=============================
La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 11 juillet 2007
=============================
*** Le dollar part en vrille ?
Investissez dans une villa à 165 millions de dollars !
*** Certaines expériences sont plus réelles que d’autres
… et plus risquées aussi
*** Qui de l’ours ou du taureau l’emportera ?
Entre les deux le cœur de l’optimiste balance…
—————————– (publ.)
Les turbulences boursières sont-elles le seul danger menaçant votre patrimoine ?
Pour en savoir plus — et découvrir comment réagir aux principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent, continuez votre lecture…
—————————
Bonjour,
*** LE DOLLAR PART EN VRILLE ?
** Alors qu’un climat polaire s’est installé depuis la mi-juin sur tout le quart Nord-Ouest de l’Europe, la température a brutalement chuté sur les places boursières en ce mardi alors que le dollar enfonçait son plancher historique face à l’euro (à 1,3680/euro) pour s’inscrire nettement en deçà des 1,3735/euro.
Jürgen Stark, l’un des patrons de la Bundesbank et membre éminent du conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne, a clairement exprimé ce mardi ses inquiétudes face à la croissance rapide de la masse monétaire sur le Vieux Continent.
Il n’en fallait pas davantage pour ranimer les craintes de voir la BCE relever de deux crans le loyer de l’argent avant la fin de l’année 2007, les marchés obligataires tablant désormais sur des taux directeurs portés successivement à 4,50% puis 4,75% cet automne — et peut être même 6% d’ici mars 2008.
Si ce genre d’hypothèse de travail rassemblait un plus large consensus d’ici la mi-juillet (le recul des indices boursiers ne constitue pour l’heure qu’une réaction épidermique), le compartiment "actions" ne s’en sortirait pas indemne.
** Il y avait longtemps que le CAC 40 n’avait enregistré une volatilité de 2% entre les extrêmes de la séance (entre 6 126 et 6 005 points) : les valeurs françaises ont affiché jusqu’à -1,65% peu après l’ouverture de Wall Street, et l’Euro-Stoxx50 accusait une baisse très comparable de -1,4%.
Le dernier écart de cet ordre remontait au 7 juin dernier et puisait déjà son origine dans la soudaine résurgence des anticipations d’un durcissement de la politique monétaire de la BCE bien qu’elle n’ait, à l’époque, rien laissé transparaître dans ce sens.
Si les pressions sur les prix du panier de la ménagère restent contenues (à condition d’en exclure le prix de l’essence et l’indice de la construction qui sert de base au calcul des loyers), la véritable inflation que nous dénonçons depuis 2004 — celle des actifs financiers et du foncier dans le sud et l’ouest de l’Europe — reste véritablement galopante en dépit de tous les efforts sémantiques de J.C Trichet et de son homologue de la Banque Centrale britannique, Mr. Mervyn King, pour freiner les ardeurs des marchés.
** Cette journée de mardi avait pourtant très bien commencé à Paris puisque le CAC 40 ne tardait pas à re-tester la zone de résistance des 6 130 points. Les esprits s’échauffaient dès la reprise des cotations avec la résurgence d’une rumeur de LBO de 30 milliards d’euros sur Air Liquide orchestré par KKR (toujours eux !) ou par un rival disposant de notoriété publique d’une force de frappe égale ou supérieure à 50 milliards de dollars. Les actionnaires de l’opérateur téléphonique canadien BCE peuvent en témoigner : il existe au moins un fonds d’investissement du nom de "Teachers" capable de mettre 49,5 milliards de dollars sur la table — trouver les 500 000 dollars manquants ne devrait pas être trop difficile !
Nous n’avons pas tardé à vous avertir sur le "Téléphone Rouge" (notre nouvel audiotel que vous retrouvez en composant le 0 899 781 961*) de notre scepticisme concernant la rumeur du jour (d’origine évidemment inconnue comme il se doit), lancée au lendemain de l’OPA de Danone sur Numico (le numéro 1 français débourse près de 13 milliards d’euros pour racheter une firme néerlandaise qui réalise 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires).
Il ne nous avait pas échappé que les acheteurs enthousiastes du début de la séance épongeaient plusieurs rafales d’ordres de vente automatisés (des liquidations de panier de titres à cours prédéterminé) tandis que le dollar piquait du nez et ne tardait pas à s’enfoncer sous son plancher historique. Il s’avèrera ensuite incapable de se redresser au-dessus des 1,3700/euro.
