Sa***ards de riches !

Rédigé le 22 janvier 2016 par | Bill Bonner, Richesse Imprimer

Nous vous le disions l’autre jour : nous nous délectons des bonnes nouvelles — aussi épouvantables soient-elles. Alors félicitez-nous, cher lecteur, parce qu’un rapport de l’association caritative Oxfam révèle que les membres des « 1% » possèdent désormais plus de richesses que les 99% autres combinés.

Et les 62 personnes les plus riches de la planète ont autant que trois milliards des plus pauvres.

Vous pensez peut-être : « Sa***ards de riches ! En quoi est-ce une bonne nouvelle ? »

Attendez… Parce que vous aussi, cher lecteur, faites probablement partie des « riches ».

Il suffit d’avoir l’équivalent de 68 000 $ d’actifs pour entrer dans les 10% les plus riches

Selon le rapport de l’Oxfam, il suffit d’avoir l’équivalent de 68 000 $ d’actifs pour entrer dans les 10% les plus riches.

Si vous voulez faire partie des 1%, il suffit d’avoir 760 000 $ — ce qui est à peu près la valeur actuelle d’une maison typique de la banlieue de Washington.

Mais les malheureux membres d’Oxfam voient le verre comme étant à moitié vide. Les pessimistes se plaignent que « les riches deviennent plus riches ». La BBC rapporte :

« Oxfam en appelle aux gouvernements pour renverser cette tendance.

L’association souhaite que les travailleurs se voient verser un revenu de subsistance et que la différence avec la rémunération des dirigeants soit réduite.

Elle souhaite la fin des différences salariales hommes/femmes et la promotion de l’égalité pour les femmes en matière de droits fonciers et de succession.

Elle souhaite également que les gouvernements agissent contre le lobbying, réduisent les prix des médicaments, taxent la richesse plutôt que la consommation et utilisent des dépenses publiques progressistes pour s’attaquer aux inégalités ».

Rage, enrage contre la mort de la lumière…

Richesse : des empêcheurs de tourner en rond

Oxfam n’a vraiment pas la foi.

Elle n’imagine pas que les choses puissent s’arranger d’elles-mêmes. Elle n’a pas la moindre idée de ce qui a causé cette concentration de richesse. Elle ne semble même pas s’en soucier.

Les riches sont devenus plus riches parce qu’ils ont utilisé le pouvoir du gouvernement pour faire passer la plupart des jetons de leur côté de la table de jeu

Si elle avait été un peu plus attentive, elle aurait constaté que les riches sont devenus plus riches parce qu’ils ont utilisé le pouvoir du gouvernement pour faire passer la plupart des jetons de leur côté de la table de jeu.

A deux reprises ces 15 dernières années la Nature a essayé de remettre les riches à leur place. Le krach de 2000 a réduit leurs profits sur le Nasdaq de près de 80%. Puis la crise de 2008-2009 a divisé par plus de deux leurs positions boursières.

A chaque fois, les dés étaient pipés. Les empêcheurs de tourner en rond ont obtenu des banquiers centraux qu’ils truquent le système en leur faveur. La monnaie papier a coulé. La richesse des 1% a gonflé.

Mais ne vous inquiétez pas. Les marchés fonctionnent toujours. Le destin fonctionne toujours. Les marchés baissiers et les récessions se produisent toujours.

Ayez la foi. Soyez heureux. Les profits faciles engrangés par les riches depuis 2009… peuvent disparaître aussi facilement qu’ils sont apparus.

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Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

12 commentaires pour “Sa***ards de riches !”

  1. Vous lisant assez régulièrement, je me pose cette question et la soumets à votre réflexion. Je serais heureux de lire votre avis dans une réponse par mail ( que je qualifierai pour cette raison technique de « personnalisée » ) et bien sûr son duplicata dans cette lettre quotidienne si vous jugez le sujet pertinent et digne d’intérêt pour vos lecteurs. Si je demande une réponse par mail, c’est que je ne suis pas en mesure de vous lire vraiment quotidiennement. Et donc il serait regrettable pour moi, et irrespectueux envers vous, que je ne lise pas votre réponse … vous qui vous serez donné la peine de me la faire.

