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La rumeur sur la recapitalisation des banques euphorise Wall Street
▪ Les grands illusionnistes — et manipulateurs patentés — qui sévissent de Wall Street à Francfort en passant par la City ne prennent même pas la peine de laisser les marchés se comporter de façon crédible. En effet, face à une déferlante de statistiques décevantes en Europe (le chômage tutoie les 11%) et surtout aux Etats-Unis, vous comprenez bien qu’il n’y a pas d’autre option que la hausse !
Obama siffle un penalty contre les banques : Wall Street siffle Obama
Barack Obama aurait donc décidé de confisquer la corne d’abondance pour marquer le premier anniversaire de son investiture. Il en était resté au stade de la dénonciation oratoire, des effets de manches… les semaines et les mois ont passé et rien n’a bougé. Les bonus ont continué de gonfler et le marché de l’emploi américain de déprimer
Le dollar australien à bout de souffle
Le PIB du troisième trimestre de l’Australie sera publié aujourd’hui. Les économistes interrogés par Bloomberg s’attendent à une nouvelle expansion de l’économie australienne, avec une progression de 0,4% prévue. Le pays ne finit pas de surprendre par sa vigueur économique et la vitesse de sa reprise
La fin du carry trade ?
Pour la première fois depuis plus de deux ans, la situation sur le front de l’emploi semble donc se stabiliser outre-Atlantique, et il n’est pas impossible que le léger mieux constaté dans les résultats des entreprises ne perdure pas dans les mois à venir
La BCE pourrait avoir signé la fin de la mise à mort du dollar
La semaine avait démarré sur les chapeaux de roues avec l’appui d’un dollar qui se repliait vers les 1,50 euro, alimentant les spéculations sur une rupture de ce support en direction des 1,60 euro. Cette rupture aurait pratiquement validé l’hypothèse d’une envolée du CAC 40 vers 4 200/4 250 points, les liquidités affluant sur les marchés d’actions dans le cadre d’un intense mouvement de carry trade.
Un système monétaire fondé sur le dollar est fragile
Nous sommes rentrés d’Amérique du Sud vendredi, bien décidés à nous reposer. Alors nous avons passé le week-end à lire… et nous avons aussi réfléchi un peu. Ce à quoi nous avons réfléchi, c’est au dollar, et au fait qu’à long terme, il n’a plus aucune chance. Mais à court terme, il pourrait avoir encore suffisamment d’énergie pour mordre le derrière des investisseurs.
Moins de dollar, plus d’or : jusqu’où peut grimper le métal jaune ?
Nous avons vu hier que la demande des Banques centrales des pays émergents faisait flamber l’or vers des sommets jamais atteints. Signe d’un changement de stratégie en faveur de l’or et en défaveur du dollar. N’oubliez pas que les BRIC et les pays asiatiques regorgent, ou plutôt croulent sous les dollars. Je parle bien sûr des réserves de change. Par rapport aux réserves des banques centrales occidentales, la part de l’or dans leurs réserves est infinitésimale
L’activité et les ventes de détail aux Etats-Unis sont fort heureusement décevantes
Horreur, malheur, le dollar faisait mine de ne plus vouloir refluer en direction des 1,50 euro et des 89 yens hier matin. Wall Street se contentait donc d’afficher un gain potentiel de 0,6% en pré-ouverture, tout juste suffisant pour retracer les sommets annuels
Comment Barack Obama peut-il résoudre l’incompatibilité entre l’emploi et les bonus ?
Les cambistes ne donnaient pas cher (littéralement) des chances du dollar de préserver le plancher des 1,5060 euro cette semaine. Le consensus baissier était tellement univoque mardi et mercredi derniers que nous ne sommes pas surpris que le billet vert prenne tout le monde à contre-pied avec un rebond de 1% qui a pris beaucoup de spéculateurs de court
M. le Marché n’aime pas quand des crétins gagnent de l’argent
Se pourrait-il que New York ait déjà vécu son apogée ? Peut-être pas tout à fait. La presse rapporte des bonus record à Wall Street. Mais cette histoire semble teintée de désespoir, comme ces grandes fêtes à Berlin en 1945, juste avant que n’arrive l’armée soviétique. C’est peut-être pour ça que les bonus sont aussi élevés. Profitez-en tant que c’est encore possible ! Ce pourrait être le dernier cri de joie du secteur financier américain
La Fed signe un chèque en blanc à Wall Street pour spéculer sans retenue
Le Dow Jones a pulvérisé un nouveau record annuel à 10 340 points. Un tel retracement en huit mois, c’est un record absolu de rapidité, sans aucun équivalent dans l’histoire des marchés américains et même occidentaux en général. Le S&P 500 s’envolait également de 1,1%… Les places européennes, littéralement euphorisées, explosaient de 1,5%… Pourtant aucune information économique sur le continent européen ne justifiait de se ruer à l’achat de façon aussi exubérante
Plus l’erreur est totale, plus l’impunité est totale !
Les choses sont en train de changer. Les banques centrales ont doté les marchés d’un "grand convertisseur" qui élimine toute équivoque sur la tendance. Le principe est simple : "nous — en l’occurrence le G20 réuni ce week-end — vous promettons de l’argent gratuit jusqu’à ce que les lettres ornant la touche achat sur votre terminal de saisie d’ordres de Bourse soient effacées par l’usure."
