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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 28 août 2007
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*** Séracs, ours bruns, lacs d’émeraude…
… et 5,8 litres sous le capot…
*** Sauver le dollar ou sauver les propriétaires ?
La Fed ne peut pas faire les deux — le choix se révèle difficile…
*** Suivez les méga-tendances (2)
Voilà qui devrait rassurer les investisseurs inquiets du secteur aurifère…
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Bonjour,
*** SERACS, OURS BRUNS, LACS D’EMERAUDE…
** Me voici de retour du Grand Ouest canadien, la mémoire pleine de paysages immenses… d’animaux sauvages (ours bruns — nouveaux symboles des bourses mondiales –, cerfs, orignaux, castors, marmottes, chiens de prairie)… de lignes droites interminables, y compris celles menant aux grands cols des montagnes Rocheuses, qui se franchissent comme les hauts plateaux du Morvan ou les collines normandes du Pays de Bray)… de camions longs comme des trains de banlieue transportant des mobil homes de 50m2 et surtout des 4×4 surdimensionnés, qui représentent pas loin de 50% du parc automobile du Saskatchewan à la Colombie Britannique en passant par l’Alberta et ses lacs couleur émeraude, qui étaient le véritable but de mon voyage.
Un humoriste a déclaré que les Canadiens (anglo-saxons en l’occurrence), "ce sont des Américains, sans le revolver ou le fusil automatique" ! J’ajouterais que ceux qui peuplent les grands espaces optent effectivement pour des pick-ups dignes de Bel-Air ou de Rodeo Drive au pied des collines de Beverly Hills… mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la frime.
Elles ont encore moins à voir avec les largesses du banquier local trop heureux de voir ses clients s’endetter sur dix ans pour acheter un véhicule de 5,8 litres de cylindrée capables de tracter des remorques de 10 tonnes quand une petite compacte de 1,5 litres ferait largement l’affaire. Dodge et Ford se livrent d’ailleurs à une lutte sans merci pour sortir de leurs chaînes des monstres des 3,5 tonnes avec des roues de 1,5 m. de diamètre.
Imaginez la ligne droite de 72 km sans le moindre virage qui sépare Calgary — ex-capitale des Jeux Olympiques d’hiver — de Drumheller — capitale mondiale des dinosaures. Maintenant, imaginez cette plaine recouverte de 40 cm de neige pendant six mois, avec tout ce qu’il faut de congères et de plaques de verglas luisantes et dures comme une tôle d’acier. Il n’en faut pas plus pour ressentir toute la sécurité et le confort que procurent quatre roues motrices et des pneus extra-larges… à plus forte raison lorsque l’on tracte une remorque de cinq tonnes contenant quelques milliers de litres de fuel (à usage agricole) et des vivres pour la prochaine quinzaine — la galerie commerciale la plus proche pouvant être distante d’une centaine de kilomètres.
Si jamais les habitants des grandes plaines se retrouvent en panne de fusibles ou à court de filtres à café, il est toujours possible de s’en procurer en rendant visite à un voisin plus prévoyant… mais il faut se préparer dans ce cas un déplacement de 15 à 20 kilomètres.
Dans la montagne, tablez plutôt sur 50 kilomètres avant de rejoindre la prochaine zone habitée. Et n’oubliez pas de vous méfier de la traversée inopinée de cervidés et autres loups, les (très nombreux) jours de brouillard…
Si vous êtes au volant d’une berline européenne ordinaire, nul doute qu’un choc à 60 km/h avec un animal sauvage de 60 kg ou plus peut vous envoyer dans le décor tout blanc qui borde les routes sur des milliers de kilomètres de solitude désespérée. Dans ce cas, attendre pendant toute une nuit la dépanneuse par -40°C peut s’avérer au mieux inconfortable… voire carrément mortel. Qu’on le veuille ou non, ces risques sont bien réels et un bon pare-choc assorti d’une " garde au sol" de 50 cm peuvent effectivement vous permettre de re-franchir des bas-côtés enneigés et vous sauver la vie !
