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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 11 décembre 2006
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*** Quel cirque !
Les marchés multiplient les acrobaties…
*** Vous appelez çà un rebond ?
Reparti du bon pied, le dollar ? Vous êtes sûr ?
*** Un monde différent
Bill Bonner explore l’Inde… et trouve, au passage, que les Français avaient raison
*** Sortez du troupeau (1)
Retour sur le marché boursier des années 60…
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269,16% de gains cumulés à ce jour en 2006 :
VOTRE BANQUIER PEUT-IL EN FAIRE AUTANT ?
Le nôtre, en tout cas, y est parvenu sans problèmes.
Pour savoir comment, continuez votre lecture…
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Bonjour,
*** QUEL CIRQUE !
** La Bourse est un cirque, ça, on le savait déjà. Mais tout de même, on en est arrivé à un tel point que les lumpeninvestisseurs de la planète devraient sérieusement penser à changer d’activité : au lieu de se plonger dans les chiffres, ils devraient envisager de se faire équilibristes ou acrobates. Ils montrent en effet un indéniable talent pour faire le grand écart entre des données parfaitement contradictoires… tout en gardant l’équilibre sur le fil d’une hausse précaire des marchés.
C’est ainsi qu’ils ont réussi vendredi à maintenir les places mondiales dans le vert malgré des statistiques pour le moins inégales en provenance des Etats-Unis. Le CAC 40 est parvenu, au terme d’une séance agitée, à grappiller une hausse de 0,09%, pour terminer la semaine à 5 384,16 points. Même numéro de jonglage pour Londres et Francfort, où le Footsie et le DAX ont réussi à rattraper de justesse toutes les quilles des chiffres économiques — avec des hausses respectives de 0,38% et 0,22%.
Il faut dire, au passage, que l’Allemagne avait de quoi éblouir l’assistance, avec un excédent commercial en hausse (à 17,3 milliards d’euros) en septembre, un excédent courant en hausse lui aussi (11,6 milliards d’euros pour la même période), et une production industrielle en recul de 1,4% (contre +0,5% attendus). Avouez qu’en matière de jonglerie, c’est tout de même plus impressionnant que quelques cerceaux enflammés…
** Mais c’est pour le côté américain qu’il faut réserver tous vos applaudissements, cher lecteur. Les places US ont accumulé sauts périlleux, saltos arrière et contorsions pour terminer dans le vert vendredi — et tout ça sans filet.
Le Dow Jones est ainsi parvenu à se maintenir en hausse, avec +0,24%, ce qui le porte à 12 307,49 points. Le Nasdaq, de son côté, a terminé à 2 437,36 points — soit un gain de 0,40% sur la séance — pendant que le S&P 500 rattrapait de justesse un trapèze volant dont la barre se fait de plus en plus glissante : il a clôturé à +0,18%, soit 1 409,84 points.
Ces performances ébouriffantes sont dues en partie au département du Travail US, qui a annoncé la création de 132 000 emplois le mois dernier (contre 112 000 attendus par les économistes). Mais comme dans le même temps, on révisait les chiffres d’octobre considérablement à la baisse, comme nous l’expliquent nos collègues américains ci-dessous… l’effet a quelque peu été gâché.
Et si l’on ajoute à cela la baisse de l’indice de confiance des consommateurs, à 90,2 en décembre contre 92,1 en novembre… on comprend aisément que les autorités politiques et monétaires américaines se voient obligées de multiplier les exploits gymniques pour continuer d’épater la galerie, que leurs clowneries n’amusent plus guère.
** De toute façon, on peut toujours compter sur le M. Loyal de l’économie US, Ben Bernanke, pour revenir mettre un peu d’ambiance autour de la piste aux étoiles : "les investisseurs estiment que la Réserve fédérale pourrait attendre avant d’abaisser ses taux directeurs", déclare La Tribune.
Tout cela s’est traduit par une tension sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor US à 10 ans se tendant de trois points de base, à 4,56%. Le dollar, de son côté, en a profité pour effectuer une roulade spectaculaire qui l’a apparemment remis d’aplomb : il a clôturé vendredi à 1,3207 pour un euro contre 1,3286 la veille… et 1,3364 en séance.
Du côté des ors — le noir et le jaune — on est resté relativement en retrait en fin de semaine dernière. A New York, le baril de WTI a terminé à 62,07 $, tandis que le métal jaune faisait une belle envolée : de 630,90 $ au premier fixing londonien, l’once est passée à 637,40 $.
