoir quelles valeurs acheter, composez sans plus attendre le 0899 707 009* ; Philippe Béchade vous y révèle toute une série de titres sur lesquels vous positionner dès maintenant pour profiter des bonnes dispositions des marchés]
Philippe Béchade,
Paris
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Eric Fry nous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** DES FUSIONS-ACQUISITIONS EN OR
** Le prix de Kinross Gold a touché un sommet historique la semaine dernière. Pas le prix de l’or.
- En fait, l’or a même baissé, cette semaine. Kinross a chuté de 9% lundi, mais il est toujours 78% plus haut qu’à la même époque en 2005. Il se peut donc que le cours de Kinross ait plus à voir avec les tendances du secteur minier qu’avec celles des places boursières.
- Les mineurs achètent des mineurs. 100 milliards de dollars de fusions et acquisitions ont balayé l’industrie minière à ce jour cette année. Cette "ruée vers l’or" sur les marchés pourrait donc faire grimper les prix des actions plus que le prix de l’or lui-même. Et Michael Martin, spécialiste des actions minières chez R.F. Lafferty à New York, pense que la ruée vers l’or de Wall Street est loin d’être terminée.
** "Les grandes compagnies minières peuvent encore obtenir des réserves d’or de manière moins coûteuses par l’acquisition que par l’exploration", explique Martin. "Tant que cela est le cas, les rachats vont continuer. Mais il ne reste guère de cibles de taille moyenne pour les acquisitions…"
- "Yamana et Viceroy Exploration ne sont-ils pas tombés d’accord pour fusionner la semaine dernière ?", a demandé votre correspondant.
- "Absolument", a affirmé Martin. "Et si l’on part du principe que cette fusion verra le jour, Yamana deviendrait une entreprise possédant plus de sept millions d’onces de réserves probables et prouvées, ainsi que 12 millions d’onces supplémentaires de réserves supposées et indiquées. En d’autres termes, Yamana post-acquisition possèderait une base de réserves rivalisant avec celle de Glamis Gold, l’entreprise que Goldcorp vient juste d’accepter d’acheter pour huit milliards de dollars."
- "Quelle est la capitalisation boursière de Yamana ?" avons-nous demandé.
- "Environ trois milliards de dollars", a répondu Martin, "ou 3,7 milliards, à peu près, en tenant compte de la fusion avec Viceroy. C’est donc moins de la moitié du prix de Glamis Gold, en gros… L’entreprise possède également une vaste quantité de terrains à explorer au Brésil, et, avec la fusion Viceroy, un projet très attractif en Argentine."
- "Hmm", a répondu votre correspondant. "On dirait quelque chose qu’un grand producteur aurifère pourrait vouloir acheter."
- "Peut-être", a conclu Martin.
- Les opinions de Michael Martin sont bien entendu celles d’un seul homme — et ne sont donc pas forcément représentatives de l’ensemble du marché. Mais Martin a identifié Viceroy comme candidat probable à la reprise plus tôt dans l’année. Depuis, l’action a quasiment triplé.
- "Le marché haussier de l’or est encore jeune", a déclaré Martin à vos correspondants américains en décembre l’année dernière. "J’achèterais à chaque repli, dans cette hausse… comme l’ont fait les investisseurs technologiques tout au long des années 90."
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** COURBE EN CLOCHE
** Nous ne sommes pas plus bête qu’un autre… mais de temps à autre, nous aimons parler cloche.
* Courbes en cloche, pour être exact.
* Un petit exemple : prenons la nature… et les événements naturels. Comment sont-ils distribués ? Eh bien, si l’on suit la température parisienne, en mettant les degrés sur l’axe des abscisses… et la fréquence (c’est-à-dire le nombre de jours) sur l’axe des ordonnées… on voit que tout cela forme ce que les statisticiens appellent une courbe en cloche.
* Au milieu, on trouve les jours où la température atteint 15 ou 20°C. Il y en aura beaucoup, puisque Paris profite d’un plus grand nombre de ces jours tempérés. A gauche de la courbe, on trouvera très peu de jours où la température descend sous -20°C. Et de l’autre côté, à droite, très peu de jours dépassant les 40°C.
* Ensuite, si l’on compte le nombre de jours où la température moyenne avoisine les 15°C, on pourrait découvrir que, au cours d’une année normale, il y en a 100.
