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La Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 14 décembre 2006
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*** Une économie Goldilocks…
… et des gérants gonflés à bloc !
*** De Bombay a Melbourne
Le voyage de Bill se poursuit… et celui du dollar aussi
*** Des complots pas si bénins (1)
Relance économique, un savoir-faire signé Bernanke?
—————————– (publ.)
COMMENT INVESTIR DANS LES PETITES VALEURS AUJOURD’HUI ?
Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 24% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !
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Bonjour,
*** UNE ECONOMIE GOLDILOCKS…
** Nous espérions que le large consensus haussier de la fin du mois de novembre serait remis en cause par l’apparition des premières lézardes dans les fragiles superstructures qui soutiennent la confiance dans le dollar. Mais voilà qu’au lieu d’observer l’apparition d’un accès de nervosité des gérants de portefeuilles, d’assister à l’éclosion d’articles analysant avec circonspection le phénomène (et son cortège d’éventuelles retombées désagréables), les opérateurs s’abandonnent à un optimisme béat en psalmodiant de façon quasi extatique "Goldilocks, Goldilocks, Goldilocks".
Tout se passe comme si cette formule, aux syllabes pleines d’une bienfaisante magie, avait effectivement le pouvoir de faire disparaître tous les soucis du moment comme les premières neiges font disparaître les ours au fond de leur tanière, des Laurentides jusqu’aux contreforts des rocheuses (pour ne froisser aucune susceptibilité nous aurions pu écrire des Appalaches jusqu’au Yellowstone, ou des Pyrénées jusqu’aux Carpates).
Si nous évoquons les ours — de sympathiques plantigrades qui n’hésitent pas, comme nous l’avons constaté de visu, à investir les aires de pique-nique situées quelques kilomètres au nord de Québec ou à essayer les banquettes arrière des décapotables garées sur les parkings de la vallée du Yosemite — c’est parce qu’il existe un rapport des plus étroits avec le thème de cette Chronique.
Pour ne rien vous cacher, le terme Goldilocks accolé au terme "économie" a le don de nous agacer prodigieusement. Il en va de même du sourire idiot que la métaphore imprime immédiatement sur le visage d’un trader ayant entamé sa carrière fin 2002 et qui n’aurait intégré comme seule culture boursière que le suivisme d’une tendance vouée à demeurer éternellement haussière (et elle le demeurera en 2007, selon 95% des gérants interrogés).
Pourquoi les indices boursiers progressent-ils inexorablement depuis novembre 2002 aux Etats-Unis et mars 2003 en Europe ? La réponse, c’est naturellement Goldilocks !
A force d’entendre scander les mérites imaginaires de cette "économie Boucles d’Or", traduction littérale du terme, il nous vient des envies de tondeuse de compétition, réglée sur l’option boule à zéro.
** Chaque jour qui passe semble convertir de nouveaux adeptes ; il devient difficile d’entendre une interview au sujet de la bourse ou des Bons du Trésor sur une chaîne économique anglo-saxonne où l’intervenant ne glisse pas deux ou trois Goldilocks au cours d’un échange de questions/réponses de deux minutes trente !
La leçon a été bien apprise et la nouvelle pensée unique se décline, à quelques variantes près, sur le mode suivant : tout se passe à merveille. La Fed a réussi le miracle de sauvegarder l’équilibre entre le "ni trop d’inflation" et le "ni trop peu de croissance".
Et il n’y a aucune raison que cela change, puisque les marchés sont convaincus que Boucles d’Or (comprendre métaphoriquement Wall Street et l’épargnant américain) n’est pas près de voir revenir les ours — récession, déficits, chute du dollar et dérive des prix à l’import.
Bienheureuse Boucles d’Or, qui peut déguster tranquillement la tasse du petit ours brun avant de s’attaquer au bol du papa ours et de maman ours — lesdits bols ayant eu le temps de refroidir "juste comme il faut", à l’image de l’immobilier, selon le patron de Toll Brothers.
