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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 03 octobre 2006
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*** Le pouvoir illusoire des banques centrales
A quoi servent vraiment la Fed et la BCE ?
*** Une confession en bonne et due forme
Bill Bonner fait un retour sur le passé…
*** L’heure est à la prudence (2)
Peut-être que nous devrions être tous haussiers sur l’avenir. Ou peut-être pas…
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Bonjour,
*** LE POUVOIR ILLUSOIRE DES BANQUES CENTRALES
** La séance d’hier marquait le coup d’envoi du 4ème trimestre de l’année 2006 ; nous avons observé sans grande surprise une nouvelle progression des indices au cours de la matinée (+0,4% au mieux). Cependant, les achats techniques de début d’échéance mensuelle manquaient de consistance, et quelques prises de profit opportunistes, après une belle série de cinq journées de hausse consécutive, ont progressivement effacé les gains initiaux.
Les indices ont basculé dans le rouge dès l’entame de l’après-midi. Ils ont accentué leur pertes jusqu’à la reprise des cotations à Wall Street : un petit sursaut haussier s’est cependant matérialisé avec la publication, vers 15h45, de l’ISM manufacturier aux Etats-Unis. Ce dernier accuse un repli plus marqué que prévu, à 52,9 contre 54,5 au mois d’août — soit son plus faible niveau depuis juillet 2005.
Vous vous demandez légitimement en quoi un ralentissement plus brutal que prévu d’un baromètre avancé de l’activité industrielle aux Etats-Unis en septembre peut constituer une bonne nouvelle pour Wall Street… mais connaissant la psychologie des investisseurs, vous devinez qu’ils apprécient toute statistique pouvant inciter la Fed à maintenir ses taux inchangés d’ici la fin de l’année, voire les réduire d’ici mars 2007.
** L’élément décisif pourrait se nicher dans l’une des composantes de l’ISM, celle qui concerne l’inflation : le sous-indice des prix payés chute spectaculairement, passant de 73 au mois d’août à 61 en septembre, ce qui écarte a priori le risque d’une inflation de "second tour".
Certains experts se montrent cependant plus réservés : les économies réalisées au niveau des coûts de production pourraient être mises à profit pour restaurer des marges mises à mal cet été par la flambée des prix du pétrole jusque vers 80 $ (fin juillet).
En Europe, les gérants voient se profiler sans angoisse particulière un nouveau tour de vis monétaire de la BCE, qui devrait propulser le loyer de l’argent vers 3,25% puis 3,5% d’ici la fin de l’année. Après tout, ce qui compte en définitive pour les entreprises, c’est le taux auquel elles peuvent s’endetter pour investir (ou placer leur trésorerie), et non pas celui qui sert de base aux opérations interbancaires.
Le taux "repo" de la BCE pourrait être porté à 3,75% d’ici mars 2007 que cela ne changerait rien, pourvu que la Fed décide d’agir en sens inverse d’ici six mois pour contrebalancer les conséquences déflationnistes d’un effet de dépréciation immobilière — phénomène symétrique de l’effet de richesse et d’une faculté d’extraction de valeur.
** C’est ce que constat qui entretient l’inversion de la courbe des taux et la légende selon laquelle cette fois-ci, il ne saurait être question de récession au sens classique du terme. Les considérations techniques, l’abondance des liquidités, qui suscitent un appétit grandissant pour le "risque" (même mal rémunéré), l’emportent largement sur la conviction que l’économie américaine va traverser des moments difficiles en 2007.
Le rôle des banques centrales se retrouve marginalisé dans la mesure où nul ne doute qu’elles agiront, en cas de besoin, dans le sens que souhaitent les marchés. Le seul pouvoir qui reste à la Fed ou à la BCE serait-il celui qui consiste à contrarier le consensus, au risque d’aggraver la situation ?
La Maison-Blanche pourrait aussi prendre quelques décisions "malheureuses" pour réduire les déficits — comme d’augmenter les impôts par exemple : la consommation ne s’en relèverait pas de sitôt, c’est pourquoi les marchés jugent une telle hypothèse inenvisageable.
Mais de quelle autre solution disposent les autorités économiques américaines pour garantir la stabilité d’institutions parapubliques comme Fannie Mae ou Freddie Mac en cas de défaillance d’un nombre grandissant d’emprunteurs devenus insolvables ?
** Pour l’heure, le sombre tableau que nous avons dressé de la conjoncture immobilière ces dernières semaines s’éclaire d’un timide rayon de soleil : on enregistre en effet une hausse de 0,3% des dépenses de construction au mois d’août, assorties d’un rebond de 4,3% du nombre de dossiers déposés en vue de l’acquisition d’un nouveau logement (ceci concerne les maisons individuelles exclusivement).