Encore faut-il pouvoir joindre les secours ou votre garagiste préféré… mais notre expérience nous a enseigné qu’en moyenne, seuls 30% du territoire sont couverts par le réseau GSM. Ce pourcentage tombe presque systématiquement à zéro en rase campagne (imaginez la Beauce mais en 50 fois plus vaste et encore plus plate !) ou dans les vallées montagneuses.
** Dans ces régions aux proportions et au mode de vie si différents des nôtres, la crise du subprime ou la chute des marchés boursiers semblent effectivement à des années lumières des préoccupations des "locaux". La spéculation immobilière ne concerne que quelques grosses stations touristiques des Rockies, et les clients sont très majoritairement urbains.
De Calgary à Lake Louise, de Banff à Jaspers, les Américains sont les principaux acheteurs des plans d’habitation qui fleurissent dans la vallée de la Bow River ou de la Columbia, en bordure des golfs (principal loisir d’été, loin devant le VTT ou l’alpinisme) et des pistes de ski de fond — ou de motoneige pour les plus fortunés — l’hiver.
Les prix des résidences "alpestres" locales (bien éloignées des cabanes en bois rond de notre imaginaire) n’ont rien à voir avec celui des chalets implantés à l’orée des grands parcs nationaux des Etats-Unis ou dans des stations aussi réputées qu’Aspen, Vail ou Mammoth Moutain. Les risques de crise immobilière restent encore très théoriques ; le haut de gamme trouve facilement preneur, tandis que le tout-venant n’a guère fait l’objet d’une spéculation effrénée depuis le début du 21ème siècle, du fait d’une densité de population dérisoire dans l’Alberta, en comparaison de la Californie ou de la Floride.
** Aux Etats-Unis, en revanche, la bonne surprise des ventes de logements neufs au mois de juillet (statistique publiée vendredi) ne s’est pas doublée de chiffres rassurants concernant les logements anciens. Les reventes se sont à peu près stabilisées à -0,2%, mais les stocks d’invendus ont bondi de 5,1%. Le parc immobilier en attente d’acquéreur représente à présent 9,6 mois de transactions, soit le niveau le plus élevé depuis 16 ans… mais à l’époque, le nombre de résidences inoccupées était bien moindre, et le taux d’hypothèque grevant les logements individuels était quasi-marginal.
Je ne m’étendrai guère aujourd’hui sur les 0,05% de progression moyenne des places européennes, qui alignaient néanmoins leur septième séance de hausse consécutive (Paris a réalisé la meilleur performance relative avec un gain de +0,4%). En effet, une pause était attendue, et l’activité s’est trouvée réduite à la portion congrue du fait d’une journée fériée à Londres : le volume d’affaires a chuté de plus de 50% par rapport à lundi dernier et la volatilité n’a guère dépassé les 0,5% en valeur absolue.
En ce qui concerne le niveau du CAC 40, de l’Eurotop 100 ou du S&P 500, ce sont les mêmes — à 1% près — que ceux que j’avais gardés en mémoire avant de m’envoler vers les Rocheuses. Pendant que le CAC 40 chutait comme un plomb le 16 août dernier vers 5 230 points (il a donc repris près de 400 points d’un seul jet), je pagayais tranquillement sur le Lac Moraine, situé non loin des plus hauts sommets orientaux des Rocheuses. La seule chute "redoutable" dont je fus témoin fut celle de gros séracs se détachant de glaciers suspendus au-dessus de vallées en U dessinées comme pour illustrer un cours de géologie post-glaciaire.
** Redescendu dans les plaines aux alentours du 20 août, je n’ai pas tardé à découvrir que les marchés financiers n’étaient pas les seuls à remonter. En parcourant la presse locale, j’ai en effet constaté que certaines commodities flambaient depuis le début de l’été — à l’exception notable du cuivre, qui a subi selon les commentateurs de Toronto un "krach historique" ces six derniers mois, crise du subprime oblige.
Je ne résisterai pas à la tentation de vous entretenir de ces nouveaux gisements de plus-values — que je pressens durables — dès demain !
