Préteriez-vous 1 000 Mds$ à des étudiants ? (1/3)

Rédigé le 18 juillet 2017 par | Dette Imprimer

Tout le monde adore emprunter mais peu de gens aiment rembourser et encore faut-il le pouvoir. Une terrible déflation menace les crédits étudiants et automobiles.

Je sais bien qu’un titre pareil ne retiendra pas l’attention de plus de cinq lecteurs. Je recommence donc…

Les 18 prochains mois, nous assisterons probablement à un terrible marché baissier… à une récession économique de grande ampleur… et à une grande opportunité d’acheter des entreprises de grande qualité à des prix raisonnables – mais ceci uniquement si vous amassez de la trésorerie aujourd’hui.

Vous ne me croyez pas ? Laissez-moi vous convaincre…

Sérieusement… Je pense que nous nous approchons d’un nouvel enjeu critique…

Deux événements sont sur le point d’avoir lieu.

Soit le code américain des impôts sera restructuré, ce qui libèrera des milliards et des milliards de capitaux actuellement coincés à l’étranger et encouragera fortement les entreprises américaines à investir aux Etats-Unis…

Soit le cycle de crédit que je décris depuis fin 2015 va se transformer en cycle de défaut, ce qui entraînera un important marché baissier à la fin de cette année ou en 2018.

Je me rends compte que ce que je décris là ne vous est pas d’une grande aide en ce moment pour savoir où investir. Mais c’est pour cela que je pense que les investisseurs prudents devraient commencer à couvrir au moins une partie de leur portefeuille pour prendre en compte la possibilité de concrétisation de l’une de ces deux options.

Toutefois, aujourd’hui, je veux simplement vous montrer les faits les plus importants qui sous-tendent ces prévisions.

Deux forces économiques puissantes sont sur le point d’entrer en collision…

La première est le retour à la moyenne.

En ce moment même, les titres des grandes entreprises américaines (représentées par l’indice S&P 500) s’échangent à des niveaux plus élevés que jamais (mis à part à l’époque de l’énorme bulle internet en 2000).

Le graphique ci-dessous montre le ratio entre la valeur de marché de ces entreprises et leur chiffre d’affaires annuel. Ce ratio est l’un des meilleurs moyens de mesurer la valeur réelle (ou l’insuffisance de valeur) du marché boursier — sachant qu’il existe des moyens de gonfler les autres mesures, comme par exemple la valeur comptable ou les bénéfices…

SP 500

Toutefois, il ne faut pas oublier ce point essentiel : ce n’est pas parce que les actions sont extrêmement chères que cela signifie qu’elles ne peuvent devenir encore plus chères. Je ne conseille pas de vendre à découvert des actions sous prétexte qu’elles n’ont jamais été aussi chères. La valorisation n’est pas la même chose que le timing. [NDLR : Comment avoir un bon timing et engranger des gains ? Recevez un e-mail par jour de notre spécialiste du trading, ouvrez-le et suivez ses instructions pour enchainer les gains ! Essayez gratuitement ce service durant deux semaines en cliquant ici.]

Toute bulle finit par trouver l’aiguille qui la fera éclater

D’un autre côté, le retour à la moyenne est inévitable.

La seconde force économique dont je veux vous parler aujourd’hui sera sans doute l’aiguille qui fera éclater cette grosse bulle boursière…

Je parle de la dette.

Si tout le monde adore emprunter de l’argent, peu de gens aiment le rembourser et beaucoup ne le feront pas.

Ce marché haussier est alimenté par quatre grands facteurs de crédit aux Etats-Unis : des niveaux records de prêts auto… des niveaux records de prêts étudiants… des niveaux records d’émissions d’obligations d’entreprises (« junk » pour la plupart)… et une monétisation sans précédent du bilan de la Réserve fédérale.

Je suis certain que vous serez d’accord avec moi : ces quatre grands facteurs de croissance du crédit deviennent aujourd’hui moins puissants. Comme le robinet du crédit s’est refermé et que les emprunteurs sont incapables d’emprunter plus, les défauts vont grimper en flèche.

Porter Stansberry

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