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La chronique Agora
Paris, France
Vendredi 20 juillet 2007
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*** Quand +11,9% en Chine font 14 000 aux USA
Ou quand il n’y a pas de fumée sans feu…
*** Ce que le Grand Boom donne… le Grand Boom reprend
… nous vous aurons prévenu
*** Qu’y a-t-il dans un rocher ? (2)
De quoi profiter du marché haussier de l’or…
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LES PETITES VALEURS COMME VOUS NE LES AVEZ JAMAIS VUES !
A la clé ? Déjà des gains de 42,19%… 21,26%… 21,45%… 26,43%… 28,70%…26,90%… 22,90%… 40,19%… et même… 96,24% !
Pour faire profiter votre portefeuille des prochaines aubaines, continuez votre lecture…
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Bonjour,
*** QUAND +11,9% EN CHINE FONT 14 000 AUX USA.
** A peine avons-nous ouvert hier une petite parenthèse raisonnablement optimiste concernant l’immobilier hexagonal que nous devons déjà la refermer pour concentrer notre attention sur l’effondrement de -7,5% des demandes de permis de construire aux USA au mois de juin. C’est donc non seulement le second plongeon de l’année après les -9% du mois d’avril mais aussi le plus faible total observé depuis 16 ans et les heures les plus sombres de l’automne/hiver de 1990/91.
A peine les opérateurs ont-ils eu le temps de se frotter les yeux tout en essayant de déglutir pour chasser la petite boule d’angoisse qui se formait au niveau de la pomme d’Adam… que Ben Bernanke affirmait que "le ralentissement du marché immobilier pourrait se prolonger pendant encore de longs mois, un phénomène s’accompagnant d’une poursuite de la contraction des prix".
Et d’ajouter aussitôt que "l’augmentation des défauts de paiement [+90% depuis le début de l'année 2007] est en train de créer de la souffrance au niveau personnel, économique et social pour de nombreux propriétaires", et que "cette situation devrait s’aggraver encore quelques mois avant de s’améliorer en 2008". Ben voyons ; nous pourrions même ajouter "Et après la pluie le beau temps" ! Quelle finesse d’analyse ! Quelle faculté d’anticipation !
Le patron de la Fed a profité de son audition devant la "Commission des services financiers de la Chambre des Représentants" pour dénoncer les "pratiques de prêt abusives et les fraudes caractérisées" commises par certains établissements de crédit. Il entend proposer une nouvelle réglementation plus protectrice pour les emprunteurs à laquelle les ultra-libéraux sont d’ailleurs farouchement opposés. Elle empêchera sans doute les plus naïfs de se ruiner, mais ne suffira probablement pas à faire remonter le prix des maisons.
** Si la valeur du patrimoine des propriétaires américains s’érode, il en ira de même de leur pouvoir d’achat au cours des prochains mois si l’indice PCE (baromètre du "panier de la ménagère" le plus suivi par la Fed) continue de grimper à plus de 2,2% en rythme annuel : Ben Bernanke indique très clairement s’attendre à ce qu’une hausse des matières premières finisse par remette en cause l’ancrage des anticipations inflationnistes.
Il ajoute que "la récente accalmie de l’inflation de base [le core rate], pourrait être la conséquence d’une conjonction temporaire de facteurs favorables".
L’explication technique semble être la copie conforme des récents commentaires de J.C Trichet : le taux élevé d’utilisation des ressources (industrielles et énergétiques avec un baril de pétrole qui tutoyait les 76 dollars jeudi) laisse craindre qu’une inflation de "second tour" se greffe sur la forte hausse actuelle des prix alimentaires (et notamment celui des céréales et de leurs dérivés).
Si une telle dérive devient clairement incompatible avec l’objectif de stabilité des prix fixé par la Fed, Ben Bernanke n’a pas indiqué quelles formes de riposte sont envisagées.