Philippe Béchade,
Paris
PS : Avec le retour de Philippe Béchade, les affaires reprennent sur le Téléphone Rouge ! Pour retrouver ses nouveaux conseils, recommandations et analyses, appelez le 0899 781 961 dès cet après-midi.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Cinq conseils pour votre portefeuille…
… et l’investissement que vous devriez faire sans plus attendre !
Pour découvrir les principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent — comment y réagir, cliquez ici…
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Dan Denning vous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** SAUVER LE DOLLAR OU SAUVER LES PROPRIETAIRES ?
** "Nous sommes passés de problèmes de liquidité et à des problèmes de valorisation", avons-nous entendu dire par un analyste sur Bloomberg TV. Il commentait la valeur des titres adossés aux créances hypothécaires. Selon lui, la Fed semble avoir empêché — pour l’instant — une crise majeure des liquidités en abaissant le taux d’escompte et en forçant les grandes banques américaines à emprunter de manière spectaculaire pour prouver que tout va bien.
- Le véritable problème — et cela concerne les actions comme les obligations — ce sont les valorisations. Le souci est plus grand pour les obligations. Que valent ces obligations adossées aux produits dérivés du crédit ? Personne n’est prêt à les acheter en ce moment, c’est donc difficile à savoir. Pas de cotation, cela veut dire pas de prix. Et pas de prix signifie pas de valeur, du moins pour le moment.
- En Bourse, les valorisations peuvent au moins être déterminées par ce que vous pensez du futur pouvoir d’enrichissement d’une entreprise — et nous insistons sur l’adjectif "futur". En période de résultats, les annonces de bénéfices couvrent les six ou douze mois passés, et non les six ou douze mois à venir.
- En fait, les autorités boursières ne verraient probablement pas d’un bon œil une entreprise annonçant dès aujourd’hui les bénéfices de l’an prochain — même si la société en question avait une très bonne boule de cristal. Des prévisions sur les bénéfices de l’an prochain ne seraient que ça : des prévisions. Prévoir, c’est ce à quoi on paie les analystes. De plus, les bénéfices varient d’une année sur l’autre à mesure que les coûts, les taux d’intérêt et les conditions économiques changent. Ce que vous devez rechercher, c’est une entreprise générant du cash — en grande quantité, de préférence.
** En tout cas, les marchés ne se sont pas encore effondrés. Ajoutez à cela le beau temps dont nous avons été gratifiés, et il y avait de quoi oublier — ou presque — que le monde financier vacille au bord d’une volatilité massive. Ce n’est pas terminé.
- Cette semaine est particulièrement chargée en termes de chiffres économiques américains. Les données de l’immobilier sont très importantes. Le week-end dernier, le New York Times rapportait que les prix médians des maisons US chuteraient d’une année sur l’autre pour la toute première fois — ou du moins pour la première fois depuis que les Etats-Unis sont accros à de tels sujets.
- "Les prix des maisons ne chutent pas vraiment ; ils augmentent juste moins vite". Nous nous rappelons avoir entendu cette phrase maintes et maintes fois lorsque nous faisions des interviews radio entre 2004 et 2005, prononcée par des animateurs sceptiques. "Vous dites qu’il y aura un krach de l’immobilier, M. Denning, mais les prix du logement sont locaux, et non nationaux. Comment peut-il y avoir un krach à l’échelle nationale ? C’est impossible, par définition". Et ainsi de suite jusqu’à la nausée.
- Mais c’était tous des crétins — ou au moins étaient-ils induits en erreur par la sagesse conventionnelle. La bulle des prix de l’immobilier US est passée de l’échelon local au niveau national par le biais du marché hypothécaire. On pourrait décrire tout ça plus précisément comme étant une bulle des prêts immobiliers, dont le symptôme le plus évident était l’augmentation des prix des maisons.
