Pannes

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La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 06 novembre 2006
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*** Pannes
Electricité, marchés américains… il y a eu quelques coupures, ces derniers jours

*** Une nouvelle forme d’eau
Votre verre d’eau serait-il une source d’énergie inépuisable ?

*** Rions un peu
Et celle du "Dow à 36 000", vous vous en souvenez ?

*** Le rebond de l’or, phase 3 (1)
MonseignOr, il est l’Or… de se réveiller !

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Bonjour,

*** PANNES

** Avez-vous passé une petite partie de votre week-end dans le noir, cher lecteur ? Faites-vous partie des quelque 10 millions d’Européens temporairement privés d’électricité à l’heure cruciale où Arthur et Patrick Sébastien se livrent à leur traditionnelle lutte audimatesque ?

Si oui, réjouissez-vous : non seulement vous avez échappé à une énième sottise des "enfants de la télé", mais vous avez en plus contribué à la solidarité énergétique entre les peuples. L’Allemagne étant victime d’un dangereux doublé — chute brutale des températures et infrastructures électriques vieillissantes –, le reste de l’Europe a turbiné pour pallier les manques. La catastrophe a été évitée, mais on a tout de même frôlé le black-out total — et en ces temps où il ne se passe pas un jour sans qu’on aborde les problèmes du réchauffement planétaire, du climat, de l’énergie… cet incident prend d’étranges allures de signe avant-coureur.

** Les marchés américains ont eux aussi eu une petite panne vendredi, suite à la publication des chiffres économiques. On retombe dans le vieux paradoxe : l’économie US semble aller mieux qu’on ne le pensait… donc la Fed ne baissera pas ses taux… par conséquent, les marchés lâchent prise.

Le Dow Jones est ainsi repassé sous les 12 000 points, pour clôturer vendredi à 11 986,04 points, soit une baisse de 0,27% — et sa première performance négative en six semaines. Il était escorté du Nasdaq, qui a perdu 0,14%, à 2 330,79 points, tandis que le S&P 500 abandonnait 0,22% pour clôturer à 1 364,30 points.

Du côté européen, on a préféré s’en tenir aux bonnes statistiques, et en profiter pour faire grimper les cours. Le CAC 40, mis à mal en séance, a tout de même réussi à terminer la semaine à 5 336,3 points, soit une hausse de 0,49% vendredi. A Londres, le Footsie grappillait 0,05%, tandis qu’à Francfort, le DAX s’adjugeait 0,29%.

C’est au département du Travail US qu’on doit ces performances inégales. Il a annoncé la création de 92 000 emplois le mois dernier (contre 123 000 attendues) ; pour compenser cette déception, les chiffres d’août et septembre ont été revus à la hausse : 139 000 créations en cumulé, si bien que le taux de chômage américain atteint son plus bas niveau depuis 2001, à 4,4%.

L’ISM a ensuite rajouté son grain de sel, en annonçant que l’activité dans le secteur non-manufacturier américain avait augmenté, passant à 57,1 en octobre (contre 52,9 en septembre et 54,6 attendus).

** Stimulé par ces bonnes nouvelles, le dollar a fait du zèle ; il a grimpé vendredi, passant à 1,2776 pour un euro (contre 1,2779 jeudi dernier). Du point de vue obligataire, les taux se sont largement tendus ; pas moins de 12 points de base pour le rendement du bon du Trésor à 10 ans, qui passe ainsi à 4,71%.

Et l’or ? L’or, lui, perd quelques plumes. Lui qui était repassé au dessus des 625 $ courant de semaine dernière a glissé pour atteindre 622,75 $ au second fixing de Londres.

Du côté de l’or noir, c’est le Nigeria qui fait parler de lui, les installations pétrolières étant sous la menace d’attaques. A New York, le baril de WTI est ainsi repassé au-dessus des 59 $, à 59,09 $ vendredi.

** Et puisqu’on en est à parler matières premières, un petit mot du sommet Chine-Afrique s’est tenu la semaine dernière à Pékin… et qui, nous dit La Tribune, "s’est concrétisé [la semaine dernière] par 1,9 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) de contrats entre les entreprises chinoises avec onze des quarante-huit pays africains présents".

