Où va l’argent ?

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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 06 février 2007
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*** Matous repus et croissance paranoïaque
Les marchés s’endorment… mais on ne peut pas en dire autant de certains secteurs américains !

*** Où va l’argent ?
Bill Bonner, en tout cas, sait où il ne va pas…

*** Un ressentiment extrême (1)
Lu dans la presse US : "épargnez moins et assurez-vous une retraite confortable"

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DES PROFITS A REPETITION TOUT AU LONG DE 2007 ?
Simple : il suffit de suivre le guide !

Ceux qui l’ont fait en 2006 s’en sont tirés avec pas moins de 173,83% de gains cumulés sur l’année… en toute simplicité.

Pour faire comme eux, continuez votre lecture…

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Bonjour,

*** MATOUS REPUS ET CROISSANCE PARANOIAQUE

** S’il vous est jamais arrivé de vous morfondre durant plus de neuf heures et demi en attendant vainement que quelque chose se passe sur les écrans, cette journée du lundi 5 février vous aura permis d’explorer un degré supplémentaire de la dimension "ennui profond" et "mornitude"… pour égayer ce paragraphe d’un néologisme qui illustre à merveille le scénario du jour, savant mélange d’absence de volatilité et de volumes anémiques.

Pour la troisième séance consécutive, nous avons pu voir le CAC 40 onduler entre 5 660 et 5 690 points avec la même intensité que le ventre d’un escargot sur les parois d’un bocal en verre — mais sans l’amusant spectacle de l’oscillation des "antennes", voire de leur soudaine rétractation au contact d’une surface inconnue. Le marché parisien (+0,07%) n’a fait que se conformer au mot d’ordre du jour, qui était manifestement de prolonger la sieste collective entamée en Europe vendredi matin.

Tel un vieux chat repu, les indices boursiers s’endorment (-0,02% pour l’Euro-Stoxx 50, +0,03% pour l’Eurotop 100, -0,08% pour le S&P 500) après avoir consenti le formidable effort consistant à escalader d’un bond, mercredi dernier, la hauteur du buffet du séjour — soit 0,9 mètre, euh non, 0,9%.

Le poussah des canapés s’adonne à la digestion de la pâtée mollassonne et roborative mitonnée par la Fed mercredi dernier à l’occasion de son premier FOMC de l’année 2007. La pitance était composée d’un diagnostic apaisant sur la question de l’inflation et d’un message d’espoir — qui ne coûte rien — concernant le rebond de l’activité dans le secteur de l’immobilier.

** Sitôt roulé en boule sur un vieux quotidien économique daté du 22 mai 2001 qui titrait "meilleure clôture à Paris depuis la mi-février", le CAT 40 — pardon, le CAC 40, s’est mis à ronronner, les yeux mi-clos. Il n’a même pas soulevé une paupière lors de la parution, vendredi à 14h30, des chiffres relatifs aux créations d’emplois aux Etats-Unis au mois de janvier.

Le score s’avérait pourtant très largement inférieur au consensus : 111 000, contre 160 000 à 170 000 embauches anticipées. Le marché du travail a subi un net coup de frein par rapport au mois de décembre 2006, le taux de chômage remontant pour sa part de 4,5% à 4,6%.

Mais comme il n’était pas tolérable qu’une quelconque contrariété vienne troubler le doux repos consécutif à la conquête des récents records annuels, les investisseurs ont trouvé matière à réconfort avec l’évolution légèrement négative des salaires horaires au mois de janvier (moins trois cents à 17,09 $/heure) — phénomène qui devrait conforter la Fed dans sa "sérénité" vis-à-vis de l’inflation.

Comme pour ancrer définitivement les anticipations d’un maintien des taux à 5,25% aux Etats-Unis, l’indice de confiance du Michigan était révisé en baisse (de 98 à 96,9). La chute d’activité dans le secteur automobile y est pour beaucoup : la concurrence japonaise avec un yen au tapis lamine les parts de marché des constructeurs de la région des Grands Lacs.

** Nous attendions avec impatience la publication de l’indice ISM non-manufacturier, car les Etats-Unis sont devenus un pays de services. Le premier d’entre eux est la lutte contre le terrorisme, que la politique de "W" Bush, inspirée par le puissant cartel de l’armement et du pétrole, a porté à l’incandescence en Irak et en Afghanistan en l’espace de quatre ans.