L’embellie serait sensible dans l’ouest des Etats-Unis, où le coup de frein avait été particulièrement brutal au début de l’été. Cependant, ce bon résultat semble résulter de rabais substantiels consentis sur le prix des biens proposés à la vente — c’est le cas pour environ un tiers des transactions recensées en Californie dans les zones les plus résidentielles.
Il est normal d’assister à ce genre de rééquilibrage ponctuel du marché. Ce mécanisme a été décrit dans de précédentes chroniques : la priorité est au "déstockage" pour les promoteurs et les investisseurs les plus exposés.
Quelques petits sacrifices tarifaires permettent d’entretenir le sentiment qu’il y a de bonnes affaires à réaliser pour des acquéreurs sélectifs… mais cela ne change rien au fait que les rendements locatifs, du point de vue d’un investissement patrimonial, restent extrêmement faibles.
Une simple repentification de la courbe des taux (remontée relative des taux longs) suffirait à exercer une concurrence insoutenable par rapport à la pierre, sans grand risque sur le capital et sans le souci des difficultés financières que ferait peser une brusque remontée du chômage sur la solvabilité des locataires.
Le début du mois d’octobre s’inaugure sous de bons auspices ; une certaine insouciance peut continuer de régner jusqu’à la publication des premiers trimestriels d’ici le 10 octobre prochain. Nous verrons bien si Wall Street parvient à se maintenir à proximité de ses sommets d’ici là.
En ce qui nous concerne, avec l’apparition des premières rigueurs de l’automne, nous préférons la sécurité des refuges situés au coeur de la vallée plutôt que les bivouacs en altitude. Certes, les amateurs de sensations fortes se sentent plus proches des étoiles… mais à moins de découvrir une manière commode de dépasser la vitesse de la lumière, les myriades de petits points lumineux qui scintillent au firmament demeurent inaccessibles.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Quoi que nous réservent les premières journées d’octobre, Philippe Béchade s’est donné pour mission de vous aider à en tirer profit : pour retrouver jour après jours tous ses conseils, ses analyses et ses recommandations, composez le 0899 707 009*…
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Dans les moments d’incertitude boursière…
IL EST PLUS SUR DE REVENIR AUX SOURCES !
Voici par exemple un principe d’investissement quasi-enfantin… mais qui vous aurait permis de doubler votre mise en six mois…
Pour savoir comment, continuez votre lecture…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** UNE CONFESSION EN BONNE ET DUE FORME
** La chasteté n’est pas une vertu particulièrement utile quand on est une prostituée, pas plus que la charité ne sert à un inspecteur des impôts. Il y a un temps pour la vertu, comme pour toutes les autres choses.
* La Chronique Agora est un projet millénaire dans le sens où il a vu le jour à l’aube du 21ème siècle — en juillet 1999 pour sa version américaine. Ou en 1998 ? Nous avons oublié.
* Mais même si nos Chroniques sont assez récentes, elles s’appuient sur près de 30 ans d’observations des marchés, de l’économie et de la nature humaine. Bien entendu, le fait de savoir si nous avons tiré les bonnes conclusions de toutes ces années d’observation est ouvert au débat… voire à la moquerie.
* Nous faisons une petite pause, simplement pour réexaminer les sept ou huit dernières années.
* Nous avons eu bien raison sur une chose : la Bulle Technologique de la fin des années 90. Nous avions dit qu’elle éclaterait — et ça a bien été le cas durant la première année du troisième millénaire ; le Nasdaq s’est effondré et ne s’est toujours pas remis. Prédire la fin des technos était un jeu d’enfant. Tant de signaux d’alarme retentissaient que nous avons pratiquement perdu l’ouïe — et la parole, en criant pour tenter de nous faire entendre par-dessus le vacarme. Les valorisations étaient absurdes. Des entreprises sans bénéfices valaient soudain des millions. C’était "une nouvelle ère". Et si nous n’étions pas d’accord, nous nous faisions renvoyer dans les cordes : "vous ne comprenez rien, en fait, pas vrai ?", nous écrivit un lecteur irrité.
* Nous avons également eu bien raison au sujet de l’or. Il s’échangeait pour moins de 300 $ lorsque nous avons commencé à vanter ses mérites. Nous n’avons jamais caché le fait que nous privilégions l’or depuis 20 ans. Mais rien de tel qu’un marché baissier de deux décennies sur votre métal préféré pour vous donner le sens de l’humilité.
