La rente immobilière n’existe pas, sauf pour l’Etat et les banques

Rédigé le 24 août 2017 par | A la une, Investissement, Richesse, Simone Wapler Imprimer

La transformation en France de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière est l’occasion de nous rappeler que fortune ou rente immobilières sont toutes deux factices.

Partout dans le monde, grâce au système monétaire et financier malhonnête cautionné par les politiciens, se sont gonflées des bulles immobilières.

La France n’échappe pas à la règle. Pire, dans notre cas, la bulle n’a pas vraiment marqué le pas en 2008, contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres pays. En France, en moyenne, depuis 10 ans la valeur de l’immobilier s’est appréciée de 1,3% par an.

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La taxation à l’ISF de cette plus-value latente est inique. En premier lieu parce qu’elle est latente, justement. L’Etat taxe donc des espoirs mais pas la réalité. Qui n’a pas vendu n’a pas de plus-value. Or c’est l’ensemble du parc immobilier qui s’est apprécié. Donc celui qui vend, s’il veut racheter l’équivalent, dépensera plus. L’Etat lui, en revanche, perçoit des droits de mutation sur une valeur faciale plus forte et profite à fond de cette plus-value fictive. [NDLR : Propriétaire ? Voici un moyen tout à fait légal d’économiser 41 000 € en 48h00. Cliquez ici pour le découvrir !]

Pourquoi les bulles immobilières généralisées sont-elles le produit de notre système bancaire et financier ?

Avoir une licence bancaire permet aux banquiers de prêter de l’argent qui n’existe pas encore et de réclamer des intérêts. La réglementation permet de prêter 10 à 30 fois les fonds propres, l’argent réellement mis au pot par les actionnaires d’une banque.

L’immobilier est en France la vache à lait des banquiers. Le prêt consenti (à taux fixe, une particularité française) est garanti par la valeur du bien qui ne peut que s’apprécier dans le temps… Car, et c’est là la magie du système, les taux sont orientés à la baisse depuis des décennies grâce aux économistes keynésiens qui prétendent lutter contre toutes les crises avec le même remède : baisse des taux.

Voilà comment le contribuable devient riche de plus-values latentes et taxables à merci. Voilà aussi comment l’immobilier se renchérit plus vite que les revenus des ménages.

Récemment, nous avons vu des velléités étatistes de perfectionner ce système en taxant aussi le « loyer fictif », ce loyer que les « riches » propriétaires ne paient pas puisqu’ils ont épargné pour être… propriétaires. Là, c’est triple peine : vous aurez épargné (et payé des impôts sur cette épargne lorsqu’elle était en cours de constitution), payé des intérêts à la banque, et enfin vous serez taxés sur le loyer que vous ne payez pas en juste récompense de vos sacrifices.

Dans le monde, certaines bulles immobilières donnent actuellement des signes d’essoufflement : Chine, Canada, Australie, Etats-Unis. Voici ce que donne une requête avec les mots clés « real estate bubble » (bulle de l’immobilier) :

google

Et avec « real estate bubble China » :

google

En France, les jeunes générations, accablées de charges sociales et d’impôts, sont désormais incapables d’acheter au prix fort l’immobilier des seniors qui envisagent de réduire la taille de leur logement, même à taux d’intérêt faible. Quelque chose devra céder…

Si c’est la bulle immobilière, tant mieux pour tout le monde ! Si c’est le système monétaire et financier fondé sur le crédit quasi-gratuit et infini, qui n’enrichit que quelques privilégiés… tant mieux aussi.

 

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

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Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

3 commentaires pour “La rente immobilière n’existe pas, sauf pour l’Etat et les banques”

  1. Paris ou les grandes villes ne sont pas la france!
    regardez la baisse constante de la valeur des biens immobiliers en province
    je suis en bretagne , notre maison ,suite divorce, est en vente depuis 10 ans maintenant
    sommes rendus a prés de 100 000E de perte (sur la base de la valeur de mise en vente!!!)
    par rapport à notre achat,et quand je regarde les autres biens du secteur c est pas loin d etre pareil
    Alors elle est ou votre plus value fictive, avant d’écrire de grosse bétises renseignez vous mieux!!!

  2. Dans ce contexte il me semble très difficile de déterminer s’il est avantageux ou non de réaliser une opération en utilisant l’effet de levier financier. Les prix sont élevés, avec un risque de chute en cas de hausse des taux ou de libéralisation de la construction, mais si on considère le coût global sur 20 ans en intégrant les intérêts, on est au contraire à des niveaux relativement bas (compte tenu du très faible niveau des taux). En tout cas acheter cash n’est clairement pas la bonne solution.

    Si on attend une correction, on prend alors le risque 1/de ne pas avoir de financement dans un contexte de crise financière 2/ de subir des taux plus élevés 3/ de perdre de nombreuses années au cours desquelles le crédit aurait pu être amorti.

  3. Oui on peut parler de bulle immobilière lorsque l’on est à Paris ; c’est aussi le cas sur la cote d’azur et dans les centre-ville de quelques grandes villes comme Bordeaux et Lyon……Mais je ne crois pas que ce soit le cas dans le reste du pays…Si les prix des constructions neuves sont cheres ,c’est tout simplement du à la chèreté des fournitures de base,au prix élevé des rares terrains à construire, et aussi à la qualité de la construction des immeubles qui respecte des normes nouvelles ( batiment basse consomation = BBC)..Certes c’est la loi de l’offre et de la demande , qui fait le prix des immeubles anciens mais Il me semble que compte tenu du prix des constructions neuves il est normal que le prix de l’ancien s’ajuste à la hausse……En Creuse certaines maisons sont « liquidées » sur la base de7/ 8 euros lem2 , et si il fallait les reconstruire à l’identique,cela couterait plus du double….Et il n’y a pas qu’en Creuse !!!! Qui dit encore que l’immobilier est trop cher!!!!!

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