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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 18 juin 2007
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*** Le vert est mis
La couleur a fait l’unanimité durant la journée de vendredi…
*** Des cailloux en Alaska
Byron King explore l’Arctique…
*** Mensonges et soda sans sucre
Pourquoi les gens préfèrent les mensonges à la vérité…
*** Trois mariages et un enterrement (1)
Finance : pour le payeur et pour le mire…
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Mettez une valeur "sarkozyste" dans votre portefeuille !
Notre nouveau président a décidé de "faire de la France un pays de propriétaires" ; Jean Chabru, spécialistes en petites valeurs, a détecté ce mois-ci une pépite particulièrement bien placée pour profiter d’une telle ambition.
Située au cœur du secteur de l’immobilier, elle peut se vanter d’avoir des fondamentaux solides, une stratégie innovante et d’être en première ligne pour bénéficier directement des nouvelles mesures décidées par le gouvernement.
Pour en savoir plus — et profiter vous aussi de toutes les petites valeurs sélectionnées par Jean Chabru, continuez votre lecture…
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Bonjour,
*** LE VERT EST MIS
** Le CAC 40 a enfoncé le clou — et terminé la semaine dans un vert à faire pâlir d’envie le plus convaincu des écologistes : après quelques remous, notre indice national a aligné trois séances haussières à la suite, ce qui lui a permis de refranchir vendredi la barre des 6 100 points. Il a terminé la séance à 6 105,28 points, soit une hausse de 0,96%, dans des volumes considérables (pas moins de 14 milliards d’euros).
Côté américain, le vert était mis de manière tout aussi éclatante : le Dow Jones a ainsi engrangé 0,63% sur la journée de vendredi, ce qui l’a porté à 13 639,40 points. Le Nasdaq faisait quant à lui des étincelles, s’adjugeant pas moins de 1,05%, à 2 626,71… tandis que du côté du S&P 500, on grimpait de 0,65%, pour venir terminer la semaine à 1 532,91.
Q’est-ce qui motivait un tel camaïeu d’émeraude, de tilleul, de sinople, de sapin et autres nuances olivâtres ? La Saint-Patrick est pourtant bien loin… et aucun débarquement d’extra-terrestres n’a été signalé. En fait, les investisseurs se sont contentés des derniers chiffres de l’économie US pour passer à la couleur du dollar.
** Il faut dire qu’il y avait de quoi contenter tout le monde, les haussiers comme les baissiers. Pour les premiers, le département du Travail a annoncé que l’indice des prix à la consommation était en ligne avec les attentes — soit une hausse de 0,7%. La Réserve fédérale de New York a apporté sa petite pierre à l’édifice en annonçant que son indice mesurant l’activité manufacturière était lui aussi en progrès, à 25,8 pour le mois de juin, contre 8 en mai… et 12,7 attendus. C’est vrai qu’il y a de quoi hisser le drapeau vert.
Dans le camp des baissiers, on se frottait les mains aussi : la Fed a en effet annoncé que la production industrielle américaine n’avait pas bougé le mois dernier, alors qu’on attendait une hausse. Plus grave, le taux d’utilisation des capacités de production est en baisse, à 81,3% le mois dernier (contre 81,5% en avril). Et encore plus embêtant, on apprenait vendredi que les consommateurs n’ont toujours pas le moral : 83,7 pour juin, contre 88,3 en mai… et 87 attendus.
** Pour le dollar, par contre, la journée n’était pas tout à fait à l’unisson de sa couleur — puisqu’il a renoué avec la baisse par rapport à l’euro, après une série gagnante de six séances haussières. Avec les bons chiffres de l’inflation, le billet vert a terminé à 1,3380 pour un euro vendredi, contre 1,3310 la veille. Mais qu’on se console : en termes de yens, le dollar se porte comme un charme, à 123,47 yens/dollar. Le carry trade a encore de beaux jours devant lui, apparemment…
Le métal jaune n’était pas en reste, pendant ce temps, puisqu’il reprenait 3 $ entre le premier et le second fixing, à Londres — rattrapant ses pertes de la veille pour venir terminer la semaine à 653,10 $ l’once.
