Un exemple à suivre

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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Mercredi 22 mars 2006
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*** Lire entre les lignes
Les investisseurs ne sont pas restés indifférents au discours de Ben Bernanke

*** Huile de palme et graines de colza
Où Eric Fry nous démontre que le carburant pousse sur les arbres…

*** Les pauses de l’Histoire
Bill Bonner sent passer une brise plutôt glaciale…

*** Un exemple à suivre
Raphaël Garaud s’intéresse au cas de l’Irlande… et il s’avère que la France pourrait tirer quelques leçons de ce "petit" pays.

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Des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore…
24,9% de gain moyen en 2004…
24% de performance moyenne en 2005…

QU’EST-CE QUI FAIT GRIMPER CES ACTIONS ?

Et surtout… comment faisons-nous pour les dénicher ?
Toutes les réponses sont ici…

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Bonjour,

*** LIRE ENTRE LES LIGNES

** Les investisseurs auront tout de même réussi, entre lundi et mardi, à lire entre les lignes du discours de Ben Bernanke devant l’Economic Club of New York (prononcé lundi soir). Même si ce dernier n’a pas clairement indiqué quelle serait sa décision à l’issue de la prochaine réunion de la Fed… il a tout de même remarqué qu’un aplatissement de la courbe des taux n’annonçait pas forcément un ralentissement économique. Il nous vient en tête pas mal d’exemples prouvant le contraire, mais bon… qui sommes-nous pour contredire le chef de la Fed ?

Quoi qu’il en soit, il n’en a pas fallu plus aux marchés américains pour déduire que la politique des hausses de taux de la Fed irait en se poursuivant — suite à quoi, la baisse a été générale.

Le Nasdaq a terminé en tête de cortège, sur une perte de 0,86% qui l’a emmené à 2 294,23 points. Le S&P le suivait piteusement avec une dégringolade de 0,60%, à 1 297,23 points. Le Dow Jones, quant à lui, n’était pas en reste, clôturant à 11 235,37, une chute de 0,35%.

Il faut préciser que le Département du travail n’a rien fait pour améliorer les choses : il a annoncé hier que pour le mois de février, l’indice des prix à la production avait enregistré une baisse de 1,4% — la plus forte en trois ans — tandis que les économistes attendaient un recul de 0,3%. Nuance importante : hors alimentation et énergie, les prix sont en fait en hausse de 0,3% — contre 0,1% attendus.

Tout cela n’a pas fait l’affaire des places européennes — qui sont tout de même parvenu à limiter les dégâts avant la clôture. Le CAC 40 termine ainsi sur une hausse de 0,20%, à 5 148,56 points, pendant que le FTSE sauvait l’honneur en ne perdant que 0,01%, et que le Dax, de son côté, tenait bon avec +0,15%.

** Le CAC 40 aura sans doute eu un peu de soutien de la part d’un ministre de l’économie qui éclatait littéralement d’un enthousiasme triomphal : selon lui, il s’agissait de rien moins qu’un "record historique"… un "signe extrêmement fort" que la croissance est sur le bon chemin. "Cela veut dire que non seulement les Français consomment, mais aussi qu’il y a plus de Français qui consomment", confiait-il sur Europe 1.

Bref, la consommation grimpe. Elle grimpe même de beaucoup : +1,8% en février, soit 20 273 milliards d’euros.

Nous mesurons à l’ampleur de son soulagement l’angoisse que M. Breton a dû connaître ces derniers mois : décembre morose malgré les fêtes… soldes délaissées… consommateurs grincheux… Nous imaginons ces pensées tourbillonner dans l’esprit du malheureux ministre, jusqu’à ce que — enfin ! — les Français retrouvent le chemin des caisses enregistreuses.

En ce qui nous concerne, nous aurions tendance à nous montrer nettement moins optimistes : les Français consomment, certes… mais pour ce faire, ils s’endettent. C’est le modèle américain que nous suivons — avec tous les risques et les pièges qu’il implique.

D’autre part, un article de la Tribune ajoute une touche de sobriété aux chiffres de la consommation : "… les économistes notent, comme Nicolas Bouzou de Xerfi, que ‘les dépenses de ménages sont de plus en plus satisfaites par des importations et bénéficient de moins en moins aux industriels français’. Et de conclure, ‘une consommation dynamique est bien sûr nécessaire à une forte croissance. Mais dans le cas de la France, ce n’est plus suffisant’".

Qu’on le veuille ou non, la croissance économique n’est pas unijambiste. Si l’industrie et les exports ne suivent pas, elle ne peut que sautiller sur son unique patte… risquant la fatigue à long terme — et la chute à court terme.