* Ainsi, les probabilités qu’il fasse un jour 15°C sont d’environ 100 sur 365. Et les chances qu’il fasse 40°C un autre jour, par exemple, pourraient n’être que d’une sur 365.
* Mais les êtres humains ne sont pas des machines à calculer. Ils sont faits de chair et de sang. Leurs calculs tendent à être extrêmement influencés par l’expérience récente. Si les deux dernières semaines ont porté la température à 40°C tous les jours… ils ont tendance à penser que les chances de voir encore 40°C le lendemain sont assez élevées. Et dans un sens, ils ont raison.
* Les lendemains ressemblent souvent à aujourd’hui… en particulier lorsqu’il s’agit de météo, où les saisons et les schémas climatiques durent des semaines, voire des mois.
* Cependant, les calculs humains sont également affectés par bon nombre d’autres facteurs psychologiques. Les gens veulent être acceptés par leurs pairs — ils essaient donc de mettre leurs propres estimations au diapason de celles des autres. Ils essaient de ne pas avoir d’opinions leur donnant l’air "bizarre" ou "excentrique".
* Et ils ne regardent ni assez loin devant eux ni assez loin derrière eux pour former une opinion réaliste de ce que le temps sera vraiment. Après un long été brûlant, la plupart des gens s’attendent à ce que les jours demeurent chauds… même si les probabilités de voir la température se rafraîchir augmentent rapidement.
** Sur les marchés d’investissement, ces fausses idées sont amplifiées par le fait assez gênant que quasiment personne ne sait de quoi il parle. C’est une chose pour les lumpeninvestisseurs que d’enregistrer la température ; c’en est une autre que de comprendre les détails du secteur des télécoms… ou de tout autre secteur, d’ailleurs. Au lieu de cela, ils tendent à croire tout ce que disent les journaux.
* Pour empirer encore un peu les choses pour le malheureux investisseur, une industrie toute entière — trimant à Wall Street, dans la City, à Francfort, à Tokyo et à la Défense — aggrave encore les distorsions de sa perception afin de le séparer de son argent.
* Quel stratège financier a déjà regardé les faits "dans les yeux" — et dit à ses clients ce qui se passe vraiment ? Quasiment aucun. Ils sont payés pour dire aux lumpen que les actions grimpent toujours à long terme. Comment peuvent-ils se faire leur propre opinion sur ce qui va se passer pour une action en particulier ? Ils ne peuvent que surestimer les chances de voir le titre qu’ils détiennent grimper réellement.
* Tous ces facteurs faussent les calculs. Et au lieu de croire que les chances d’une journée à 15°C sont de 100 sur 365… le lumpeninvestisseur en arrive à gober la couleuvre du moment — comme par exemple : "il fait toujours aussi chaud… l’immobilier grimpe toujours… détenez vos actions pour toujours"…
* Il porte les chances de canicule à 200 sur 365.
* A la Chronique Agora, nous ne prétendons pas prédire le temps — pas plus que nous ne pouvons prédire les marchés. Mais nous savons compter. Et en ce moment, nous voyons pas mal de mauvais calculs parmi les lumpeninvestisseurs… ce qui signifie beaucoup d’opportunités pour nous.
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Vous n’y croyez pas ? Allez voir par vous-même…
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*** La Chronique Agora présente ***
Réunion de la Fed à Jackson Hole, mondialisation, orignaux et disputes familiales : le Mogambo Guru a encore frappé… Deuxième partie de ses commentaires sur les dernières déclarations de Ben Bernanke.
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UNE HISTOIRE D’ORIGNAL — 2ème PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)
Après avoir bu quelques verres avec mes nouveaux amis au bar du coin, qui sert de la nourriture grasse et bon marché ainsi que de l’alcool pas cher (dans des verres graisseux), j’ai réalisé que ma femme avait raison : tout ça était bien à cause de la Fed ! Mais cela a fait naître une autre question : si ma famille peut le comprendre, comment se fait-il que les seuls qui n’y arrivent pas soient ceux de la Fed… et ceux dont la vie dépend des flatteries qu’ils adressent à la Fed, afin de pouvoir assister à ces conférences prestigieuses, faire les importants et faire payer des sommes faramineuses à leurs clients ignorants? Et je me suis dit : "peut-être qu’ils ne savent pas !"