Les spécialistes du carry trade eux au moins ne chôment pas
La montagne de suspense a accouché d’une souris. Les chiffres de l’emploi d’octobre aux Etats-Unis, les plus attendus depuis huit jours, sont à première vue si mauvais que la stabilité des marchés en clôture vendredi — et même la légère progression de Wall Street à mi-séance — apparaissait pour le moins paradoxale
Wall Street se donne de faux airs de nuit d’Halloween
Les vendeurs à découvert sur le dollar (carry trade en faveur de l’euro et du huard canadien) craignent que la Fed ne puisse continuer de les laisser agir impunément avant le sommet américano-chinois. L’euro a corrigé de 2% en 72 heures ; le pétrole rechutait parallèlement de 2,5%, à 78,2 $, entraînant dans son sillage les valeurs pétrolières. Elles ont dévissé de 5% en moyenne à Wall Street vendredi soir
Alice au Pays des Merveilles, version Chapelier Fou
Le climat des affaires s’est encore amélioré en Allemagne au mois d’octobre ; en Grande-Bretagne en revanche, à la surprise générale, c’est un sixième trimestre de récession qui s’enchaîne, avec une nouvelle baisse de 0,4% du PIB… Cela a fait plonger la livre sterling de 1,5% contre le dollar et l’euro
Des bulles prêtes à éclater et le commencement de la fin pour le dollar ?
La séance du mardi 6 octobre a certainement marqué un tournant sur le marché des changes alors que toutes sortes de rumeurs circulent autour du dollar. L’Arabie Saoudite et la Russie ont démenti dans l’urgence leur intention de chercher un substitut au billet vert en règlement des exportations pétrolières. Cependant, le principe d’une diversification des modes de paiement semble inéluctable
La thèse de la reprise perd tout crédit !
Les investisseurs japonais sont en congé jusqu’à jeudi matin [...] Il faudra donc surveiller les volumes afin de déterminer si le carry trade yen/dollar s’est renversé en faveur de la devise nippone ou d’autres monnaies mieux rémunérées. Techniquement, cela signifie que les cambistes deviennent structurellement vendeurs de dollars
Une déflation à la japonaise… malgré tout
Nous avons écrit un livre avec Addison Wiggin il y a plusieurs années. Nous y prédisions que les Etats-Unis suivraient le Japon dans un long ralentissement économique. Nous pensions qu’il commencerait après le krach des dot.com, en 2000. Nous nous trompions sur ce point. Il semble commencer actuellement
Lutter contre le feu par le feu
A la Chronique Agora, nous sommes "autrichiens" dans le sens où nous pensons que Hayek avait raison et que Keynes avait tort. Nous ne pensons pas qu’on peut contrôler le cycle économique… ni améliorer ce que produit le marché libre. Si on nous donnait carte blanche, nous dirions aux autorités de se retirer… et de laisser la "main invisible" du marché libre démêler "l’embrouillamini" actuel
Il existe toujours un marché haussier quelque part (1)
Pendant que toutes les Bourses de la planète craquaient, une devise en particulier a fait un véritable tabac : le yen japonais. Il a progressé sauvagement contre toutes les autres monnaies. Alors même que les marchés actions décrochaient en coeur, le yen était propulsé vers des sommets. Et ceci était prévisible
Le jour où la planète financière faillit s’arrêter de tourner
La journée du vendredi 24 octobre s’est traduite par un rarissime phénomène de liquidation global de tous les actifs "à tout prix". Pour tenter de se rassurer, le CAC 40 est l’un des indices mondiaux qui a enregistré le plus spectaculaire rebond en l’espace de deux heures, après réouverture de Wall Street. Les pertes ont été réduites de pratiquement deux tiers à Paris par rapport au pic de panique survenu vers 11h30/11h45, lorsque le CAC 40 affichait jusqu’à 10,6% de baisse
L’heure de la capitulation se rapproche
Après deux semaines de repli consécutif, la dynamique baissière ne perd rien en intensité et les causes vous sont connues : subprime et dépréciations d’actifs en série, stagflation, credit crunch, dégradation du marché du travail aux Etats-Unis, flambée du pétrole… Désormais, il importe de déterminer si les dernières évolutions indicielles constituent ou non une rupture par rapport à la situation de crise – spirale baissière et capitulation des cours – observée du 18 au 25 janvier dernier.
La transaction de la prochaine décennie
Officiellement, l’inflation US dépasse un peu les 4%. Le gouvernement intervient ensuite gentiment en soustrayant les choses les plus importantes — la nourriture et le carburant — ce qui lui permet d’obtenir un "taux central" d’inflation bien plus bas. De combien les prix à la consommation augmentent-ils vraiment ? Personne ne le sait. A l’occasion, un économiste ou un journaliste sort faire quelques courses et tente de calculer la hausse des prix. En général, leurs chiffres de "l’inflation" frôlent plutôt les 10%. Bien entendu, les résultats varient selon l’endroit où vous êtes et ce que vous achetez
Qui, du drapeau rouge ou du pavillon contrarien, flottera fièrement ?
J’ai l’impression étrange de revenir à la fin des années 2000. Scrutant la marée montante de liquidités, il me semble apercevoir de moins en moins d’îlots accueillants, de ports susceptibles de nous abriter contre un ouragan, une lame de fond. Et, comble de malheur, à la marée habituelle s’ajoute la marée noire du pétrole. Le drapeau rouge de la baignade dangereuse commence à être un peu effiloché : cela fait si longtemps qu’il flotte. Mais pourtant, aucune vraie vague n’est venue tout emporter… ou pas encore.
Un rebond ?
Les raisons de continuer de privilégier un scénario de consolidation moyen terme des places boursières sont nombreuses, et nous allons vous faire l’économie d’une déclinaison des arguments que nous vous avons exposés tout au long de la semaine passée. Cependant, le rebond auquel nous avons commencé à assister lundi après-midi ne nous surprend pas