Elle peut maintenant s’en aller digérer à l’étage sa triple ration de calories sur le lit du petit ours brun (ni trop haut, ni trop bas, ni trop long ni trop large)… pendant que le grand panda chinois –qui assure sans broncher l’intendance depuis cinq ans — fait la vaisselle et s’apprête à remplir les trois bols d’une nouvelle tournée de lait et de cacao en poudre bien chaud. Tout cela gratuitement et avec le sourire, s’il vous plait !
Il ne vient donc à aucun observateur l’idée que la gloutonnerie de Boucles d’Or va lui valoir une indigestion carabinée, ni que l’économie américaine — qui se régale aux frais de la princesse et se repose sur le bon vouloir du grand panda — souffre d’un "trop de dette" et d’un "trop peu d’épargne".
** Mais les contes de fées — y compris économiques — ont ceci de merveilleux qu’ils permettent aux âmes enfantines d’affronter tous les ours de la création. Notre monde est supposé rempli de "monstres gentils" qui ne demandent qu’à s’attendrir devant le visage angélique d’une gracieuse Boucles d’Or consommant à satiété tout ce qui satisfait ses appétits, et qui s’endort l’esprit serein dans un lit qu’elle n’a pas elle même mis au carré.
Mais imaginons un seul instant que Boucles d’Or soit perçue comme une petite souillon impertinente et sans gêne, opportuniste et sans considération pour le dévouement du grand panda. Il nous étonnerait beaucoup qu’à son retour, la famille ours la laisse dormir tout son saoul, squattant le lit du petit dernier avec ses chaussures sales, après avoir profité sans vergogne des commodités de la maison.
L’économie américaine ne doit certainement qu’à une arrière-saison exceptionnellement douce la chance de pouvoir se remplir la panse et de prolonger sa sieste dans la maison des ours. Ceux-ci tardent à regagner leur gîte uniquement du fait de la clémence de météo ; des études très sérieuses nous informent d’ailleurs que le début de l’hibernation se trouve cette année retardée de plusieurs semaines, et que les plantigrades sont victimes de troubles comportementaux liés à une période d’activité beaucoup plus longue que la normale.
** Les commentaires de la Fed mardi soir étaient des plus rassurants pour Boucles d’Or. Certes, les premières gelées ont fait leur apparition dans certaines régions, mais l’ours inflationniste se tient à bonne distance de sa tanière… tandis que l’ours récessionniste vient d’être repoussé un peu plus loin dans la montagne par une hausse de 1% des ventes de détail au mois de novembre — alors que le consensus tablait sur une maigre progression de 0,2%.
A la reprise des cotations hier, le Dow Jones s’est fendu d’entrée de jeu d’un nouveau record historique à 12 368, une poignée de points au-delà du précédent zénith de la fin novembre, avant de repasser dans le rouge quelques minutes plus tard. Il en est allé de même pour le Nasdaq qui demeurait en repli de 0,25% à mi-séance.
Nullement troublées par ce revirement, les places européennes poursuivaient leur ascension de plus belle (+0,85% en moyenne). A Francfort, le DAX 30 (+0,7%) pulvérisait en clôture un nouveau plus haut annuel à 6 520 points ; l’Eurotop 100 (+0,6%) alignait une huitième séance de hausse consécutive (+0,6% à 3 080 points).
A Paris, le CAC 40 s’est envolé de 0,9% ; il terminait à 0,5% du seuil des 5 500 points, lequel devrait exercer une attraction irrésistible au cours des prochaines 48 heures.
La séance avait pourtant débuté par deux heures de stagnation complète. Cependant, une soudaine hausse des futures US, surgie de nulle part vers 11h, avait provoqué une première envolée de +0,6% des valeurs françaises en quelques minutes… sans aucun lien avec des éléments d’actualité économique identifiables, aux Etats-Unis ou en Europe.
Le dollar, pour sa part, ne s’est redressé vers les 1,32/euro que bien plus tard dans l’après-midi. Il restait de toutes façon incapable de déborder les résistances testées vendredi dernier ; cela signifie que les investisseurs se soucient bien peu que le billet vert monte ou baisse depuis une semaine… et ils se fichent probablement de tout le reste, à 48 heures de la séance des "Trois sorcières".