- Les bulles sont comme des bubons — des zones de peau enflammée et enflée. Percez-les, et vous pourrez peut-être apaiser l’infection. Laissez-les telles quelles, et vous pouvez en mourir. Ce qui rend la bulle des prêts immobiliers unique en son genre, c’est le fait qu’il n’y a pas vraiment de bubons à percer.
- La Fed peut augmenter les taux d’intérêt, c’est vrai. Mais le "repackaging" et la revente des prêts individuels par le biais du marché des titres adossés aux créances hypothécaires signifient qu’il n’y a pas de furoncle à curer. Le fléau de la dette subprime s’est propagé par le marché obligataire jusqu’à des milliers de bilans plus petits. La politique monétaire de Ben Bernanke est un scalpel bien trop émoussé pour faire le travail correctement. C’est une maladie sans remède apparent ; pas même une flotte entière d’hélicoptères ne pourrait faire l’affaire, même si un renflouage par le gouvernement est toujours possible, comme le suggérait la semaine dernière Bill Gross, du géant obligataire Pimco.
- Bill Gross a demandé à George Bush de se mettre au travail et de "commencer à écrire des chèques" pour empêcher deux millions de propriétaires américains de perdre leur toit, ce qui déclencherait une série de conséquences négatives dans l’économie US nourrie par la consommation. C’est une théorie bien pratique, surtout pour quelqu’un qui gère 625 millions de dollars d’obligations. Est-elle probable ?
- Si le gouvernement américain agit pour secourir les propriétaires risquant de perdre leur maison, il sera extrêmement populaire politiquement parlant — mais ce sera un désastre pour le dollar. Et si vous pensez que le dollar a chuté depuis 2003… attendez de voir ce qui se passe après une opération de secours financée par le contribuable. Cela entraîne plus de dette. Plus de bons du Trésor émis. La Chine entrera-t-elle une nouvelle fois en scène pour aider son meilleur client ? Hmm.
- La Fed — dont la prochaine réunion est programmée dans quelques semaines — est confrontée à un choix difficile. Elle peut essayer de sauver les propriétaires, ou elle peut essayer de sauver le dollar. Elle ne peut probablement faire ni l’un ni l’autre. Et elle ne peut certainement pas faire les deux à la fois.
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*** Bill — ou en tout cas ses notes — semble avoir mystérieusement disparu. Nous sommes donc sans nouvelles de lui aujourd’hui, mais la situation devrait être revenue à la normale dès demain…
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QUELS INVESTISSEURS FONT DES GAINS ACTUELLEMENT ?
Probablement ceux qui suivent les conseils de Marc Dagher, analyste en chef du service 100% Warrants : avec des plus-values de 38,64%, 25%, 26,32%, 40,54% engrangées depuis le 31 juillet, on peut dire que la volatilité actuelle leur a été plutôt bénéfique !
Si vous avez le cœur bien accroché et des velléités spéculatrices, n’hésitez pas à vous lancer : il suffit de cliquer ici…
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*** La Chronique Agora présente ***
Parmi les "méga-tendances" dont nous parlait David Galland hier, on compte la hausse de l’or — ci-dessous, quelques pistes sur le moyen d’en profiter…
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SUIVEZ LES MEGA-TENDANCES — 2ème PARTIE
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Par David Galland (*)
Depuis la fin de la convertibilité des dollars en or, les promesses et les dépenses des politiciens n’ont plus de limite. Le dernier exemple en date provient de la crise du crédit subprime, à laquelle le gouvernement US a réagi en déclarant officiellement qu’il fournirait un crédit "illimité" aux banques.
Mais "création de crédit" n’est qu’un moyen détourné de dire "émission de dollars". Voilà pourquoi la création de crédit est un jeu dangereux — qui menace de compromettre le dollar en tant que concurrent sérieux à l’or.
Bon nombre d’investisseurs qui se sont positionnés tôt sur la tendance aurifère observent l’évolution du cours du métal jaune sur les 12 derniers mois — il stagne ou baisse légèrement — et s’inquiètent du fait que cela puisse marquer la fin du marché haussier de l’or.