La pression des vendeurs ne cessera de s’accentuer au fil des heures et le volume des échanges en témoignait dès la mi-journée (50% de plus que la veille), tendance qui se confirmera en clôture avec une hausse de 40% du chiffre d’affaires sur le seul CAC 40.
Cette fois-ci, le "triple sommet déclinant" sous les 6 170/6 130/6 105 points commence à prendre forme et, comme nous vous l’avions déjà signalé, ce genre de configuration est rarement de bon augure : le potentiel de repli qui en découle est au moins égal à la hauteur totale de la première vague haussière (soit -320 points en l’occurrence).
Mais il est également question de "triple sommet" sur le Dow Jones, le S&P-500 et même sur l’indice Nikkei qui plafonne sous les 18 300 points depuis le 25 février dernier. Nous y voyons une singulière coïncidence et l’émergence d’un risque de correction majeur alors que les trois premiers trimestriels publiés depuis lundi soir se soldent au mieux par une déception (Alcoa) et par deux profit warnings émanant du géant Home Depot (qui ne réagit guère car c’était largement anticipé) et de Sears (qui dévisse de -10% et plombe le Nasdaq).
De quoi assombrir quelque peu l’humeur des analystes qui tentaient d’écarter le scénario d’un impact significatif de la crise du subprime (et de la chute des prix immobiliers) sur la consommation.
** Ben Bernanke tentait mardi soir de voler au secours des optimistes en réaffirmant que les risques inflationnistes apparaissaient beaucoup mieux contenus — grâce à la mise en place de stratégies beaucoup plus efficaces par les Banques Centrales — depuis deux décennies. Une manière élégante de rendre hommage à l’action de son prédécesseur Alan "bulle" Greenspan, en indiquant que la hausse des prix de l’énergie et des matières premières n’avait plus de répercussions mécaniques (si ce n’est de façon ponctuelle) sur les prix et donc sur le pouvoir d’achat des consommateurs américains…
L’argument est usé jusqu’à la corde et vous fera sourire : dommage que Mr. Bernanke n’ait pas profité de cette occasion pour adresser un amical salut au peuple chinois dont le dévouement et l’abnégation — moyennant des salaires en usine de 100 dollars par mois — ont permis d’inonder les rayons de Wal-Mart de produits à très bas coût de fabrication qui soulagent les consommateurs des effets d’un baril passé en cinq ans de 18 à 73 dollars.
Nombre d’investisseurs ne semblent pas dupes puisque l’intervention du patron de la Fed fut suivie d’une sensible aggravation des pertes à Wall Street. Le Dow Jones perdait alors une centaine de points dans le sillage d’American Express, de JP-Morgan Derivatives puis de Wal Mart et de l’opérateur Verizon.
** Si quelques milliardaires ont liquidé préventivement une bonne partie de leur portefeuille boursier et qu’ils disposent de quelques centaines de millions de dollars à dépenser dans un achat "coup de coeur", la maison du magnat de la presse William Randolph Hearst (Citizen Kane), sise sur les hauteurs de Beverly Hills, est à vendre à compter du 10 juillet pour la modique somme de 165 millions de dollars — ce n’est qu’un prix de départ.
Les acquéreurs potentiels sont nombreux si j’en crois la liste des patrons américains et britanniques percevant les plus gros salaires, et dont nous avons parlé hier matin au cours de l’émission diffusée sur BMF à laquelle j’avais été convié à participer (pour y décrire par le menu les divers régimes fiscaux attachés aux stock-options dans les pays anglo-saxons)
Je reviendrai sur le sujet dans mes prochaines chroniques car il m’a également été demandé quels critères d’évaluation du mérite des CEO devraient être rajoutés pour ajuster leurs revenus à l’évolution non seulement des profits, mais également du rayonnement des entreprises dont ils prennent la direction.
Nous aimerions connaître votre sentiment à ce sujet et nous n’hésiterons pas à publier les réactions argumentées que vous pourriez nous adresser par mail (à contacteznous@publications-agora.fr) d’ici la fin du mois de juillet.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Un doute sur la solidité d’une rumeur ? Appelez le Téléphone Rouge de Philippe Béchade — il vous aidera à faire le point sur les bruits qui courent les salles de marchés et détaillera pour vous les meilleures opportunités du jour… Retrouvez les recommandations de Philippe Béchade — quotidiennement — au 0 899 781 961*, pour une analyse de tout ce qui fait bouger la bourse !
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
—————————
Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** CERTAINES EXPERIENCES SONT PLUS REELLES QUE D’AUTRES
** "On n’a rien sans rien ; la vie n’est pas ainsi faite… Alors un jour, dans mon enfance, j’ai sûrement dû faire quelque chose de bien".