** Un petit mot du trio taux-dollar-or pour terminer : les premiers se tendent au début de la courbe, tandis que le rendement du 10 ans, lui, se détend de cinq points de base, à 4,71%. Le billet vert continue de tenir la dragée haute à la monnaie européenne ; l’euro a clôturé en baisse hier, à 1,2092 $. Et l’or… l’or corrige : l’once était à 547,5 $ au second fixing de Londres.

Françoise Garteiser,
Paris

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Eric Fry nous donne les dernières nouvelles de Wall Street

*** HUILE DE PALME ET GRAINES DE COLZA

** L’argent ne pousse pas sur les arbres, mais le carburant diesel, par contre, y arrive bien… en quelque sorte — ce qui explique la popularité croissante du biodiesel. Si le monde pouvait "cultiver" son carburant au lieu de l’extraire du sous-sol, nous pourrions théoriquement produire une offre "renouvelable". De plus, le biodiesel est bien plus propre que la plupart des formes concurrentes. Ces deux heureuses pensées — combinées à une législation "verte", des subventions gouvernementales et, bien entendu, des perspectives de profits — nourrissent un effort mondial visant à faire grimper la production de biodiesel.

- Et Cummins Inc. (NYSE : CMI) applaudit des deux mains.

- En tant que grand fabriquant mondial de moteurs diesel, Cummins semble s’être retrouvé exactement au bon au endroit au bon moment. Comme l’a souligné Lou Bass, rédacteur de la lettre Takeover Trader à l’automne dernier : "alors que la course aux moteurs peu gourmands en énergie (et respectueux de l’environnement) atteint des proportions proches de la folie, de nombreux investisseurs ignorent un investissement attractif — les fabricants de moteurs diesel… Leurs actions peuvent pourtant s’acheter très bon marché. L’un d’entre eux est particulièrement intéressant : Cummins".

- "La demande pour les produits Cummins est en train de se remettre d’un ralentissement qui a duré trois ans", a expliqué Bass. "A moyen-long terme, de nouvelles initiatives sur les marchés émergents de Chine et d’Inde prennent de la vitesse, et devraient fournir une opportunité de croissance viable pour les années à venir. En l’état actuel des choses, Cummins est le plus grand investisseur étranger sur le marché des moteurs diesel en Chine."

- Les ventes de Cummins en Chine et en Inde ont accéléré ces dernières années. L’entreprise prévoit que les ventes combinées à ces deux économies en croissance rapide passeront les cinq milliards de dollars d’ici 2010. Pendant ce temps, dans les économies des "pays développés" des Etats-Unis et d’Europe, Cummins devrait joliment capitaliser sur l’augmentation de l’utilisation du biodiesel. Depuis la missive de Bass, en novembre, les actions de l’entreprise ont grimpé de 23%. Mais même ainsi, le titre se vend encore pour moins de neuf fois les bénéfices estimés pour 2006.

** Pendant ce temps, de l’autre côté du monde ou presque, nombre des plantations malaisiennes créent des joint-ventures destinées à transformer l’huile de palme en biocarburants. Même si la plupart de ces efforts meurent dans l’oeuf, ils sont clairement en voie de multiplication, en grande partie parce que les Chinois veulent absolument développer cette source de carburant.

- "La Malaisie chercher des partenaires pour construire trois usines de biodiesel, afin de produire au total 180 000 tonnes de carburant par an", rapporte le Wall Street Journal. "Cela représente moins de 2% de la production malaisienne actuelle d’huile de palme, mais cela pourrait aller en augmentant. Une plantation malaisienne, Kulim Bhd., a déclaré qu’elle avait été contactée par une entreprise européenne afin de mettre en place une raffinerie de biocarburant."

- D’autres grandes plantations se lancent dans des joint-ventures similaires. Il y a quelques mois de cela, IOI Corp. (IOI MK, qui ne s’échange qu’à Kuala Lumpur), l’une des plus grandes plantations de Malaisie, a commencé à vendre de la stéarine de palme, fabriquée en fractionnant de l’huile de palme raffinée, à Biox N.A., une entreprise d’énergie hollandaise. IOI a également investi 40 millions d’euros dans une joint-venture permettant de faire fonctionner la plus grande raffinerie d’huile de palme en Europe, à Rotterdam. Même si ces opérations n’ont pas encore contribué au chiffre d’affaires de IOI, l’entreprise devrait profiter — directement ou indirectement — de la croissance de la production de biodiesel. Les consommateurs européens, à eux seuls, pourraient largement entamer l’offre d’huile de palme.

- "L’Union européenne a décrété que d’ici la fin de l’année, le [biodiesel] devra représenter 2% de tous les carburants de transports vendus, et 5,75% d’ici 2010", rapporte le Wall Street Journal. "D’ici 2010, la consommation de biodiesel européenne devrait grimper à 13 millions de tonnes — environ 10% de la production actuelle d’huile comestible — par rapport à 1,8 millions en 2004, selon J.P. Morgan. La majeure partie du biocarburant européen est fabriquée à partir de colza. Mais dans la mesure où les biocarburants absorberont une proportion croissance de l’offre mondiale d’huiles comestibles, la demande d’alternatives comme l’huile de palme augmentera elle aussi."
[NDLR : Et pour en savoir un peu plus long sur la consommation énergétique de l'Union européenne, rendez-vous dans l'Instantané d'aujourd'hui, déjà dans votre boîte e-mail...]