** S’agissant de la croissance économique, la Fed table sur une ré-accélération graduelle jusque vers 2,25% à 2,5% au deuxième semestre, et de 2,5% à 2,75% en 2008. Mais ceci implique que la dégradation du secteur du logement continue de ne peser ni sur la consommation (il s’agirait d’un de ces "petits miracles qui durent"), ni sur le bilan des établissements de crédit — lesquels perdaient -2,5% en moyenne mercredi soir sur l’annonce par Bear Stearns de la liquidation de deux fonds spéculatifs qui ont perdu l’équivalent de 1,5 milliards de dollars sur leurs portefeuilles de prêts subprime.
Arrêtons-nous quelques instants sur le thème de la "croissance" car deux statistiques radicalement opposées ont été publiées ce jeudi. L’une provient des Etats-Unis : "l’indicateur avancé" du Conference Board ressort en repli de -0,3% aux USA au mois de juillet, ce qui ramène la croissance anticipée outre-Atlantique autour de +1,3% en rythme annuel (loin des 2,5% évoqués par la Fed) ; et le "Philly-Fed" de juin chute de moitié (de 18 vers 9,3).
L’autre provient de la Chine avec une activité économique chauffée au rouge : +11,9% au deuxième trimestre, ce qui par projection donnerait un PIB supérieur à celui de l’Allemagne d’ici la fin de l’année.
La Chine pourrait devenir la troisième puissance économique mondiale "individuelle" avant le début des Jeux Olympiques de Pékin (derrière les Etats Unis et le Japon)… Et la quatrième si l’on considère comme "un tout" les pays de l’Eurozone, voire ceux qui adhèrent à l’Union Européenne des 27.
Mais la Chine peut-elle laisser sa machine économique s’emballer de la sorte sans risquer de couler une bielle ni provoquer une flambée d’inflation mondiale du fait de ses prodigieux besoins énergétiques ? Nous en parlerons en détail tout à l’heure (vers 15h00) et proposerons d’ailleurs de nouvelles stratégies sur notre Téléphone Rouge du jour (0 899 781 961*).
Un nouveau tour de vis monétaire ne manquerait pas d’indisposer Wall Street car il est évident que le principal moteur du profit des multinationales américaines n’est plus la consommation intérieure ou les exportations de contenus audiovisuels hollywoodiens.
** Les blue chips du Dow Jones surfent sur les gigantesques marchés intérieurs des pays maintenant "émergés" que sont les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) et auxquels il faudrait rajouter l’Indonésie, le Mexique et l’Argentine. La croissance y est partout 2 à 3 fois supérieure à la moyenne historique de l’économie américaine, laquelle est comprise entre 2,75% et 3% — mais comme nous l’avons dit, elle se limiterait à 1,3% au second semestre).
Le Dow Jones peut-il continuer de jouer son salut hors d’Amérique et de caracoler au-dessus des 14 000 points quel que soit le climat économique local décrit par Ben Bernanke ? Faut-il maintenant considérer les indices US comme des baromètres "globaux" qui se détachent peu à peu de leurs racines et deviendraient insensibles aux périodes de sécheresse (en terme de flux financiers) sévissant dans leur pays d’origine ?
Les stratèges des plus grandes firmes de courtage ne se posent plus la question depuis des lustres : la Chine est leur Benchmark, et le carry-trade yen/dollar ou yen/euro leur intarissable source de cash.
Et si quelques retardataires continuent de s’interroger, il suffit de lancer deux ou trois rumeurs de projets de fusions transnationales (comme ce fut le cas ce jeudi au sujet de Nestlé, Danone et Pepsi-Co puis Cap Gemini et Infosys) pour tuer dans l’oeuf toute velléité d’allègements de précaution sur les marchés US.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Encore une fois, Philippe Béchade était un des premiers à vous avertir hier du potentiel de cette nouvelle rumeur de rachat de Danone par Pespi-Co mais aussi du rapprochement de Cap Gemini et Infosys. Pour ne manquer aucun des prochains coups boursiers, et mettre au point vos stratégies gagnantes, rendez-vous dès 15h00 sur le Téléphone Rouge, au 0 899 781 061*. N’attendez pas pour découvrir les recommandations détaillées de Philippe — adaptées à l’actualité boursière.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** CE QUE LE GRAND BOOM DONNE… LE GRAND BOOM REPREND
** Nous souffrons d’une overdose de paradoxes ce matin.
* Nous avons lu dans le journal que le taux d’inflation du mois de juin était le plus bas de ces cinq derniers mois. Ben Bernanke, s’adressent au Congrès Américain, a glissé dans son message quelques remarques destinées à des abrutis, leur disant ce qu’ils voulaient entendre :
* "L’inflation de base devrait bientôt baisser", a-t-il dit.
