L’or pourrait baisser plus encore dans cette crise économique atypique

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▪ Nous pensons avoir découvert une chose énorme. ENORME.

La correction actuelle vise haut… Elle va mettre à bas la structure des économies développées du monde entier.

Les actions… les obligations… l’immobilier — faites attention… tous vont chuter.

Le dollar… la livre sterling… l’euro — attention vos têtes !

Mais ce n’est pas tout. Non, si nous avons raison, tout ça est plus grand, bien plus grand, qu’une simple correction boursière. C’est une correction économique… une correction monétaire… et une correction politique.

Mais nous y reviendrons. D’abord, observons ce que fait l’or : il baisse.

Se pourrait-il que le métal jaune soit enfin en train de mettre ses admirateurs à l’épreuve ? Même s’il est encore dans un marché haussier majeur, se pourrait-il qu’il corrige… revenant peut-être dans le canal des 1 000 $-1 500 $ ?

Oui, tout à fait. L’heure de l’or finira par arriver. Mais nous ne pensons pas que ce soit déjà le cas. L’or a grimpé en anticipation de problèmes. Sauf que les problèmes prévus par les acheteurs d’or ne se sont pas encore produits… pour l’instant. Il y a eu une impression monétaire massive. Mais en termes des biens et services que cette monnaie permet d’acheter, l’or s’est plutôt bien tenu.

L’or finira par décoller — quand les problèmes anticipés se transformeront en problèmes présents et bien concrets. Ce qui n’arrivera probablement pas avant un petit bout de temps. Ceci est dû en partie à cause de cette Chose énorme que nous suivons.

Voyez-vous, notre économie tout entière… notre société… nos gouvernements… et une bonne partie de ce que nous pensons… Tout ça a été construit sur des vérités qui n’en sont plus.

En quelques mots, notre économie moderne — et nos gouvernements — dépendent de la croissance. Laquelle pourrait appartenir au passé désormais.

Quand on veut gagner de l’argent, on investit dans des entreprises qui font des profits, n’est-ce pas ? Pas nécessairement. Dans l’ensemble, les investissements en actions ne grimpent que si l’économie se développe. Sinon, les entreprises ne font que se battre pour des parts de marché. L’une grimpe, mais l’autre baisse. Dans l’ensemble, les investisseurs ne vont nulle part.

Eh bien, au moins peut-on toujours mettre son argent dans les obligations. On ne gagnera peut-être pas beaucoup, mais au cours du temps, on recevra au moins des gains sûrs et sains. N’est-ce pas ?

Faux, une fois encore. Quasiment toutes les grandes dettes de la planète — privées, gouvernementales ou d’entreprises — dépendent de la croissance. Sans croissance, les débiteurs ne peuvent payer. Et s’ils ne peuvent payer, la dette n’a aucune valeur.

Vous avez des obligations gouvernementales japonaises, cher lecteur ? Alors bonne chance !

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Bill Bonner

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition publiant des lettres d'information confidentielles – probablement l'une des plus brillantes au monde. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450.000 lecteurs... ), il intervient également dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning.

La passion de Bill Bonner pour la finance, les voyages et les grandes idées lui a permis d'engranger des succès incontestables pour son entreprise. Il a débuté en 1979, avec la publication des lettres d'information International Living et Hulbert's Financial Digest. Puis Agora Publishing a connu une croissance très importante, et s'est spécialisée dans la publication de lettres confidentielles sur la finance, la santé, le développement personnel et les voyages. Depuis le début des années 1990, Agora Publishing s'est encore développée. Le siège social est à Baltimore, mais aujourd'hui, Agora compte des bureaux à Paris, Londres, Waterford (Irlande), Melbourne, Johannesburg, Madrid et New-Delhi.

Agora compte aussi des maisons d'éditions se spécialisant dans la littérature classique et académique : Pickering & Chatto à Londres, et Les Belles Lettres à Paris.

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    [...] ▪ Comme le disait Bill Bonner il y a quelques jours : [...]

    1 octobre 20117:01

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