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La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 21 mars 2007
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*** L’imagination au pouvoir… de ne plus prêter
C’est le début de la fin officiel pour le secteur des prêts subprime
*** Rejoignez "l’argent intelligent !"
Eric Fry nous donne quatre principes de base pour de l’argent vraiment intelligent!
*** Voyage dans le temps
Bill Bonner aimerait se concocter son propre menu temporel
*** Petite introduction à l’univers des penny stocks
Penny Stocks : pour une poignée de dollars…
—————————– (publ.)
DES PROFITS A REPETITION MEME QUAND LES MARCHES VACILLENT ?
Simple : il suffit de suivre le guide !
Ceux qui l’ont fait en 2006 s’en sont tirés avec pas moins de 173,83% de gains cumulés sur l’année… en toute simplicité.
Pour faire comme eux, continuez votre lecture…
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Bonjour,
*** L’IMAGINATION AU POUVOIR… DE NE PLUS PRETER
** La nouvelle ne devrait guère vous surprendre… mais comme nous en avons pris connaissance hier soir, nous avons jugé que cela constituerait une bonne entrée en matière : New Century Financial (NCF) ne peut plus se re-financer auprès d’établissements tels que Fannie Mae, ni leur céder la moindre parcelle de son portefeuille de prêts hypothécaire.
En d’autres termes, NCF est mis en quarantaine par la Securities & Exchange Commissions (l’expression "banni par le gendarme de la bourse" serait peut-être plus appropriée ?) du système financier américain. Cela équivaut clairement au commencement de la fin, dans un registre cette fois-ci très officiel.
Nous ne savons pas encore comment Wall Street va digérer cette annonce. Pour l’heure, l’actualité du jour est restée dominée par la méga-fusion Barclays/ABN-Amro. Si l’opération aboutit, elle donnera naissance à un groupe pesant 120 milliards d’euros de capitalisation boursière, qui deviendra de facto le n°1 européen en termes d’actifs gérés et d’encours de crédit.
** Il est clair que l’effervescence régnant autour de dossiers comme Atos, Carrefour, Alstom, Suez, Vivendi et désormais Vinci (qui a pulvérisé en séance un record historique à 119,7 euros contre un précédent zénith à 110,10 euros) a largement occulté, ces dernières 72 heures, la crise du secteur du subprime et des "prêts menteurs" — ou liar loans en version originale.
De fait, et jusqu’à une date très récente, il n’y avait qu’une seule véritable condition pour obtenir le droit d’acheter une maison à crédit (assorti d’un taux de 10%, voire de 13%) : être capable de tenir un stylo pour remplir un formulaire de demande de prêt, les cases concernant les ressources et les garanties étant laissées à la libre inspiration de l’emprunteur… ou, s’il manquait d’imagination, à celle de son conseiller financier.
Nous gageons que les banques américaines vont se montrer un peu plus regardantes à l’avenir. Cependant, il ne faut pas négliger l’impératif qui consiste à assurer la liquidité du marché immobilier dans un pays où la mobilité professionnelle constitue un des piliers du système économique.
Nous connaissons certains oiseaux rares qui ont changé dix fois de logement, sinon de poste, en l’espace de 15 ans. Cependant, la moyenne nationale aux Etats-Unis serait comprise entre quatre et cinq fois au sein de ce type d’intervalle, au lieu de deux en France et 1,5 aux Pays-Bas.
Le statut de "primo-accédant" ne concerne qu’une petite fraction des acheteurs aux Etats-Unis ; les autres ont en théorie quelque chose à revendre pour garantir une prochaine acquisition. C’est une sécurité illusoire, car tous les Américains sont endettés à des niveaux inconnus en Europe — à 50, 60 voire 65% si de confortables revenus procurent un "reste pour vivre" acceptable… Et surtout, l’épargne des ménages est structurellement négative depuis bientôt trois ans.
** Dans un contexte immobilier pour le moins tendu, les statistiques du jour, publiées à 13h30 aux Etats-Unis étaient attendues avec une certaine anxiété… sauf par ceux qui auraient pu bénéficier d’indications positives avant leur publication. Nous avons donc découvert comme n’importe quel commentateur lambda l’heureuse surprise constituée par le rebond de 9% des mises en chantier de logements neufs au mois de février — soit 1,525 million d’unités… mais le recul atteint -28,5% en glissement annuel.