Et c’est là que j’ai eu une Fabuleuse Idée Mogambo (FIM). Il s’agissait de louer un costume d’orignal et d’aller à Jackson Hole. Déguisé en véritable orignal, je m’aventurerai, l’air de rien, tout mignon et gentil, assez près de la conférence pour capter l’attention de tous. Ensuite, je mugirai, vraiment comme un orignal : "L’Esprit de l’Orignal l’exige : envoyez-moi Ben Bernanke !". Ce dernier sortirait en disant : "qu’est-ce que tu veux, l’orignal ?". Ensuite, avec un effet tout à fait dramatique, je sauterais hors de mon costume d’orignal en criant, avec un accent russe à couper au couteau : "Ha ! Je ne suis pas un orignal, mais bien le Mogambo Guru !".
Ensuite, espérant que les équipes de télévision puissent filmer tout ça avant que les gens de la sécurité ne m’arrêtent, je braillerai : "la mondialisation a eu lieu parce que quelqu’un a payé pour, espèce d’idiot patenté ! Elle a été achetée et payée ! Donc la question très pertinente de l’Esprit de l’Orignal est la suivante : ‘d’où crois-tu que le financement de toute cette mondialisation sans précédent provient, crétin des Alpes ?’".
Puis, après une courte pause dramatique, je continuerai, faisant preuve d’éloquence dans ce moment de gloire : "puisque vous n’en avez visiblement pas la moindre idée, je vais vous le dire ! Le financement de la mondialisation provient de la Réserve fédérale, nigaud, qui a créé tant d’argent et de dette, année après année, pour que le gouvernement US puisse vendre des obligations, pour qu’il puisse se lancer dans une orgie sans fin de dépenses déficitaires, et tout le monde a terminé avec de l’argent plein les poches ! De l’argent à brûler, mon pote ! Et les dettes handicapantes qui vont avec ! Et tout cet argent a terminé dans les bourses des riches, comme de bien entendu, parce que ce sont les riches qui prêtent de l’argent. La dette, quant à elle, a terminé chez les pauvres, qui doivent emprunter !"
Du coin de l’oeil, je vois des personnes courant vers moi, et, parlant plus rapidement, je me suis exclamé en hâte : "et ensuite, toutes les autres banques centrales de la planète ont été forcées de faire la même chose, pour empêcher que leurs devises ne se renforcent trop contre un dollar qui se déprécie rapidement ! Et tout cet argent, toute cette montagne d’argent et de dette, a été utilisé pour se développer, se développer, se développer ! Voilà votre satanée mondialisation !".
Et le temps de dire ouf, me voilà à expliquer calmement, d’une voix très forte, aux hommes en noir du FBI qui me traînent dans une limousine noire non-immatriculée : "personne ne voulait voir chuter le dollar — voilà pourquoi les gouvernements étrangers ont créé de l’argent pour racheter tous ces dollars ! Ils ont dévalué leur propre monnaie aussi ! Nous sommes tous maudits ! Vous ne pouvez pas le voir, ignorante flicaille ?".
C’est à ce moment là que l’officier A a dit à l’officier B : "je pense qu’il résiste à son arrestation. Remettons-lui un petit coup de fusil tranquillisant !". Et j’ai hurlé : "je n’oppose aucune résistance ! Je suis immobile et menotté, bande d’idiots !". A quoi l’officier B a répondu : "Voilà qui me semble bien être de la ‘résistance’, officier A !".
Mais nous ne parlons pas du fait que le reste de la journée n’est plus qu’un vide dans mon esprit, ni de costumes d’orignaux, mais bien du dernier conclave de Jackson Hole, et comment Bernanke a apparemment dit, de manière stupéfiante — entre toutes les autres choses qu’il aurait pu dire : "le défi, pour les décideurs politiques, est de s’assurer que les bénéfices de l’intégration économique mondiale sont partagés suffisamment largement". Quoi ? Je n’en crois pas mes oreilles ? Quel genre de sottises sort-il, pour un banquier central ? Mes mains tremblent visiblement devant cette horreur !
Le temps de me remettre, nous reprendrons cette intéressante discussion demain…
Meilleures salutations,
Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora
(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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