* Les lecteurs qui nous subissent de longue date savent que l’humilité est notre seule véritable vertu, et même dans ce domaine, nous ne sommes pas vraiment sincère. Notre humilité provenait du fait que nous avons eu profondément tort durant une période de temps si longue que c’en était embarrassant. Année après année, notre stock d’or a perdu de sa valeur, tandis que notre stock d’humilité grimpait. Notre humilité ne tarda pas à accumuler une valorisation digne des technos, le stade de bulle. Nous étions si humble, en l’an 2000, que nous en étions tout à fait arrogant. Bien entendu, l’humilité nous donnait un avantage et une longueur d’avance ; bon, d’accord, elle nous rendait parfaitement supérieur ! Et voilà, cher lecteur : une confession pleine et entière.
* Après avoir eu tort sur l’or pendant vingt ans, nous avons déduit qu’il était temps d’avoir raison, pendant quelques temps. Le métal jaune a magnifiquement coopéré. Nous nous attendons à ce qu’il coopère durant encore cinq à dix ans — au moins.
** Mais tout n’est pas allé si bien. Nous étions convaincu que l’économie tout entière filait à toute vitesse vers les enfers ; nous n’avons jamais pu comprendre pourquoi elle n’y est pas encore arrivée.
* L’humilité et la modestie nous ont été utiles face à la bulle des technologiques ; durant cette période, elles nous ont aidé à nous méfier des affirmations concernant "la Nouvelle Ere". Mais elles furent aussi inutiles qu’un parapluie dans le désert durant les années qui suivirent. Nous les avons déployées pendant que le soleil brillait. La bulle de l’immobilier, le rebond du dollar et l’économie apparemment robuste de la période 2002-2006 — toutes ces choses exigeaient que l’on abandonne volontairement toute capacité d’incrédulité, et que l’on affiche le genre de mépris indécent pour la vertu sous toutes ses forme que l’on obtient généralement dans une ivresse profonde ou durant un marché de bulle. L’immobilier était le moyen de s’enrichir — mais nous détestions l’idée d’en parler. Le dollar était LA devise en vogue — mais nous avions peur de la détenir. L’économie tournait comme une toupie — mais nous nous attendions à ce qu’elle échappe à tout contrôle.
* Nous nous en serions mieux tiré — si l’on se base uniquement sur les critères financiers — en jetant nos humbles vertus par-dessus les moulins comme des hauts de bikini à Saint-Tropez. Nous aurions dû acheter des immeubles à Miami (sans toutefois oublier de les vendre !). Nous aurions dû acheter le Dow à son plancher en 2002. Nous aurions aussi dû gratter quelques profits grâce au dollar — en vendant nos positions en euro en janvier 2005, lorsque la monnaie unique valait 1,35 $. Et nous voilà… les feuilles s’entassent dans le parc, les jours raccourcissent, l’année aussi. Quelles vertus rapporteront dans les mois qui viennent ?
* Nous avons une prémonition. Et puisque nous sommes d’humeur à nous confesser, nous devons admettre que c’est une prémonition que nous avons depuis longtemps sans résultats, en attendant un véritable effondrement financier qui semble avoir manqué son vol. Néanmoins, nous soupçonnons que le temps de la témérité est terminé. Nous soupçonnons que l’épargne rapportera dans les années qui viennent. Et la timidité. Et même la crainte.
* L’or s’est vendu sous les 600 $ vendredi. A ce prix, il est sous notre cible d’achat. Nous soupçonnons que nos chers lecteurs ne regretteraient rien… s’ils se positionnaient maintenant.
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Comment ça, vous ne connaissez pas encore notre Banquier Central ?
Une erreur à réparer rapidement… parce qu’il aurait pu vous permettre de cumuler 340% de gains en 2005 !
Pour savoir comment, c’est par ici…
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*** La Chronique Agora présente ***
Le marché boursier n’est pas attirant en ce moment malgré les profits record des entreprises, concluait hier James Boric en citant le célèbre investisseur John Hussman… Aujourd’hui, il examine tout cela plus en détails…
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L’HEURE EST A LA PRUDENCE — 2ème PARTIE
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Par James Boric (*)
Selon Hussman : "au cours de l’année fiscale qui vient de s’écouler, l’intérêt des spéculateurs s’est concentré de plus en plus sur les petites valeurs de mauvaise qualité en termes de stabilité de fondamentaux tels que les bénéfices, les revenus et autres caractéristiques financières. Même si de telles sociétés subissent en général une grande volatilité tout au long du cycle boursier, elles sont devenues attirantes aux yeux des investisseurs spéculant sur une progression continue du secteur des petites capitalisations. Résultat : les actions plus petites, de basse qualité, peuvent être particulièrement vulnérables, en particulier si les marges de profit se contractent. J’ai intentionnellement évité de telles valeurs, en dépit de leur élan périodique de court terme".