** Vos correspondants de la Chronique, quant à eux, ont toujours aimé le cirque ; malgré tout, nous regardons avec une inquiétude croissante les équilibristes boursiers si haut perchés. Ces derniers mois, les marchés ont imprimé quelques secousses au câble qui leur sert de passerelle ; jusqu’à présent, ils ont toujours pu se rattraper… mais le jour où la dégringolade se produira, les conséquences seront dramatiques — et auront de quoi faire passer le goût du cirque pendant longtemps, même à l’investisseur le plus aguerri.
Françoise Garteiser,
Paris
PS : N’oubliez pas de retrouver Philippe Béchade au 0899 707 009*. Dès 15h45, il vous donne une analyse approfondie de la séance en cours, un suivi des positions en portefeuille… et bien entendu, sa recommandation du jour. De quoi affronter les marchés en toute sérénité !
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Nos spécialistes vous donnent les dernières nouvelles de Wall Street
*** VOUS APPELEZ ÇA UN REBOND ?
** Hausse. Rally. Rebond. Retour.
- On a entendu tous ces termes dans la presse ces derniers jours — et on ne parlait pas d’un événement sportif. Non, assez étonnamment, ces mots étaient employés pour décrire le dollar US.
- Oh, comme les gens ont la mémoire courte. Ces derniers jours, le dollar a atteint des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis le 11 septembre 2001. Mercredi dernier, cependant, il y a eu un "retournement de situation" pour le billet vert. Le International Herald Tribune a titré : "Le dollar fait un retour depuis son plancher de 20 mois".
- De quelle sorte de gain s’agissait-il ? Le dollar est passé de 1,3343 par euro à… roulement de tambour… pas moins de 1,3327 $. Puis, vendredi dernier, les choses se sont encore améliorées, avec des données favorables pour l’emploi et des remarques de la part d’Henry Paulson, qui ont permis de continuer le rebond.
- Pour commencer, les chiffres de l’emploi ont démontré que les Etats-Unis avaient créé 132 000 emplois le mois dernier, ce qui a aidé le dollar à grimper par rapport à l’euro… avant de se relâcher lorsque les données ont montré que la confiance des consommateurs avait chuté en décembre, preuve que l’esprit de Noël n’est pas aussi vigoureux que prévu, alors que les Américains sont censés faire leurs achats.
- Ensuite, pour en rajouter une couche, les données de l’emploi d’octobre ont été révisées à la baisse, de 92 000 à l’origine à 79 000 — ce qui a plus ou moins annulé la bonne nouvelle des derniers chiffres — montrant au passage que les marchés accordent bien trop d’importance à ces chiffres (souvent incorrects).
** Ce qui a scellé le rebond du dollar, ce sont les déclarations d’Henry Paulson lors d’une interview sur CNBC, dans laquelle il déclarait que les Chinois devaient faire preuve de plus de flexibilité dans leurs échanges monétaire — sans toutefois spécifier de combien le yuan devrait s’apprécier.
- C’est cette remarque qui a permis de sauver la journée : "je suis fermement convaincu qu’un dollar fort est dans l’intérêt de notre pays".
- Donc le secrétaire au Trésor US déclare quelques petites choses, rien de très inattendu, le dollar relève la tête — et personne ne tique ? Qu’en est-il des raisons pour lesquelles le dollar a entamé son déclin au départ ? Qu’en est-il de l’implosion du marché immobilier US… du ralentissement de l’économie des Etats-Unis… sans oublier leur déficit commercial, qui continue de se creuser ?
- Ces problèmes n’ont pas disparu par magie simplement parce que Paulson a souligné quelque chose que tout le monde savait déjà.
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Bombay
*** UN MONDE DIFFERENT
** C’est terminé.
* Ces mots nous sont venus la semaine dernière, lors d’une rencontre avec un homme conseillant de riches Indiens sur la manière de placer leur argent.
* "Tout a changé ici… surtout ces cinq dernières années", nous a-t-il dit. "Je veux parler de l’attitude… tout le monde est si ambitieux. Il n’y a pas de stabilité sociale… parce que tout le monde essaie de s’élever à tout prix".
* "Vous savez… l’une des choses intéressantes, en Inde, c’est que même une famille de classe moyenne peut engager plusieurs domestiques, parce qu’il y a tant de gens au bas de l’échelle prêts à travailler pour rien. Mais il se pourrait que nous soyions la dernière génération à profiter de cet avantage. Tous ces gens qu’on voit dormir sur les trottoirs, par exemple. Ils ne le feront probablement pas éternellement. Ils ont des emplois. Ils viennent sans doute de la campagne… et ils sont récemment arrivés en ville parce c’est là qu’on trouve le plus d’opportunités".
