Oubliez les actions, ce qui est important se passe sur le marché obligataire

Rédigé le 14 novembre 2016 par | Indices, marches actions, strategies, Simone Wapler Imprimer

La prochaine crise va toucher d’abord le marché obligataire et non pas les actions Le programme de Trump – avec 1 000 milliards de dollars pour les consommateurs – s’annonce inflationniste, le marché obligataire est en train de se retourner.

Ce qui s’est passé sur les marchés actions depuis l’élection surprise de Trump est assez clair. La majorité des spéculateurs s’étaient placés sur une victoire de Clinton qui favorisait les « énergies vertes » et voulait punir les pharma. Les marchés actions asiatiques puis européens ont donc ouvert en forte baisse car ces spéculateurs devaient vendre leurs positions.

Dans cette première phase de vente en semi-panique, l’or a fortement progressé.

Puis les marchés ont monté car, les spéculateurs se sont replacés pour ensuite acheter les secteurs sur lesquels Trump avait promis de déverser de l’argent public (pétrole, défense, construction…) ou envers lesquels il n’avait pas montré d’animosité (le secteur pharmaceutique puisque Donald Trump n’avait pas d’idée sur les prix des médicaments). Même un trader, lorsqu’il est pris à contrepied, doit vendre avant d’acheter. C’est donc ce qui s’est passé.

Mais ce qui va façonner l’avenir des marchés financiers se passe sur les marchés obligataires et pas ailleurs.

Le programme de Trump est inflationniste : 1 000 milliards de dollars de relance budgétaire et moins d’impôts ; ceci profite dans un premier temps au consommateur. Ce programme est aussi inflationniste en raison du protectionnisme que Trump souhaite mettre en œuvre : plus de taxes à l’importation ce sont des produits plus chers dans les rayons de Wal Mart.

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Pour financer tout cela, il faudra que l’Etat fédéral émette plus de dettes. Maintenant, si vous êtes un industriel chinois (ou indien, ou même européen) qui remplit les rayons de Wal Mart, quel est votre intérêt d’acheter la dette d’un gouvernement qui a promis de se défendre contre l’invasion de vos produits ? Aucun.

Comme nous l’avions déjà remarqué, la hausse des taux avait commencé avant tout mouvement de la Fed. L’élection de Trump l’a amplifiée.

Sur le marché obligataire, comme sur les autres, tout se compare à tout. Si les bons du Trésor offrent un rendement supérieur, les obligations européennes baissent aussi (lorsque le rendement monte, cela veut dire que les obligations baissent).

Souvenez-vous, la bulle obligataire est de très loin la plus grosse de toutes.

L’argent intelligent s’est replacé sur la case inflation mais s’il a raison le marché obligataire va s’effondrer. Car hausse des rendements et des taux ne sont pas soutenables si l’endettement augmente.

Prenons le cas de la France.

Pour rembourser une vieille dette, émise en 2006 à 4,5%, qui tombe à échéance, l’État français en émet une nouvelle (car n’oublions pas que la dette est « roulée » et non pas remboursée puisque la dette augmente). Aujourd’hui lorsqu’un emprunt arrive à échéance, Bercy est donc gagnant puisque la nouvelle dette ne coûte que 0,50% au lieu de 4,5%. C’est ce qui explique que la charge de la dette (les intérêts) s’allégeait alors même que notre pays nous alourdissait de nouveaux emprunts. Evidemment lorsque les taux remontent, l’anesthésie monétaire va se dissiper. Le réveil risque d’être brutal.

C’est vrai pour la France, c’est vrai pour l’Italie, l’Espagne, la Grèce, le Portugal. En revanche, ce n’est pas vrai pour les pays à budget équilibré qui n’ont pas besoin d’émettre de nouvelle dette (Allemagne, Canada,  Norvège, Hong Kong).

Inutile de vous faire un dessin. Pour la Zone euro, les écarts entre pays vont se creuser et nous risquons d’affronter à la fois des défauts et de l’inflation. Bill Bonner anticipe aussi de son côté de l’Atlantique défauts et inflation.

Pour Byron King, la parade de tout un chacun qui n’a pas accès aux largesses des banques centrales réside dans l’or et les actions minières et il s’intéresse aux différentes étapes du cycle déflation et inflation que nous allons désormais affronter.

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Comme vous l’explique Byron, la baisse actuelle de l’or ne doit pas vous effrayer. Le potentiel de hausse des minières et de l’or reste intact.

Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

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