    Voilà donc mon questionnement : que vaut vraiment l’argent papier ? Que vaut le dollar ? Que vaut l’euro ? Et ainsi, que valent nos salaires, notre épargne ? Que valent ils par rapport à nos francs, voire nos « anciens francs » ? Cela me semble difficile de le dire ? Qu’en pensez vous ?
    L’argent, c’est l’intermédiaire pour échanger des biens qui sont difficilement échangeables directement, des biens qui sont  » sans commune mesure » sauf celle de l’argent justement ! Mais les biens ont des valeurs très fluctuantes dans l’absolu , et sans doute des valeurs plus fluctuantes encore relativement les uns aux autres. Et plus fluctuantes encore si on considère le temps qui passe. Que vaut une bague en or sur un boulevard parisien ? et que vaut un litre d’eau au milieu du désert ? Et vice et versa !!!

    Je me dis qu’il s’agit là de trouver un prix à l’argent. Et je me dis la chose suivante. Pour comparer la valeur de notre dollar, de notre euro par rapport à nos francs, voire nos « anciens francs », il faut se ramener à des biens immuables et les prendre, eux, comme référence. Et je me demande si l’idée de se raccrocher à la valeur d’une oeuvre d’art n’est pas intéressante. Une oeuvre d’art ne sert à rien, elle ne produit rien . Elle ne change pas ( pour peu qu’elle soit conservée dans les bonnes conditions) . Elle est depuis toujours et à jamais unique , semblable à elle même, stable (contrairement à tous les biens qui se dégradent, pourrissent, se raréfient, deviennent obsolètes, qu’on peut renouveler par fabrication, etc … et dans lesquels je vais jusqu’à placer l’or qui est pour certains considéré comme valeur refuge, étalon) . Une oeuvre d’art est ce qu’elle est pour toujours et à jamais (sauf à être détruite) , elle ne change donc pas de valeur. Dès lors qu’elle est connue et reconnue par tous, comme une oeuvre d’art majeure, c’est un bien tangible, palpable, stable ( contrairement aux premières ventes des oeuvres d’un artiste, encore peu connu et qui « prend de la valeur », enfin, on devrait dire de la notoriété . Et là, c’est bien l’artiste qui prend de la valeur en réalité, pas l’oeuvre ! c’est plus tard que l’oeuvre a sa valeur, définitive, quand elle est reconnue comme tel par tout le monde ) .

    Et qu’entendons nous régulièrement ? Que les oeuvres d’art n’en finissent pas de battre des records dans les ventes aux enchères… Et donc si ce bien qui n’a dans l’absolu aucune raison de changer de valeur – – sauf la volonté de celui qui a de l’argent, d’en consacrer plus ou moins à son acquisition – et qu’il voit son prix d’acquisition grimper, c’est que l’argent qui est utilisé, par l’Homme, à son acquisition perd de sa valeur. Il en faut toujours plus pour acheter le strict même bien !

    que pensez vous de cela ?

    Peut on pousser le raisonnement un peu plus loin encore ? Comme on tient à se raccrocher à nos euros qui sont le salaire de notre travail -alors qu’il ne le faut pas d’après ce que je dis au dessus-, je me demande si on ne peut pas raisonner ainsi. Ce qui est immuable aussi, c’est l’heure de travail de l’ouvrier balayeur – ou peut-être la journée de travail car on est sûr de ne pas pouvoir en mettre plus de 24 dans une journée !!! – . Et pas celle du PDG, du chanteur, du journaliste, du sportif et même de l’ingénieur…. heure de travail que tout un chacun ne peut pas fournir. Vraiment, on prend l’heure que tout le monde peut fournir, sauf à être en incapacité de travailler !
    On comparerait alors le nombre d’heures – ou de journées – de travail de balayeur que coûte aujourd’hui une oeuvre d’art donnée avec ce qu’elle a coûté 10, 15, 20, 50 ans auparavant !
    Combien d’heures de balayeur pour tel Van Gogh , tel Picasso, tel Monet, tel Cézanne , tel Modigliani, … ? Là on mesurerait la vraie appréciation ou dépréciation, la vraie inflation ou déflation…. non pas de l’oeuvre…. mais de l’heure de travail !!! Et ainsi on aurait une estimation de la valeur de notre condition d’Homme , notre humanité !

    Je n’ai pas accès à l’information nécessaire à ces deux estimations . Mais vous saurez les faire… Par avance merci pour vos réponses à mes questionnements.