Nous avons immédiatement décortiqué ces chiffres pour y découvrir l’impact décisif de conditions météorologiques favorables dans certaines régions (sud, centre et surtout côte ouest des Etats-Unis) : moins de froid et moins de précipitations font pousser les maisons comme des champignons !
Mais le baromètre du climat immobilier auquel nous attachons le plus d’importance, c’est le nombre de demandes de permis de construire déposées dans les mairies : ces demandes ont baissé de 2,5% (à 1,532 millions de dossiers) le mois dernier par rapport à janvier.
Le phénomène le plus éclairant, c’est la poursuite du déstockage opéré par les promoteurs : le neuf à prix cassés se vend mieux que l’ancien (même bradé), et le nombre de transactions ne chute donc pas dramatiquement comme ce fut le cas en 1991 ou en 2002… du moins pas encore !
En revanche, le marché de l’occasion, celui sur lequel opèrent les agences immobilières, est sinistré. La liste des logements à vendre s’allonge, de même que celle des maisons (souvent neuves) mises aux enchères par des organismes de prêts exotiques aux abois.
Une vingtaine d’entre eux ont déjà fait faillite en l’espace d’un an ; comme quoi, liquider les actifs en déshérence ne suffit plus à faire face aux appels de marge des grandes banques américaines qui finançaient à livres ouverts les spécialistes du subprime.
Ce genre de désagrément ne menace guère les établissements de crédit européens. Cependant, la thématique des investissements pourrait évoluer — à l’image de ce qui se pratique aux Etats-Unis — vers une "course à la qualité". Il s’agit de la tendance des investisseurs à privilégier des entreprises peu cycliques et qui encaissent du "récurrent" : la société Vinci constitue typiquement le coeur de cible, d’autant que le capital est très éclaté.
** Le CAC 40 avait mal démarré la journée, chutant de 0,4% en milieu de matinée. Cependant, lorsque la confiance est revenue avec l’anticipation d’une ouverture positive de Wall Street, nous avons observé une rotation sectorielle en faveur des services aux collectivités. Cela s’est traduit par des gains de 2,1% sur Gaz de France, 1,8% sur Suez, 1,7% sur EDF ou encore 1,55% sur Véolia. Le CAC 40 s’est ainsi hissé au-dessus des 5 500 points, tutoyant la MM 100 qui gravite vers 5 520 points — un bel objectif.
La modération des cours du pétrole (56,80 $, soit +0,4% seulement après -1% la veille) venait également rassurer les acheteurs. Dans le même temps, le comité de politique monétaire de la Fed débutait ce mardi : le maintien du prime rate à 5,25% ne fait aucun mystère, mais la suite des événements va dépendre de la thématique qui ressortira du communiqué final, attendu aujourd’hui vers 19h15.
** Ben Bernanke a intérêt à se montrer convaincant, car nous soupçonnons Alan Greenspan de préparer de nouvelles déclarations reflétant des opinions "originales" au sujet de la conjoncture américaine. A 100 000 $ la demi-heure (+ frais de déplacement et hôtel 5 étoiles…), le Maestro se doit effectivement de captiver son auditoire et de l’impressionner par des formules qui font mouche…
Chez New Century Financial, par contre, nul n’en entend plus aucune voler !
Philippe Béchade,
Paris
PS : Dès 15h45, retrouvez Philippe Béchade en direct des marchés au 0899 707 009* : analyse de la séance en cours, suivi des positions en portefeuille, recommandation du jour — la journée boursière n’aura plus aucun secret pour vous !
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Eric J. Fry vous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** REJOIGNEZ "L’ARGENT INTELLIGENT !"
** Qu’est-ce qui rend l’argent intelligent si intelligent ?
- L’un des meilleurs moyens de devenir vous aussi "l’argent intelligent", c’est d’analyser celles de vos transactions qui ont échoué. Quelqu’un a agi intelligemment de l’autre côté de votre position. Pour apprendre à devenir un meilleur investisseur, commencez par vous demander : "bon, qu’est-ce qu’il a fait de l’autre côté de cette transaction ? Comment a-t-il su ?"
- Parfois, c’est de la chance pure. Parfois, il y a autre chose. Mais ce genre d’introspection est un bon moyen de se lancer sur la piste de l’argent intelligent.
