Un peu de courage, que diable !

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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Jeudi 27 avril 2006
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*** Besoin d’une bonne grenouille…
… tous à vos aquariums !

*** Une nouvelle grande dépression ?
Si elle est au coin de la rue, que nous apportera-t-elle ?

*** Un peu de courage, que diable !
Raphaël Garaud nous parle OPA… et nous démontre que le patriotisme économique peut prendre plusieurs visages…

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Bonjour,

*** BESOIN D’UNE BONNE GRENOUILLE…

** La Bourse de Paris s’est enfin offert un nouveau record annuel à 5 261 points, après trois semaines de valse-hésitation entre 5 260 et 5 060 points.

Dans l’intervalle, les taux longs ont pris +25 points en Europe et aux Etats-Unis, où le 2 ans vient de franchir le cap des 5% mercredi soir… le dollar a perdu 3% à 1,2450/euro… le baril de pétrole s’est envolé de 10% : c’est manifestement le tiercé gagnant du point de vue des gérants de fonds actions.

En d’autres temps — quand nul ne doutait de la capacité des Etats-Unis à rembourser leurs dettes parce que le dollar était jugé un placement sûr –, les indices boursiers de la zone euro auraient perdu 5 à 10%… au lieu d’en gagner 3% comme la semaine dernière. De lourds dégagements se seraient opérés au profit des T-Bonds (à 3 ou 6 mois) ou de tout autre support libellé en billets verts apparenté à du "monétaire".

Aujourd’hui, par contre, tout vaut mieux que de détenir de la dette américaine, si l’on se fie à la stratégie affichée par les Russes, le Venezuela, les monarchies du Golfe (Emirats, Qatar, Bahreïn…), les Suédois ou les Danois, la Banque de développement d’Asie, sans oublier le plus déterminé parmi les adversaires de l’Amérique, à savoir l’Iran… et nous savons que la liste est loin d’être exhaustive.

Les seules alternatives crédibles restent le yen, l’euro et les monnaies devenues des satellites telles que la livre et le franc suisse… mais depuis deux ans, la désertion des détenteurs de dollars profite essentiellement à l’or : 640 $ mercredi soir, record annuel égalé.

** La hausse du métal précieux semble d’ailleurs presque anecdotique en comparaison de celle de l’argent, du zinc ou du cuivre… et du pétrole. Nous sommes frappé non seulement par le consensus qui s’élargit à propos d’un objectif de cours de 90 $ ou 95 $ mais également par le spectaculaire gonflement des positions ouvertes (290 000 contrats), un volume d’or noir purement virtuel qui excède de très loin les quantités de pétrole physique négociées, transportées ou livrées sur l’ensemble de la planète chaque mois — et nous parlons là d’une activité spéculative quotidienne qui représente des dizaines de fois le marché mensuel réel.

Les spécialistes du négoce de pétrole basés à Rotterdam jugent que le marché du "physique" est tendu mais en aucun cas en situation de déficit — à condition que l’Iran, le Nigeria ou le Soudan ne cessent pas simultanément d’exporter leur production. Les investissements programmés dans l’off-shore profond au large de l’Afrique ou des côtes du Mexique, la mise en exploitation des gisements de Sibérie, les sables pétrolifères canadiens devraient permettre d’accompagner la progression de la demande chinoise ou indienne ou cours des prochaines années.

George Bush a annoncé hier soir qu’entre l’écologie et la liberté de déplacement des millions de travailleurs américains, son choix était fait : ce ne sont quelques colonie de phoques faisant escale en Alaska, une ou deux familles d’ours polaires et quelques hardes de renards argentés qui vont empêcher l’Amérique de faire rugir quotidiennement 200 millions de moteurs de véhicules particuliers (75% des citoyens américains en possèdent un… ce qui explique qu’ils consomment chaque jour la moitié de l’essence distillée sur la planète).

Et nous n’oublions pas les moteurs, plus puissants et plus polluants, qui propulsent les 15 millions de camions et de bus de tous gabarits qui permettent au coeur des Etats-Unis de continuer de battre quotidiennement au rythme qui est le sien depuis les années 30 — en ce temps-là, les USA étaient presque autosuffisants sur le plan énergétique ; ils dépendent aujourd’hui à plus de 80% des importations de gaz et de pétrole.

** S’agissant du coût de l’essence, le président a parlé d’un "impôt injuste et pénalisant pour le pouvoir d‘achat des ménages" : il lui aura fallu juste trois ans de plus que n’importe quel citoyen lambda pour s’en émouvoir… et asséner cette évidence avec un ton docte et un visage plein d’une virile détermination.