    Bien cordialement

  2. Pas sûr que mon commentaire soit bien en adéquation avec le sujet de l’article…. mais quand on lit ces chiffres , ces centaines de milliers de milliards de dollars de dette sous forme d’obligations et autres…. ça laisse songeur sur la valeur de tout cela !

  3. La seule et véritable bonne nouvelle en cette fin d’un monde qui connaitra le comble du chaos… avant le nouveau.
    c’est que, après la mort du corps, l’existence continue pour notre être subtil informel.

  4. Vos donnée sont juste et peut discutable avant après

  5. Cet article est aussi faux que les déclarations gouvernementales. L’analyse et les affirmations sont totalement erronées. Il confond pouvoir et richesse. Par mon ancien métier j’ai fréquenté des hommes très riches… oui ! jusqu’au jour ou l’un d’eux m’a dit lors d’un petitdéjeuner de travail : « suis-je riche ? » et a ajouté « j’ai fait le calcul, si je vend tout ce que j’ai, je ne peux pas assurer un mois de paie de mes salariés ».
    C’est vrai qu’il ne prend pas le train ou le métro pour aller travailler chaque jour ! Mais sa responsabilité est énorme face aux dizaines de milliers de gens qu’il fait travailler.
    Historiquement, comment aurait-on pu passer à l’ère industrielle sans la concentration de richesses dans peu de mains alors que la pauvreté extrême sévissait dans le monde.
    La véritable réflexion devrait porter sur QUEL AVENIR pour un globe de 7 milliards d’individus. Si est redistribué l’argent des riches, cela fera quelques centaines d’argent à chacun et puis après ? Nous savons le résultat des gestions collectives ou étatiques des entreprises et le fiasco inéluctable final.
    Ce genre d’article est simplement démagogique, sans aucune profondeur ni recul. Sans aucun intérêt.

  6. Bonjour,

    Je tiens a vous demander si ce ne serait pas vous qui êtes trop optimiste sur la répartition des richesses.
    En effet, l histoire nous montre qu un système très inégalitaire peut perdurer longtemps si il n a pas de concurrence. Quand un système se gangrène, les gens se tournent vers un système plus efficace. Cependant si il n y a pas de concurrence, le système peut rester et se gangrener très longtemps (exemple: de l empire romain et les 1000 ans du moyen age qui ont suivi). Si cette concurrence, par le passe se situait au niveau de pays, La mondialisation a (notement due au transport) amener une certaine uniformisation et a relégué la notion d état a un concept bien moins important (globalement un mauvais pouvoir fera effondrer son pays, mais ne l amènera pas a avoir sa classe moyenne très au dessus des classes moyennes des autres pays).
    le fait que le systeme ai deja effacer pratiquement un siècle en terme de richesse réelle et que malgré cela il va encore prendre bientôt une nouvelle vague de nettoyage prouve que l on peut descendre tres bas. je trouve que les conditions actuelles me font bien plus penser aux premices de la chute de l empire romain qu aux transitions qui ont eu lieux au cours des trois derniers siecles (espagne puis france puis angleterre puis etats unis)

  7. J’apprends sans étonnement que je fais partie des 10 %. Je vis plutôt bien même si j’ai un budget à respecter. Je trouverais correct que tous les humains fassent partie du 10 %. C’est évidemment impossible, la Nature ne le permettant pas…

    Oxfam n’a pas la foi, mais vous l’avez pure et dure! Il ne faut pas piper les dés, dites-vous. Il faut laisser faire. La Nature a toujours raison. Elle finira bien par faire disparaître les richesses engrangées depuis 2009 en défiant ses lois. Soyez heureux, les 99 %. Vous serez vengés quand l’ordre naturel sera rétabli!

    Vous savez, quand on est multi-millionnaire ou milliardaire, perdre une bonne partie de sa fortune n’empêche habituellement pas de continuer à mettre du beurre sur son pain, sauf si on meurt d’une crise d’apoplexie. Ceux qui font partie du 1 % auront encore assez de sous pour continuer leur train de vie habituel après la débâcle. Ils réinvestiront leur richesse restante pour l’augmenter à nouveau jusqu’à la prochaine crise de la Nature. C’est le mythe de Sisyphe réinventé où le fils d’Éole est rentier; c’est son argent qui fait rouler l’économie.

