Tag Archives: Timothy Geithner
Quand je crois en Obama, je vois la crise en roooose (Edith Piaf)
Barack Obama est installé à la Maison Blanche depuis 100 jours et la presse américaine ne manque pas de se livrer au traditionnel exercice du bilan. Compte tenu de la gravité de la crise, et même si Wall Street a repris 20% ces sept dernières semaines, il est difficile de parler d’un état de grâce. Mais dans ce contexte de crise non résolue, Barack Obama est tout de même parvenu à accomplir une sorte de miracle : le moral des consommateurs américains s’est spectaculairement redressé en avril
Stress test en boîte d’allumettes
Le CAC 40 a bien réagi dès le mardi 21 avril sur le palier des 2 900 points et n’aura mis que trois séances pour retrouver le seuil — et le zénith mensuel — des 3 100 points. Même si le gain hebdomadaire est symbolique (+0,35%), Paris est parvenu à aligner une septième semaine de hausse d’affilée. Il faut remonter à l’automne 2005 pour retrouver trace d’un épisode haussier aussi durable
L’homme à l’éponge magique…
A la question "quels pourraient être les signes précurseurs d’une reprise ?", nous avions suggéré lundi dernier de surveiller les volumes : "leur effondrement pourrait traduire un renoncement des vendeurs, ou la fin des liquidations à tout prix face à des acheteurs qui prennent la fuite dès qu’un carnet d’ordre se garnit de quelques lignes à la vente"
Sept ans de malheur et Pearl Harbor financier
Warren Buffett avait reconnu deux semaines auparavant qu’il avait perdu beaucoup d’argent en investissant dans Conoco-Phillips et en se repositionnant trop tôt sur les valeurs bancaires ou sur General Electric. Mais ce n’est qu’après coup qu’on réalise que toutes les références ont volé en éclats. Voilà une notion, la perte des repères, qui mérite que l’on s’y arrête au moment où de plus en plus d’articles de presse et de débats radiophoniques ou télévisés ont pour thématique la question suivante : "a-t-on touché le fond ?" ou "comment détecter les signes précurseurs d’un retournement ?"
Vous prenez les tickets resto ?
Ceux qui, comme nous, ont suivi l’inexorable agonie de Wall Street hier soir doivent commencer à se convaincre que ni la bonne volonté repentante de Timothy Geithner… ni les escadrons d’hélicoptères de la Fed, remplis de liasses de 100 $ fraîchement imprimées par le Trésor US… ni les plans de soutien aux emprunteurs en difficulté ne tireront les banques américaines du bourbier des créances douteuses
Les Bourses dérapent…
Cette mi-février est marquée par la multiplication des signaux de ralentissement économique en Europe mais aussi par la publication de chiffres moins mauvais que prévu aux Etats-Unis. Wall Street n’en a pas profité la semaine dernière : les investisseur demeurent dubitatifs sur l’efficacité des mesures de relance et jugent la mise au point du TARP 2 — présenté au Congrès mercredi par Timothy Geithner — très laborieuse et pleine de zones d’ombre
L’Amérique aussi aura ses emprunts russes…
Trois semaines après l’installation de Barack Obama à la Maison Blanche, il devient clair pour Wall Street que la nouvelle administration américaine ne bénéficie d’aucun état de grâce et que sa détermination à combattre la crise suscite de plus en plus de scepticisme. C’en est même à croire que plus Timothy Geithner affiche sa volonté de bien faire, plus les marchés se montrent exigeants sur le pourquoi du comment… ce dont ils se fichaient éperdument lorsqu’Alan Greenspan encourageait le gonflement de toutes les bulles spéculatives de la création sur fond de déficits budgétaires galopants
Et s’il suffisait d’un bon gros mensonge…
La Bourse est toujours gagnante sur le long terme… Goldilocks est éternelle… la crise des subprimes n’est pas contagieuse… la baisse des taux de la Fed va nous tirer d’affaire… et désormais le très obsessionnel "tout est foutu, vendez !". Wall Street se lamente : mais pourquoi tout est-il devenu si compliqué
Au coup de sifflet… paniquez et vendez !
Les indices boursiers européens se sont littéralement "déchirés" au cours de la dernière demi-heure de cotations mardi. Sans exagérer, la déferlante des ordres de ventes s’est abattue à Wall Street comme sur le Vieux Continent dès que le visage de Timothy Geithner est apparu à l’écran
Le bal des morts-vivants
La semaine s’achève en fanfare avec 2,2% de hausse à Milan, 3% à Francfort, 3,5% à Amsterdam… et avec l’Euro Stoxx 50 qui grimpe de 2,2%. Pourtant, les derniers chiffres sur l’emploi aux Etats-Unis sont encore plus mauvais que le prévoyaient les plus pessimistes
Une Amérique bientôt veuve du fordisme… et privée d’héritage ?
Paris n’est pas parvenu à préserver ses planchers de l’année 2008 : le diagnostic des opérateurs, dont les yeux sont rivés sur le CAC 40, est sans appel. Si le secteur du bâtiment entame sa (longue) traversée du désert, c’est l’enlisement complet pour les valeurs automobiles. Renault, Peugeot et Michelin abandonnent respectivement 7,3%, 7,2% et 4,6%. Le titre Peugeot fait l’objet de rumeurs d’alliance avec Fiat. Le groupe italien se serait recapitalisé
Une nouvelle recrue pour Obama
Vous n’avez jamais entendu parler de Gideon Gono, cher lecteur ? Eh bien, c’est un des meilleurs économistes n’ayant jamais reçu de prix Nobel. Pourquoi ? Parce que M. Gono est un anti-déflationniste avéré. Personne n’en sait plus long sur la lutte contre la déflation que M. Gono. Voilà pourquoi il était un candidat évident au poste de secrétaire au Trésor américain
Un coup de poker baptisé Geithner : plus rien à perdre ?
Contrairement à Henry Paulson, Tim Geithner n’est pas issu du gratin financier de Wall Street. Il n’a jamais travaillé pour l’une de ces grandes banques d’affaires qui trônait encore sur le toit du monde 18 mois auparavant. Il ne leur doit ni sa carrière, ni sa fortune, et c’est apparemment un gage d’objectivité et d’indépendance qui a beaucoup plu aux investisseurs
