Retour de vacances

| |

=============================
LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Lundi 21 août 2006
=============================

*** Retour de vacances
Dans quel état sont les marchés, après ces deux semaines d’absence ?

*** Un hasard extraordinaire?
Les actions pétrolières chutent… mais ce n’est pas aléatoire

*** Relations publiques
La Guerre contre la Terreur n’est pas ce qu’on croit…

*** Pour une poignée de gambas (1)
Je me dirigeais vers le buffet quand trois silhouettes attirèrent mon attention…

—————————

Bonjour,

*** RETOUR DE VACANCES

** Dans quel état trouvons-nous les marchés, après deux semaines d’absence ? Bronzés, souriants et détendus, on dirait que la trêve estivale leur a profité à eux aussi : peu de statistiques de la part des entreprises… signes d’amélioration sur le front de l’inflation… détente sur le pétrole… "cessez-le-feu" au Liban…

Bref, les lumpeninvestisseurs ont laissé leur optimisme reprendre le dessus ces derniers jours, permettant aux grandes places mondiales de réaliser de belles performances. Le CAC 40 s’est ainsi adjugé 3% sur l’ensemble de la semaine — même s’il a terminé en baisse de 0,18%, à 5 136,69 points, victime de quelques prises de bénéfice. Idem à Francfort, où le Dax a perdu 0,31% vendredi, tandis que le Footsie londonien, lui, grimpait de 0,16%.

Aux Etats-Unis, la hausse était elle aussi au rendez-vous vendredi — permettant aux marchés de terminer en fanfare une semaine étincelante : +0,41% pour le Dow Jones, à 11 381,39 points (et une hausse de 2,65% sur la semaine, la deuxième meilleure performance de l’année), tandis que le Nasdaq grimpait de 0,29%, à 2 163,95 points — soit une belle avancée de 5,16% pour la semaine. Le S&P 500 n’était pas en reste, terminant vendredi à 1 302,30 points, soit 2,81% de hausse hebdomadaire.

** On peut remercier Ben Bernanke et les autorités économiques pour ces jolies performances ; ils ont su publier des données rassurantes quant à l’atterrissage en douceur de l’économie américaine… au retour prochain au légendaire statu quo monétaire de la part de la Fed… et à la maîtrise savante de l’inflation. Le site Investir.fr nous donne quelques détails :

"Les prix à la production américains du mois de juillet sont ressortis très en deçà des prévisions du consensus. Ils ont en effet augmenté de 0,1% sur le mois, en net ralentissement par rapport à la hausse de 0,5% enregistrée en juin. Les analystes tablaient sur une progression de 0,4%. Surtout, hors alimentation et énergie, ils sont en baisse de 0,3%. Les prix à la consommation américains sont beaucoup plus conformes aux attentes des spécialistes. Avec une toute petite nuance, là aussi rassurante pour le marché. L’inflation s’est ainsi accrue de 0,4% le mois dernier, comme prévu, après une progression de 0,2% en juin. Mais hors énergie et alimentation, composante la plus surveillée, les prix ont un peu moins augmenté que prévu, à 0,2%, contre une hausse de 0,3% attendue. En Europe également, l’inflation paraît elle aussi maîtrisée. Elle est ressortie pour la zone euro à 2,4% à fin juillet et sur un an. D’un mois à l’autre, elle recule même de 0,1 point par rapport à juin, ce après une hausse de 0,1 point en juin. Les économistes tablaient sur une stabilité au mois de juillet. Hors alimentation et énergie, l’inflation ressort à 1,6% sur un an".

Mais si les nouvelles sont aussi bonnes… comment se fait-il que la confiance soit à la baisse ? L’Université du Michigan nous apprenait vendredi que son indice de confiance était largement inférieur aux attentes du marché, à 78,7 en août (contre 84,7 le mois dernier… et 83,6 attendus). Se pourrait-il que les ménages américains, qui ont affaire à la "vraie vie", aient une vision différente de l’économie et du chemin qu’elle prend ? L’avenir nous le dira…

** En tout cas, les ménages ne sont pas les seuls à faire grise mine ; la perspective de voir les hausses de taux s’interrompre nuit au dollar et aux marchés obligataires américains. Le billet vert a ainsi été pris de faiblesse, passant à 1,2896 pour un euro… tandis que le rendement du bon du Trésor US à 10 ans a été victime d’une véritable syncope, passant sous les 4,85% — son niveau le plus bas depuis avril dernier.