    Le libéralisme économique est pyramidal. La logique est imparable : il n’y a pas de gagnants sans perdants. Seuls les plus forts ou les plus chanceux atteindront le sommet. Les autres occuperont la place que la Nature leur assigne en fonction de leur talent ou de leur manque de bol…

    Je ne trouve pas cela très jojo. Je retiens quand même de votre texte qu’on peut se battre contre la Nature. Elle « a essayé de remettre les riches à leur place », mais n’a pas encore réussi depuis 15 ans. De mon point de vue, c’est une bonne nouvelle. Oxfam a raison. Il est possible de faire les choses autrement, quitte à déplaire à la Nature. Elle finira toujours par se fâcher, mais, entretemps, on aura pris du bon temps comme durant les Trente Glorieuses.

  8. Pour répondre à Gilles, l’argent papier est une reconnaissance de dette.
    Très belle et artistement faite. Elle dit que la banque centrale, vous doit la somme qui est écrit sur le morceau de papier.
    Vous vous posez la question de sa valeur. Or c’est une mauvaise question.
    La valeur d’une chose est éminemment variable. L »œuvre d’un artiste plus que tout autre.
    Il n’y a rien d’immuable en ce bas monde, ni les empires, ni les cultures, ni les idées, pas même les religions. L’homme, lui-même est amené à disparaître.
    Ce qui a de la valeur, c’est ce que vous vivez ici et maintenant. C’est ce que l’on pourrait appeler la qualité de la vie. Et c’est vous qui décidez de ce qui est important ou non. Ce qui a de la valeur et ce qui n’en a pas.
    Si bien sûr vous vous laissez influencer par d’autres et que vous finissez par penser que les tournesols de Van Gogh valent bien 85 millions de dollars, c’est que vous n’avez pas compris le sens de la valeur. Demandez-vous pourquoi personne n’a jamais acheté de tableau à Van Gogh, alors qu’il y avait certainement des profits à faire. Et pourquoi, aujourd’hui, certains sont prêts à engloutir des millions pour l’achat d’un seul tableau qu’ils vont s’empresser de mettre dans un coffre-fort. Croyez-vous réellement que ces toiles valent cet argent? Ou n’est-ce que le résultat du marché de l’art?
    Marché? Vous avez dit marché? Eh oui! Comme vous l’avez dit l’argent est le moyen de s’échanger des biens. C’est un vecteur et peu importe sa valeur intrinsèque. Ce qui importe c’est que le vendeur et l’acheteur soient persuadés de cette valeur à l’instant T qui est celui de la transaction.
    L’argent n’a aucune valeur en soi. C’est ce qu’il permet d’acheter ce qui en a……Combien êtes-vous prêts à payer pour un verre d’eau si vous êtes perdu au milieu du désert?

  9. Je viens de lire votre message Monsieur Pierre Langlois; Oui, le système économique est pyramidale dans nos sociétés occidentales et ça n’a rien avoir avec le libéralisme; Avec le totalitarisme, c’est la même chose mais ce ne sont pas les mêmes personnes qui posséderaient la richesse. Qui sait si suite à l’effondrement du système actuel l’économie ne deviendra pas transversale avec moins de croissance artificielle à la clef, artificielle puisque construite avec de la dette qui ne sera jamais remboursée de la manière dont ont la conçoit. Si la situation est celle que l’on connais, c’est sans doute parce que l’humain l’a choisi pour une grande majorité inconsciemment, et pour une minorité consciemment. Si notre société n’était pas aussi avide de biens matériels et de bien être, les riches seraient moins riches et les pauvres plus pauvres mais seraient ils plus malheureux?

  10. Comme c’est pratique!
    Povres 1% de riches, qui sont angoissés par le risque de perdre cet argent inventé/imprimé.

    1milliard dévalué à 1 million ou même 100’000.- ça fera toujours plus que 100 ou 1’000. – En fin de compte rien ne change.
    Article a côté de la plaque toujours vu depuis cet esprit de compétition tellement apprécié par ceux qui tiennent déjà les règles en mains.. Nous n’irons pas loin avec cette logique, de toute façon l’histoire est écrite par ceux qui sont restés en vie. Cet article est de la croquette pour pauvres.. Et les 760’000.- dollars que vaut la maison et bien ils appartiennent à la banque qui a prêté n’est-ce pas? Donc pas à celui qui y habite.. Donc non je ne fais pas partie des 10% je suis le prétexte pour justifier le système mis en place. Le pigeon.
    Salutations

  11. Je ne comprends pas les commentaires « à charge » contre l’auteur.

    Il ne défend pas les riches, ni le système. Au contraire.
    Et il ne souhaite pas non plus que l’état (ou quelque chose d’autre) fasse quoique ce soit pour changer le système, modifier la répartition des richesses.