"Le plus important d’entre eux est revenu au groupe Citic : il construira une fonderie d’aluminium en Egypte pour 938 millions de dollars, tandis que Sinosteel investira 230 millions dans une mine et une fonderie de fer en Afrique du Sud, et China Nonferrous Mining 200 millions dans une fonderie de cuivre en Zambie. Le reste des seize autres contrats concerne l’aviation, les télécommunications et les infrastructures agricoles".

Après le pétrole canadien et le gaz russe, l’Empire du Milieu guette les métaux africains… Mais plus que la taille et le nombre des contrats, c’est la tonalité politique donnée à ce sommet qui a attiré notre attention ; la Chine semble bien décidée à dessiner un nouvel ordre mondial — et elle se dote des armes nécessaires pour y parvenir. A suivre…

Françoise Garteiser,
Paris

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340% de gains cumulés en 2005 :
VOTRE BANQUIER PEUT-IL EN FAIRE AUTANT ?

Le nôtre, en tout cas, y est parvenu sans problèmes.

Pour savoir comment, continuez votre lecture…

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Nos spécialistes vous donnent les dernières nouvelles de Wall Street

*** UNE NOUVELLE FORME D’EAU

** Le site NewScientist.com affirme que des chercheurs ont découvert une nouvelle forme d’eau. Réfléchissez à ça pendant quelques instants. Auriez-vous pu imaginer que quelque chose d’aussi connu que l’eau puisse renfermer de tels mystères ?

- Cela ne fait que renforcer ma conviction selon laquelle plus on en sait, plus il y a de choses à savoir. Cela me persuade aussi que mes deux scientifiques en herbe préférés (mon neveu Robbie et Isaac, le fils de ma compagne Kaye) auront des carrières prometteuses.

- Mais pourquoi tout ce tohu-bohu ?

- En utilisant une combinaison de rayons X très intenses et de pressions très élevées, les chercheurs ont pu fabriquer un tout nouveau solide — un alliage composé d’hydrogène et d’oxygène. Selon la directrice des recherches, Wendy Mao, du Los Alamos National Laboratory, c’est "un matériau très énergétique. Il pourrait nous aider à trouver le moyen de stocker de l’énergie".

- Cette matière n’est pas facile à obtenir. La pression requise est 170 000 fois plus élevée que celle qu’on trouve au niveau de la mer. Mais de tels niveaux de pression, associés à des rayons X, ont déjà été appliqués auparavant. Pourquoi l’a-t-on manquée ?

- En fait, ce nouveau cristal ne se forme qu’après plusieurs heures d’exposition à des rayons X de 10 kiloélectronvolts. Cette découverte a été faite presque par hasard. Selon Russell Hemley, du laboratoire géophysique de la Carnegie Institution, "nous avons réussi à atteindre exactement le bon niveau d’énergie des rayons X. Plus haut, et les radiations traversent l’échantillon. Plus bas, les radiations sont largement absorbées par les diamants de notre appareil de pression".

- Le matériau est assez stable, tant qu’on maintient une pression 10 000 fois supérieure à celle régnant à la surface des océans. Alors que 15 variétés de glace ont été découvertes par le passé, celle-ci est différente. Dans toutes les autres, l’hydrogène et l’oxygène restent liés. Dans ce nouveau matériel, qui n’a pas encore été baptisé, ce n’est pas le cas.

- Ce nouveau matériau ouvre de nouveaux domaines de recherche. Il facilitera par exemple l’étude des interactions moléculaires entre l’hydrogène et l’oxygène.

** Où est-ce que tout cela nous mènera ? Il y a une possibilité intéressante : la découverte de moyens plus efficaces de séparer l’eau en composants combustibles — hydrogène et oxygène. Tout ce qui rendrait cela plus efficace nous rapprocherait d’une source d’énergie propre inépuisable.

- (J’ai aussi entendu parler d’un chercheur au CV impressionnant, qui a élaboré un moyen prometteur d’y parvenir grâce aux micro-ondes. Les organismes génétiquement conçus pourraient aussi le faire).

- Parallèlement à cela, une compréhension plus profonde des liens entre hydrogène et oxygène — deux des éléments les plus communs — devrait améliorer la connaissance des processus chimiques en général. Cela pourrait également mener à une meilleure compréhension des alliages, à leur développement et à leur amélioration.