* "Il n’y a pas vraiment de gens au chômage. Si vous êtes au chômage à Bombay, vous mourez de faim. Non, tout le monde trouve un emploi. Ces gens arrivent de la campagne… trouvent un petit travail. Ils dorment sur le trottoir et cherchent d’autres occasions. Ils travaillent ici et là… peut-être apprennent-ils à conduire, et deviennent chauffeurs pour la classe moyenne".
* "Mais voilà le grand changement. Ils ne s’arrêtent pas là. Ils font venir leur famille en ville. Ils veulent que leurs enfants apprennent l’anglais. Et bientôt, ils les envoient dans une université quelconque… ou même aux Etats-Unis ou en Angleterre, pour terminer leur éducation. Et ensuite, eh bien… c’est un monde différent".
* Oui… très différent. Parce que les enfants en question entreront en concurrence avec des ingénieurs, des médecins, des avocats du monde entier.
* Mais attendez un instant… dès qu’ils entrent dans cette classe professionnelle internationale, leur salaire grimpe. Nous avons appris une chose — et nous sommes déjà quasiment expert : après tout, nous sommes en Inde depuis 18 heures, au moment où nous écrivons ces lignes ! — c’est que, au sommet, il n’y a pas beaucoup de différence entre les prix ici et les prix en Occident. Un analyste financier en Inde peut coûter autant qu’aux Etats-Unis. Une chambre dans l’un des meilleurs hôtels coûte quasiment autant qu’à Londres. Même les loyers professionnels ne sont guère différents. Et l’immobilier dans son ensemble peut être plus cher qu’au centre ville de Baltimore.
* La grande différence, c’est cet énorme bassin de main d’oeuvre qui trime, bûche et transpire. Elle continue d’affluer depuis tout le pays — depuis la campagne, qui abriterait jusqu’à 750 millions de personnes… et le travail de tous ces gens est rendu peu à peu superflu par les multinationales qui prennent possession du marché, et par le commerce mondialisé. Ils dorment sur les trottoirs… dans les gares… dans de minuscules immeubles, s’entassant à douze dans une pièce… dans les bidonvilles surpeuplés, en marge des villes. Où iront-ils ? Que feront-ils ? Ne continueront-ils pas à tirer vers le bas les salaires des travailleurs occidentaux ? Ne continueront-ils pas à venir en ville… se hissant peu à peu jusqu’à la classe moyenne ? Ne vont-ils pas jouer des coudes, en concurrence directe avec l’Occident… jusqu’à ce qu’ils le surpassent ?
* Peut-être bien…
** Les Américains ont été si scandalisés, lorsque les Français ont refusé de se joindre aux attaques contre l’Irak, qu’ils ont failli leur déclarer la guerre. Les Français sont des traîtres, ont déclaré quelques experts. Les Français sont des lâches, ont dit d’autres. Les Français sont pires que des terroristes, ont dit d’autres encore. Le fantaisiste Thomas L. Friedman a déclaré dans l’un de ses navrants éditoriaux que les Etats-Unis étaient en fait "en guerre contre la France" !
* Les Français — et c’est tout à leur honneur — pensaient que la guerre finirait par devenir un lamentable désastre, et ils n’avaient pas peur de le dire.
* Dans les bureaux américains de la Chronique Agora, nous pensions que les Français avaient probablement raison. Et voilà qu’un ancien président US — Jimmy Carter — est du même avis. Idem pour un rapport provenant des Marines US : les Etats-Unis "ne sont plus capables" de vaincre les insurgés par la force militaire, déclare-t-il en substance. Et voilà qu’arrive le nouveau secrétaire à la Défense… qui affirme lui aussi que toute l’affaire dégénère.
* Les journaux ne manquent pas d’explications sur ce qui a mal tourné. Deux théories populaires s’affrontent :
1) La version démocrate : la guerre était une bonne idée, mais la Maison-Blanche a mal géré.
2) La version républicaine : la guerre était une bonne idée… nous avons fait de notre mieux, mais ces Irakiens n’arrivent pas à se mettre d’accord.
* Eh bien, nous avons une troisième alternative à offrir, assez irritante : les Français avaient raison. La guerre était une mauvaise idée dès le départ. Les dieux de la guerre n’ont jamais été du côté américain ; ils favorisent rarement les attaquants.
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Dans les moments d’incertitude boursière…
IL EST PLUS SUR DE REVENIR AUX SOURCES !
Voici par exemple un principe d’investissement quasi-enfantin… mais qui vous aurait permis de doubler votre mise en six mois…
Pour savoir comment, continuez votre lecture…
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*** La Chronique Agora présente ***
La Chronique Agora présente : Pour les investisseurs, on ne peut pas toujours être en 1982 – une année où l’on pouvait acheter à peu près n’importe quelle action parce que toutes étaient bon marché. Tous les investisseurs doivent agir en fonction du marché où ils se trouvent. Chris Mayer nous en dit plus…
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SORTEZ DU TROUPEAU – 1ère PARTIE
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Par Chris Mayer (*)
Ma fille de quatre ans a entendu la chanson des Rolling Stones intitulée You Can’t Always Get What You Want ["On ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut", ndlr.]. A quoi la petite a ajouté : "cette chanson, je sais déjà qu’elle est vraie".