    Il dit juste à Oxfam : Vous en appelez aux dirigeants/politiques pour une meilleur redistribution des richesses alors que ceux là même sont ceux qui sont responsables de l’augmentation de ces inégalités.
    Est ce pertinent de demander à l’état d’agir quand on voit que celui-ci à choisi son camp : la finance et les 1% les plus riches ?

    Et Bonner donne de l’espoir à Oxfam puisque « la nature » détruit par le krach une bonne partie des richesses (donc réduit l’écart de richesse) si personne (comme l’état) n’intervenait et laissait faire les choses.

    Personnellement, je dirai que les inégalités au court de l’histoire se réduisent, quoiqu’on n’en dise, entre les ultra riches et le reste. Surtout dans ce qui est vital : nourriture, vêtement, habitat, santé, éducation.

  12. Bonjour.
    A la lecture de ce qui précède, j’apporte les commentaires suivants: La fluctuation de la valeur de l’argent par rapport aux choses de la vie dont nous avons besoin, suit elle l’évolution de la valeur du fruit du travail?
    A vrai dire non, parce que c’est justement sur ce différentiel que le monde de « l’argent » , les fameux 1% se « nourrissent: Exemple concret. En 1960, ma fille aînée à sa naissance recevait de sa tante, 5000 frs CFA, placés sur un compte à l’écureuil, valeur de travail équivalent à 1 semaine d’ouvrier, valeur d’achat 2 vélos STELLAS. A sa majorité (18 ans), elle voulait s’offrir un vélo (entre temps, nous étions passés au nouveau franc Français, donc, somme à divisée par 50, soit avec les intérêts 127 francs). Elle ne pouvait s’acheter qu’une roue de vélo. Aujourd’hui, avec davantage de rapidité, le pouvoir d’achat de l’euro a perdu au moins 50% de son pouvoir d’achat, ce qui fait dire parfois, mais c’est le prix que nous payions à l’époque du franc.
    D’où pour en limiter les effets, et lorsque c’est possible, d’investir dans un bien, et tant mieux, si ce bien demande de la rénovation, par bricolage (huile de coude comme on dit). Ce bien, tout en étant taxé, prendra de la valeur, et subira moins les effets réductifs du temps.
    Oui, je suis d’accord avec la valeur du bien être, de la qualité de vie, et tant mieux, si l’argent du moment peut contribuer à l’améliorer. Au moins, c’est peut-être égoïste, pour les enfants (côté patrimoine), mais très profitable pour l’instant présent, alors que les enfants grandissent au sein d’une famille heureuse (confort dans un habitacle amélioré, vacances plus « conséquentes, et souvenir d’une vie familiale plus épanouie). Alors, l’argent n’est pas une finalité, mais un moyen, positivé par un usage immédiat.
    Parce que, qu’est ce que c’est le BONHEUR? Pour moi, c’est vivre les petites choses de la vie, prendre conscience, par nos sens de ce qui nous entourent, souvent cachées par notre rapidité à vivre. 2 EXEMPLES / 1) Ma première épouse décédée en 2004, me disait un matin : » vient prendre le café sous l’arbre dans le jardin, on ne l’a jamais fait. C’est vrai, et je ne savais pas pourquoi on ne l’avait jamais fait et c’était si agréable…2) Ma seconde épouse, me dit un matin, viens, nous allons voir le soleil se levait, je n’y avais jamais pensé, pourtant à attentre qu’il perce l’horizon sur la mer, tout là-bas, je me suis interrogé, pourquoi, je n’y avais jamais pensé, pourtant j’en ai gargé une merveilleux souvenir.
    De tels plaisirs GRATUITS, ont plus de valeur, mais très enrichissants de qualité de vie.
    Est-ce pour cela, que des diplomés quittent tout, pour aller dans les CAUSSES, élever des moutons, mais surtout POUR MIEUX VIVRE?

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