L’ISM des services donc a bondi de 2,3 points au mois de janvier, à 59 contre 56,7 en décembre. Cela alors que le Congrès américain — qui avait feint une "rébellion" contre la politique impériale et inepte de la Maison-Blanche au lendemain des législatives de novembre — s’apprête à approuver l’envoi de plus de troupes en Irak (21 500 soldats et autres agents de renseignement), ainsi qu’une rallonge budgétaire conséquente de 93,4 milliards de dollars.

Dans son discours de politique budgétaire présenté ce lundi, qui dessine les contours économiques et fiscaux des prochains 23 mois (jusqu’à l’expiration de son mandat), le locataire de la Maison-Blanche a réclamé au Congrès — c’est-à-dire au contribuable américain — pas moins de 235 milliards de dollars supplémentaires au titre de la "guerre mondiale contre le terrorisme". Cette somme vient s’ajouter aux 1 000 milliards de dollars déjà gaspillés… et "des surcoûts sont possibles".

Cela représente plus de 160 milliards de dollars pour l’année 2007 et 141,7 milliards pour l’année 2008. La facture globale, résultant d’un chiffrage "officiel" totalement mensonger — mais qui obéit à un impératif constant de désinformation en la matière, quelle que soit l’époque ou le régime politique — s’élève à 662 milliards de dollars, soit 60% du coût réel pour le budget de la nation.

** Nous n’hésitons pas à affirmer que le montant total s’avère deux fois plus important pour l’économie du pays. Bon nombre d’entreprises ont dû embaucher pour remplacer certains salariés mobilisés dans le cadre de missions d’expertise et de "sécurité" — aussi bien sur le sol américain qu’en Irak, en Afghanistan (et pas toujours sur la seule base du volontariat) ou sur d’autres théâtres d’opérations, devenus "un peu courts" en effectifs à mesure que la situation devenait incontrôlable à Bagdad.

Il faut rajouter aux 130 000 soldats et officiers présents en Irak un nombre pratiquement équivalent de conseillers militaires, d’agents de sécurité (souvent assimilables à des milices privées) chargés de défendre les installations pétrolières — et, par extension, toutes les entreprises US présentes sur le sol irakien –, de gardes du corps en charge de la protection rapprochée des personnels étrangers en expatriation temporaire ou en simple voyage d’affaires, etc.

Tout ceci a également un coût. Cependant, les comptables les plus cyniques se félicitent de l’explosion (c’est de circonstance !) des dépenses liées aux questions de sécurité en Irak : un formidable marché de services, dont d’autres entreprises américaines — qui recrutent tout ce que la planète compte comme mercenaires — se sont emparées fort opportunément depuis 2003.

Et George W. Bush promet de "faire des économies"… c’est-à-dire de tailler à hauteur de 100 milliards de dollars sur cinq ans dans les dépenses sociales — et notamment les programmes Medicare, Medicaid ou Social Security, dont le citoyen américain peut légitimement revendiquer le bénéfice, puisque ce sont ses impôts qui les financent depuis des décennies et pour les décennies à venir.

** Symétriquement, la Guerre contre la Terreur — qui constitue un gouffre budgétaire sans fond — n’induit pas la moindre retombée positive en termes de "sécurité", de confort physique ou d’amélioration de la qualité des soins. Le retraité moyen n’est que peu concerné par les progrès accomplis dans le traitement des victimes d’explosions de véhicules piégés ou de blessures par balles, sans oublier le suivi psychologique des soldats en état de choc.

En revanche, et avec un coût réel qui représente officiellement 5% du PIB américain (150 milliards sur 2 900 milliards de dollars), mais plus sérieusement entre 7% et 8%, la guerre contre le terrorisme constitue un formidable accélérateur de croissance.

Une croissance en trompe l’oeil, financée à crédit (et à fonds perdus ?)… qui plombe l’avenir des générations futures, mais pas les profits immédiats des firmes d’armement ou de celles qui commercialisent des systèmes experts de sécurité rendus indispensables par la paranoïa ambiante !

En d’autres termes, retranchez du PIB américain les opérations de sécurité extérieure et de surveillance sur son propre sol au détriment des libertés individuelles, et la croissance US tombe instantanément de +3,5% (au quatrième trimestre 2006) à zéro !

Et si la bulle immobilière ne s’était pas gonflée démesurément entre 2001 et fin 2005, les Etats-Unis auraient connu une quasi-récession comparable à celle du Japon après l’implosion de la bulle immobilière.

Sauf qu’aux Etats-Unis, celle-ci n’a pas encore "officiellement" explosé, tandis que l’épargne des ménages reste constamment négative depuis trois ans. Cela induit un risque d’instabilité autrement plus sérieux pour le dollar que pour le yen 18 ans auparavant.