Boucles d’Or, qui entend peut-être quelques grognements inquiétants aux alentours, s’empresse d’engloutir le bol de chocolat de papa et maman ours : tant qu’à se prendre une raclée puis se faire jeter dehors comme une malpropre, autant que ce ne soit pas le ventre vide !
Philippe Béchade,
Paris
PS : Retrouvez Philippe Béchade — sans Boucles d’Or — dès 15h45 au 0899 707 009* : vous découvrirez une analyse complète de la séance en cours, un suivi des positions ouvertes, et, bien entendu, la recommandation du jour.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Merlbourne
*** DE BOMBAY A MELBOURNE
** Nous sommes passé d’une des villes les moins vivables au monde à l’une des plus hospitalières. Melbourne est à 11 heures d’avion de Bombay — mais on se croirait sur une autre planète. Bombay est souvent appelée, dans les livres d’économie, "un trou perdu au fin fond du Tiers-Monde". Melbourne, par contre, ressemble à n’importe quelle ville des Etats-Unis — si les villes américaines étaient aussi propres, sûres et modernes. Fondée en 1835, Melbourne a lié son sort à la ruée vers l’or victorienne, dans les années 1850.
* "La différence entre les Australiens et les Américains", nous a dit notre collègue Dan Denning, qui vit à Melbourne depuis un an, "découle de la géographie. Tandis que les Américains avançaient depuis les colonies côtières vers l’intérieur des terres, ils ont trouvé de riches terres agricoles quasiment partout où ils allaient. Ils pouvaient continuer vers l’ouest… et les choses allaient en s’améliorant".
* "Mais les premiers Occidentaux arrivés en Australie ont été jetés dans le port de Sydney ; ils sont quasiment morts de faim, avant de s’apercevoir qu’il vivaient au bord d’un immense désert. Ils ont exploré le pays, découvrant qu’il était en majeure partie inhabitable. Derrière chaque colline se trouvait une déception".
* "Aux Etats-Unis, l’esprit de la ‘frontière’, rude, individualiste, se révélait payant. Un homme pouvait conquérir son propre terrain, et faire son chemin dans le monde. Mais en Australie, le climat et les terres étaient moins accommodants. Il fallait se serrer les coudes, et baisser d’un cran ses espoirs".
* "Les Australiens semblent plus fatalistes… plus résignés à accepter ce qui leur arrive", a déclaré Dan.
* Ce qui leur est arrivé ces dernières années, ce n’est quasiment que du bon. Il n’y a pas eu de récession depuis plus de 15 ans. Les prix de l’immobilier ont grimpé en flèche. Même là où ils semblent décliner après leurs récents sommets, il n’y a pas eu de problèmes financiers. Alors que le boom de l’immobilier touchait à sa fin, un énorme boom des matières premières a pris le relais.
* Perth — qui est le centre des activités minières en Australie de l’ouest — est toujours en plein boom. Les prix de l’immobilier y ont grimpé de plus de 40% ces douze derniers mois. Perth doit être un endroit extraordinaire ; la ville est loin de tout — c’est la cité la plus isolée au monde.
* Nous ne sommes jamais allé à Perth, mais Melbourne a quelque chose de familier. La ville nous rappelle Vancouver, qui lui fait concurrence pour le titre de "ville la plus hospitalière au monde". Toutes deux sont propres, la criminalité y est plutôt basse, elles sont attrayantes et faciles à vivre. Toutes deux ont des administrations raisonnables, respectables, solides et traditionnelles, à la britannique — avec de grands groupes d’immigrants dynamiques nouvellement enrichis. Les deux villes sont calmes, organisées, civilisées, modernes — tout ce que Bombay n’est pas.
* "Tout est basé sur le crédit, comme aux Etats-Unis", a déclaré l’un de nos interlocuteurs hier soir. Nous assistions à un cocktail donné en l’honneur de nos pauvres lecteurs de Melbourne… il y en avait plus que nous le pensions. "Il faudra que ça finisse un jour ou l’autre — mais on peut se ruiner, en attendant un retournement en Australie. Et c’est lorsqu’on cesse d’attendre que les retombées sont difficiles".