—————————– (publ.)

Des plus-values de 350%… 273,28%… 234,19%… 281,12%… 401,22%… 521,52%… 771,17%… et 36,34% de gains par an en moyenne depuis 14 ans !

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** LES PAUSES DE L’HISTOIRE

** Est-ce qu’on n’est pas au printemps ?

* Difficile de s’en persuader. A Londres, c’est un jour sombre et froid — un de plus.

* Et sur les marchés américains, la journée d’hier s’est déroulée sans histoires. Il ne s’est pas passé grand’chose. Mais tout de même, il nous a semblé sentir un vent froid… comme un fantôme traversant une pièce. Nous pensons avoir vu les flammes des chandelles vaciller.

* L’Histoire hésite. L’Histoire feinte. L’Histoire semble même faire des pauses. Mais elle ne s’arrête jamais. Et là, nous offrons une prédiction : l’Histoire broiera la réputation de M. Greenspan et la réduira en poussière — avec les finances de millions de familles américaines.

* "La dette nationale — actuellement à plus de 8 000 milliards de dollars — n’est que la partie visible de l’iceberg", explique une critique du nouveau livre de Kevin Phillips, American Theocracy.

* "Il y a également une explosion de la dette des entreprises, des dettes obligataires locales et de l’Etat, de la dette internationale par le biais d’énormes déséquilibres commerciaux, et de la dette de consommation (en majeure partie sous la forme de cartes de crédit et de prêts hypothécaires immobiliers vendus de manière agressive). Une fois tout cela combiné, cette dette présente et future pourrait dépasser les 70 000 milliards de dollars".

* "La création d’une culture de dette nationale, déclare Philips, même si elle a été exacerbée par les politiques de l’administration Bush, est l’œuvre de nombreuses personnes au cours des décennies — et parmi eux Alan Greenspan qui, note-t-il avec acidité, a allégrement ignoré la hausse de la dette afin d’éviter de dégonfler la bulle de marché qu’elle a aidé à produire. C’est surtout un produit de la ‘financialisation’ de l’économie américaines — l’abandon de l’industrie pour se tourner vers une économie basée sur les mouvements et la gestion de l’argent".

* La plupart des économistes diraient les choses différemment. Ils diraient que les Etats-Unis ont passé de la vieille industrie — fabriquer des choses — à une nouvelle forme d’industrie, dans laquelle l’accent est mis sur les services. Mais le service offert est financier — il s’agit d’aider les Américains à emprunter de l’argent qu’ils ne peuvent rembourser, et à le dépenser en choses qu’ils ne peuvent pas se permettre.

** Une récente étude de la Fed nous dit où cette nouvelle économie de service les a menés :

* "La famille typique a désormais 3 800 $ en banque, mais doit 2 200 $ sur une carte de crédit. [Elle] possède une maison valant 160 000 $, mais a un prêt hypothécaire sur 95 000 de ces dollars. [Elle] gagne 43 000 $ par an, mais n’a pas d’obligations, pas de fonds d’investissement, pas d’actions, et pas de plan retraite".

* Le Washington Post a montré les chiffres à des conseillers financiers. "Qu’en pensez-vous ?" a demandé le journal. Les experts étaient consternés. "Je n’avais pas idée que les choses allaient si mal", a déclaré l’un d’entre eux.

* Pendant ce temps, l’inflation est censée être sous contrôle, mais le coût de la vie pour une famille américaine moyenne continue d’augmenter. "Les prix du gaz grimpent en flèche", déclare un titre de MSNBC. "Les retraités confrontés à un lourd fardeau pour les dépenses de santé", ajoute une autre source.

* Pourquoi les coûts augmentent-ils ? Eh bien, la Banque de Greenspan — désormais Banque de Bernanke — a ajouté 827 milliards de dollars à la masse monétaire américaine (M3) ces 12 derniers mois. Les forces de la déflation — l’Inde, la Chine, internet et Wal-Mart — ont maintenu les prix bas pour bon nombre de choses. Mais le nouvel argent a dû aller quelque part. Il s’est donc réfugié dans les éléments que la main d’oeuvre mondialisée bon marché ne pouvait toucher : l’immobilier, l’éducation, la santé, l’or et les matières premières.

