Prenons un bain de félicité boursière

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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 19 décembre 2006
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*** Prenons un bain de félicité boursière
Et tant pis si la baignoire déborde…

*** Mise en perspective
Inde/Etats-Unis : le plus pauvre n’est pas celui qu’on croit…

*** Un optimisme douteux (2)
… commenté par l’oeil averti du Dr Richebächer

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Un principe d’investissement si simplissime
… que vous l’avez probablement OUBLIE !

Pourtant, il vous aurait permis de doubler votre mise en six mois
Pour savoir comment, continuez votre lecture…

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Bonjour,

*** PRENONS UN BAIN DE FELICITE BOURSIERE

** Les actionnaires ne s’estimeraient-ils pas encore assez gâtés ? La séance des "Trois sorcières" a bel et bien constitué l’apothéose que nous anticipions — et Françoise Garteiser vous en a brossé ce lundi un portait étincelant qui nous dispense de refaire l’inventaire des motifs de l’euphorie ambiante.

Si nous avions vu juste sur la combinaison de facteurs psychologiques et techniques soutenant la hausse des marchés depuis le 2 décembre dernier, nous devons avouer que la fermeté des indices boursiers à l’entame de la dernière quinzaine de l’année 2006 nous bluffe complètement !

Nous étions en effet persuadé que dix séances consécutives de progression sur l’Euro-Stoxx 50 ou l’Eurotop 100 constituaient un record et une grande première historique qui n’était pas prête d’être surpassée. Il ne faisait aucun doute dans notre esprit que cette série sans précédent de hausses (pour un gain cumulé de 5% à 5,5%) devait déboucher au minimum sur une consolidation technique dès le lendemain de l’expiration des échéances trimestrielles et annuelles sur les marchés dérivés.

Mais nous nous trompions… puisque l’Eurotop 100 parvenait hier — dès le premier quart d’heure de cotation — à améliorer de 0,1% supplémentaires son zénith annuel du vendredi 15, inscrit à 3 120 points. Il se maintenait dans le vert jusqu’à la réouverture de Wall Street, qui s’avérait à son tour positive — quoique le chiffre d’affaire initial chutât de manière tout aussi brutale qu’en Europe : -40%, mais cela en revanche ne constituait pas une surprise, après le pic d’activité de vendredi.

** Les records, même les plus insensés, sont faits pour être battus… et nous avons bien failli assister à une onzième séance de hausse d’affilée dans le sillage d’un Dow Jones qui file comme un puck de hockey vers le but grand ouvert des 12 500 points : un nouveau record historique provisoire à été inscrit à 12 490 points. Il ne subsiste qu’un bémol à l’apparente euphorie des commentateurs, et elle ne concerne que le Nasdaq, lequel hésite depuis un mois à franchir la résistance des 2 470 points, re-testée au point près le 15/12 puis ce 18/12 dès l’ouverture.

En l’absence de statistiques macro-économiques marquantes — le déficit de la balance des paiements américains pulvérise comme prévu un nouveau record à 225,6 milliards de dollars au troisième trimestre, contre 217 milliards de dollars au deuxième trimestre –, la hausse de Wall Street se prolongeait lundi soir sous l’effet d’annonce d’une série de nouvelles OPA (ou de la divulgation du relèvement de certaines enchères dans le cadre d’opérations déjà connues des investisseurs).

Le distributeur américain de produits pharmaceutiques Express Scripts a annoncé lundi le lancement d’une offre mixte de 26 milliards de dollars (29,25 $ en cash et 0,426/action) sur son concurrent Caremark (ce qui valorise l’action cible à 58,5 $).

Le fonds Apollo Management lance également une offre de neuf milliards de dollars sur le groupe Realogy Corporation (ex-filiale immobilière de Cendant) alors que ce même fonds serait sur le point de finaliser l’acquisition du groupe de casinos Harrah’s Entertainment par le biais d’une OPA lancée conjointement avec Texas Pacific Group — offre qui vient d’être relevée à 16,7 milliards de dollars.

Un consortium formé de richissimes fonds d’investissement, composé de Blackstone Group, Goldman Sachs Capital Partners, TPG et KKR (Kohlberg Kravis Roberts & Co.), s’empare pour environ 11 milliards de dollars du spécialiste en matériel orthopédique Biomet.

Warner Music Group s’apprêterait à s’offrir — pour 73,5 millions de dollars — une participation majoritaire dans le capital du néerlandais Roadrunner Music Group, propriétaire du label de hard rock Roadrunner Records.