* CNN s’inquiète du raz-de-marée de saisies qui s’abat en ce moment sur le centre de la Floride.
* "Orlando a explosé", rapporte une source citée par CNN. L’homme qui en parle dirige un site Internet sur lequel les gens désespérés tentent de se débarrasser au plus vite de leurs maisons. Les maisons sont mises en vente à des prix largement inférieurs à leur valeur estimée… puis ils baissent systématiquement jusqu’à ce qu’elles soient vendues.
* "Le nombre de gens qui remplissent notre formulaire a augmenté de 700%", explique-t-il. "Je pourrais regarder Orlando d’en haut et vous décrire précisément ce qui va se passer en janvier et en février."
** Aujourd’hui cher lecteur, nous allons aborder un sujet sérieux de manière superficielle : Qu’est-ce qui est réel ?
* Quand vous devez rembourser un crédit immobilier tous les mois, ça n’a rien d’un fantasme ou d’un rêve. C’est bien réel. Quand vous n’avez pas l’argent, ça l’est encore plus… Ce qui signifie également que l’expérience est plus intense et plus mémorable.
* Dans le monde de la finance, de nos jours, certaines expériences sont plus réelles que d’autres.
* Comme vous le savez, nous vivons en ce moment même ce que Mises a appelé un "Boom d’effondrement". C’est génial… tant que ça dure. Mais certains des aspects de ce boom sont aussi très irréels.
* Tout ça est manipulé par une monnaie qui, par essence, n’est pas réelle. Les Banques Centrales font de l’argent avec de l’air. La quantité de devises augmente à une vitesse ahurissante dans tous les coins de la planète. Où que vous regardiez, le nombre de devises augmente de 2 à 20 fois plus rapidement que le PIB (au Zimbabwe, l’augmentation est sans fin puisque la quantité de devises augmente en millier de pourcentages, alors que le PIB est dans le négatif).
* Pouvez-vous obtenir du réel avec de l’irréel ? Peut-on faire quelque chose à partir de rien ?
* Nous n’en savons rien…
* Mais ce que nous savons, c’est que certaines choses sont pour le moins bidon dans cette explosion. En Occident, l’art, les actions, les maisons — tout augmente. Regardez les courbes de n’importe quelle place boursière dans le monde ; ou la courbe du prix des maisons ; ou la courbe de n’importe quel produit. Le prix des biens augmente ; et les gens qui les possèdent ont l’impression d’être plus riches. Mais cette augmentation est-elle réelle ? Ces biens valent-ils vraiment plus ? Ou sont-ils tirés vers le haut en apparence seulement par un volume d’argent en constante augmentation ? Un Monet est-il plus attirant aujourd’hui qu’il ne l’était il y a dix ans ? Pas vraiment. Une maison est-elle subitement plus fonctionnelle ? Le rendement d’un bien est-il meilleur ? La réponse est non. Une grande partie de la richesse que les gens pensent avoir en plus est irréelle.
* Pendant ce temps, en Orient, on construit des usines, l’export augmente, des gens qui vivaient autrefois de l’élevage de canards et de la culture de la terre travaillent désormais sur des chaînes d’assemblage et habitent des appartements climatisés dans des villes flambant neuves. Cette richesse-là est bien réelle, et elle croît très rapidement.
* Et pendant ce temps, à la maison, en Grande Bretagne, des gens ordinaires subissent leur prospérité. Ils ont profité d’une richesse plus visible — des maisons plus grandes, plus de vacances, plus de dîners au restaurant — mais c’est une richesse consommée, pas créée. Pour pouvoir dépenser encore et toujours plus d’argent, ils ont dû emprunter. Leur richesse nette a donc diminué.
** "Vous avez perdu votre bulletin de salaire ? Appelez nous…" Peut-on lire sur les panneaux qui ornent le bord des autoroutes en Grande Bretagne. Nous ne comprenions pas. Pourquoi ne pas simplement demander une copie de son bulletin de salaire à son employeur ?
* "Oh, non… c’est une grosse arnaque," nous a expliqué l’éditeur de MoneyWeek, Merryn Somerset Webb. "Il existe une véritable industrie de gens qui fournissent de faux bulletins de salaire pour que vous puissiez faire un emprunt et acheter une maison."