* En fin de compte, la mondialisation pourrait atteindre l’éducation et la santé aussi — notre collègue Lila Rajiva nous dit qu’on peut obtenir une éducation professionnelle parfaitement fonctionnelle en Inde pour le quart de ce qu’elle coûterait en Occident — mais pour l’instant, les familles américaines luttent pour suivre la hausse des coûts avec des revenus stables ou en déclin.

* Eh bien, merci, Alan Greenspan.

* Et merci aussi, George W. Bush. Aucun président n’a ajouté tant de poids aux fardeaux des familles américaines. Le plafond de dette a été augmenté quatre fois durant le règne de Bush le jeune. S’il grimpe encore, il finira par être dangereux pour l’hélicoptère de Ben Bernanke : comment le gouvernement continuerait-il à emprunter si la Fed sape la valeur de la devise dans laquelle il emprunte ? Et cependant, les dépenses continuent. La Guerre contre Personne, à elle seule, coûtera à la famille américaine moyenne environ 10 000 $ — soit environ un sixième de sa fortune nette.

* Nous ne savons pas pourquoi les Américains l’acceptent — mais ils ne semblent pas s’en apercevoir. Ou bien cela ne semble pas avoir d’importance. L"Histoire est morte, pensent-ils. A partir de là, tout va en s’améliorant.

* Mais nous pensons avoir senti une brise glaciale… comme si l’Histoire avait commencé à bouger.

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*** La Chronique Agora présente ***

Raphaël Garaud s’intéresse au cas de l’Irlande… et il s’avère que la France pourrait tirer quelques leçons de ce "petit" pays.

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UN EXEMPLE A SUIVRE
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Par Raphaël Garaud (*)

L’Irlande, en dehors du tournoi des six nations, ça vous dit quelque chose ? Oui, bien entendu : la bière et les whiskies, pour commencer, ont contribué à sa réputation — sans oublier bien entendu l’accueil de ses habitants et la beauté sauvage de ses paysages.

Mais je vais vous parler d’autre chose de plus surprenant. Alors qu’elle était l’un des pays les plus pauvres d’Europe il y a vingt ans, l’Irlande nous devance à présent — n’en déplaise à notre amour-propre… Nous gagnons souvent sur bien des terrains de sport, mais l’Irlande nous bat sur ceux de la croissance, de l’emploi et de la richesse par habitant. Dur à admettre, j’en conviens, et étonnant pays, où l’économie se transforme plus vite que l’orge en malt, et le malt en Guinness…

Méditez ces quelques chiffres : dans les années 80, le chômage atteignait 17%, l’agriculture employant à elle seule 15% de la population active. A présent, tout a changé ; les Irlandais peuvent être fiers de leur taux de chômage à 4% seulement, de leur 5% de croissance annuelle et de leur seconde place derrière le Luxembourg au palmarès de la richesse par habitant. Là où un seul organisme intervient pour le développement industriel international avec 150 millions d’euros à sa disposition, chez nous — avec un budget dix fois moins élevé — l’agence française est à la tête d’une multitude d’agences locales. Résultat : notre timide force de frappe s’affaiblit plus qu’elle ne se renforce.

La force n’est rien sans la ruse
Les Irlandais l’ont bien compris : moins de bureaucratie, cela signifie des délais d’installation fortement réduits. Un avantage appréciable… et apprécié ! Mais la simplification des procédures n’explique pas tout. Une cellule s’occupe des besoins des investisseurs potentiels, et fait tout pour les attirer. Subventions, terrains viabilisés de toutes tailles… ces mesures incitatives sont utilisées en complément des autres avantages précités pour emporter la décision.

En outre, en affaires, les Irlandais savent faire preuve de la pugnacité légendaire qu’ils manifestent sur les terrains de sport. C’est ainsi qu’Intel est devenu le premier employeur du pays. Mieux encore, 40% des investissements américains dans l’Union Européenne sont faits en Irlande ; ce chiffre s’élevant à 33% pour l’industrie pharmaceutique. Premier importateur mondial de logiciels, l’île devient un pôle de compétitivité mélangeant labos publics et privés, usines multinationales, jeunes entreprises, etc.

L’Irlande est un véritable eldorado technologique où la science, contrairement à ce qui se produit dans l’Hexagone, n’est pas déconnectée des affaires. Plusieurs universités travaillent en collaboration avec des laboratoires ; et dans le cas de découvertes communes, les applications sont exploitées à la fois par la firme et par les équipes universitaires… Nous avons là matière à réfléchir, il me semble.

Mais les dirigeants voient plus loin : la promotion des sciences dans les écoles primaires, par exemple, voit son budget doubler. Même chose au collège où les professeurs de science suivent des formations dans des labos pour revenir avec une passion nouvelle pour enseigner… Le dirigeant d’une grande firme américaine disait, admiratif, à propos des Irlandais : "c’est bien d’être fort, c’est encore mieux d’être rusé".

Nous devrions en prendre de la graine…

Meilleures salutations,

Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora

(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus…

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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