* Mais le prix de la nourriture a augmenté cette année trois fois plus que l’année passée — soit 6,2% par an. L’essence se vend 30% plus chère qu’il y a un an.
* Allez-y, faites le compte.
** Pendant ce temps, à Las Vegas, le nombre de ventes de maisons s’effondre — une baisse de 42% par rapport à l’année passée. Dans tout le pays, le nombre de permis de construire est le plus bas de ces dix dernières années. Et dans le sud de la Californie, le nombre de ventes de maisons est le plus bas des 14 dernières années. Et, à l’époque, quand on réussissait enfin à vendre sa maison, c’était à un prix plus élevé que celui que l’on obtient aujourd’hui.
* Continuez à essayer de faire le compte.
* Au sommet de la chaîne alimentaire des prêts immobiliers, à Wall Street, les gros poissons de chez Bear Stearns disent des investisseurs qu’ils n’ont vraiment pas de chance. Il y a de nombreux problèmes dans le marché des CDO. Mais en face, dans les bureaux des traders, la vie n’a jamais été aussi belle. Quels problèmes ? demandent les agents de change. Quelle crise du logement ? s’étonnent-ils. Le Dow Jones n’a jamais été aussi haut. Aucune crise du logement, du subprime, ou de quelque nature qu’elle soit n’arrêtera le marché, nous disent les pros.
* Dick Gaylor, l’homme en passe de devenir l’agent immobilier numéro 1 du pays, prétend que le marché "n’est pas en crise, il retourne seulement à la normale. Il n’y a jamais eu de mauvais moment pour acheter. Les gens peuvent toujours attendre, mais c’est toujours le bon moment pour investir dans l’immobilier."
* Le monde financier, dans son ensemble, est plein de paradoxes et de contradictions.
** Les dollars perdent de la valeur. Ça n’empêche pas les gens d’en vouloir toujours plus. En échange d’une once d’or, il vous faut donner 673 dollars. C’est 7,80 dollars de plus que mardi. Mais c’est toujours plus bas que le prix atteint à la fin du mois de janvier, il y a 27 ans, c’est-à-dire le jour de l’investiture de Ronald Reagan en tant que président des Etats-Unis.
* Mais tout ça se passait avant que les Etats-Unis n’atteignent une dette publique de 9 000 milliards de dollars… et un trou de financement de plus de 60 000 milliards de dollars. Les gens avaient encore des remboursements de prêts d’un montant raisonnable, et moitié moins de dettes. Les Etats-Unis étaient en paix et toujours de bons créditeurs aux yeux du reste du monde. Leur commerce extérieur était encore plus ou moins équilibré.
* Les produits financiers dérivés venaient tout juste d’être inventés. Et la quantité de devises — le nombre de dollars en circulation — n’était qu’à un quart de ce qu’elle est aujourd’hui (d’après nos calculs).
* Vous pensez que le prix de l’or aurait dû être un peu plus haut ?
* Essayez encore de faire le compte.
* Et ayez pitié des pauvres personnes qui ont investit dans le hedge fund de Bear — tous leurs dollars ont disparu. Oui, cher lecteur, le plus grand boom économique de l’histoire se nourrit de la fabrication de dollars, de yuans, de yens et d’euros.
** Mon Dieu, ce boom a vu une Genèse de la devise partout dans le monde. Mais ce que le Grand Boom donne, le Grand Boom reprend. Nous préparons en ce moment un essai sur le sujet — il ne faut pas tout vous dévoiler, mais nos lecteurs doivent quand même se tenir prêts.