Oui, on apprend assez rapidement qu’on ne peut pas toujours avoir ce qu’on veut, dans la vie. Et la plupart du temps, les bonnes affaires sont rares. Comme en ce moment. En fait, dans des conditions comme celles d’aujourd’hui, j’aime bien faire un petit retour en arrière.
Les investisseurs, comme les professionnels d’autres secteurs, se fient à ce qui s’est passé avant eux.
Je passe donc pas mal à temps à méditer sur de vieux livres et à examiner des pépites d’histoire boursière, comme un géologue ramassant des morceaux de cailloux. Dans ces couches de sédiments, on trouve des réponses.
L’histoire fournit un ancrage dans les moments où le reste du marché semble perdre les pédales. Les performances historiques nous rappellent que le bon sens finit par l’emporter. Les masses, en général, ne font pas de bons investisseurs.
Prenons le marché boursier des années 60 — un véritable mælstrom. Dans l’ensemble, il n’était guère différent de la bulle des technologiques qui faisait rage à la fin des années 90.
National Student Marketing était la tête d’affiche, à cette époque. C’était une société conçue pour "capturer le marché de la jeunesse". L’entreprise achetait tout et n’importe quoi susceptible de l’aider dans cette quête. Elle possédait des agences de voyages pour les jeunes, des compagnies d’assurances pour les jeunes, des fabricants d’insignes universitaires, et ainsi de suite. A son apogée, elle se vendait à 150 fois les bénéfices.
Et pourtant, regardez qui possédait National Student Marketing : Bankers Trust et Morgan Guaranty, ainsi que le fonds de pension de General Electric ; on comptait aussi les fondations des universités de Harvard, Cornell et Chicago.
Il s’agissait bien du vieil argent des banques, des fonds de pension et des fondations. Ceux vers qui se tournent les non-initiés lorsqu’ils veulent des conseils fiables. Ce sont les gens qui sont censés protéger et développer le capital de leurs clients.
En 1970, National Student Marketing est passé de 36 $ à 1 $. L’entreprise n’a pas été la seule.
Adam Smith (pseudonyme de George Goodman, auteur du best-seller The Money Game) eut une idée de conférence financière originale, en 1970. Au lieu du schéma habituel — où les intervenants parlent de leurs succès et de leurs idées préférées, Smith pensa qu’il pourrait être une bonne idée d’avoir une sorte de confession publique.
A sa conférence, les gens parleraient de leurs erreurs et de leurs méfaits. Smith pensait que cela serait bon pour les "confessés" — et extrêmement pédagogique pour le public, en particulier après que le marché fou fou fou des années 60 ait subi sa fin inévitable.
David Babson fut l’un des invités à la conférence de Smith. Babson, qui avait 60 ans à l’époque, gérait ce qui était à l’époque la sixième société de conseil en investissement des Etats-Unis.
Quelques données sur Babson permettent de planter le décor. Il avait fondé son entreprise en 1940. A l’époque, il était haussier. Babson recommandait d’acheter des valeurs de croissance, une position qui faisait de lui un radical, à l’époque, alors que les souvenirs de la Grande dépression étaient encore récents. Il avait acheté toutes les bonnes actions, semblait-il — 3M, Honeywell, Merck, Pfizer, Corning Glass et d’autres encore.
Dans les années 60, cependant, Babson n’était plus haussier. Le fougueux investisseur, originaire de Nouvelle-Angleterre et amateur de tabac, ne prenait pas de gants pour critiquer ses pairs, leur reprochant de se comporter comme des spéculateurs obsédés par les cours. Il se montra particulièrement critique des marchés de l’époque — qui n’étaient qu’une soupe bouillonnante de mauvaise gestion et de spéculation excessive. Babson reprocha à ses collègues de "jouer purement et simplement avec l’argent des autres", et appela le marché boursier américain "un jeu de craps national".
La suite dès demain,
Meilleures salutations,
Chris Mayer
Pour la Chronique Agora
(*) Chris Mayer est le rédacteur en chef de la lettre d’information Capital & Crisis, ainsi que du système de trading Crisis Point Trader. Ses analyses des problématiques financières ont été reprises maintes fois dans de nombreuses publications, et notamment dans le très réputé Grant’s Interest Rate Observer.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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