Du côté des matières premières, notre métal jaune préféré n’est pas en grande forme : l’once d’or a terminé la semaine en baisse, à 613,90 $ au second fixing de Londres. Le pétrole, quant à lui, est d’humeur baissière. A New York, le baril de WTI est d’humeur vagabonde ; il a clôturé vendredi à 71,14 $, soit une légère hausse par rapport à son cours de jeudi.

Françoise Garteiser
Paris

—————————– (publ.)

Cinq conseils pour votre portefeuille…
… et l’investissement que vous devriez faire sans plus attendre !

Pour découvrir les principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent — comment y réagir, cliquez ici…

—————————

Eric Fry nous donne les dernières nouvelles de Wall Street

*** UN HASARD EXTRAORDINAIRE ?

** Nous ne sommes pas certain que cela ait de l’importance — mais nous ne sommes pas non plus certain que ça n’en ait pas : l’indice XOI des actions pétrolières sombre comme un fer à repasser dans une piscine.

- Le fait que les actions pétrolières chutent n’est pas vraiment remarquable en soi. Mais le MOMENT de la baisse actuelle, par contre, l’est peut-être. Au cours de chacun des trois mois qui ont précédé, l’indice XOI a sévèrement baissé juste avant la date d’expiration mensuelle des options sur actions (qui tombe le troisième vendredi du mois). Et au cours de chacun des trois mois qui ont précédé, le XOI a notablement rebondi immédiatement APRES l’expiration des options.

Pour lire la suite de l’article…

—————————

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** RELATIONS PUBLIQUES

** Il fait sombre et le temps est à la pluie, aujourd’hui. La météo tourne toujours le jour de l’Assomption… c’est du moins ce qu’on dit. Cette année n’a pas fait exception à la règle. On est passé de frais et nuageux à froid et nuageux. L’été a semblé prendre fin début août. Depuis, on se croirait en octobre plutôt qu’à la fin de l’été.

* Le mois d’août était une invention d’Octavien, également connu sous le nom d’empereur César Auguste. Il semblerait que les César aient été assez vaniteux. Le père adoptif d’Octavien, Jules, était la seule personne ayant un mois à son nom. Auguste, voulant l’éclipser en gloire impériale, est allé jusqu’à voler un jour de février, pour faire en sorte que son mois soit aussi long que juillet.

* Auguste était vraiment doué pour les relations publiques et la propagande. Son profil orne plus de pièces romaines que celui de tout autre empereur, et il a même fait appel à des poètes et des historiens pour chanter sa gloire et celle de Rome — qu’il a transformé de ville de briques en cité de marbre.

* "Romain, souviens-toi", a écrit Virgile comme en parlant à Octavien, "par ta force de régner sur les peuples de la Terre — parce que tes arts devront être les suivants : pacifier, imposer la loi, épargner les conquis et abattre les fiers".

* Auguste était un dictateur meurtrier, mais heureusement, Virgile savait raconter de belles histoires.

** Notre collègue Lila Rajiva nous écrit que raconter de belles histoires n’a jamais cessé d’être une priorité impériale. Même aux Etats-Unis — qui se vantent d’avoir une presse libre –, le gouvernement engage des propagandistes pour intoxiquer les médias. Il a par exemple payé une société de relations publiques pour annoncer au monde que Saddam Hussein dissimulait des armes de destruction massives en Irak — puis il a utilisé ces fausses informations pour justifier sa guerre :

* "[La société de relations publiques] Rendon [a été] engagée par la CIA en 1990 afin d’aider à ‘créer les conditions favorables au renversement de Saddam Hussein’ ; elle a [ensuite] amassé une centaine de millions de dollars de contrats gouvernementaux au cours des cinq années qui suivirent. La société a rassemblé des militants anti-Saddam, leur a donné une ‘marque’ — le Congrès National Irakien –, et les a conseillés en matière de relations publiques. Elle a également sélectionné Ahmad Chalabi, ancien escroc devenu propagandiste, puis a formé un assortiment varié de transfuges au noble art de tromper les détecteurs de mensonge. Tout cela afin de réaliser les plans des néo-conservateurs pour la destruction créative au Moyen-Orient".