- Les découvertes d’alliages ont profondément influencé la société. Rappelez-vous les exemples de l’acier inoxydable et du bronze. Rockwell a identifié 400 alliages qu’on ne peut fabriquer qu’en gravité zéro, voire peut-être par le biais des nanotechnologies.

- Il se pourrait que la prochaine révolution des sciences de la matière soit proche. Nous surveillerons cela de près.

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** RIONS UN PEU

** Le Dow a chuté durant cinq séances d’affilée la semaine dernière. Les baisses se sont faites à petits pas… comme un homme s’approchant du bord d’une falaise.

* Où est toute l’excitation ? Quand viendra le krach ?

* Ni le Dow ni le dollar n’ont une position bien solide, selon nous. L’un comme l’autre pourrait faire un joli plongeon d’un jour à l’autre. Nous ne prédisons rien ; mais ils sont tous deux plus risqués qu’ils ne le paraissent. Et pourquoi prendre un tel risque ? Où est la marge à la hausse ?

* Nous nous rappelons une prédiction de la fin des années 70. "Le Dow à 36 000", nous disait un livre populaire à l’époque. Nous voilà six ans plus tard, et le Dow a grimpé jusqu’à 12 000. A ce rythme, déclare Alan Abelson dans Barron’s, il atteindra les 36 000 points dans 168 ans.

* Nous avons ri de la prévision du "Dow à 36 000" lorsqu’elle est sortie. Mais elle nous a été utile — elle signalait qu’il était temps de sortir des marchés. Les gens ne font pas de telles prévisions au début d’une bulle. Ils les font à la fin — juste avant le krach.

* Aujourd’hui, les folles prédictions ont largement disparu. A leur place, on trouve une sorte d’illusion de médiocrité, où les gens tiennent pour acquis ce qu’ils trouvaient autrefois absurde. A présent, nous rions de ce que les gens imaginent normal ! La hausse vertigineuse des prix des maisons… l’explosion de la dette des ménages… le Dow au-delà des 12 000… 1 000 milliards de dollars dans les réserves chinoises… le déficit courant américain à 800 milliards de dollars — personne ne voit de raison de s’inquiéter de toutes ces choses.

* Bien entendu, la bulle des prix de l’immobilier semble se dégonfler, et tout le monde le sait. Nous apprenons par exemple qu’à San Diego, les défauts de paiement des dettes ont doublé par rapport à 2005. Mais tout le monde prend ça avec sérénité. C’est comme si on avait annoncé une hausse du prix du foie gras ; cela ne semble pas vraiment avoir d’importance pour les gens. Tout le monde est certain que l’immobilier est en place pour un "atterrissage en douceur". Même si un météore géant se dirigeait vers la planète Terre, on s’attendrait à ce qu’il fasse un atterrissage en douceur. Et qui sait, d’ailleurs ? Mais comme nous l’avons déjà dit plusieurs fois, nous recommandons à nos chers lecteurs d’attacher leurs ceintures, juste au cas où.

** Pendant ce temps, l’or a atteint les 627 $ jeudi. Nous espérons que vous avez acheté de l’or lorsqu’il était en baisse — lorsque le prix était au dessous de notre cible de 600 $. Nous n’en savons rien, mais nous ne serions guère surpris de ne plus jamais revoir l’or sous les 600 $ de notre vivant. Les dirigeants de Newmont étaient eux aussi dans les journaux hier, prédisant que le prix dépasserait "les 700 $ dans les 12 prochains mois".

* Il faut à présent environ 20 onces d’or pour acheter le Dow. En 1980, il n’en fallait qu’une.

* Et dorénavant, la valeur totale des actifs financiers américains représente 33 fois la valeur de tout l’or extrait, sur toute la planète. En 1980, la valeur des actifs américains n’était qu’à un peu plus de trois fois celle de l’or mondial.

* Au cours du dernier quart de siècle, la valeur des actifs libellés en dollars US a grimpé par rapport à l’or. Et chaque année, l’industrie minière n’ajoute que 2 500 tonnes d’or à l’offre mondiale — soit une augmentation de 1,7% par an. Les actifs libellés en dollars, par contre, sont en pleine explosion.

* Qu’est-ce qui a le plus de chances de voir sa valeur réelle grimper, cher lecteur ? Les actifs en dollars-papier… ou l’once d’or ?