** L’Europe n’est pas en reste puisque les deux groupes énergétiques norvégiens Hydro et Statoil annonçaient lundi matin qu’ils allaient fusionner leurs activités pétrolières et gazières afin de donner naissance à un leader mondial des opérations offshore. Le nouvel ensemble affichera une production de 1,9 millions de barils par jour en 2007, avec des réserves d’hydrocarbures prouvées de 6,3 milliards de barils équivalent pétrole.

Et nous ne serions pas complets sur le chapitre des fusions/acquisitions si nous n’évoquions pas les rumeurs de rachat du club de football l’Olympique de Marseille par un mystérieux investisseur américain… aussi mystérieux que l’entreprise helvétique "boîte aux lettres" qui s’était offert une brève notoriété planétaire en prétendant jeter son dévolu — et lancer une offre évaluée à deux milliards d’euros — sur Eurodisney il y a une quinzaine de jours de cela ?

Dans des marchés qui ont perdu depuis six mois jusqu’au souvenir d’un mouvement de correction boursière de 2% ou 3% d’amplitude, n’importe quelle rumeur (oui, vraiment n’importe laquelle !) est jugée plausible. Des dizaines de fonds d’investissement anglo-saxons disposent d’une force de frappe financière quasiment illimitée se chiffrant à plusieurs milliards, voire plusieurs dizaines de milliards de dollars, lorsque de grandes banques d’affaires sont "dans la boucle". Par ailleurs, des groupes russes, chinois ou indiens ont déjà démontré leur capacité à mettre la main sur des entreprises industrielles occidentales qui pèsent plus lourd qu’un Vallourec (le groupe vient d’intégrer le CAC 40) ou un Technip (puisque la mode est à la concentration dans le secteur parapétrolier).

** De l’avis général, les marchés d’actions baignent dans un océan de liquidités… mais qui se soucie que, sous ces masses d’argent mobilisables à tout moment, se cachent des milliers de kilomètres cube de dettes découlant d’opérations de carry trade entre le yen, le dollar et l’euro ? C’est là un système qui met en jeu des forces colossales, mais dont la stabilité ne repose que sur la faiblesse persistante de la devise nippone et la capacité de la Banque centrale japonaise à repousser indéfiniment tout projet de hausse de son taux directeur à 0,50% (ou plus).

Au sein du CAC 40, Danone, Société Générale, Thomson, Cap Gemini, Vivendi (SFR), Alstom, Schneider, Air Liquide ou Saint-Gobain font partie des dossiers les plus souvent cités par les analystes qui établissent le palmarès des "OPAbles" pour 2007.

Prenez Thomson : aucun opérateur ne sait au juste pourquoi le titre a bondi de 1,9% ce lundi. Et nous pouvons ajouter que sans le repli de 1,3% du titre Total (et sans les -0,6% de Sanofi-Aventis), le CAC 40 aurait pu aisément se maintenir à flot, voire terminer sur une nouvelle progression symbolique.

Les marchés ont donc fait la planche… et personne n’envisage aujourd’hui ce qui pourrait arracher la bonde, vidant ainsi soudainement ce bain de félicité boursière !

Voyons les choses autrement : le problème aujourd’hui n’est pas que la baignoire se vide accidentellement — mais bien que nul ne se soucie de la voir déborder !

Philippe Béchade,
Paris

PS : Pour retrouver une analyse complète de la séance en cours — et les conseils qui permettront d’adapter votre portefeuille à la situation, composez le 0899 707 009* dès 15h45 cet après-midi : vous y découvrirez toutes les recommandations de Philippe Béchade pour la journée boursière.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** MISE EN PERSPECTIVE

** Un ami nous envoie quelques notes sur l’une des entreprises cotées les plus prospères d’Europe :

* "Bill, vous serez peut-être intéressé d’apprendre que Max, notre fils aîné (23 ans), est en stage en Inde ; il vient de finir son mémoire sur l’histoire de l’action de la Société Générale de Belgique, qui n’avait encore jamais été compilée. C’est une entreprise-clé, parce que lorsqu’elle a finalement été reprise par Suez, il y a quelques années de ça, elle avait plus de 150 années d’existence : elle avait contrôlé jusqu’aux deux tiers de l’économie belge et était lourdement positionnée en Europe, en Afrique, en Asie, aux Etats-Unis, etc. — elle reflétait donc bien le développement économique de l’Europe sur une très longue période".

