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Au Japon, la guerre contre le yen a des conséquences inattendues
Les Etats-Unis n’ont rien à envier au Japon lorsqu’il s’agit de booster les titres de bourse par impression monétaire. Jusqu’à présent, le Nikkei 300 a enregistré une hausse de 46,6% cette année. Oui, vous avez bien lu…
Yen : ce que le silence de Pékin cache au sujet de la guerre des changes
Comme tous les vendredis — à deux exceptions près depuis le 1er janvier –, les indices américains ont tous clôturé au plus haut du jour, de la semaine, du mois, de tous les temps…
Hausse du Topix… et chute de l’or ?
C’est en décembre que Shinzo Abe est arrivé au pouvoir au Japon. Il a promis de l’argent facile et la Banque du Japon a été à la hauteur en promettant de doubler la masse monétaire…
Le feu d’artifice de la Bank of Japan enflamme le Nikkei
Les opérateurs ont-ils décidé d’instaurer la semaine de quatre jours, avec un lundi qui serait soit chômé, soit caractérisé par des échanges complètement transparents ? A vrai dire, les places européennes auraient aussi bien pu ne pas ouvrir hier…
Entre le yen, le yuan et le dollar… c’est la guerre !
Incontestablement, il s’est passé “quelque chose” au Japon hier matin. En fait l’énormité de l’annonce est telle que les marchés en mesurent difficilement les implications….
Ce que la Banque du Japon cherche à faire avec l’inflation du yen
Le nouveau Premier ministre japonais est bien déterminé à obliger sa banque centrale à affaiblir le yen. Pour cela, il y a deux moyens. Le premier est d’imprimer beaucoup d’argent et de racheter des actifs…
Un vent d’euphorie plane sur Wall Street : mais pourquoi ?
▪ Après six séances de copier/coller — Wall Street reproduisant imparablement le cheminement graphique des places européennes quelques heures auparavant, le scénario s’est enfin différencié fortement.
Ben Bernanke prépare les rotatives de la planche à billets
Ben Bernanke va probablement annoncer le doublement de la taille du QE3 lors de la prochaine réunion des 11/12 décembre.
La France, retardataire de la mondialisation
▪ Les planches à billets des banques centrales correspondent à un gigantesque plan de relance de l’économie mondiale, avec de l’inflation et de la dévaluation monétaire certes, mais avec une reprise de la croissance aussi… et il serait dommage que vous ratiez la reprise de nombreux marchés qui commence à se dessiner !
L’Eurogroupe ne parvient pas à un accord sur la dette grecque
▪ L’envol des indices illustre le principe consistant à faire “plus avec moins”, mais à la manière soviétique : plus de blé, avec moins de récoltes. Un grand merci à nos lecteurs et abonnés d’être venus nombreux nous rendre visite sur notre stand lors du Salon Actionaria ce week-end. Une très bonne surprise pour nous rédacteurs, [...]
Chine-Japon : des relations qui en disent long… sur l’état de l’économie
▪ S’il y a bien un organisme qui égale la Fed dans son inefficacité sur le long terme et dans ses actions absurdes, c’est la Banque du Japon. Elle fait la même chose que la Fed sans aucun succès depuis vingt ans !
CAC 40 et Wall Street plus dirigés par les robots que par la Fed ou la BCE
▪ Les permabulls ne se sentaient plus de joie vendredi dernier : après trois annonces spectaculaires des banques centrales (BCE le 6 septembre, Fed le 13, Banque du Japon le 19), les marchés n’ont pas reperdu un pouce de terrain. C’est surtout vrai du S&P, du Nasdaq, de l’Ibex et du DAX 30. Ce dernier a pulvérisé un nouveau zénith annuel à 7 465 points (+26% depuis le 1er janvier).
Oh la belle bulle de dettes ! Reste à savoir quand elle va éclater…
▪ Nous n’en croyons pas nos yeux ! CNBC nous proposait jeudi soir cette accroche en tête de sa page d’accueil : “la Fed mène une bataille perdue d’avance”. Ce titre accrocheur était accompagné de divers articles d’opinion comme “pourquoi le QE3 de la Fed ne servira à rien”, “qu’est-ce qui se cache derrière la chute du pétrole ?”, “comment éviter la déflation ?”, “la valorisation d’Apple ne pose t-elle pas problème ?”, etc.
Le pétrole continue sa chute
▪ Le Japon vient d’annoncer mercredi matin être parvenu à accroître le débit de son robinet de liquidités pour le porter à l’équivalent de 800 milliards d’euros. En yen, cela représente tellement de zéros qu’à la fin de la journée, nous avons peur d’en oublier un. Nous vous rappelons qu’un yen est égal à environ un centime d’euro et qu’un milliard de yens s’exprime avec 11 zéros, donc 13 par tranche de 100 milliards.
La baisse du yen sera-t-elle salutaire pour le Japon ?
En janvier, le déficit a de nouveau atteint un record au Japon, approchant les 19 milliards de dollars. La raison principale est l’arrêt des centrales nucléaires et l’explosion des importations de produits énergétiques, ainsi qu’une baisse des exportations. De leur côté, les usines japonaises peinent à reprendre le rythme d’avant la catastrophe.
Crise grecque : l’arbre qui cache la forêt de problèmes
L’interminable feuilleton grec nous a rendu d’inestimables services. Outre le prétexte à une hausse inexorable des actifs boursiers de type “effet Pénélope” (chaque jour qui passe entretenait l’espoir d’un achèvement de l’ouvrage), cette polarisation du débat a permis d’occulter la plupart des sujets moins porteurs.
