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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Mardi 06 juin 2006
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*** Test de confiance grandeur nature
Aucune statistique en vue… c’est le moment de vérité pour les marchés mondiaux.
*** Pas besoin de terroristes
L’empire américain peut très bien s’abattre tout seul…
*** Désordres déficitaires (2)
Avant que le désastre n’arrive, on ne sait jamais tout à fait où l’on en est…
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Bonjour,
*** TEST DE CONFIANCE GRANDEUR NATURE
** Les investisseurs ont boudé leurs écrans et se sont mis en roue libre en ce lundi de Pentecôte. Ils ont décidé d’aller capter de bonnes énergies sous un soleil enfin de retour après avoir boudé le nord de l’Europe durant plus de six mois.
Si les rares institutionnels présents ont eu le temps de profiter des terrasses des bistrots, ils le doivent aussi aux boursicoteurs particuliers, qui étaient carrément aux abonnés absents pour la raison évoquée en préambule. Les volumes d’échanges à Paris sont même ressortis très inférieurs à ceux observés lors des précédents jours officiellement fériés en France — mais le calendrier d’Euronext ignore la plupart des ponts et fêtes carillonnées… et jusqu’au 14 juillet célébré dans l’Hexagone.
La barre des trois milliards de chiffre d’affaires ne fut même pas atteinte à la clôture sur le CAC 40 (2,9 milliards d’euros), et il ne s’est échangé que 3,5 milliards d’euros sur l’ensemble des compartiments Euronext (comptant + terme).
Paris nous a administré une nouvelle démonstration de sa vulnérabilité en reperdant d’un coup la moitié du terrain repris au cours des trois séances précédentes (-0,9%). Ce fut pire chez certains de nos voisins, puisque Francfort ou Bruxelles chutaient au final de 1,1%. Cela n’était que la conclusion logique d’une journée qui avait débuté sous de mauvais augures : Tokyo cédait 0,8%, et Wall Street avait reperdu vendredi soir la totalité de ses gains initiaux, clôturant en équilibre précaire mais avec une majorité de valeurs en repli (ratio advance/decline négatif).
Cela n’allait pas s’arranger ce lundi puisque le Nasdaq cédait 0,85% à la mi-séance, preuve que la résistance des 2 230 points était bien présente au rendez-vous. Le Dow Jones, de son côté, ricoche bel et bien sous les 11 260 points, un plafond également aisément identifiable.
Mais est-ce bien la seule contre-performance des indices américains qui plombe les places du Vieux Continent ? Londres et Zurich nous administrent la preuve du contraire en clôturant en hausse de 0,3% et 0,6% respectivement. La faiblesse du dollar (revenu sous les 1,2950/euro) a fortement pesé sur les titres libellés en euros, et la bourse britannique semble même s’être réjouie d’une belle remontée du prix du baril vers les 73,5 $ en cours de journée.
** Le billet vert — cause apparente de toutes nos désillusions de ce côté-ci du Channel — a été affaibli, si besoin était, par la publication d’un indice ISM non-manufacturier ressorti pourtant parfaitement conforme aux prévisions à 60,1 (contre 63 en avril). Mais ce chiffre médiocre succède aux piètres statistiques de l’emploi publiées vendredi aux Etats-Unis, sur fond de stagnation des salaires et de chute du pouvoir d’achat des ménages américains.
Les investisseurs avaient une autre raison de faire preuve d’une prudente réserve depuis ce week-end : l’ayatollah Ali Khamenei, le guide spirituel (et véritable homme fort) iranien, s’est dit prêt à suspendre les exportations d’énergie face à la pression des états occidentaux membres du Conseil de sécurité de l’ONU.
Il s’agit d’une surprenante volte-face ; certaines autorités religieuses du pays s’étaient récemment exprimées — peu avant le sommet de l’OPEP — pour écarter la menace d’un recours à l’arme du pétrole dans le cadre du programme nucléaire développé par Téhéran (qui constitue certainement un enjeu de politique intérieur capital, plus qu’une menace réelle immédiate pour l’état d’Israël).
** La journée d’aujourd’hui va constituer pour les places boursières un test intéressant, une sorte de sondage "grandeur nature" permettant de jauger le degré de confiance et d’optimisme des investisseurs. En effet, aucune statistique n’est inscrite sur le tableau des publications macro-économiques officielles aux Etats-Unis, et pas davantage en Europe… rien avant mercredi — et encore, le chiffre le plus important concernera le niveau hebdomadaire des stocks de pétrole américains.