** Dommage que les Américains ne connaissent pas mieux l’histoire. Ils auraient peut-être une meilleure idée de la destination vers laquelle les entraîne leur rôle impérial. Au moins pourraient-ils apprendre quelques trucs en chemin, comme Sir George Murray.

* Tandis qu’ils combattaient les Français en Egypte en 1801, Murray et ses hommes avaient désespérément besoin d’eau. Murray ayant lu ses classiques, cependant, il savait que Jules César avait eu exactement le même problème, quasiment au même endroit (aux environs d’Alexandrie). Il fit quelques recherches dans les mémoires de César, qu’il avait sur lui, et découvrit que les Romains avaient trouvé de l’eau souterraine à une certaine profondeur. Il creusa dans la région et ne tarda pas à en avoir en abondance.
[NDLR : L'eau, encore et toujours... Elle fait et défait les civilisations -- et pourrait bien se révéler être le "nouveau pétrole" au cours du siècle qui vient, avec toutes les crises et opportunités que cela implique. Nous y reviendrons...]

* Bien entendu, les généraux d’Hitler étudièrent avec attention la campagne russe de Napoléon, mais ils ne semblèrent pas en apprendre quoi que ce soit. Au moins l’un d’entre eux avait un exemplaire du récit de campagne de Caulaincourt dans son manteau lorsque les Russes le firent prisonnier.

** L’Histoire nous apprend que dans le panthéon des spectacles impériaux, la Guerre contre la Terreur n’est qu’une tentative grossière et ridicule. La terreur, en fin de compte, n’est qu’une tactique… le dernier recours d’un ennemi faible, incapable de rassembler une véritable menace. Pour autant que nous puissions en juger, la Guerre contre la Terreur est en fait une sorte de campagne de publicité, destinée à stimuler le soutien aux dépenses militaires, à démanteler les libertés civiles à domicile, et à se mêler — les armes à la main — des affaires des autres à l’étranger.

* Les relations publiques sont le mensonge sur lequel commence le spectacle… on arrive ensuite à la farce… et, enfin, le désastre met fin à tout cela. Les nouvelles de la semaine dernière nous rappellent à quel stade nous en sommes encore :

* "Deux avions de chasse ont dû escorter mercredi un vol Londres-Washington lors d’un atterrissage en urgence à Boston, après qu’une passagère s’est agitée si violemment qu’elle a dû être physiquement maîtrisée, selon les autorités".

* "Les autorités fédérales de l’aéroport international de Logan, à Boston, ont déclaré qu’il n’y avait aucune indication de terrorisme, et ont nié les rumeurs selon lesquelles la passagère à bord du vol United 923 avait un tournevis et une note faisant allusion à Al-Qaïda".

* "Le gouverneur Mitt Romney a déclaré que la femme, âgée de 59 ans, venait du Vermont et qu’elle avait été victime d’une attaque de claustrophobie si aiguë qu’on a dû la contenir de force"…

* Vraiment sournois, ces terroristes.

—————————– (publ.)

1 740,11% de gains cumulés au total sur le premier semestre 2006…
Une performance moyenne de 23,84%
Des gains de +50%… +69,77%… +67,86… +88,10%… depuis début mai 2006…
Sans compter les plus-values de 106,90%… 100%… 104%… 91,80%… 117,10% et même 679%… engrangées durant la première partie du 1er semestre 2006 !

Quels investissements permettent d’engranger ce genre de gains ?

Continuez votre lecture pour tout savoir…

—————————

*** La Chronique Agora présente ***

Le Banquier Central est toujours en vacances à Menton… mais quelques-uns de ses homologues étrangers sont venus le rejoindre, et les discussions vont bon train !