Et puisqu’il était dit qu’il n’y aurait pas une seule note baissière sur la journée, le pétrole a grimpé lui aussi, le baril de WTI New York atteignant les 68 $ en fin de séance vendredi, contre 67,65 $ jeudi. Voilà qui devrait peser sur le prix de l’essence — et empêcher, cet été, quelques Américains de se mettre au vert. Sans doute que cette perspective est en partie responsable de la baisse de moral des lumpenménages US…
Quant à nous, à la Chronique Agora, nous contemplons tout cela de loin, et nous n’oublions pas que le vert, c’est aussi la couleur de… la nausée.
** Un dernier petit mot, cher lecteur, pour vous signaler que notre proposition de samedi — où nous recherchions des "testeurs" pour perfectionner notre prochain service de trading — a rencontré un succès plus rapide que nous l’escomptions : les 100 places sont déjà pourvues ! Un grand merci à tous les volontaires, donc… et toutes nos excuses si vous n’avez pas eu le temps de vous inscrire.
Françoise Garteiser,
Paris
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Byron King vous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** DES CAILLOUX EN ALASKA
** Je suis en Alaska, et je regarde des cailloux.
- Je me suis rendu dans cette région glaciale pour participer à un voyage d’étude géologique, où nous observons les roches, les minéraux et les ressources énergétiques… depuis la péninsule de Kenai, au sud, jusqu’à Prudhoe Bay et l’océan Arctique au nord. Je suis en compagnie d’un groupe de géologues incroyablement intelligents et doués — parmi lesquels le célèbre Gil Mull, qui faisait partie de l’équipe de Richfield Oil (devenue ARCO) qui a découvert le champs de pétrole de Prudhoe Bay et ses 15 milliards de barils en 1967.
- Dévoilons tout de suite la fin de l’histoire du premier puits dans la région de Prudhoe Bay : pour le "puits de découverte" de l’une des plus grandes trouvailles pétrolières de l’histoire, Gil et son équipe ont foré dans une calotte gazeuse de 90 mètres, au sommet d’une structure profondément enterrée, reposant sur des dizaines de mètres de grès et de conglomérat saturés de pétrole. Plusieurs mois plus tard, lorsqu’ils ont foré le puits de confirmation, 11 km environ sur le flanc de la structure, ils ont trouvé plus de 120 mètres de colonne pétrolière dans les roches. Gil nous a décrit comment, durant une opération de forage, ils ont retiré la sonde du tube de forage, et, dit-il, "ça a simplement coulé — du sable, des cailloux et du pétrole, à 82°C environ, coulant et fumant sur la plateforme de forage".
- Oui, Gil a eu la chance de faire partie du groupe qui a trouvé le plus grand champ de pétrole jamais découvert aux Etats-Unis ou au Canada — 10 milliards de barils environ, pensait-on à l’époque (on sait à présent qu’il était bien plus vaste, frôlant les 15 milliards de barils). Mais le champ de Prudhoe Bay n’a été développé uniquement à cause de sa taille. S’il avait été plus petit, cela n’aurait pas été profitable, parce qu’il n’y avait pas d’autres infrastructures en place dans cette région sauvage et éloignée de tout. L’étape suivante fut de construire une route et le pipe-line adjacent — ce qui nécessita une loi de la part du Congrès US et un total de 11 milliards de dollars de 1970.
** Pourrions-nous faire la même chose aujourd’hui ? Et — devons-nous demander — est-ce que cela en vaudrait la peine ? Pour reformuler la question, d’où proviendront les prochains 15 milliards de barils de pétrole brut… et combien coûteront-ils ?
- Dans un monde où les ressources pétrolières sont en déclin constant, tandis que la demande augmente sans cesse, la hausse des prix du pétrole semble inévitable… surtout lorsqu’une grande partie de ces ressources repose à des centaines de mètres sous des terres inhospitalières.
- Le pétrole brut continuera d’arriver depuis des pays lointains, mais il ne sera pas bon marché. En d’autres termes, les prochains litres d’essence ne seront pas aussi économiques que les précédents.
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** MENSONGES ET SODA SANS SUCRE
** Nous sommes une semaine plus proches du jour où l’Empire de Bulle explosera enfin.
* Quand ? Comment ?
* Oh, cher lecteur, si nous vous le disions, cela détruirait le suspense. De toute façon, il n’est pas donné à l’homme de connaître son destin. Ici, nous aimerions vous confier un petit secret : lorsque vous n’avez pas de bonne réponse à fournir, citez les classiques.