* "Les conclusions sont plutôt surprenantes : si l’on ajuste la valeur du dernier cours du titre à l’inflation, aux splits et aux nouvelles émissions, on s’aperçoit que les actions sont passées de 100 francs belges en 1827 à seulement 101 francs belges en 1988 !! Pas la moindre plus-value, en termes réels, en plus de 150 ans !! Mais on a enregistré un dividende régulier d’environ 4% au fil des ans, guerres, dépressions etc. comprises — ce qui n’est pas mal du tout".

** Et dans la rubrique "vous croyez avoir des problèmes ?", nous avons remarqué une petite chose en Inde. Il y a des centaines de millions de personnes, dans ce pays, qui n’ont rien du tout. Ils vivent jour après jour de petits boulots qui suffisent tout juste à les nourrir. La nuit, ils dorment dans la rue. Et, comme nous le rappelait un de nos amis indiens, ce sont là ceux qui ont de la chance. Ils peuvent travailler pour vivre. Et ils peuvent imaginer que des jours meilleurs viendront — où ils gagneront peut-être 5 $ par jour !

* Etre "riche" est plus simple que nous le croyons. Il suffit de s’éloigner de Miami — ou de Paris. Selon le pays où vous vivez, même un revenu annuel de 5 000 $ pourrait faire de vous un homme relativement fortuné. En fait, une nouvelle étude réalisée par les Nations Unies déclare qu’un patrimoine net de 2 200 $ vous place dans la moitié la plus riche de la population mondiale. Si vous pouvez rassembler 61 000 $ d’actifs nets, vous faites partie des 10% les plus riches.

* Combien faut-il pour faire partie des 1% au sommet ? 500 000 $ seulement.

* Cette étude révèle que les trois personnes les plus riches au monde — Bill Gates, Warren Buffett et Carlos Slim Helu, le Mexicain propriétaire du système téléphonique — ont une valeur nette combinée dépassant le total des actifs des 48 pays les plus pauvres de la planète.

* Un autre élément intéressant : des millions d’Américains sont en fait plus pauvres, en termes de richesse nette, que les gens qui dorment dans la crasse des rues indiennes. En Inde, les pauvres n’ont rien. Mais aux Etats-Unis — et c’est vrai pour d’autres pays également –, bon nombre des pauvres ont moins que rien. Ils sont endettés, bien souvent de plusieurs milliers de dollars. Les habitants désespérément pauvres de l’Inde, eux, n’ont pas de cartes de crédit.

* Et encore un élément intéressant : l’étude des Nations Unies met la valeur nette totale des Etats-Unis à environ 40 000 milliards de dollars. Nous ne savons pas d’où vient ce chiffre — mais nous aurions tendance à supposer qu’il n’inclut pas le "fossé fiscal" du gouvernement américain — qui se monte à MOINS 65 000 milliards de dollars. Si ce chiffre était pris en compte, les Etats-Unis dans leur ensemble devraient être considérés plus pauvre que le plus misérable mendiant des rues de Calcutta.

* Comment remettre votre situation en perspective ce Noël, cher lecteur ? C’est très simple : faites un petit séjour dans un pays pauvre.

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Comment ça, vous ne connaissez pas encore notre Banquier Central ?

Une erreur à réparer rapidement… parce qu’il aurait pu vous permettre de cumuler 269,16% de gains en 2006 !

Pour savoir comment, c’est par ici…

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*** La Chronique Agora présente ***

Le Dr Richebächer continue d’explorer en détails les conséquences du déclin de l’immobilier… et démontre au passage que la Fed se trompe lourdement dans son évaluation de la situation.

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UN OPTIMISME DOUTEUX — 2ème PARTIE
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Par le Dr Kurt Richebächer (*)

Aux Etats-Unis, le nombre de maisons simples ou abritant plusieurs appartements a grimpé en 2005, passant d’un creux de moins de 1,5 millions d’unités durant l’année de récession 2001 à un sommet post-guerre de 2,2 millions d’unités. Sur la même période, l’indice de prix à qualité constante pour les nouvelles maisons a grimpé de 30%, tandis que l’indice de prix d’achat des maisons existantes publié par le Bureau fédéral américain de l’activité de logement (OFHEO) a grimpé de 50%.

Stimulant la valeur nette et la capacité d’emprunt des ménages privés, cela a mené les dépenses de consommation américaines à des excès considérables et persistants, par rapport à la croissance des revenus. En corrélation, l’épargne personnelle a chuté à pic, passant en territoire négatif, ce qui est sans précédent pour une économe industrialisée.