============
Le Journal d’un Banquier Central
POUR UNE POIGNEE DE GAMBAS — 1ère PARTIE
============

La crevette est ce monstre/de circonspection
— Francis Ponge

Tout au long de ma persévérante carrière, je me suis tenu à l’écart de ces foyers d’exubérance irrationnelle que sont les casinos. Mais l’autre soir, ma cousine de Menton — chez qui je passe mes vacances — était de sortie pour son bridge hebdomadaire.

Je n’avais rien de mieux à faire ; à deux pas de là, le buffet du Babylon’z promettait "paëlla à volonté" contre une somme ridicule. (Le buffet est, bien entendu, situé tout au fond de la salle de jeux.) Tu connais, cher Journal, mon goût pour la cuisine espagnole : je me suis laissé tenter.

Etablissement de facture récente, le Babylon’z n’a pas la classe de ses illustres prédécesseurs, tel le mythique Palm Beach cannois. Un autre que moi eût trouvé à redire à sa décoration intérieure ou à la tenue très décontractée de ses visiteurs. Mais le génie de l’industrie moderne est à la massification : et à l’heure où les Twingo en série de nos neveux ont remplacé les luxueuses Panhard Panoramique de nos grands-pères, les modernes tenanciers ont découvert, dans les classes moyennes, des relais de croissance insoupçonnés.

Je me dirigeais vers le buffet quand trois silhouettes attirèrent mon attention. A ma surprise, je reconnus tour à tour mon vieux condisciple Jean-Claude T***, qui préside aux destinées de notre Banque Centrale Européenne ; son homologue américain, Ben B*** ; enfin, le Banquier Central nippon, le toujours courtois M. F***, surnommé "Shabu Shabu" par ses intimes.

Un innocent passe-temps
Cependant eux aussi m’avaient reconnu, et saluaient mon arrivée par des effusions d’une inquiétante vivacité.
"Tu es là toi aussi, vieille canaille ! La fête est au complet ! se réjouit Jean-Claude T***.
- Prends un verre de mousseux, ajouta Ben B*** en souriant. Trinquons à l’inflation enfin liquidée !
- Kampai ! opina M. F***.
- … Ils n’ont que du mousseux ?
- C’est un établissement populaire, ici : ne fais pas ta chochotte.
- Si l’on m’avait dit que je tomberais sur vous au casino…
- Il faut bien se détendre, rétorqua Jean-Claude T***, après une bonne petite hausse des taux.
- Pourtant… Parier encore sur le hasard, quand on voit tous ces aléas que vous vous coltinez à longueur d’année… Vous n’en avez pas assez, de l’incertitude ?
- Bernard, montre-lui". répondit simplement Jean- Claude.

Les mains dans le dos, Ben B*** s’approcha d’un air innocent de la roulette sur laquelle la croupière venait de lâcher sa bille. "Ça tombe sur le 10, noir, pair et passe !" hurla-t-il brusquement. Je sursautai ; mais aucun des parieurs concentrés ne lui prêta la moindre attention. La bille s’arrêta sur le n°25, rouge, impair et manque. La croupière ratissa les jetons; on paya les gains. Ben, qui n’avait rien misé, se retourna vers nous d’un air radieux.

Vous avez vu ? Vous avez vu ?
- … Voir quoi ? m’exclamai-je. Il ne s’est rien passé.
- C’est cela qui est extraordinaire, m’expliqua M. F*** d’un ton patient. Il y a des enjeux financiers colossaux à cette table de roulette… L’incertitude est totale, la pression gigantesque… Ben s’avance, donne en public le premier pronostic saugrenu qui lui vient… et il ne se passe rien ! Tout le monde s’en fiche ! Notre ami Ben peut raconter ce qu’il veut : personne n’écoute ! Et avec moi, c’est pareil ! Regardez donc ! Regardez donc !"

Se perchant sur la table avec une agilité surprenante, le banquier nippon cria à la cantonade : "La croupière a de jolies jambes !" sans plus d’effet que l’Américain. "Fini, les marchés qui plongent ! exultait Ben B*** pendant ce temps. Fini, les banquiers qui vont se pendre pour une parole malheureuse ; les politiques qui vous chipotent une virgule ; les analystes qui comprennent tout de travers : ici, on est en vacances !
- … Quel repos ! Quel repos !" murmurait Jean- Claude T***, les larmes aux yeux.

… Je commençais à comprendre.