Nous le soupçonnons d’avoir eu le privilège de lire 24 heures avant le commun des mortels du contenu du Beige Book de la Fed. La banque centrale y fait état d’une information sensationnelle qu’elle nous délivre dans toute sa glaçante crudité : "la dérive des coûts de l’énergie figure en tête de liste des pressions s’exerçant sur les prix relevées dans la plupart des districts du pays".

Les marchés haussent les épaules devant un rappel d’une telle banalité : ils se sont fait à l’idée que la Fed allait resserrer les taux jusqu’à 5,25% d’ici l’automne. En revanche, G.W. Bush ne se fait pas à l’idée que sa cote de popularité puisse tomber sous les 30% d’ici le mois de novembre (et les législatives partielles). Cette crainte le pousse à faire n’importe quoi — et, au besoin, à dire la vérité — comme ordonner que l’on cesse de remplir les cuves des réserves stratégiques américaines.

Cela tombe bien, d’ailleurs, puisqu’elles sont pleines à ras bord depuis le début de l’hiver ; le seul moyen de stocker davantage de carburant, c’est de prier les pétroliers et autres méthaniers de jeter l’ancre à quelques encablures des côtes américaines… en attendant que le prochain ouragan les transforme en "réserves sous-marines prouvées".

** Mais la Fed a depuis 48 heures quelques sérieux motifs de redouter que la neutralité monétaire soit un objectif difficile à réaliser avec un loyer de l’argent fixé à 5% (voire à 5,25%). Les Etats-Unis ont en effet enregistré une très forte hausse des commandes de biens durables : +6,1% selon le département du Commerce, là où les analystes anticipaient une progression de l’ordre de 2%. Hors secteur aéronautique, les commandes se sont appréciées de 2,8%.

Le même département du Commerce a indiqué 90 minutes plus tard que les ventes logements neufs aux Etats-Unis avaient bondi de 13,8 % en mars : c’est la plus spectaculaire hausse enregistrée depuis 15 ans, la quatrième plus forte mesurée depuis que ce genre de statistiques est compilée aux USA.

Il s’est négocié pas moins de 1,21 millions d’unités en mars, mais ce total reste inférieur de 7% à celui enregistré il y a un an… et le prix moyen des biens négociés (appartements et habitats individuels) serait en recul de 2% par rapport à la période correspondante de 2005.

Wall Street (+0,6% à la clôture) n’a pas manifesté beaucoup d’émotion mercredi soir à la lecture du "Livre Beige" : les opérateurs ont fait preuve de la même équanimité que lors de la publication des statistiques de l’immobilier en début de matinée.

Les acheteurs se seraient laissés enivrer par la clémence des conditions climatiques au cours du mois de mars, après un mois de février pourri. Nous savions que la Fed naviguait à vue (de son propre aveu)… mais si la météo s’en mêle, elle ne pourra plus se contenter de décider du sort de la planète en s’appuyant sur un empilement de supercalculateurs bourrés de programmes d’évaluation des conditions macro-économiques : elle aura tout simplement besoin d’une bonne grenouille !  

Amis investisseurs, à vos aquariums !

Philippe Béchade,
Paris

PS : Pas de batraciens qui tiennent pour Philippe Béchade, qui préfère se fier à son expérience des marchés et à ses indicateurs avérés pour déterminer la météo boursière… Pour découvrir son bulletin du jour — avec tous ses conseils et recommandations, il vous suffit de composer le 0899 707 009* dès 15h45 cet après-midi.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore…
24,9% de gain moyen en 2004…
24% de performance moyenne en 2005…

QU’EST-CE QUI FAIT GRIMPER CES ACTIONS ?

Et surtout… comment faisons-nous pour les dénicher ?
Toutes les réponses sont ici…

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Les dernières nouvelles de Wall Street

*** UNE NOUVELLE GRANDE DEPRESSION ?

** La semaine dernière, cher lecteur, nous avons demandé à nos lecteurs américains ce que nous apportera la prochaine Grande dépression. Comment les gens survivront-ils dans leur vie de tous les jours ?

- Les réponses à cette question pas si hypothétique continuent d’affluer dans notre boîte aux lettres, ce qui ne nous surprend pas. Ce qui nous surprend, par contre, c’est l’unanimité dont font preuve nos lecteurs sur le sujet. Pas un seul message pour vanter la vigueur de l’économie américaine en ce moment, et nous signaler que nous sommes des idiots de ne serait-ce qu’envisager la possibilité d’une nouvelle Grande dépression. Chaque message montre combien cette idée est réelle aux yeux des Américains — et qu’une chose aussi grave est peut-être au coin de la rue.