Cela va même plus loin : aucune publication d’importance stratégique n’est attendue outre-Atlantique avant ce vendredi (balance commerciale). Le déficit américain risque en plus de passer largement au second plan, puisque les cambistes et les spécialistes des marchés de taux se concentreront sur la teneur du communiqué final de la réunion de la BCE jeudi. Nul ne doute que le repo rate sera relevé à 2,75% ; toute la question concerne le degré de "vigilance" dont les fonctionnaires de Francfort estimeront devoir faire preuve au cours des prochaines semaines.
** Nous vous avons déjà assez rebattu les oreilles avec nos complaintes au sujet d’une stratégie anachronique de lutte contre l’inflation… alors que la croissance menace déjà de retomber comme un soufflé en Allemagne (les trois points de TVA en plus, c’est pour dans six mois) — et même aux Etats-Unis, où le prix des logements a (enfin) cessé de progresser dans les zones spéculatives les plus incandescentes, notamment la Bay Area de San Francisco et la Sillicon alley.
Mais n’accablons pas la BCE. Nous savons faire la part des choses entre le discours officiel pré-formaté et le but véritable poursuivi avec zèle depuis des années d’ouverture à une économie globalisée : il s’agit surtout de lutter contre la hausse des salaires des classes moyennes pour ménager la compétitivité globale de l’Europe face aux pays asiatiques.
Manifestement, cela ne fonctionne pas pour toutes les catégories de salariés, puisque M. Zacharias, démissionnaire de Vinci jeudi dernier, bénéficiait d’une rémunération quotidienne de 50 000 euros. Oui, cinquante mille euros pour chaque jour de l’année, 14 juillet et Lundi de Pentecôte compris.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Journée test pour les marchés… Pour savoir ce qu’il en est, retrouvez Philippe Béchade au 0899 707 009* dès 15h45 : il vous y livre une analyse complète de la séance en cours… et les conseils qui vont avec, pour vous positionner au mieux.
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COMMENT INVESTIR AUJOURD’HUI ?
Eh bien… nous n’avons pas de recette miracle, mais…
… que pensez-vous d’un système qui dépasse les 24% de croissance annuelle moyenne depuis 2003… en accumulant des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore !
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** PAS BESOIN DE TERRORISTES
** Tous les grands spectacles publics commencent sur un mensonge, se transforment en farces, et finissent souvent en tragédie. Nous lisons les journaux et nous demandons où en est la guerre en Irak, dans cette séquence. Il est certain qu’il y a des mensonges dessous. L’administration Bush a raconté les craques qu’il fallait pour mettre la guerre en route. A présent, d’autres mensonges sont nécessaires. Mais cela signifie-t-il pour autant que nous en sommes au stade de la farce ? Ou bien sommes-nous déjà passés à celui de la tragédie ?
* "Lorsqu’on ouvre la stratégie pour la victoire, on n’y trouve rien", a déclaré John Murtha, représentant démocrate de l’état de Pennsylvanie. Murtha a déjà vu la pièce, au Vietnam. Là aussi, il avait fallu en passer par les trois étapes. Les mensonges : les Américains devaient se soucier du genre de mauvais gouvernement qu’avaient les Vietnamiens ; si ces derniers "devenaient communistes", c’est l’Asie du Sud-est toute entière qui chuterait "comme des dominos". Puis est arrivée la farce — au cours de laquelle des centaines de milliers d’Américains furent "envoyés mener les batailles que devraient mener les Asiatiques", selon le mot de Lyndon Johnson, partis avec une stratégie vide de sens, sans véritable connaissance de ceux contre qui ils se battaient, sinon des slogans aussi vides qu’un discours de George Bush. Et finalement est arrivée la tragédie, pas tant la retraite américaine (qui faisait encore partie du domaine de la farce sanglante), mais la victoire des rouges — qui étaient tout aussi crétins et meurtriers que leurs ennemis l’avaient décrit. Mais en fin de compte, lorsque le Vietnam "devint communiste", l’Asie du Sud-est toute entière a bâillé. Personne ne s’en souciait. Les Viêt-Cong avaient gagné. Et le pays a subi sa victoire, comme une blessure de guerre, durant le reste du siècle.
* Il n’y a pas eu de véritables gagnants au Vietnam. Le président américain déclare qu’il a un Plan pour la Victoire en Irak. Mais il n’y aura pas de gagnants là-bas non plus.
* Qui sera le plus grand perdant, par contre ? Nous ne pouvons le savoir. Il n’est pas donné à l’homme de connaître son destin. Tous ce que nous pouvons faire, c’est tenter de regarder au-delà du coin de la rue.