- Voyons cela plus en détails…
** 1) L’argent intelligent reste concentré. Il n’investit que dans ce qu’il connaît… et il sait exactement pourquoi il investit.
- Les gens me demandent souvent : "quelle est la principale chose que je devrais faire en tant qu’investisseur individuel ?" Ma réponse est toujours la même : "connaissez vos investissements. Et si vous ne savez pas vraiment ce en quoi ils consistent, ne faites rien". C’est Warren Buffett qui a exprimé ce principe le plus clairement en déclarant : "le risque naît lorsqu’on ne sait pas ce qu’on fait".
- Concentrez vos investissements sur les idées que vous comprenez à fond, du plus général au plus précis. Dans l’ensemble, je pense que si vous examinez vos succès et vos échecs, en matière de placements, vous découvrirez que la majeure partie de vos réussites se trouvait dans des secteurs que vous compreniez plutôt bien — tandis que vos échecs se concentreraient dans des secteurs moins familiers.
** 2) L’argent intelligent est contrarien. Il évite les situations extrêmes… ou les recherche.
- En d’autres termes, il recherche la valeur sous sa forme la plus pure. De toute évidence, les opportunités se trouvent parmi les dépossédés, les dédaignés, les oubliés, les endroits où les commentateurs de la presse grand public ne cherchent pas.
** 3) L’argent intelligent est sélectif. Il se concentre sur les meilleures opportunités… et rejette les autres.
- En d’autres termes, l’argent intelligent se concentre sur les secteurs offrant les meilleures perspectives risk/reward. Personne ne rentre dans un restaurant en demandant un plat de poisson "raisonnablement frais". Mais dans la sphère de l’investissement, c’est souvent très exactement ce que nous faisons. Nous investissons dans des choses qui semblent raisonnablement bonnes… mais pas excellentes. Mais je parierais que si vous examiniez le rendement de votre portefeuille dans son ensemble, vous vous apercevrez que les investissements qui l’ont entraîné à la baisse ont été les idées marginales. Et si vous en étiez resté aux placements que vous considériez comme étant vraiment des opportunités de long terme excellentes, votre rendement global s’en serait trouvé amélioré.
- Il est donc important d’écarter les idées qui ne vous semblent pas à la hauteur.
4) L’argent intelligent est patient. Il se soucie moins des opportunités perdues que du capital perdu… mais donne à ses investissements le temps de fonctionner. Il est lent à agir, puis lent à réagir.
- Il lui importe peu de manquer des occasions ambiguës… parce qu’il ne poursuit pas les valeurs lorsqu’elles sont populaires. Il attend les moments de faiblesse. Si vous connaissez vos investissements, si vous avez été sélectif, vous pouvez investir avec confiance. Vous savez que vous avez une idée de long terme solide, vous devez donc lui laisser le temps de mûrir.
- Tous les grands investisseurs — tous les Warren Buffett de la planète — ont gagné leur argent en achetant à bon escient, et en s’y tenant pour le long terme.
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** VOYAGE DANS LE TEMPS
** Cette semaine, les marchés ont semblé revenir à la "normale" — ou du moins ce que les investisseurs actuels considèrent comme normal. C’est-à-dire que des choses déjà surévaluées le sont devenues plus encore. Et les investisseurs, déjà surchargés, en ont rajouté un peu plus sur leur assiette.
* Le temps guérit toutes les blessures. Vous avez un problème ? D’une manière ou d’une autre, le temps le réglera. Quelque chose ne va pas ? Quelqu’un fait une mauvaise action et s’en tire sans encombre ? Ne vous inquiétez pas… le temps aplanira tout ça.
* Et si nous ne pouvons pas déterminer ce qui se passe sur les marchés financiers, le temps devra s’en charger.
* "Les investisseurs retrouvent l’appétit du risque", déclare le Financial Times.
* Retrouver l’appétit est une bonne chose, quand on est malade. Nous ne sommes pas certain, par contre, que ce soit si bénéfique lorsqu’on est sur le point d’exploser d’indigestion.
* Et si le temps peut guérir les choses… il peut également les pourrir.
* "Oh, Temps… ne m’accorderas-tu pas une année de plus ? Je te donnerai mes pièces d’or. Je te donnerai mes actions. Ou ma résidence sur la côte, qu’en penses-tu ?"
