Paradis fiscaux et société sans cash

Rédigé le 10 novembre 2017 par | A la une, Cash - Cashless, Deep State, Simone Wapler Imprimer

Les Paradise papers sont une gigantesque opération de manipulation destinée à obtenir la mainmise sur notre argent et notre liberté.

Paradis fiscaux, impôts, taux bas…

Monnaie, impôt et paradis fiscaux sont liés. Ce sont les facettes d’un même ensemble complexe et surtout compliqué à dessein par la Parasitocratie.

Comme le dit si bien Eric Verhaeghe* :

« Les Paradise Papers resteront comme une superbe opération de communication, très bien montée, qui fonctionne essentiellement par la manipulation des émotions moyennes.

Son génie consiste à s’appuyer sur les ‘couches basses’ de la pensée, où se confondent obscurément l’optimisation fiscale et la fraude fiscale.

Tous les leviers habituels de la bien-pensance sont ici mobilisés pour reprocher à des entreprises ou des particuliers le recours aux possibilités juridiques offertes par les Etats pour alléger le poids d’une fiscalité souvent délirante, en faisant mine de les confondre avec une opération frauduleuse.« 

La main mise sur la monnaie par les banques centrales permet de taxer sans contrôle démocratique. L’inflation et le contrôle des taux d’intérêt sont des impôts sur la consommation et l’épargne.

PROJET X – Inédit en France

Vous aviez l’intention d’acheter des bitcoins ?

STOP !

Ne faites rien avant d’avoir vu cette stratégie inédite en France, élaborée par notre tout nouveau spécialiste des cryptomonnaies : cliquez vite ici pour tout savoir.

Prenez un épargnant qui a mis 100 000 € de côté en prévision de sa retraite. Au taux moyen de 4%, son pactole s’élèverait à 148 000 € 10 ans plus tard. Au taux de 1%, son pactole n’est que de 110 000 €. Nous ne sommes pas immortels : ces 10 ans sont définitivement perdus, volés. Le sable du sablier du temps ne remonte pas dans l’ampoule du haut. Si cet épargnant volé recherche ailleurs des compensations, a-t-il tort ?

Les autorités et les gouvernements nous présentent la taxation comme un devoir à acquitter par tout bon citoyen soucieux de l’intérêt général, d’harmonie sociale, de lutte contre la pauvreté.

Jusqu’où peut aller la main mise de l’Etat sur notre argent ? Pourquoi faudrait-il toujours plus d’impôts si la cure est si souveraine qu’on nous le dit ? Pourquoi les fonctionnaires internationaux si dévoués ne paient-ils pas d’impôts ? Pourquoi les »riches » démocraties ne le sont-elles plus que de dettes ? Parce que les riches fuient ? Soyons sérieux ! Où est la bonne dose de persécution fiscale ? En France, par exemple, l’Etat accapare 57% de l’économie. L’OCDE elle-même a récemment sorti une étude concluant qu’au-delà de 46%, les dépenses publiques devenaient nuisibles.

Gordon Brown, ex-Premier ministre britannique, fait circuler une pétition adressée au G20 demandant la fin des paradis fiscaux :

« Il y a huit ans, le G20 s’est mis d’accord pour mettre un terme à ces pratiques. Il est temps de réaliser cet engagement. Nous vous demandons de fermer immédiatement les paradis fiscaux et de vous assurer que ceux qui les gèrent et les exploitent répondent de leurs actes.

Personne ne devrait pouvoir se décharger de son devoir de payer des impôts pour le bien de la société. Il est de votre responsabilité de faire de cette vision une réalité. En tant que citoyens du monde entier, nous vous exhortons à agir. »

Pourquoi ce gentil monsieur Gordon Brown a-t-il besoin du G20 pour mettre un terme aux pratiques de Jersey et Guernesey qui – si ma mémoire ne me trompe pas – dépendent du gouvernement britannique ?

Plus efficace que les impôts pour faire reculer la pauvreté sont le commerce libre, la concurrence, le respect de la propriété privée des individus, l’égalité de chacun devant la loi. Mais ce genre de simplicité dépouillée ne fait pas les affaires de la Parasitocratie.

Depuis 25 ans, la misère a reculé dans le monde de façon spectaculaire. 138 500 personnes sortent chaque jour de la pauvreté**.