* Et maintenant, combien de ces personnes vivent dans des maisons plus grandes mais paient des remboursements et des impôts locaux bien au-dessus de leurs moyens, sans compter que les grandes maisons sont plus chères à entretenir ? Quand tout allait pour le mieux, rien ne semblait pouvoir déséquilibrer ce niveau de consommation excessif. Mais maintenant que la situation s’assombrit, beaucoup de gens se retrouvent face à de grosses difficultés. Certains sont coincés entre deux emprunts immobiliers et doivent vendre en urgence l’une des maisons. D’autres doivent simplement s’acquitter de remboursements trop élevés par rapport à leurs revenus.
* Le taux des prêts immobiliers augmente aux Etats-Unis. En Grande Bretagne, la semaine dernière, la Bank of England a monté ses taux. "Maintenant ça fait VRAIMENT mal !" crie un gros titre du Daily Mail.
** Freddie Mac prédit une chute de 7% du nombre de ventes de maisons — le plus bas depuis 2001. Un article parut dans Barron’s explique pourquoi : le VERITABLE taux d’un prêt immobilier est la différence entre ce qu’une personne paie en remboursements et l’augmentation de la valeur de la maison. Si le prêt immobilier coûte 6%, et que la valeur de la maison augmente de 6%, le coût réel du prêt est de 0.
* Il y a quelques années, les gens auraient payé seulement 5% pour un prêt immobilier… alors que la valeur de la maison augmentait de 15%. C’est comme si le taux du prêt était de -10%. Mais aujourd’hui, la valeur des maisons n’augmente pas, elle baisse — du moins aux Etats-Unis. Barron’s place le coût réel d’un prêt immobilier à 6%. Dans des villes comme Orlando, où le prix des maisons pourrait chuter très rapidement, le véritable coût d’un prêt pourrait être de 10%, voire de 15%. Rien de surprenant à ce que les maisons ne se vendent pas. Qui voudrait s’acheter une maison dans de telles conditions ?
* Le propriétaire marginal est sujet à une douleur réelle, mais il n’est pas le seul : les riches professionnels qui lui prêtent de l’argent souffrent aussi. Le Crédit Suisse estime que la perte totale réelle en CDO (produits dérivés financés par des prêts immobiliers) va atteindre les 52 milliards de dollars. Bien entendu, cela sous entend que personne ne panique… et que tout le reste va bien.
—————————– (publ.)
COMMENT BATTRE LES HEDGE FUNDS A LEUR PROPRE JEU !
Ce sont les nouveaux seigneurs de la finance…
Ils font et défont les cours au quotidien…
La moindre de leurs réactions peut faire changer une tendance…
… et aujourd’hui, grâce à un système exclusif, VOUS pouvez investir comme eux !
Continuez votre lecture pour tout savoir…
—————————
*** La Chronique Agora présente ***
La correction de février-mars dernier a semé le doute sur les marchés des deux côtés de l’Atlantique. Les prévisionnistes semblent néanmoins s’accorder à privilégier le scénario haussier. Jean Chabru dresse pour vous un compte rendu des faits et une mise à l’épreuve de l’optimisme ambiant…
============
QUI DE L’OURS OU DU TAUREAU L’EMPORTERA ?
============
Par Jean Chabru (*)
L’annonce faite jeudi dernier par la FED d’un nouveau statu quo monétaire était très largement anticipée par les investisseurs. Ceci étant, pour la première fois en trois ans, les actions n’ont pas réagi – ou modestement, en consolidant de 3,9% – à la remontée du pétrole et des taux longs. En mai-juin 2006, dans le même contexte, les marchés US avaient enregistré une baisse de 12,9%.
Force est donc de constater que l’environnement est différent aujourd’hui. Cette différence tient à deux choses :
1. L’incertitude monétaire. Il y a un an, les marchés différaient l’arrêt de la hausse des taux, alors qu’aujourd’hui ils se bornent à remettre en cause leur baisse. Les actions n’aiment décidément pas voir remonter le rendement de l’actif sans risque.
2. L’inflation. La remontée de l’inflation sous-jacente faisait pression sur le rendement des actions via le mécanisme de la "prime réelle", alors qu’aujourd’hui, la désinflation préserve leur rendement.
Good news is bad news
Au final, les marchés ne savent pas sur quel pied danser. "Good news is bad news" : le rebond américain, en milieu de cycle, refroidit les acheteurs sans pour autant inspirer pour l’instant les vendeurs. En clair, chacun campe sur ses positions : qui de l’ours (bear) ou du taureau (bull) va l’emporter dans les mois qui viennent ? La question reste très ouverte et aucun élément signifiant ne permet aux opérateurs de se faire une idée claire sur l’évolution de l’économie américaine.