* "Je ne demande pas grand’chose. Simplement que mon visage redevienne tel qu’il était en 1968… que je puisse acheter un gallon d’essence pour 25 cents, comme en 72… Laissez-nous rester éveillés tard le soir en hurlant à la lune comme en 1982… faites que mes actions dot.com valent ce qu’elles valaient en 1999"…
* "Ce n’est pas trop demander, si ?"
* Oui, on peut ignorer le temps, mais lui ne vous ignorera pas.
* Le temps s’occupe de tout et de tout le monde. Il n’épargne rien ni personne.
* Vous ne pouvez vous cacher… vous ne pouvez lui échapper. Vous ne pourrez pas courir plus vite que lui. Vous ne pouvez pas passer un accord avec lui.
** Si seulement nous pouvions arrêter le temps… le forcer à se mettre là où nous le souhaitons — nous pourrions nous amuser un peu.
* Nous mettrions la circulation routière à ses niveaux des années 50 — idem pour les voitures, mais avec la technologie du 21ème siècle sous le capot. Nous ne voulons pas avoir à bidouiller des carburateurs comme nous devions le faire à l’époque. Et les prix à la consommation… remettons-les au début des années 60, eux aussi… avant que la première grande vague d’inflation ne frappe. Nous nous rappelons avoir acheté un hamburger dans un restaurant d’Annapolis pour 25 cents. 25 autres nous ont permis d’acheter un cola. Et combien devions-nous dépenser pour aller au cinéma ? Nous ne nous en souvenons plus avec précision mais nous pensons que cela devait se monter à 60 cents environ la place. Tout était bon marché. Bien entendu, cela ne semblait pas bon marché à l’époque. Donc, puisque nous réarrangeons un peu l’ordre des choses, mettons les revenus à leurs niveaux de 2007.
* Et revenons à l’époque d’Eisenhower pour avoir un système politique que nous trouvions acceptable. Il y avait de véritables conservateurs, à l’époque — des gens qui hésitaient à dépenser l’argent des citoyens… et se mêlaient à contrecoeur des affaires publiques. Aujourd’hui, nous avons des conservateurs bidon — des gens qui prêchent le "conservatisme" tout en défendant le programme le plus activiste depuis Franklin Roosevelt.
* "Transformer la Mésopotamie en démocratie à l’américaine ?" auraient plaisanté les anciens. "Pourquoi ne pas en faire des baptistes, tant qu’on y est ?!"
* Pendant ce temps, la première page d’USA Today nous apprend que cette dernière tentative de refaire le monde à notre image se heurte à quelques problèmes. Il y a quelques mois de ça, les Irakiens montraient fièrement leur index maculé d’encre violette, preuve de leur soutien à la démocratie. Mais maintenant qu’ils en ont fait l’expérience, un nouveau sondage montre que la majorité d’entre eux sont contre. Seuls 43% d’entre eux pensent que la démocratie serait bonne pour l’Irak. Le reste n’est pas du même avis. Une majorité d’Irakiens pense qu’il est "acceptable" de tuer des soldats américains. Ce sont les mêmes — si l’on en croit la fiction — que ceux que les soldats US essaient de protéger. Retirez-les du tableau, déclarait le président américain cette semaine, et les Irakiens pourraient commencer à s’entre-tuer.
* Oh, si seulement nous pouvions rembobiner la cassette. Si nous pouvions revenir à l’ère Eisenhower, lorsque les présidents américains avaient encore de l’esprit et du charme. Les Etats-Unis étaient encore un pays libre, pour autant que nous puissions nous en souvenir. Et qui était président de la Réserve fédérale, en 1956 ? Qui le savait ? Qui s’en souciait ? Le dollar était encore lié à l’or. On pouvait lui faire confiance. Les Etats-Unis étaient la plus grande usine de la planète… le plus grand créditeur du monde… le plus grand exportateur du monde… l’économie la plus rapide du monde.
* Bien entendu, la vie publique était aussi pleine de sottises qu’elle l’est aujourd’hui… mais les sottises semblaient plus innocentes… moins intrusives… et, en fin de compte, plus humaines.
** Mais assez de souvenirs. Ca ne sert à rien. Le temps ne passe d’accords avec personne — pas même avec le New York Stock Exchange.
* Voyons voir. Selon les articles de presse, trois choses ont aidé les investisseurs à retrouver leur coup de fourchette.