Qui a peur de l’inflation ?
"Evidemment, dis-je. Vos récentes déclarations ont été suivies de très près par les marchés et la presse économique : j’imagine que ça fatigue, à la longue.
- Quand je pense que je m’y recolle mardi, murmura Ben B***. Une moitié du monde attend de savoir si je vais continuer à remonter les taux directeurs de la Fed ou bien décréter la pause. S’ils se trompent, ou si j’ai la moindre expression malheureuse, je me retrouve avec un krach sur les bras.
- Fais comme moi l’autre jour : remonte-les, lui conseilla Jean-Claude. C’est toujours bien, de remonter les taux : c’est notre vocation naturelle. Fais rendre gorge à l’inflation hideuse ; récompense l’honnête fourmi épargnante, pilier de notre beau système bancaire ; fustige ces cigales d’entrepreneurs, soutenus par des politiques irresponsables, toujours prêts à nous mettre sur la paille. Fais comme la Banque d’Angleterre, face à une inflation à 2,5%. Même Toshihiko, s’y est mis…
- Il y avait si longtemps, rétorqua M. F*** d’un ton rêveur. A l’époque, je fréquentais une galante personne du nom d’Oharu, à Hokkaido… Comme c’est loin. Je dois dire qu’une fois qu’on recommence à remonter ses taux, on se sent beaucoup mieux.
- Ça leur fera les pieds, à ces enquiquineurs, ajouta Jean-Claude. Puisqu’ils sont tous convaincus que tu ne vas pas remonter… Santé.
- Santé.
- Cheers.
- Kampai.
- Dommage qu’ils n’aient que du mousseux, dis-je.
- Quel snob tu fais.
- … Mais je conviens que le consensus incline à la pause. Les signaux se multiplient pour suggérer l’essoufflement attendu de la reprise aux USA. La croissance a nettement ralenti au deuxième trimestre — avec 2,5% en glissement annuel contre 5,6%, dans les premiers mois de l’année. Le Beige Book publié le 26 juillet a confirmé ces orientations, tout en signalant que l’inflation demeurait sous contrôle.
- C’est ce qu’on prétend, grommela Jean-Claude T*** ; l’inflation n’est jamais sous contrôle.
- Le dernier rapport sur l’emploi, poursuivis-je, a donné la touche finale en décevant largement les attentes — et en pointant, à l’inverse du Beige Book, une composante d’inflation salariale en nette augmentation : 3,8% en glissement annuel.
– Ça ne signifie rien à cette échelle et dans le contexte actuel, maugréa l’Américain. J’ai voulu le leur expliquer, mais ils n’ont rien compris."

En attendant que les choses se décantent, la sélectivité doit demeurer de rigueur pour les investisseurs. Après quoi, il faudra prendre en compte la baisse attendue du dollar, et ses incidences sur les exportatrices des deux côtés de l’Atlantique. Enfin, si la tenue des marchés s’avère et que l’aversion au risque ne resurgit pas, on pourra retourner vers les marchés émergents, qui se sont bien épurés depuis la correction de mai.

"Pourquoi pas le Maroc, alors ? suggéra Jean-Claude T***. Quitte à s’intéresser aux marchés émergents, autant en choisir un qui soit proche de la France. Il y aurait aussi la Tunisie, mais les perspectives de croissance semblent meilleures dans le cas marocain.
- C’est-à-dire, objectai-je, que le pays traîne un léger passif en matière de libertés fondamentales… "

Suite de la discussion dès demain…

Meilleures salutations,

Le Banquier Central
Pour la Chronique Agora

(*) Derrière le Journal d’un Banquier Central, on trouve toute une équipe d’experts de la finance, de l’économie, de l’analyse technique et de la bourse — qui mettent à votre service leur expérience boursière aussi affûtée que leur sens de l’humour pour vous proposer des recommandations claires, fiables… et surtout profitables !

Pour découvrir toutes les analyses et recommandations du Journal d’un Banquier Central, continuez votre lecture…

==========================================
(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
——————————————————–
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
==========================================

Author Image for admin

Laissez un commentaire

En soumettant votre commentaire, vous acceptez de respecter nos politique de commentaire.