En fait, Hussman continue en déclarant que si l’on regarde les ratios prix/valeur comptable, prix/dividende et prix/revenus, "les valorisations sont à des niveaux comme on en a rarement vus au cours de l’histoire, sinon à la fin de la bulle boursière des années 90". Lorsque de telles conditions se sont matérialisées par le passé, les rendements moyens se sont tout juste traînés au niveau des bons du Trésor US, qui rapportent peu.
Bien entendu, les médias grand public s’empressent de souligner que les revenus des entreprises (pour les sociétés du S&P 500) ont connu une croissance à deux chiffres au cours des 16 derniers trimestres consécutifs. Et tant que les profits continuent de croître, nous ne risquons pas une baisse — quelles que soient les valorisations.
Peut-être que les médias ont raison. Peut-être que nous devrions être tous haussiers sur l’avenir. Ou peut-être pas…
Le dernier sondage du Conference Board sur la confiance des entrepreneurs — un sondage trimestriel demandant aux chefs d’entreprises s’ils sont haussiers ou baissiers sur les perspectives économiques — a chuté à son plus bas depuis 2000. En d’autres termes, en dépit des incroyables profits déclarés par les entreprises ces quatre dernières années, les hommes et les femmes gérant ces mêmes entreprises ne sont pas si certains que le futur sera rose.
William Hester, spécialiste travaillant avec John Hussman, a créé un graphique montrant les attentes des PDG concernant l’avenir de l’économie, ainsi que les changements que subiront les profits des entreprises. Lorsque ces attentes sont solides, les profits des entreprises tendent à suivre le mouvement. Cela s’est produit en 1980, en 1990 et en 2002.
A l’inverse, lorsque les cadres s’inquiètent pour l’économie et leurs secteurs respectifs, les profits tendent à plonger durant les années qui suivent. Cela s’est vu en 1977, 1987 et 2000.
Si l’on regarde les données de ce graphique pour 2006, on aperçoit une divergence considérable entre les profits et les attentes. Les profits des entreprises sont à des sommets historiques, mais parallèlement, les dirigeants de ces sociétés sont baissiers. Comment est-ce possible ?
C’est possible parce que les profits ne peuvent connaître éternellement des taux de croissance à deux chiffres. Et avec quatre ans de croissance ridicule derrière nous, associés à une hausse des taux d’intérêt et un dollar faiblissant, les chefs d’entreprises ne sont pas certains de pouvoir maintenir cette tendance haussière. Ils sont nerveux.
Comme le souligne Hester, "depuis 1976, lorsque l’optimisme des PDG a dépassé les 55, la croissance des profits sur douze mois qui s’est ensuivi a atteint en moyenne 12%. Lorsque l’indice était sous les 45, indiquant le pessimisme, les profits n’ont grimpé que de 1,1%".
A quoi ressemblerait votre portefeuille si toutes vos actions ne grimpaient que de 1,1% sur les 12 prochains mois ? Voudriez-vous toujours détenir ces actions ? Voilà qui mérite réflexion…
Evidemment, ce n’est qu’un seul sondage — il ne prédit peut-être pas entièrement ce qui va arriver à l’ensemble des marchés… mais il vaudrait mieux le prendre en considération.
Comme je le déclare à mes lecteurs depuis des mois, l’heure est à la prudence. Il est temps d’éliminer de votre portefeuille les actions trop spéculatives qui grimpent uniquement à cause du mouvement de court terme. Et le moment est venu d’acheter des sociétés fondamentalement saines, riches de liquidités et bon marché par rapport à leurs pairs.
Meilleures salutations,
James Boric
Pour la Chronique Agora
(*) James Boric est le rédacteur en chef de Penny Stock Fortunes, un service de conseil mensuel spécialisé dans les petites valeurs. James est également la force motrice du service de trading MST Trader.
NDLR : Des sociétés aux fondamentaux sains… qui ne dépendent pas uniquement du marché pour grimper… et qui sont à l’abri des modes : c’est exactement grâce à ce genre de valeurs solides et profitables que Jean Chabru engrange des gains annuels moyens de plus de 22% depuis trois ans.
Pour profiter à votre tour de ses conseils, continuez votre lecture…
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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