* Pour commencer, les actions chinoises ont décollé. Après une brève et faible crise de panique il y a quelques semaines de ça, la bourse de Shanghai est plus grasse et heureuse que jamais. L’indice frôle une fois encore les records.
* Ensuite, une toute nouvelle sélection de fusions-acquisitions potentielles a été ajoutée au menu. Comment les investisseurs pouvaient-ils résister ? Toute cette sauce délicieuse et onctueuse ! On parle même d’une acquisition majeure dans le secteur minier aurifère. On dit que Barrick garde un œil sur Newmont, dont les actions devraient spectaculairement grimper.
* Troisièmement, les investisseurs en viennent à accepter tout le problème du subprime. Tim Harris, stratégiste chez JP Morgan, a remis les choses en perspective :
* "On estime que le marché des prêts immobiliers US vaut environ 10 000 milliards de dollars, dont 10% approximativement sont classifiés, en cumulé, comme subprime ; 12-15% de cette quantité sont en faillite ou s’en approchent".
* Pas de quoi fouetter un chat, en d’autres termes. Mais attendez ! 10 000 milliards de dollars, ça fait tout de même beaucoup d’argent. Et 10% de ça, ça fait encore 1 000 milliards de dollars… et 15% de 1 000 milliards de dollars, ça fait encore 150 milliards de dollars. Qui a 150 milliards de dollars à perdre ?
* Le problème — une fois encore, selon la presse — ce sont les risques qui se transmettent désormais à d’autres segments du marché des prêts. La soif de profits qui a poussé les prêteurs à accorder des prêts à des gens qui ne pouvaient les rembourser… a également mené les investisseurs à acheter ces prêts titrisés… ainsi que des valeurs surévaluées dans un pays communiste… et bien d’autres choses encore. Ils continueront jusqu’à ce que quelque chose craque, selon nous. Peut-être que ça a déjà craqué.
* Le temps nous le dira.
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Continuez votre lecture pour tout savoir…
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*** La Chronique Agora présente ***
Les penny stocks… Une catégorie d’actions bien tentante, avec des possibilités de gains rapides et spectaculaires — mais qui présente aussi des pièges pour l’investisseur qui s’y aventure pour la première fois. Sohail Asghar, pionnier des penny stocks en France, nous invite à faire plus ample connaissance avec ces titres pas comme les autres…
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PETITE INTRODUCTION A L’UNIVERS DES PENNY STOCKS
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Par Sohail Asghar (*)
Qu’est ce qu’une penny stock ?
Aux Etats-Unis, sur les marchés boursiers, le terme penny stock fait généralement référence à du trading qui aurait lieu en dehors de l’un des marchés principaux que sont le Nasdaq, le NYSE, ou bien l’AMEX. A un détail près : cette image que l’on donne depuis plusieurs années ne représente pas la réalité d’aujourd’hui.
En fait, la Securities & Exchange Commission (SEC), organisme de contrôle équivalent à l’AMF française, considère comme penny stock les actions spéculatives de très petites entreprises dont le prix, très faible, est compris entre 0,01 $ et 5 $. Elles sont également appelées microcap stocks, ou penny shares au Royaume-Uni.
Aux Etats-Unis, les penny stock peuvent être cotées sur le Nasdaq, le NYSE et l’AMEX. On en trouve également sur des marchés plus "alternatifs", comme l’OTC (Over The Counter), l’OTCBB (Over The Counter Bulletin Board) ou encore le Pink Sheets.
Faisons une petite parenthèse britannique : sur les marchés boursiers du Royaume-Uni, les penny stock font généralement référence aux valeurs et actions des entreprises dont la capitalisation boursière est inférieure à 100 millions de livres sterling et/ou dont le cours est inférieur à une livre sterling, avec un écart entre l’offre et la demande supérieur à 10%. En Grande-Bretagne, c’est la Financial Services Authority (FSA) qui gère les penny stocks, par le biais d’une réglementation indiquant le facteur-risque lié à l’investissement ou au trading sur ces micro-capitalisations.
Aux Etats-Unis, les penny stocks ont généralement une capitalisation boursière inférieure à 500 millions de dollars, et sont considérées comme étant extrêmement spéculatives, en particulier celles qui s’échangent dans des volumes très faibles sur les marchés OTC, OTCBB et Pink Sheets.
