Risques et "fake rate" | La Chronique Agora


Risques et « fake rate »

Rédigé le 30 juillet 2018 par | Inflation, dettes et récession, Krach boursier imminent Imprimer

En France, les gouvernement dispendieux et surendettés trouvent toujours des prêteurs. Mais sur les marchés actions, la perception du risque est en train de changer.

Même si vous n’êtes pas un « usager » de la SNCF réseau ouest, les déboires de ce fleuron du « service public » vous concernent en tant que contribuable.

A la suite de l’incendie d’un transformateur à Issy-les-Moulineaux, le trafic est à nouveau presque paralysé gare Montparnasse. Ceci survient après de multiples pannes et retards qui ont émaillé l’année – après un été 2017 lui-même calamiteux.

Les guichets sont pris d’assaut. Ce matin, devant moi, un usagé contraint de faire un aller-retour Nantes Paris en voiture pour un rendez-vous s’est vu refuser le remboursement de son billet au motif que « le système ne fonctionnait pas ». Il est prié d’user sa patience en passant par le site en ligne.

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PROJET « BLACK BOX »

Cette petite boîte noire contient un secret… un secret qui vous ouvre l’accès à des opportunités de gains MASSIFS sur les marchés boursiers.

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Si vous prenez le train cet été, je vous recommande chaudement la lecture de La Grève d’Ayn Rand. Vous aurez quelques milliers de pages pour combler vos attentes et les délais imprévus. Vous y découvrirez les malheurs de la Taggart – ligne ferroviaire imaginaire – confrontée à l’économie administrée, paralysée par les subventions et taxations. Vous aurez matière à réfléchir sur la moralité du capitalisme et le « laissez-faire ».

En attendant, la SNCF – emblématique d’un service public aussi coûteux que dégradé – pèse quelque 50 milliards d’euros de dette dans les comptes publics.

Macron est attendu sur des propositions de coupes dans les dépenses publiques, d’autant plus que les prévisions de croissance ralentissent en France.

Le consensus se situe désormais entre 1,7% et 1,8% sur l’année, validé par l’Insee (1,7%) et la Banque de France (1,8%).

Bruno Le Maire – pris en flagrant délit de mensonge – a indiqué que Bercy maintenait sa prévision de croissance à 1,8%. Mais dans le cadre du programme de stabilité envoyé fin avril à Bruxelles, 2% sont gravés dans le marbre.

Pour résumer, les possibilités de recettes fiscales diminuent, les plans d’économie n’existent pas et le déficit devrait encore déraper, se situant au-dessus des engagements pris vis à vis de nos partenaires européens.

L’Agence France Trésor devrait placer de la dette française cette semaine mais même si les investisseurs prennent enfin conscience du risque de prêter pour financer la gabegie de l’étatisme français, les rachats de Mario Draghi pour le compte de la BCE seront encore là pour maintenir les taux à un niveau acceptable.

La perception du risque s’éveillerait-elle ?

Sur les marchés américains, certaines valeurs se sont prises une claque la semaine dernière. Facebook, bien sûr, mais aussi Netflix, Intel, Twitter, CBS, Tesla

Comme vous le savez, ces valeurs « font » la hausse des indices américains compte tenu de leur poids.

Les grands indices accusent donc le coup.

Voici sur ce graphique, l’allure des valeurs techs (en orange) comparée à celle de l’indice large S&P 500 (en bleu).

Entraîné par la chute des premiers de cordée graphique

Les investisseurs commenceraient-ils à s’apercevoir que ces actions sont surévaluées ?

Les opérations monétaires des banques centrales consistent à faire baisser les taux d’intérêt, supprimant ainsi un précieux indicateur de risque. Mais la réalité économique – des bénéfices et chiffres d’affaires décevants – finit toujours par reprendre le dessus.

Ces « fake rates » sont à l’origine de la « Bulle de tout » mais si la perception du risque change, l’été risque de devenir mouvementé…

Vous devez absolument éviter les ETF ou trackers indiciels qui présentent un risque d’illiquidité en cas de forte chute. [NDLR : Découvrez quelques autres précautions à prendre dès maintenant pour passer un été serein.]

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

3 commentaires pour “Risques et « fake rate »”

  1. « les possibilités de recettes fiscales diminuent »:non ,elles sont infinies,le gouvernement le prouve tous les jours.Si vous croyez que Macron va faire de vraies économies,c’est que vous etes bien naive.Si vous croyez que Macron va augmenter la fiscalité sous la pression des marchés,vous avez gagné!

  2. Non Gérard les possibilités les lois de base de l’économie de marché nous disent que les recettes fiscales ne sont pas infinies, car plus la pression fiscale est élevée, plus le secteur privé a du mal à créer de la richesse…

     » The power to taxe is the power to destroy » John Marshall

  3. @Sébastien:je ne dis pas le contraire.Le gouvernement se fout du secteur privé concurrentiel,c’est une variable d’ajustement.Sa majorité repose sur les insiders,ils seront toujours bichonnés grace a l’augmentation de la dette.La France est encore un pays riche,ce qui permet de faire enfler la dette.
    Nous ne suivons plus les lois de base de l’économie de marché depuis longtemps.Les taux négatifs en sont un symptome,la création monétaire un autre.

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