** Le monde était bien différent en 1966 de ce qu’il est en 2006. Il y a quarante ans de cela, les Etats-Unis étaient une puissance économique indiscutable — ils étaient encore en croissance, avec une balance commerciale positive, ils étaient créditeurs nets du reste du monde, et possédaient un dollar encore convertible en or, bien qu’indirectement. Les Américains remboursaient leurs prêts immobiliers. Les cartes de crédit restaient à inventer, tout comme la télé-réalité et les prêts à paiement différé du principal. La génération au pouvoir se rappelait encore des leçons de la Grande dépression et de la Seconde guerre mondiale. Ils faisaient des erreurs — des erreurs considérables — mais ils s’attendaient encore à payer leurs factures et équilibrer leurs budgets. De plus, leurs principaux concurrents potentiels — la Russie, la Chine, l’Inde — s’appuyaient encore sur des sottises marxistes qui les maintinrent en dehors des marchés mondiaux durant une bonne partie du 20ème siècle. En d’autres termes, les Etats-Unis pouvaient encore se permettre de faire des erreurs grandioses.
* Bien entendu, les Etats-Unis sont une puissance impériale. Ce sont également le plus grand débiteur de la planète. Leur rôle dans le monde est de maintenir l’ordre. Mais ils ne peuvent le faire qu’empruntant de l’argent — à leurs anciens et futurs ennemis ! Et à présent, l’empire gâche ses ressources militaires dans un conflit qui ne peut lui faire aucun bien. Il gaspille l’argent emprunté en essayant de verrouiller une partie de la périphérie impériale complètement inoffensive… tandis que la Russie construit des montagnes de dollars en exportant de l’énergie. La Chine, de son côté, accumule des piles de billets verts en exportant des biens de consommation. Et l’Inde ne se fait pas prier non plus — en offrant des services de traitement de l’information en anglais au reste du monde.
* A un moment ou à un autre, ces prêteurs voudront sûrement plus pour leur argent que 5%. Nous lisions déjà la semaine dernière que les principaux conseillers chinois poussent leur gouvernement à utiliser ses dollars pour acheter du pétrole et de l’or. A un moment ou à un autre, ils pourraient suggérer des changements dans les relations commerciales, ou des changements dans le décor de la Maison-Blanche, ou des changements dans la Constitution américaine elle-même. Qui sait ?
* Après tout, le dollar est une devise dont la valeur n’est pas fixe. Tant les prêteurs que les emprunteurs sont conscients qu’il flotte dans le vent tel l’odeur d’une décharge publique. Et lorsque les prêteurs décideront que le moment est venu, ils agiteront leurs éventails — et l’emprunteur se trouvera du mauvais côté de la brise.
* Oussama ben Laden n’est pas né d’hier. Lui aussi sait de quel côté le vent souffle. Sa stratégie déclarée est de saigner l’empire à blanc, le forçant à dépenser 200 000 $ pour chaque dollar investi par ses terroristes. Il est assez simple de comprendre le calcul… mais qui aurait cru que l’empire serait assez idiot pour tomber dans le piège ?
* Une "guerre contre la terreur" est, de bien des manières, parfaite pour un empire en faillite. Elle est tout aussi parfaite pour ses ennemis. Elle permet à la mère-patrie de mobiliser des ressources qu’elle n’a pas pour une guerre qu’elle ne peut pas perdre. Les terroristes ne peuvent qu’irriter le grand empire ; ils ne peuvent l’abattre. Non, l’empire devra s’abattre lui-même. Et pour cela, nul besoin de terroristes.
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*** La Chronique Agora présente ***
Le déficit commercial américain a atteint un nouveau record. Chaque jour, les Américains sont environ 2 milliards de dollars "plus riches" de 4×4, télévisions et autres gadgets provenant en majeure partie d’Asie, tandis que les Asiatiques sont deux milliards de dollars plus riches en actifs financiers américains, nous apprenait Bill Bonner hier. Aujourd’hui, la suite de cette rediffusion d’un "classique" de notre collection…
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DESORDRES DEFICITAIRES — 2ème PARTIE
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Par Bill Bonner (*)
Ce n’est jamais qu’une préférence de la part des consommateurs, bien entendu. Ce ne sont pas nos affaires, lorsqu’un homme décide qu’il désire si ardemment une télé à écran géant qu’il est prêt à s’endetter pour l’avoir. Il préfère accumuler des dettes plutôt que de s’en passer. Cette préférence est devenue si largement populaire aux Etats-Unis que nous en avons le souffle coupé. Chaque jour, collectivement, les gens achètent pour 2 milliards de choses qu’ils ne peuvent payer. Ils paieront plus tard. Ou quelqu’un d’autre s’en chargera.
A nouveau, cela ne nous pose aucun problème.