* Que nous disent-ils ?
* "L’homme tient ses souhaits pour vérité".
* Les gens préfèrent la tromperie à la vérité. Grâce aux mensonges, et en particulier aux mensonges flatteurs, ils se sentent bien. Ils sont pratiques et apaisants, comme le soda sans sucre — doux et vides. La vérité, par contraste, est trop vigoureuse. Elle dérange notre digestion et trouble notre sommeil.
* Non, cher lecteur, nous préférons de loin la propension au mensonge.
* Et l’un des mensonges réconfortants que les gens veulent entendre, de nos jours, c’est que la hausse du prix des actifs n’est rien d’autre que le pouls vigoureux d’une économie en bonne santé.
* En ce moment, les graphiques montrent une progression générale, sur tout ou presque. Les montres, les jets privés, les timbres, les actions du Zimbabwe, les valeurs indiennes — tout. Si les prix des actifs sont une mesure de la santé, quasiment toutes les économies mondiales sont des athlètes olympiques.
* Les meneurs sont bien entendu les Chinois — qui ressemblent vraiment à des athlètes. Ils sont en tête dans tous les sports. Courant déjà cinq fois plus vite que les Etats-Unis, les Chinois ont fait une petite pointe plus rapide encore récemment, laissant les autres économies loin derrière, assommées. A la fin du joli mois de mai, la production des usines, des mines et des services chinois était déjà 18% plus élevée qu’un an auparavant. Dans l’ensemble, l’économie s’est développée au rythme de 11,1% durant le premier trimestre. Et Honda Motor Company affirme que son usine en Chine augmentera sa production de 71% cette année.
* Les spéculateurs chinois ont vendu leurs actions shanghaïennes ces derniers temps, mais le marché est toujours à des sommets, et menace de grimper encore dans les semaines qui viennent. La Chine est inondée d’argent, avec plus de 1 000 milliards de dollars dans ses réserves. Et tous les jours ouvrés, elle gagne un milliard de dollars de plus d’excédent commercial.
* Si l’on en croit la presse, les Chinois construisent une nouvelle ville de la taille de Detroit tous les mois ou presque, et mettent en place une nouvelle usine chaque fois que nous faisons une sieste.
* Et voilà que l’équipe indienne gagne du terrain elle aussi. Selon le International Herald Tribune, les Indiens piquent eux aussi un sprint — et accélèrent à la corde. L’indice Sensex a dépassé les 14 000, et la production industrielle a grimpé de 13,6% en avril.
* Pendant ce temps, en Occident, les prix des actifs grimpent eux aussi, mais les économies réelles — mûres, grasses et sclérosées par les impôts et les réglementations — soufflent et ahanent comme des asthmatiques ayant perdu leur inhalateur. Detroit aimerait peut-être faire concurrence à Chennai, mais la ville est vieille et en mauvaise forme. Que peut-on faire ?
* Les gens qui travaillaient autrefois sur les chaînes de montage commencent à poser la même question. A Detroit, en tout cas, ils font leurs valises et s’en vont. Dans le reste du pays, les saisies hypothécaires ont atteint un record au premier trimestre, selon Bloomberg. Et en Californie du sud, les ventes ont chuté de 34% par rapport à l’an dernier.
* Et que voyons-nous ? Les prix ont en fait grimpé, globalement, en Californie. Comment est-ce possible ? Nous avons une théorie : la majeure partie du ralentissement se produit dans le marché du subprime — où les prix sont les plus bas. Si la plupart des ventes qui ne se sont pas faites concernait les emprunteurs subprime, cela a fait grimper le prix de vente moyen.
* En Grande-Bretagne, pendant ce temps, les prix de l’immobilier grimpent aussi. Mais est-ce une bonne chose ? Le Daily Mail ne le pense pas. "Le cauchemar des prix immobiliers a déjà atteint l’Angleterre rurale", déclare un gros titre.
* En Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, les prix du logement grimpent, mais pas les salaires. Les maisons se vendent désormais 10 fois le salaire possible pour un Anglais moyen, dans de nombreuses régions. Seuls 55% d’entre eux peuvent se permettre un home sweet home aux prix actuels ; dans le sud-est prospère, ce chiffre n’est plus que de 30%.