* "Oui, regardez les grands bâtiments du centre ville", a déclaré un autre lecteur. "Ce sont quasiment tous des banques. Elles ont fait fortune en prêtant aux consommateurs puis au secteur des matières premières. Un boom après l’autre, le pays a bien de la chance… sauf qu’il n’y a pas d’eau et qu’il est en feu".
* Depuis plusieurs semaines, les pompiers se battent contre un gigantesque incendie, non loin de Melbourne. Des feux de forêt en d’autres endroits d’Australie consument des maisons et émettent un voile de fumée qui s’étend sur l’Asie du sud-est. Cette semaine, les journaux rapportaient que deux énormes incendies s’étaient rejoints, créant un vaste brasier. Des milliers de soldats du feu, bulldozers et camions-pompe font ce qu’ils peuvent pour le contenir — mais on dirait qu’il va devoir brûler jusqu’à épuisement.
* "Oui, le pays a toujours été sec, mais il est plus sec que jamais", continua notre hôte. "La seule solution que je vois, c’est la désalinisation à grande échelle. On a plein d’eau de mer… on vit sur une île, après tout".
** Le dollar semblait se stabiliser — et même se renforcer — et voilà qu’arrive notre ex-président de la Fed, Alan "Bulles" Greenspan, avec un point de vue. Le billet vert pourrait rester faible pendant des années, a-t-il déclaré.
* "Je pense que le dollar US continuera de décliner jusqu’à ce qu’il se produise un changement dans la balance des paiements américaine", a déclaré l’ancien maestro.
* Et — c’est à ne pas croire — le marché des devises a réagi comme si M. Greenspan savait de quoi il parle.
* En dépit de bons chiffres de l’emploi, déclare un article dans l’Australian Financial Review, "la faiblesse du dollar est de retour".
* S’il y a bien une chose que nous apprécions, dans les voyages, c’est que nous obtenons des points de vue différents. Nous remarquons une chose, cependant, en ce moment : partout où nous allons, nous entendons la même histoire. Les prix de l’immobilier grimpe, les actions grimpent, tout le monde se demande pourquoi le boom continue de boomer… et tout le monde semble assez certain que ça ne va s’arrêter.
* Quant au dollar, lui aussi est généralement considéré avec admiration et révérence. Comment fait-il pour rester à son sommet, personne ne le sait… mais personne ne doute qu’il y restera. Tout le monde imagine qu’une période de "faiblesse du dollar" sera bonne pour l’économie US.
* Mais la faiblesse du dollar menace l’économie mondiale tout entière — et non uniquement les Etats-Unis. Les Chinois vendent leurs produits aux Américains, qui peuvent les acheter parce que leurs dollars sont toujours relativement solides. Lorsqu’ils baisseront, il en ira de même pour leur pouvoir d’achat.
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Le plus court chemin vers les plus-values
Cette forme d’investissement permet d’accumuler rapidement et simplement les plus-values.
Elle a déjà permis d’engranger 155% de gains cumulés en à peine deux mois…qu’attendez-vous pour en profiter ?
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*** La Chronique Agora présente ***
La Chronique Agora présente : Dans l’économie américaine, le cash se crashe à un rythme régulier. L’"argent intelligent" achète avec libéralité, parce qu’il sait que les morceaux de papier qui flottent actuellement vaudront moins que les morceaux de papiers qui flotteront demain. Justice Litle se demande combien de temps cela peut durer…
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DES COMPLOTS PAS SI BENINS — 1ère PARTIE
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Par Justice Litle (*)
On pourrait presque appeler ça un complot bénin. — Chet Currier, éditorialiste chez Bloomberg
Difficile à croire : on est déjà en décembre. Quelle année ça a été… et 2007 sera encore plus agitée.
Le marché dans son ensemble semble faire feu de tout bois. La seule chose qui semble mise à mal, c’est le dollar US.
L’évolution du billet vert semble assez épouvantable. Cependant, si l’on prend un peu de recul et que l’on examine un graphique mensuel de l’indice dollar, on s’aperçoit que nous n’avons pas encore passé le plancher de décembre 2004.