* Nous nous tiendrons un peu plus longtemps à notre transaction de la décennie. Nous allons même faire passer notre seuil d’achat à 625 $. Achetez l’or sous les 625 $.

—————————– (publ.)

Comment le marché actuel peut faire de vous un investisseur heureux…

… tout en faisant passer votre portefeuille à la vitesse supérieure !

C’est plus simple qu’il n’y paraît… il suffit de suivre les bons indicateurs : continuez votre lecture pour tout savoir…

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*** La Chronique Agora présente ***

Vous pouvez investir dans des actions aurifères dès maintenant — avant que la troisième phase du rebond ne commence (et tant que les prix suivent les principaux fondamentaux)… ou vous pouvez attendre une confirmation de la part du troupeau. James Boric nous explique pourquoi il serait plus profitable de prendre une longueur d’avance…

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LE REBOND DE L’OR, PHASE 3 – 1ère PARTIE
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Par James Boric (*)

La phase la plus profitable du rebond de l’or — la troisième — n’a pas encore commencé.

La première phase du récent rebond des métaux a commencé en 2002. C’est à ce moment-là que le monde a perdu confiance dans le dollar US — la devise dominante sur la planète. Bien entendu, ça ne s’est pas passé du jour au lendemain. Avant 2002, le marché boursier s’était effondré, la dette américaine avait atteint des sommets record, et le déficit commercial US prenait des proportions épiques.

Tous ces facteurs, associés à des tensions géopolitiques dans le monde entier, menèrent les banques centrales étrangères et une poignée d’investisseurs avisés à se demander si détenir des dollars US était vraiment une si bonne chose que ça. Quelques téméraires décidèrent que non. Ils vendirent donc leurs actifs papier libellés en dollars et achetèrent de l’or — véritable réserve de valeur en cas d’incertitude économique.

Pour la première fois depuis les années 70, tant la demande que le prix de l’or ont significativement augmenté, tandis que la valeur du dollar était divisée par deux. Cela a marqué la première phase du rebond des métaux.

Bien entendu, peu de gens ont acheté de l’or (ou tout autre métal précieux) en 2001. Le grand public n’adopte jamais une idée lorsqu’elle n’en est qu’à ses débuts. Les gens ont trop peur de se tromper et d’aller à contre-courant. Ils attendent donc la confirmation du public avant d’acheter. C’est exactement pour cela que les achats notables n’ont pas eu lieu sur le marché de l’or avant la fin 2004/début 2005 — lorsque la seconde étape du rebond de l’or a commencé.

En 2005, la demande mondiale d’or était assez importante pour que les prix au comptant grimpent quoi que fasse le dollar. Au cours de cette année, par exemple, le dollar US a grimpé de près de 9% par rapport à un panier d’autres devises mondiales, tandis qu’il rebondissait de son plancher de dix ans et que les marchés actions US grimpaient. Pendant ce temps, le métal jaune augmentait en tandem avec le dollar — passant de 420 $ à 520 $ l’once.

Cette divergence avec le dollar US, associée aux premiers signes d’intérêt des investisseurs individuels pour l’or- et l’argent-métal en tant qu’opportunités d’investissement légitimes ont marqué la deuxième phase du boom des métaux. A cette époque, la Barclays a inauguré son fonds indiciel sur l’or, le iShares COMEX Gold Trust ETF (IAU:AMEX), et le tout premier ETF sur l’argent-métal. Depuis, les flux de capitaux et les volumes sur l’ETF aurifère prouvent que l’or garde tout son intérêt en tant que véhicule d’investissement.

Le volume quotidien moyen pour IAU a plus que doublé l’an dernier, et les actifs totaux sont passés de zéro à… 1,2 milliards de dollars. Mais cet intérêt pour l’or reste très limité. A elle seule, Wal-Mart est une société à 200 milliards de dollars ! En d’autres mots, en dépit de l’intérêt suscité par le secteur de l’or à ce jour, rien ou presque n’indique qu’on se trouve dans un rebond grand public.

La suite dès demain…

Meilleures salutations,

James Boric
Pour la Chronique Agora

(*) James Boric est le rédacteur en chef de Penny Stock Fortunes, un service de conseil mensuel spécialisé dans les petites valeurs. James est également la force motrice du service de trading MST Trader.

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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