* C’est bien là le problème avec la vérité. Elle est pleine d’ambiguïté, d’ironie et de paradoxes. L’Anglais ou le Californien qui vendrait sa maison maintenant pour déménager au Paraguay a une longueur d’avance. Mais celui qui veut acheter une maison semble être perdant d’avance.
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DES PROFITS A REPETITION QUOI QUE FASSENT LES MARCHES ? Simple : il suffit de suivre le guide !
Ceux qui l’ont fait en 2006 s’en sont tirés avec pas moins de 173,83% de gains cumulés sur l’année… en toute simplicité.
Pour faire comme eux, continuez votre lecture…
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*** La Chronique Agora présente ***
Les premiers grands mariages financiers ont eu lieu au plus haut des années 80, mais on dirait que les récentes noces économiques sont en train de leur damer le pion. Comme l’explique Bill Bonner, ces aventures ne sont qu’un autre aspect — et les victimes inévitables — de la super-bulle mondiale
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TROIS MARIAGES ET UN ENTERREMENT, — 1ère PARTIE
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Par Bill Bonner (*)
Le jour où Jonathan Gray a rencontré Sam Zell, ce fut l’étincelle. Ils étaient faits l’un pour l’autre. Gray gère la branche immobilière de Blackstone ; il cherchait un accord prestigieux dans le marché brûlant de Manhattan. Sam Zell, qui avait déjà vécu pas mal d’aventures, cherchait à se dégager de sa liaison ennuyeuse avec Equity Office Partners (EOP), le groupe immobilier avec lequel il vivait depuis plusieurs années déjà.
La cérémonie qui suivit fut monumentale, le plus grand LBO (leveraged buyout, acquisition par emprunt, ndlr.). L’union fut consommée pour 39 milliards de dollars, et Gray devint maître du portefeuille EOP. C’était une histoire qui figurerait dans les journaux, les livres et l’histoire. C’est également une histoire qui demande à être détruite pierre par pierre.
Réfléchissez-y. Gray a pris de l’argent qui lui a coûté environ 6,5% en dépenses de financement, et l’a utilisé pour acheter des propriétés rapportant un rendement de 3,75% de taux d’actualisation. A première vue, Blackstone semble se garantir des pertes. Où est le truc ?
Le sujet de l’essai d’aujourd’hui, c’est qu’en matière d’expansion de crédit, tous les hommes naissent égaux — riches ou pauvres, Japonais ou Américains, sophistiqués ou débarqués de leur cambrousse. Tant que la bulle gonfle, ils profitent tous des mêmes tromperies et illusions. Le propriétaire immobilier subprime ment sur son revenu, tandis que le citadin rusé oublie de demander des clauses de protection. Tous finissent embarqués dans des accords dont ils souhaiteront n’avoir jamais entendu parler.
"Ne suivez jamais les conseils financiers de quelqu’un plus jeune que vous", dit un vieux proverbe. M. Gray n’a que 37 ans. Il était probablement encore à l’école la dernière fois qu’une saison de mariages prestigieux a eu lieu à New York. A l’époque, on était à la fin des années 80, et les ardents prétendants étaient japonais. Les Américains avaient du mal à croire en leur bonne fortune ; ils avaient affaire aux gens riches les plus idiots qu’ils aient jamais rencontrés.
Le mariage financier de conte de fées de l’époque s’est noué en 1989 entre Mitsubishi et la fiancée de l’Amérique, le Rockefeller Center. Mitsubishi a dépensé 1,4 milliards de dollars — ce qui était encore une grosse somme, à l’époque. Puis le groupe a découvert qu’il fallait faire réparer le toit… et a dépensé une fortune en travaux et entretien. Plus tard, un trio de diplômés de l’école de Columbia a qualifié les accordailles Mitsubishi-Rockefeller comme étant "l’une des décisions d’affaires les plus sottes de tous les temps".
Leur sottise était d’ignorer les fondamentaux de l’investissement immobilier. Acheter de l’immobilier n’a de sens que si on peut en obtenir assez, en termes de loyer, pour couvrir les dépenses et obtenir un revenu raisonnable.
La suite dès demain…
Meilleures salutations,
Bill Bonner
Pour la Chronique Agora
(*) Bill Bonner est le fondateur et président d’Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l’auteur des livres "L’inéluctable faillite de l’économie américaine" et "L’Empire des Dettes".
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans cet e-mail, n’hésitez pas à vous abonner à l’une de nos lettres.
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