De tout cela, naturellement, "W." n’a soufflé mot en ce lundi. On ne réveille pas en sursaut un gros chat qui a fait son nid dans un énorme monceau de dettes : cela pourrait le rendre paranoïaque !

Philippe Béchade,
Paris

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** OU VA L’ARGENT ?

** Il y a beaucoup d’argent dans les environs.

* Et il doit aller quelque part, a déclaré un gestionnaire de fonds de couverture la semaine dernière.

* En tout cas, une chose est sûre : il ne va pas dans les comptes épargne américains.

* La semaine dernière, un rapport du département du Commerce US nous apprenait ce que nous savions déjà : les Américains épargnent leur argent au rythme le plus bas de ces 73 dernières années. Oui, cher lecteur, la dernière fois les Américains ont mis de côté une si petite partie de leur revenu, c’était lors du creux le plus profond de la récession la plus grave que le pays ait jamais connue. C’était lorsqu’un quart de la main d’œuvre était au chômage… et que la plupart des femmes n’étaient même pas comptées dans ladite main d’œuvre. En d’autres termes, la dernière fois que les taux d’épargne étaient si bas, c’était à cause d’un accident financier majeur. Les gens ne pouvaient pas épargner, à l’époque ; ils n’avaient pas d’argent. Aujourd’hui, ils pourraient épargner… simplement, ils ne le veulent pas.

* Il est plus facile de comprendre où VA l’argent.

* Le Dow a fait un petit pas en arrière… plus une hésitation qu’un recul… il reste en territoire record, grâce à la Réserve fédérale américaine.

* Mais l’industrie financière n’est pas la seule coupable.

* Dix-sept ans après l’effondrement du Nikkei Dow (alors que les taux de prêt japonais frôlent toujours le zéro et que l’économie japonaise se développe), la Banque du Japon verse des flots de crédit comme si elle luttait toujours contre la déflation et la récession. Que peut faire un hedge fund lorsqu’on lui offre tout cet argent gratuit ? La même chose qu’un propriétaire immobilier. Il le prend.

* On a ajouté plus de 1 000 milliards de dette hypothécaire aux Etats-Unis l’an dernier — en grande partie grâce aux taux bas dans le monde entier. Et le carry trade — lorsque les spéculateurs empruntent des yens afin d’acheter des actifs au rendement plus élevé — se monte lui aussi à 1 000 milliards de dollars.

* Où va tout cet argent ? Comme l’a dit notre source anonyme, il faut bien qu’il aille quelque part.

** Comment dit-on "bulle" en mandarin… ou en hindi ? Les actions en Chine, à Singapour et en Inde explosent. La masse monétaire chinoise telle que mesurée par le M2 augmente au taux de 16,9%.

* Et pour l’instant du moins, cette vague de liquide et de crédit ne donne pas signe de se retirer. En fait, même au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande et en Australie, où les prix de l’immobilier semblent être redescendus de leurs sommets il y a un an de ça, les consommateurs n’ont pas arrêté de dépenser… ils ont simplement emprunté plus !

* Et nous continuons à égrener nos avertissements :

* … on ne peut pas obtenir quelque chose en l’échange de rien…

* … on n’a jamais vu de bulle qui n’ait pas fini par exploser…

* … et la force de la correction est égale et opposée à la tromperie qui l’a précédée.

* Mais qui écoute ? Qui s’en soucie ? Nous sommes en pleine Ere de Mammon.

* Les gens veulent de l’argent, du succès, des choses… et ils le veulent maintenant.

* Ils vont l’obtenir… comme nous ne cessons de le dire… dans les grandes largeurs.

* Mais peut-être pas aujourd’hui… ni demain.

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La hausse boursière est-elle aussi solide qu’elle en a l’air ?

Pour en savoir plus — et découvrir comment réagir aux principales tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent, continuez votre lecture…

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*** La Chronique Agora présente ***

Dire que le Mogambo Guru est "en colère", c’est comme de dire que le soleil est "un peu chaud". Cette semaine, il est FURIEUX d’entendre ce que certaines personnes ont à dire au sujet de l’épargne US. Continuez votre lecture pour voir ce qui a fait s’envoler le "rage-o-mètre" de notre économiste furax.

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UN RESSENTIMENT EXTREME — 1ère PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)

Si vous voulez une bonne raison pour laquelle les Etats-Unis sont dans le pétrin — et si vous pensez que c’est à cause de la qualité de leur système éducatif — alors vous feriez mieux de lire "Une vision contrarienne : épargnez moins et assurez-vous une retraite confortable", dans le New York Times.