C’était un boom qui a de toute évidence mené à des excès extraordinaires dans plusieurs domaines différents. En général, cela suggère des conséquences très sévères et des corrections douloureuses. Il ne fait aucun doute que les premiers effets du krach de l’immobilier ont été plus vastes et plus abrupts que ne s’y attendaient la plupart des experts. Pour citer Donald L. Kohn, vice-président de la Réserve fédérale, lors d’un récent discours : "l’économie se développera à un rythme modéré pendant quelque temps, quelque peu au-dessous du rythme d’accroissement de son potentiel, puis la croissance commencera à se renforcer".

Parmi ses arguments réconfortant, il affirmait tout d’abord que la sur-construction de 2004 et 2005 avait été assez limitée pour être absorbée dans les trimestres qui viennent ; que cette situation présentait un contraste spectaculaire avec de précédents retournements de l’immobilier suivant des mesures prises par la Fed pour resserrer les conditions de crédit ; et qu’au fur et à mesure que les excès de stocks dans la construction résidentielle et les automobiles s’amenuisent, la croissance économique devrait se remettre.

M. Kohn ne mentionne même pas que, par le biais du boom du refinancement hypothécaire, cette bulle de l’immobilier a eu des effets secondaires sans précédent sur l’économie dans son ensemble. En 2005, les ménages privés ont retiré 1 080 milliards de dollars grâce à des prêts immobiliers. Sur cette somme, ils n’ont utilisé que 95,1 milliards de dollars pour la construction immobilière. Les dépenses de biens et de services ont grimpé, dans leur ensemble, de 539,9 milliards de dollars — contre une augmentation des revenus disponibles de 354,5 milliards de dollars. En d’autres termes, près d’un tiers de l’augmentation des dépenses de consommation dépendait de l’emprunt sur la valeur des maisons.

En fait, nous sommes frappés par la promptitude à laquelle le changement du marché immobilier a impacté l’emprunt hypothécaire. Il a atteint son sommet au troisième trimestre 2005, à 1 225,9 milliards de dollars en rythme annuel. En chute constante, il n’était plus que de 819,6 milliards de dollars au second trimestre 2006. Ce sévère déclin a cependant été en partie compensé par une augmentation du crédit à la consommation.

M. Kohn souligne que les conditions monétaires demeurent relativement favorables à l’emprunt et aux dépenses. Il ne fait aucun doute que les taux d’intérêt sont si bas qu’ils n’exercent aucune contrainte sur l’emprunt. Mais, plus important, la chute des prix des maisons n’est plus favorable à de tels emprunts. Assez remarquablement, le déclin notable des prêts immobiliers depuis le troisième trimestre de l’année dernière s’est produit alors même que les prix des maisons grimpaient encore — même si c’était à un rythme sensiblement plus lent. Dans la mesure où l’environnement de prix a toutes les chances de se détériorer dans les temps qui viennent, il semble assez raisonnable de supposer que ce ralentissement initial sévère des prêts immobiliers a encore de la marge.

Même si cela suggère d’autres chutes des prix des maisons américaines, ces chutes pourraient mettre un certain temps à se matérialiser, parce que les réactions du marché immobilier sont notoirement lentes. Contrairement aux marchés financiers, sa réponse initiale à un changement de situation ne concerne pas le prix, mais la durée où les maisons non vendues restent sur le marché, jusqu’à ce que les prix soient réduits, pour réaliser les ventes désirées. Les vendeurs tendent à résister aux ajustements de prix à la baisse aussi longtemps qu’ils le peuvent. Au lieu de cela, le marché devient illiquide. Il ne fait aucun doute que les vendeurs s’en apercevront et ajusteront leurs conditions de prêt.

M. Kohn est également rasséréné par le fait que le renversement actuel de l’immobilier, contrairement aux précédents, n’est pas causé par un resserrement du crédit. Comme il le soutient avec raison : "la Réserve fédérale n’a fait que remettre les taux d’intérêt de court terme à des niveaux plus normaux, et les taux de long terme sont inhabituellement bas par rapport à ces taux courts". Nous pensons, cependant, qu’il en tire des conclusions entièrement fausses. Toutes les récessions causées par les resserrements monétaires ont été suivies de reprises vigoureuses. Un retournement se produisant en dépit de taux d’intérêt bas et d’argent facile nous semble des plus inquiétants.

Meilleures salutations,

Kurt Richebächer,
Pour la Chronique Agora

(*) Economiste, écrivain et banquier international respecté, le Dr Kurt Richebächer écrit régulièrement pour le Wall Street Journal, Barron’s, l’édition américaine de la Fleet Street Letter et d’autres publications financières bien établies. En France, Le Figaro lui a consacré un article pour avoir été "l’homme qui a prédit la crise asiatique".

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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