* Tout comme nous avons observé les génies de chez Bear et autres firmes financières créer de la richesse, nous allons les regarder la détruire. En un claquement de doigts, des milliards — non, des milliers de milliards — d’une richesse virtuelle, peuvent s’évaporer.
* Tout cet argent fait de vent (merci Banques Centrales et firmes financières) va retourner là d’où il vient.
* Pour chaque Genèse de création d’une richesse il existe une Exode de destruction de cette richesse.
* Tenez-vous prêt.
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Cinq conseils pour votre portefeuille…
… et l’investissement que vous devriez faire sans plus attendre !
Pour découvrir les principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent — comment y réagir, cliquez ici…
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*** La Chronique Agora présente ***
Quelles sociétés du secteur aurifères sont les mieux placées pour vous aider à profiter du marché haussier de l’or ? David Galland se posait la question hier — aujourd’hui, il apporte les réponses…
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QU’Y A-T-IL DANS UN ROCHER ? — 2ème PARTIE
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Par David Galland (*)
Je vous parlais hier du marché des découvertes minières du milieu des années 90 — un marché haussier brûlant, mais de courte durée, pour les valeurs d’exploration canadiennes, qui a littéralement transformé des cents en dollars… voire en dizaines de dollars.
Plus important encore, ces rendements ont été engrangés alors que les prix de l’or stagnaient, voire chutaient. Le marché haussier a été déclenché par une série de découvertes minérales, dont celles de Dimat (diamants), Diamond Fields (nickel) et Arequipa (or)… la dernière "découverte" étant celle de Bre-X (soi-disant or), qui s’est révélée être une énorme escroquerie, laquelle a fait retomber l’enthousiasme des investisseurs et tué le marché haussier des valeurs aurifères quasiment du jour au lendemain.
Même ainsi, durant cette période — où l’intérêt des investisseurs a atteint le stade de la folie mineure — les entreprises n’ayant guère plus qu’un trou foré dans le sol se vendaient 20 $ l’action.
Cela nous amène au présent. Contrairement à ce qui se passait au milieu des années 90, la prochaine série de découvertes passionnantes se produira au cœur d’un marché haussier séculaire pour l’or — solidement enraciné dans des inquiétudes au sujet de l’impact de la faiblesse du dollar US sur le système monétaire mondial. En d’autres termes, cette hausse pourrait avoir encore de nombreuses années devant elle (les tendances monétaires durent en général une décennie ou plus, une fois qu’elles ont commencé).
Quand la première de ces inévitables découvertes se produira-t-elle — et je parle là d’une découverte qui réveillera le marché et lui fera tendre l’oreille ? Cela pourrait littéralement arriver dans les jours qui viennent. En fait, je suis d’ores et déjà plusieurs sociétés travaillant sur des gisements qui pourraient être des géants potentiels ; l’une d’entre elle vient d’ailleurs de détecter ce qui semble être du porphyre aurifère, très rare (la plupart des porphyres sont à dominance de cuivre). Si la prochaine série de forages confirme cela, il pourrait s’agir d’un gisement éléphantesque de 20 millions d’onces — ou plus.
La capitalisation boursière de cette société ? Environ 100 millions de dollars. Lorsque tout sera terminé, elle pourrait valoir dix fois cette somme.
Le marché de l’or — et, pour l’effet de levier, les valeurs de haute qualité dans le secteur de l’exploration aurifère — ne font que s’échauffer pour le grand spectacle.
Comme le dit mon ami de longue date, Doug Casey, le truc, pour gagner de beaux profits, c’est d’être timide quand tout le monde est hardi… et hardi quand tout le monde est timide. Avec une nouvelle série de découvertes majeures à l’horizon, le moment est tout à fait bien choisi pour se montrer hardi.
Meilleures salutations,
David Galland,
Pour la Chronique Agora
(*) David Galland est rédacteur en chef de la lettre International Speculator, dirigée par Doug Casey. Depuis 27 ans, cette lettre aide les investisseurs indépendants grâce à des recommandations objectives sur des investissements au potentiel spectaculaire.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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