L’article commence ainsi : "un petit groupe d’économistes provenant d’universités, d’instituts de recherches et du gouvernement expriment clairement le blasphème selon lequel de nombreux Américains pourraient épargner moins que ne leur recommande l’industrie des services financiers — et dépenser plus — alors qu’ils sont jeunes. Le taux d’épargne négatif, disent-ils, est largement déformé".

Avant de péter les plombs devant le complet ridicule de tout ceci, j’ai décidé de continuer ma lecture, de manière à ce qu’on ne m’accuse pas de "jugement hâtif". C’est alors que j’ai vu : "selon eux, l’industrie financière, avec ses calculateurs en ligne ostensiblement objectifs, surestime la quantité d’argent nécessaire à la retraite d’une personne".

Pour donner à tout ça une ultime touche de surréalisme, l’article continue en disant : "une étude réalisée en octobre dernier par un autre groupe d’économistes — dont deux travaillent pour la Réserve fédérale — révèle que 88% des retraités âgés de 51 et plus avaient des fonds suffisants". Hahahaha ! Non, vraiment, c’est trop ! On parle de 60 000 $ ou moins ! On peut prendre sa retraite et vivre durant trente ans environ avec 60 000 $ ? Hahahaha ! Et la Réserve fédérale approuve ? Hahaha ! Arrêtez !

Ils ignorent mes rires, font entendre des lazzis assez insultants, et continuent en toute insouciance en disant : "en fait, certains affirment que les sociétés financières ont tout intérêt à persuader les gens d’épargner bien plus qu’ils n’auront besoin, parce que les sociétés en question gagnent des commissions sur la gestion de cet argent". Hahaha ! Evidemment, espèce de crétin ! C’est vrai ! C’est toujours vrai !

C’est ainsi que les couvreurs pensent que vous avez besoin d’un nouveau toit, que les peintres en bâtiment pensent que vous devez repeindre votre maison, tout comme les décorateurs pensent que votre salon a besoin d’un nouveau "look", et tout comme le coiffeur de votre femme pense que vous devez payer un "régime oriental rajeunissant" très cher, comportant des huiles rares, des émollients et des essences parfumées, pour que la chevelure de mon épouse soit belle et brillante. Sans doute pour que je sois… je ne sais pas… plus heureux lorsqu’elle me donne un coup de poing dans l’estomac si elle a de beaux cheveux, ou quelque chose de ce genre. Eh bien, on verra !

Mais tout est une escroquerie, en fin de compte, d’une manière ou d’une autre. Ou, comme je l’ai entendu dire, "90% de tout est nul".

Bien entendu, l’article continue en disant : "les découvertes de ces économistes sont accueillies comme on accueille généralement la plupart des remises en question de principes orthodoxes : avec un silence glacial ou un extrême ressentiment". L’article cite ensuite Christopher Jones, responsable des investissements chez Financial Engines, qui déclare : "je me considère comme étant profondément sceptique".

Si vous faites partie de ceux qui aiment diviser les gens en groupe, mettez-moi dans le groupe de ceux qui font preuve d’un "extrême ressentiment" devant une telle idiotie, puisque cela pourrait être la sottise la plus absurde qu’on ait jamais vue sortir d’une université américaine ou de la Réserve fédérale. Et je peux le prouver en notant simplement qu’il n’y a pas un seul exemple, dans toute l’histoire, où "les gens" avaient épargné assez d’argent pour vivre une retraite confortable, surtout lors d’une période inflationniste, doublement lorsque l’inflation est causée par une devise fiduciaire, triplement lorsque les banques fonctionnent sans aucune exigence de réserve (ce qui leur donne la possibilité de multiplier à l’infini le niveau des dépôts) et quadruplement lorsque tout cela est financé par un grand gouvernement étouffant qui emploie désormais directement un travailleur sur sept dans le pays, et représente le seul moyen de subsistance d’un tiers du pays ! Pas une seule fois ! Jamais ! Même de loin ! Jamais !

Et non seulement "les gens" n’avaient pas épargné assez d’argent pour prendre leur retraite, mais ils ont quasiment toujours terminé leur vie dans la pauvreté la plus criante, alors qu’une inflation persistante détruisait cruellement le pouvoir d’achat du peu d’argent qu’ils avaient accumulé.

La suite dès demain…

Meilleures salutations,

Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora

(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.

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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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