Dormez braves gens, circulez y’a rien à voir, mais qu’est-ce que vous espériez ?
Si vous espériez encore que les politiques et les banques centrales — saisis d’une prise de conscience admirable des vrais problèmes — allaient se résoudre à conjuguer leurs efforts pour sortir nos économies du pétrin… c’est bien vous qui n’allez pas être déçu ! Les Etats-Unis vont donc pouvoir continuer de détruire avec application le billet vert, les Japonais de créer de la dette, les Chinois de se hâter avec lenteur… et nous, les Européens, de boire le calice jusqu’à la lie
Des défis faits pour être relevés
La Banque du Japon ne voulait à aucun prix d’un dollar sous les 83 yens… le voici qui teste 82,2. Les cambistes pensaient voir la BCE s’inquiéter de l’enfoncement des 1,38/euro mais le voici 24 heures plus tard sous les 1,40/euro. Il faut bien que quelqu’un "paye pour voir". Ce sont les derniers vendeurs qui vont régler l’ardoise : leurs graphiques leur disent de vendre, les fondamentaux vont dans le même sens, la spirale baissière s’emballe, les esprits s’échauffent… et voici que retentit la fin de la récré
Fossoyeurs de devises contre Bisounours à lunettes roses
La croissance américaine tend vers zéro d’ici la fin de l’année. C’est tout du moins ce que suggère un rendement de 1,17% sur les taux à cinq ans aux Etats-Unis — plus faible encore que celui observé au plus fort de la crise en décembre 2008 (1,25%). Wall Street fait cependant comme si les profits des entreprises allaient s’envoler au cours des prochains mois… quand bien même les ventes stagneraient tandis que les marges ont recommencé à se contracter au milieu de l’été
Wall Street se réjouit de voir le dollar se noyer dans une tasse de thé !
Il n’y a décidément pas moyen de voir les marchés réagir autrement que dans l’excès face à chaque inflexion ponctuelle et très partielle du paysage macroéconomique. Pour preuve, il a suffi du premier "bon chiffre" (l’ISM des services) publié depuis une bonne semaine aux Etats-Unis pour que Wall Street explose littéralement à la hausse. On a enregistré +2% moins de 40 minutes après l’ouverture, +2,2% à la mi-séance
Petit souci au niveau de la manifestation… de la vérité
Certains membres de la Fed admettent que les Etats-Unis vivent sous la menace d’un risque de déflation. Message bien reçu par les cambistes qui ont envoyé le dollar inscrire un nouveau plancher annuel à 1,3790 contre l’euro ; il re-teste également son plus bas absolu face au yen, à 83,1. Le Japon a déjà fait savoir qu’il ferait tout pour empêcher une appréciation du yen au-delà des 83 : une nouvelle intervention sur le FOREX ? Mais dans le climat actuel de guerre des devises, le remède pourrait s’avérer pire que le mal
Rien ne se perd, rien ne se crée, sauf pour certains
Philippe Béchade abordait le sujet cette semaine : "la thématique de la guerre des devises a cessé d’être un concept abstrait", disait-il. "Le Congrès américain vient en effet de voter une loi qui permet de surtaxer les produits exportés par un pays qui ‘manipule sa devise’. On ne saurait désigner plus explicitement la Chine sans la nommer expressément…" Le problème, c’est que désormais, le pouvoir est en train de passer d’Ouest en Est. Et face aux menaces et protestations verbales des Etats-Unis, l’empire du Milieu peut rétorquer de manière bel et bien concrète
En cas de ping-pong monétaire, mieux vaut ne pas affronter la Chine !
La thématique de la guerre des devises a cessé d’être un concept abstrait. Le Congrès américain vient en effet de voter une loi qui permet de surtaxer les produits exportés par un pays qui "manipule sa devise". On ne saurait désigner plus explicitement la Chine sans la nommer expressément… Pékin a protesté pour la forme mais elle dispose d’un moyen bien plus efficace de faire valoir son point de vue et manifester sa désapprobation : il lui suffit de profiter des 10% gagnés par Wall Street pour engranger quelques bénéfices de façon un peu trop enthousiaste… et d’attendre que la Maison Blanche sollicite un temps mort lorsque les indices américains auront reperdu 7% ou 8% en l’espace de quelques séances
Une politique monétaire casino qui fiche les jetons
Les places européennes se sont empressées de se réjouir d’une nouvelle rumeur faisant état de la reprise imminente du cycle de quantitative easing (QE, assouplissement quantitatif) par la Fed. Un de ses membres s’est même montré plus précis en évoquant des "montants limités" sur une période plus "resserrée". La presse américaine pense toutefois avoir identifié d’autres pistes après avoir branché son décodeur au fil des dernières déclarations de divers membres de la Fed. Les journaux évoquent un assouplissement quantitatif sans limitation de taille ni de durée, en fonction du possible surgissement de nouvelles difficultés conjoncturelles
Warren Buffett délire : "les Etats-Unis sont toujours en récession"
Warren Buffett n’est même plus écouté par Wall Street. L’oracle d’Omaha reconnaissait ce jeudi que la réalité économique sur le terrain s’apparente toujours à une récession. Il souligne qu’en dehors des grosses multinationales qui vont chercher la croissance dans les pays émergents (mais ne créent toujours aucun emploi sur le sol américain), les petites et moyennes entreprises ne redémarrent que très lentement… et tout laisse à penser que cela va continuer d’être le cas pendant encore de longs trimestres