La Securities & Exchange Commission prévient d’ailleurs que sur ces marchés, les penny stock sur lesquelles les transactions ne sont pas fréquentes et qui ont un volume très faible se révèlent souvent difficiles à vendre après que l’investisseur ou le trader se soit positionné.
Un conseil, donc : évitez absolument ces marchés parallèles qui n’offrent pas assez de visibilité ; restez focalisé uniquement sur des marchés importants et sécurisés tels que le Nasdaq, le NYSE et l’AMEX.
Investissement à haut risque ?
De nombreux investisseurs sont attirés par les penny stock. Tout à fait logique, compte tenu du fait que le prix de ces micro-capitalisations est très faible… et que le potentiel de gains rapides est bel et bien réel. Mais les penny stocks ont les défauts de leur qualité… et ce scénario est aussi valable à la baisse !
Par ailleurs, étant donné qu’une penny stock a moins d’actionnaires, cela la rend moins liquide. En d’autres termes, le volume d’échanges quotidien ne sera pas aussi important que celui d’une grande entreprise de type blue chip.
De ce fait, tout changement soudain entre l’offre et la demande d’une penny stock génère une grande volatilité sur le prix de celle-ci. Ce manque de liquidité peut provoquer des hausses et des baisses parfois vertigineuses sur les cours, et cela permet aux institutions et aux teneurs de marché de les manipuler à leur guise.
Il est donc très important de rappeler à tous les investisseurs individuels — novices ou expérimentés — de ne surtout pas donner suite aux fameux "penny stock spams" qui sont envoyés par e-mail à plusieurs millions de personnes chaque jour, et qui constituent une véritable escroquerie boursière à l’échelle planétaire !
Certaines penny stocks manquent du volume d’échanges nécessaire pour effectuer une analyse technique. Cependant, ce genre d’analyse reste tout à fait possible pour les penny stock cotées sur les trois principaux marchés boursiers américains (Nasdaq, NYSE, AMEX) : en effet, ces micro-caps ont suffisamment de volume et offrent donc une bonne visibilité aux investisseurs individuels et aux traders actifs.
La volatilité est votre amie !
La volatilité est essentielle, pour les penny stocks. Mais lorsque l’on parle de volatilité en France, on pense tout de suite au facteur risque. Aux Etats-Unis, par contre, on la considère comme un élément très positif — et même indispensable, puisque c’est elle qui donne du mouvement à un marché boursier et qui suscite l’intérêt des investisseurs, des traders et des spéculateurs.
Nous savons que les penny stock peuvent subir d’énormes changements de prix ; ces mouvements sont souvent dus à des ordres d’achat ou de vente très importants. Il n’est pas inhabituel de voir une penny stock grimper ou chuter de 20%, 50% ou plus en séance… avant de retrouver, à la clôture, son cours de début de journée !
Lorsqu’une micro-capitalisation américaine annonce de bonnes nouvelles — par exemple un accord ou un contrat approuvé pour la distribution d’un nouveau médicament dans le cas d’une entreprise évoluant dans le secteur de la biotechnologie –, on peut s’attendre à voir le cours de la valeur réaliser une progression fulgurante après que l’annonce a été faite. Sachez que des hausses de quelques centaines de pourcents en l’espace de deux à cinq jours sont fréquentes.
A vous, ensuite, d’en profiter !
Meilleures salutations,
Sohail Asghar
Pour la Chronique Agora
(*) Sohail Asghar est reconnu des deux côtés de l’Atlantique comme un expert dans le domaine des penny stocks. Il a contribué à quantité de publications américaines, a fait de nombreux entretiens avec des "grandes pointures" du trading… et a même été interviewé dans le prestigieux magazine Stocks & Commodities, la référence mondiale dans le domaine du trading et de l’analyse technique. Sohail a mis à profit ses rencontres, ses études… et surtout son expérience de dix ans sur les marchés pour élaborer un système de sélection des penny stocks extrêmement fiable et précis.
[NDLR : C'est d'ailleurs ce système ultra-efficace qu'il met au service de votre portefeuille aujourd'hui, avec une sélection exclusive de 5 valeurs qui pourraient vous permettre d'engranger jusqu'à 340% de gains cumulés dans les mois qui viennent ! Pour tout savoir, continuez votre lecture...]
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