Séjour au Pays Magique

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▪ Pfiouh ! Quelle semaine incroyable ! On se serait cru au Pays Magique.

La Fed a tiré un lapin blanc de son chapeau mercredi dernier — un lièvre de mars à 600 milliards de dollars. Les actions ont grimpé jeudi. Les matières premières ont grimpé. Tout a grimpé. Sauf le dollar. Les investisseurs ont lâché le billet vert.

Mais vendredi n’était pas dans la même tonalité. Le Dow n’a pris que quelques points. L’or a continué à grimper.

Qu’est-ce qui nous attend pour les jours qui viennent ? Eh bien, tout peut arriver. On est au Pays Magique.

Que voulons-nous dire ? Bien entendu, la contrefaçon est illégale.

Le faussaire créée de l’argent qui ressemble exactement au vrai, mais n’a pas le soutien de l’or ou autre.

La Fed créée de l’argent qui ressemble exactement au vrai. Il n’a pas le soutien de l’or ou autre non plus.

Quelle est la différence ? On va en prison, quand on fait de la fausse monnaie. Mais par une sorte de magie, tout va bien quand c’est la Fed qui en fait.

Nous avons une suggestion. La Fed pourrait faire des économies en abandonnant son monopole de la contrefaçon. Qu’elle permette au secteur privé de créer du nouvel argent. On trouve probablement plein de gens en prison actuellement qui pourraient utilement contribuer à l’économie. Ces gens-là savent imprimer de l’argent. Faites-les sortir ! Ils créeraient de la devise — en quantité. Sans frais pour le contribuable.

▪ Mais attendez… les autorités veulent contrôler le processus de contrefaçon. Elles n’en veulent ni trop ni trop peu. Juste la bonne quantité de nouvelle devise.

A combien se monte la bonne quantité ? Qui sait ? Entre aujourd’hui et le 11 juin, la Fed ajoutera 600 milliards de dollars supplémentaires aux 1 700 milliards qu’elle a déjà injectés dans le système. Est-ce que ça suffira ?

C’est bien le diable si nous le savons.

Nous avons eu un message du Pr Laurence Kotlikoff, de l’Université de Boston, qui suit la dette. Il nous a dit que la masse monétaire aura été multipliée par quatre depuis 2007. Est-ce que ça suffit ?

Tout cela devrait nous couper le souffle. Mais il était déjà coupé par le dernier tour de la Fed.

La Fed a augmenté la richesse mondiale de 1 700 milliards de dollars l’an dernier. C’est beaucoup d’argent. Qu’est-ce que ça signifiait ? Abracadabra, le monde était plus riche. N’est-ce pas ? Si le monde n’était pas plus riche, l’argent supplémentaire était un canular, une fraude, une arnaque, non ?

Mais si elle a réellement créé 1 700 milliards de dollars… représentant de la vraie richesse… eh bien… c’était de la magie !

Nous vivons au Pays Magique. Quel endroit merveilleux. Nous avons un dirigeant qui est lui-même presque magique — Barack Obama. Et nous avons un Congrès expert dans la création de miroirs aux alouettes.

Et le public ? Un tas de lourdauds prêts à croire n’importe quoi.

Nous avons hâte de voir ce qui se passera aujourd’hui. Tout est possible !

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Bill Bonner

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition publiant des lettres d'information confidentielles – probablement l'une des plus brillantes au monde. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450.000 lecteurs... ), il intervient également dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning.

La passion de Bill Bonner pour la finance, les voyages et les grandes idées lui a permis d'engranger des succès incontestables pour son entreprise. Il a débuté en 1979, avec la publication des lettres d'information International Living et Hulbert's Financial Digest. Puis Agora Publishing a connu une croissance très importante, et s'est spécialisée dans la publication de lettres confidentielles sur la finance, la santé, le développement personnel et les voyages. Depuis le début des années 1990, Agora Publishing s'est encore développée. Le siège social est à Baltimore, mais aujourd'hui, Agora compte des bureaux à Paris, Londres, Waterford (Irlande), Melbourne, Johannesburg, Madrid et New-Delhi.

Agora compte aussi des maisons d'éditions se spécialisant dans la littérature classique et académique : Pickering & Chatto à Londres, et Les Belles Lettres à Paris.

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