Mais le moindre spectacle public commence avec un mensonge. Ce dernier évolue ensuite pour se transformer en illusions de masse, autocongratulation, hallucination, farce et… finalement… désastre. Avant que le désastre n’arrive, on ne sait jamais tout à fait où l’on en est. Parce que pour toute imbécillité qui apparaît, on trouve des dizaines d’hallucinateurs prêts à arnaquer les gens… et au moins la moitié de la population est prête à les croire.
Ainsi, nous trouvons quasiment tous les jours dans le Wall Street Journal un article expliquant que les déficits commerciaux ne sont pas un problème. Et à un certain niveau macro-économique, c’est vrai, en effet. Tant que quelqu’un continue à prêter de l’argent, pas de problème. Mais même tandis que l’argent coule à flot… les Américains deviennent plus pauvres chaque jour.
Certaines mouches du coche soulignent que les Etats-Unis ont enregistré des déficits commerciaux durant une bonne partie de leur histoire… et que les pays se développant rapidement ont toujours des déficits courants. Après tout, ils construisent pour l’avenir : des usines, des installations, des machines… tout cela mobilise du capital. Puis, lorsque les usines sont construites, elles produisent des revenus et des profits, utilisés pour rembourser la dette. Dans ces circonstances, le débiteur s’en sort gagnant.
Ah, quelle rêverie flatteuse… mais de quand date la construction de la dernière usine… ou raffinerie… ou mine aux Etats-Unis, cher lecteur ? La dernière dont nous nous souvenons était une brasserie flambant neuve dans les faubourgs de Baltimore — et c’était il y a 40 ans de ça. Depuis, elle a fait faillite !
Bank Credit Analyst (BCA), distingué journal économique basé à Montréal, regarde l’avenir et n’y voit que du rose. Le BCA pense que la révolution de l’information a encore plein de bonnes choses en réserve. Nous ne sommes pas franchement au courant des bonnes choses apportées par la révolution de l’information justifiant ce "encore"… mais sommes tout prêts à croire qu’elles finiront par arriver malgré tout. L’information, cependant — c’est bien connu — se classe dans la catégorie poids plume.
Nous lisons que de plus en plus de formulaires fiscaux américains — qui ne sont rien de plus que de l’information — sont traités en Inde. Et BusinessWeek nous apprend désormais que les entreprises américaines délocalisent de plus en plus d’éléments d’"information" des produits modernes. Elles ne vont plus à Taiwan demander aux autochtones de "fabriquer ça". Aujourd’hui, elles vont à Taiwan pour voir si les autochtones fabriquent des choses qu’elles pourraient vendre de retour aux Etats-Unis. De plus en plus, les entreprises américaines ne participent même plus à la phase de conception. "Beaucoup prennent simplement nos produits", déclare un fabricant taïwanais.
Ce que nous voyons, dit Paul Craig Roberts, c’est "la transformation rapide des Etats-Unis en une économie du Tiers-Monde". Petit à petit, il ne reste plus aux sociétés américaines que des marques à commercialiser. Mais même cela ne durera pas éternellement, une fois que les consommateurs auront réalisé que les véritables talents de l’innovation, du design et de l’industrie se trouvent à l’étranger. Tout comme les acheteurs automobiles ont choisi de nouvelles marques à mesure que la qualité augmentait au Japon, ils choisiront de nouvelles marques dans d’autres secteurs. Bientôt, les Américains ne voudront plus seulement dépenser pour des biens fabriqués à l’étrangers — ils y seront forcés.
Pendant ce temps, les frères Newman, Dan et Frank, nous soulignent que les sorties de dollars ne sont pas un motif d’inquiétude, parce qu’ils reviennent immanquablement aux Etats-Unis. Peut-être… mais lorsqu’ils reviennent, ce ne sont plus les mêmes bosseurs accommandants que lorsqu’ils sont partis. Au lieu de cela, les billets verts reviennent mieux vêtus, avec de meilleures manières, et un meilleur accent. Ils reviennent comme rentiers. Au lieu d’aider l’individu moyen à gagner sa vie, en d’autres termes, ils lui compliquent la tâche. Parce qu’à présent, eux aussi doivent être entretenus. Après tout, il faut payer des intérêts sur les dettes… ou bien les accumuler sur d’autres dettes encore.
Quoiqu’il en soit, jour après jour, le fardeau ne fait que s’alourdir.
Meilleures salutations,
Bill Bonner
Pour la Chronique Agora
(*) Bill Bonner est le fondateur et président d’Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l’auteur des livres "L’inéluctable faillite de l’économie américaine" et L’Empire des Dettes".
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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