« La pauvreté a reculé dans le monde, passant de 1,7 milliard d’habitants en 1999 à 767 millions en 2013, ce qui représente une baisse du taux de pauvreté mondial, qui est passé de 28% en 1999 à 11% en 2013. Les progrès les plus importants ont été enregistrés en Asie de l’est et du sud-est, où le taux est passé de 35% en 1999 à 3% en 2013 ».

Est-ce à cause de la taxation ? Ne serait-ce pas plutôt à cause de la mondialisation tant décriée ? Le marché libre, la concurrence, l’industrialisation sont source d’enrichissement — pas les impôts, la cartellisation, les taxes douanières.

Les paradis fiscaux sont utiles car ils sont un contrepouvoir aux dérives collectivistes des gouvernements des Etats-providence. Leur défaut ? Ils ne servent qu’aux riches. Par comparaison, les possibilités d’optimisation fiscale de la classe moyenne et des pauvres sont bien étriquées. La véritable injustice est là.

Pour accroître leur mainmise sur nos vies, les autorités rêvent maintenant d’introduire la société sans cash, d’en bannir les espèces, avec la complicité active des banques et des fournisseurs de système de paiement. Toujours en diabolisant le cash source d’évasion fiscale, de blanchiment, etc.

Toutes ces manœuvres sont liées.

Ne lisez-vous pas maintenant régulièrement dans les médias des articles sur le retour de l’instabilité financière et les niveaux extrêmes de valorisation en raison des politiques monétaires conduites ces 10 dernières années ?

Imaginez la situation suivante :

Un nouveau krach des marchés financiers se produit. Une récession menace. La BCE parle d’instaurer un taux négatif de -3% sur les dépôts. »C’en est trop, pestez-vous. Je retire mon argent cette fois ». Sauf que… vous ne pouvez plus ! Vous n’avez pas le choix. Vous devez vous plier.

Le dernier numéro de ma lettre explique comment se préparer au krach, que faire avant, pendant et après pour vous en sortir au mieux. Pour le recevoir, cliquer ici.

* https://www.contrepoints.org/2017/11/09/302782-paradise-papers-lunion-tacle-royaume-uni?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=dffd53d265-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-dffd53d265-113790741&mc_cid=dffd53d265&mc_eid=fec20dadcc

** https://www.contrepoints.org/2017/11/09/302740-138-000-personnes-sortent-jour-de-lextreme-pauvrete

Mots clé : - - - - -

Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

3 commentaires pour “Paradis fiscaux et société sans cash”

  1. Bonjour Simone,

    Article remarquable. Juste une question s’il vous plait : le taux de depenses publiques en F est de 57% (F championne du monde… pour ce qu’une telle place a d’honorable en l’occurrence. Cependant, le taux de prelevement en F est « seulement » de 45%. Est-ce que vous pouvez s’il vous plait dire a vos lecteurs a quoi correspond cette difference entre les deux taux ?

  2. génial

  3. 57% représente le poids des dépenses publiques dans le PIB, autrement dit la part du PIB qui est sous l’emprise de l’Etat.

    Pour être précise, en 2016, c’est 56,2% (contre 56,7% en 2015 et 57,1 en 2014).
    Les chiffres sont ici
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/2669747

    Comment l’Etat dépense-t-il plus que ce qu’il encaisse ?
    D’abord parce qu’il s’endette. C’est le déficit et le cumul des déficits est la dette.
    Ensuite parce que toutes ses recettes ne sont pas des « prélèvements obligatoires ». Par exemple si vous avez la télévision, vous payez une redevance mais vous n’êtes pas obligé d’avoir une télévision.

    Je cite Eric Verhaeghe
    « Au total, les administrations publiques perçoivent 90 milliards d’euros non comptabilisés comme prélèvements obligatoires. Ils expliquent en gros la moitié du différentiel entre les prélèvements et les dépenses. L’autre moitié s’explique par du déficit public. »

    Plus d’informations sur ces nuances ici
    http://www.atlantico.fr/decryptage/et-hop-record-socialiste-569-pib-depenses-publiques-et-463-prelevements-obligatoires-en-france-mais-au-fait-que-dissimulent-donc-699196.html

Laissez un commentaire