Ce qu’ils font là, c’est laisser leurs émotions diriger leur portefeuille d’investissement — une réaction classique durant la phase du "Mur d’Inquiétude" de toute tendance haussière. Ces investisseurs ont gagné beaucoup d’argent grâce aux actions aurifères, ils ont bien conscience des arguments fondamentaux en faveur de la hausse, mais le déclin des cours ou la volatilité des actions (particulièrement prononcée durant les mois d’été) les fait réfléchir, puis s’inquiéter… puis vendre.
Grosse erreur. Lors du dernier grand marché haussier de l’or, on a vu un long déclin qui a duré près de deux ans au cœur même de la tendance.
C’est ce à quoi nous assistons en ce moment… une phase de consolidation très normale, à laquelle il fallait s’attendre. Comprendre cela ouvre la porte à de gros profits. Vous avez actuellement une opportunité unique d’acheter les meilleures juniors aurifères à bon compte — ce qui revient, dans les faits, à effectuer un voyage dans le temps extraordinairement profitable en "remontant le cours" cette longue tendance.
Lorsqu’ils achètent des actions aurifères, les investisseurs sont toujours confrontés à deux choix de base : grandes valeurs ou juniors. Le premier choix, plus conservateur, consiste à choisir parmi les grandes valeurs aurifères — les grands producteurs qui ont la faveurs des investisseurs institutionnels et des hedge funds. Ces grandes opérations minières fourniront des rendements solides, à deux voire trois chiffres. Lors du dernier marché haussier des matières premières, déclenché par une série de grandes découvertes au milieu des années 90, par exemple, Kinross a grimpé de 197% sur une période de deux ans ; Barrick a grimpé de 57%, tandis que Newmont prenait 74%. Ce n’est pas négligeable, en comparaison des secteurs d’investissement "traditionnels".
Le second choix — qui est aussi le plus intéressant — consiste à investir dans des valeurs d’exploration junior de bonne qualité. Ce sont de petites actions canadiennes ignorées par les géologues expérimentés — dont bon nombre travaillaient pour des majors — qui utilisent leurs connaissances et leurs capitaux d’investissement pour trouver de nouveaux prospects géologiques. Lorsqu’elles trouvent quelque chose, elles mettent généralement sur pied un joint-venture avec une grande entreprise, qui dépense l’argent le plus risqué pour le suivi des programmes de forage. La junior peut également vendre ses projets — voire se vendre elle-même — à l’une des grandes valeurs.
En examinant une fois encore le marché haussier des matières premières du milieu des années 90, on peut se faire une idée du potentiel des entreprises d’exploration junior : Cartaway, hausse de 26 040% ; Arequipa, +5 692% ; Francisco Gold + 3 350%.
Ces dernières années, on a investi des sommes record pour des programmes d’exploration dans le monde entier — de l’argent qui devrait revenir sous forme de découvertes majeures dans les prochaines années. Choisissez vos valeurs dès maintenant, et prévoyez de les détenir tant que cette tendance haussière reprend son rythme. En d’autres termes, achetez ce qu’il faut… et attendez tant qu’il faut.
De plus, étant donné les turbulences financières qui secouent le monde actuellement, les investissements liés à l’or permettent une diversification essentielle. En temps de crise, l’éclat de l’or se fait particulièrement attirant.
Ceci dit, n’attendez pas pour vous joindre à cette tendance. Les mois d’été, assez lents, associés au "mur d’inquiétude", font baisser les prix de bon nombre de grandes entreprises aurifères. Le moment semble donc bien choisi pour construire un portefeuille permettant de tirer le meilleur parti des progrès à long terme de l’or. Si le métal jaune passe à 1 000 $ l’once, mieux vaut ne pas rater le coche.
Meilleures salutations,
David Galland,
Pour la Chronique Agora
(*) David Galland est rédacteur en chef de la lettre International Speculator, dirigée par Doug Casey. Depuis 27 ans, cette lettre aide les investisseurs indépendants grâce à des recommandations objectives sur des investissements au potentiel spectaculaire.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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