- "Une Grande dépression signale une embardée dans la direction globale, une transformation massive de la société et de l’économie mondiales", déclare echolist.com.

- "Un grand système meurt. La Grande dépression a marqué une étape critique dans une transformation de l’économie mondiale, entamée en 1900. C’est à ce moment-là que l’Economie industrielle du 19ème siècle a commencé à se transformer lentement et par à-coups, pour devenir l’Economie de consommation du 20ème siècle. Afin de dompter le continent quasiment nu de 1845, l’Economie industrielle demandait une somme d’épargne immense. Epargner et investir est devenu le 11ème commandement. Imaginez : les Américains épargnaient jusqu’à 40% de leurs revenus !"

- Apparemment, nous n’avons rien appris des événements qui se sont déroulés il y a 70 ans de cela. Le taux d’épargne américain est passé dans le rouge pour la première fois depuis la Grande dépression de 1929. La dette, tant nationale que de consommation, grimpe en flèche. Nous continuons de voir des gens s’enfoncer de plus en plus profondément dans les dettes, sans se soucier de préparer l’avenir.

** "Mes parents ont vécu la Grande dépression (à la fin des années 20 – début des années 30), et mon beau-père ne jetait jamais rien (entre autres choses, nous avons retrouvé sept machines à laver, quinze aspirateurs, etc., lorsque nous avons nettoyé sa maison) : ils avaient tous la conviction qu’il ne fallait rien gaspiller ; tout avait de la valeur ; et ce qu’ils avaient étaient de bonne qualité", écrit un de nos lecteurs.

- "Aujourd’hui, il ne reste plus grand’chose de tout cela. Nous ne savons plus rien réparer, construire ou épargner (parce que ce que nous avons est conçu pour expirer et être jeté)."

- "Personnellement, je ne peux pas imaginer ce que cela sera lorsque notre dollar ne vaudra plus rien, et que les rayons des magasins n’exposeront plus que quelques boîtes de haricots se vendant au prix d’une once d’argent (ou d’or, d’ailleurs)."

- "Qui parmi-nous pourra garder la lumière allumée, l’eau courante et les voitures en état de fonctionner ? Quels emplois paieront le mieux ? En fait, quels emplois seront simplement disponibles ? Et nos enfants ? Comment allons-nous prendre soin d’eux, les nourrir et les éduquer ?"

- Nous n’avons pas abordé le sujet pour jouer les oiseaux de mauvais augure. La possibilité d’une nouvelle Grande dépression est réelle — le tout est d’y être préparé. Prenez des précautions de bon sens — ne soyez pas frivole avec votre argent. Remboursez vos dettes, ou, du moins, ne vous enfoncez pas dans un trou dont vous ne savez pas si vous pourrez vous sortir. Epargnez. Faites des investissements sensés.
[NDLR : Des investissements sensés... et même du bon sens économique pur et simple, c'est exactement ce que nous offre Raphaël Garaud en dernière partie de cette Chronique, avec quelques réflexions sur les OPA qui ont fait couler tant d'encre récemment... ]

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Les moyens de communications sont décidément bien capricieux en Argentine… et nous n’avons pas trace de Bill pour aujourd’hui — gageons qu’il sera de retour dès demain avec des nouvelles fraîches du ranch.

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*** La Chronique Agora présente ***

Raphaël Garaud nous parle OPA… et nous démontre que le patriotisme économique peut prendre plusieurs visages.

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UN PEU DE COURAGE, QUE DIABLE !
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Par Raphaël Garaud (*)

Il est des OPA qui avancent dans l’ombre, mais le chant de notre patriotisme économique tricolore nous rend sourd au bruit de leurs pas. Le ton est ainsi donné pour vous dire que le CAC 40 devient dangereusement opéable : ce qui paraît impensable est pourtant une réalité que je veux vous faire toucher du doigt.

La fièvre monte sur les marchés
Rappelez-vous Pechiney qui fut en son temps une proie facile pour le Canadien Alcan. A présent, et au moment où nos entreprises phares gagnent le plus d’argent, voilà que de toutes parts des rumeurs de fusions, d’OPA hostiles ou concertées, de rapprochements, font feu de tout bois sur notre place ; le pire c’est que ce ne sont pas que des rumeurs.