Des prévisionnistes optimistes…
Reste que, selon les résultats d’une enquête trimestrielle de Reuters auprès de gérants et de stratèges, les perspectives des marchés actions sont nettement plus favorables qu’il y a trois mois (après la correction des Bourses). En dépit de la remontée des rendements obligataires, de la fragilité de certains hedge funds et d’une remontée des primes de risque, les prévisionnistes interrogés entre le 18 et le 26 juin sont haussiers et se montrent bien moins circonspects qu’en mars dernier.
Interrogés sur les marchés européens, ils anticipent un niveau de 4 600 points pour l’indice pan-européen DJEuroStoxx50 à la fin 2007 – alors qu’à 4 500 points, il se situe d’ores et déjà au-dessus de l’objectif des 4 288 points anticipés pour 2007 en mars.
L’optimisme des prévisionnistes reflète un environnement économique favorable avec une croissance soutenue, un ralentissement circonscrit aux Etats-Unis, le dynamisme des marchés émergents qui ne montre aucun signe d’épuisement et la tenue des cours du pétrole. Le signal est clair : les BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine) ne vont pas s’arrêter brusquement, et les inquiétudes sur la Bourse chinoise ne sauraient être une raison suffisante pour nos principaux indices de faire le grand plongeon.
Un optimisme à toute épreuve ?
Les marchés actions n’en sont pas moins devenus plus volatils. L’aversion pour le risque, mesurée par l’indice VIX du Chicago Board Options Exchange, est repartie à la hausse même si elle demeure à des niveaux bien inférieurs à ceux atteints il y a trois mois dans la foulée de la forte chute de la Bourse de Shanghai. Mais les inquiétudes sur le marché du crédit immobilier à risque (ou subprime) aux Etats-Unis ont refait surface.
Je vous le disais plus haut, les anticipations sur les taux d’intérêt ont changé depuis mars, notamment aux Etats-Unis où les perspectives d’une baisse des taux directeurs ont fait long feu devant la fermeté des discours de la FED sur les risques inflationnistes. La tendance est aujourd’hui au durcissement des politiques monétaires au sein de la zone euro, en Grande-Bretagne ou en Chine, et pourrait se manifester prochainement au Japon, au Canada ou en Australie. Nos gérants et stratèges interrogés considèrent en effet que les perspectives de croissance favorables soutiendront les marchés actions en dépit des risques de tensions inflationnistes.
Ils mettent aussi en avant la vague de fusions-acquisitions spécialement sur le segment des valeurs moyennes, alimentée par les fonds de private-equity et par la dynamique créée par le carry-trade consistant à s’endetter dans des devises à faible taux d’intérêt (comme le yen ou le franc suisse) pour investir dans des marchés à plus haut rendement.
En l’absence de réelles bonnes ou mauvaises nouvelles, et malgré la progression forte des indices depuis le début de l’année, ce sont encore les annonces de la FED qui donneront le la sur les marchés financiers. En attendant, je réitère à mes lecteurs de Small Caps Profits mon conseil de prudence car au niveau actuel et malgré la capacité d’adaptation dont ont fait preuve nos bonnes vieilles économies occidentales, les déséquilibres mondiaux restent une réalité et l’afflux de capitaux provenant des économies émergentes ne se prolongera pas de manière indéfinie. Bien évidemment, cela ne nous empêche pas — grâce à une analyse rigoureuse des valeurs (mon équipe et moi sommes là pour ca !) — de dénicher des opportunités, des pépites méconnues des investisseurs et qui nous ont récemment rapporté des belles plus-values de 29%, 18,5%, 36,5% en quelques mois. [NDLR : Les circonstances actuelles rendent tout simplement indispensables les analyses de Jean Chabru… N'attendez pas pour accumuler vous aussi des gains -- quelles que soient les conditions des marchés… Il suffit de suivre le guide…]
(*) Depuis plusieurs années, Jean Chabru est à la tête de Stratégie Small Caps, une lettre d’information consacrée uniquement aux petites valeurs. S’appuyant sur l’une des plus grandes bases de données françaises sur les petites valeurs, Jean Chabru déniche les pépites cachées des marchés pour le plus grand profit de ses lecteurs.
==========================================
(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
——————————————————–
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
==========================================
La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans cet e-mail, n’hésitez pas à vous abonner à l’une de nos lettres.
Pour plus d’informations :
http://www.publications-agora.fr



Laissez un commentaire