Et ce n’est pas fini… de loin pas. Comme l’a dit Jesse Livermore, le plus grand spéculateur de tous les temps : "le meilleur allié — et le plus fiable — du spéculateur, ce sont les conditions sous-jacentes". Voilà qui résume assez bien la situation du dollar — et de l’or. Nous avons exposé l’angle macro-économique à de nombreuses reprises ces derniers mois.
Chet Currier, éditorialiste chez Bloomberg, pense que les valeurs boursières profitent du manque d’alternatives attirantes — une sorte de "complot bénin" assez ironique. Dans son article, appelé "Les obligations et l’immobilier, trop chers, rendent les actions attrayantes", Currier fait les observations suivantes :
"Les rendements sur les obligations gouvernementales [US] sont d’une incroyable pingrerie. Idem pour les obligations d’entreprises, quelle que soit leur qualité… Les rendements offerts sur les fonds d’investissement en devises étrangères et autres véhicules d’investissement de court terme ont stagné depuis que la Réserve fédérale a arrêté d’augmenter son taux directeur… le marché de l’immobilier subit une secousse largement commentée dans de nombreuses régions [des Etats-Unis]"…
Currier continue en notant "un océan de liquidités" qui cherche désespérément les profits, forçant les investisseurs à faire grimper tout ce qui passe.
Pendant ce temps, les institutionnels privatisent à tour de bras. Jeff Saut, stratégiste chez Raymond James, observe : "quasiment 2% de toute la capitalisation boursière du NYSE est passée aux mains d’investisseurs privés… depuis le début de cette année".
Parallèlement, Ben Bernanke, le si mignon président de la Fed, continue à accuser "l’excès d’épargne internationale" d’être la cause de la marée bouillonnante qui agite tous ces navires.
L’une des tâches principales de Ben, je pense, est d’aider ses amis. Regardez par exemple cette intéressante observation du gestionnaire de portefeuille Chris Dialynas, de PIMCO :
"Les administrations Clinton et Bush, ainsi que la Fed de Greenspan, dépendent de nombreux conseillers internes et externes. Il ne fait aucun doute que la plupart de ces conseillers proviennent des grandes universités US. Il convient de noter tout particulièrement le fait que les fonds de la plupart de ces universités — des fonds qui augmentent substantiellement la rémunération des professeurs respectifs — sont principalement investis dans des actifs très risqués et des stratégies tout aussi risquées (comme pour bon nombre d’autres investisseurs dans leur quête de rendements élevés dans un monde de taux d’intérêt bas). Par conséquent, il n’est guère surprenant que leurs conseils penchent pour une stimulation agressive. Une série de politiques disciplinées du genre ‘prends-ton-médicament-sans-broncher/rééquilibre-l’économie’ serait très probablement préjudiciable pour les fonds de bon nombre de ces grandes institutions pédagogiques. Tant qu’elles maintiendront des portefeuilles à haut risque, les conseils politiques des tours d’ivoire seront très stimulants, basés sur de nouvelles idées économiques bizarres. Les déséquilibres mondiaux iront croissant".
"Le professeur Bernanke est un membre de cette fraternité… il y a un défi extraordinaire pour une personne de très haute qualité. Ce qui m’inquiète, c’est son penchant présumé pour les mesures de relance [économique]".
Nous verrons ce que cela implique dès demain.
Meilleures salutations,
Justice Litle
Pour la Chronique Agora
(*) Justice Litle, rédacteur de la lettre Outstanding Investments, possède des connaissances uniques qui lui ont bien servi sur les marchés. Justice a étudié la littérature et la philosophie dans des endroits aussi divers qu’Oxford, en Angleterre, l’université Pulacki (Olomouc, République Tchèque) ou l’université Macquarie (Sydney, Australie). Alors qu’il se destinait à une carrière universitaire, sa vie a pris un tout autre chemin après qu’il ait découvert L’aventurier capitaliste, la chronique de Jim Rogers sur l’investissement macro-économique… et la moto.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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