L’affaire Arcelor/Mittal a été le déclencheur de cette frénésie capitalistique. L’alliance GDF/Suez est le parfait exemple de la résistance "gauloise" pour repousser l’assaillant italien et néanmoins européen, Enel. Nous voilà embarqués dans une tactique défensive qui est loin de faire l’unanimité chez nous, et au dehors. Les rapprochements entre Européens ne sont pourtant pas du tout illogiques, bien au contraire ; à bien des égards ils sont même souhaitables.

Mais que penser des rapprochements transatlantiques et pire, transcontinentaux ? Car il y a au moins une dizaine de sociétés du CAC 40 — et la liste n’est pas limitative — qui fait l’objet de convoitises. N’oublions pas également que plus de la moitié du capital d’un grand nombre de sociétés composant l’indice appartient à des sociétés étrangères. Alcatel a d’ailleurs préféré fusionner à l’amiable avec l’Américain Lucent tout récemment.

Mais les Français ne sont plus les seuls maîtres à bord, malgré leurs sursauts pour sauvegarder les apparences.

La mondialisation change la donne
Mondialisation oblige, tout devient possible, tout devient réalisable. Il va nous falloir à terme compter de plus en plus avec le déferlement prévisible des entreprises chinoises et indiennes. Rappelons à ce stade que l’acheteur du Français Marionnaud n’est autre que le milliardaire chinois Li Ka-Shing ; que la branche PC d’IBM a été absorbée par un des fleurons de l’empire du milieu, Lenovo.

Par ailleurs, la Chine se trouve dans la nécessité d’acquérir des entreprises énergétiques étrangères pour assurer ses propres besoins. Mais ces dernières, tant pour le pétrole, le gaz et l’électricité, sont protégées par des législations spécifiques anti-OPA au nom de la sécurité nationale. Pour le moment, les banques semblent hors de portée ; mais dans l’informatique, le très gros fabricant de portables, le Taïwanais Hon Haï, pourrait s’offrir de grosses proies occidentales le moment venu. Tout comme la SSII indienne Tata Consultancy Services, spécialisée dans la sous-traitance informatique, ou encore les Coréens Samsung et LG pour l’électronique grand public.

Cette mondialisation est une réalité présente ; pas un fantasme. A vouloir refuser l’économie de marché et à tourner le dos au capitalisme, nous en sommes en train de nous placer en marge d’un monde qui avance. Ce serait une profonde erreur que de persister dans cette voie.

Les discours sur le patriotisme économique sont ridicules quand on pense que de grandes entreprises du CAC 40 ne sont plus de droit français. Sans parler des bénéfices de l’ensemble des sociétés qui proviennent, pour une part sans cesse grandissante, de l’étranger. Il est naturel de souhaiter que les prises de décisions restent de notre ressort, mais il faut alors s’en donner les moyens et ne pas pousser des cris d’orfraie à chaque fois qu’une entreprise du CAC 40 est appréhendée par un étranger.

Aveuglement dommageable
Nos politiques font erreur en essayant de nous persuader que notre système économique est un modèle du genre et doit être préservé à tout prix alors que, dans le même temps, aucune action efficace n’est entreprise pour que le pays puisse affronter dans de bonnes conditions les effets de la mondialisation. Pourquoi cet aveuglement, ce refus ?

Les raisons en sont complexes et ancrées dans notre culture, dans notre société. Mais nous pouvons arguer au premier rang une idéologie dépassée et un évident manque de courage. Qu’est devenu, par exemple, le projet des fonds de pension qui devait notamment — ô comble de l’ironie — protéger les entreprises françaises des agressions extérieures ? Oublié en cours de route : les syndicats étaient contre, et les politiques rendus très frileux de ce fait.

Mais qu’a-t-on fait pour favoriser le rapprochement entre capital et travail, pour réconcilier le salarié et l’actionnaire ? Et que dire alors de l’esprit d’entreprise et de conquête, d’"aller de l’avant" qui devrait être développé ?

Pas grand-chose en réalité, car nos dirigeants — mais sont-ils les seuls en cause ? — veulent faire admettre à la planète entière que nous sommes une exception (cette fameuse "exception française"…) et que nous devons le rester. Seule face au monde, la France détiendrait la vérité ?

C’est d’une inconscience rare devant les bouleversements que connaît le monde actuel. Ne jouons pas les autruches, prenons conscience et regardons en face le fait que notre cher CAC 40 devient opéable, tout comme notre pays est vulnérable. Dès lors, ne nous tirons pas une balle dans le pied en nous accrochant désespérément à des idées qui n’ont plus cours ou qui sont tout simplement fausses. La chute s’en trouverait plus rude avec comme conséquence un recul qui nous affecterait pour longtemps.

Souhaitons-nous un autre destin.

Meilleures salutations,

Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora

(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus…

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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