Or : ce dont personne ne vous parle (2)

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La Chronique Agora
Paris, France
Vendredi 28 Septembre 2007
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*** La danse de l’ours dresse par Alben Greensbernanke
Pourquoi vouloir s’offrir un ours… sinon pour effrayer les loups ?

*** Les chinois se sentent pousser des ailes
Et cela n’arrange pas les affaires de l’Occident

*** Or : ce dont personne ne vous parle (2)
Un Peack peut en cacher un autre, aujourd’hui : le Peak Gold !

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Bonjour,

*** LA DANSE DE L’OURS DRESSE PAR ALBEN GREENSBERNANKE

** Les Etats-Unis affichent très officiellement une croissance de 3,8% au deuxième trimestre 2007. C’est un petit peu moins bien que les 4% estimés initialement… mais c’est beaucoup mieux que les 0,3% enregistrés en France. Dans notre beau pays, on obtient ainsi un acquis de croissance de 1,3% qui équivaut royalement au tiers de celui attendu cette année outre-Atlantique — et au dixième de celle mesurée dans les régions orientales de la Chine, soit l’arc Pékin/Shenzhen/Macao.

Partant de ce constat, il n’est pas très difficile de justifier le recul de 6% du CAC 40 depuis le 29 juin dernier tandis que le Dow Jones engrange +3% et le Nasdaq 100 la bagatelle de +9% (oui, vous lisez bien : +9%, soit la moitié de la performance annuelle des technologiques et autres biotechs américaines… et ce en pleine tempête du subprime).

Ces gains apparaissent presque dérisoires en comparaison de ceux qui se sont matérialisés à la bourse de Hong Kong (+24%) et de Shanghai (+36%) au cours des trois derniers mois. De tels écarts de performance (30% par exemple entre le CAC 40 et le Hang Seng) nous intriguent — et nous nous posons de nombreuses questions sur l’apparition d’un système de vases communicants entre l’Asie du Sud-Est et l’Occident.

Et si le Nasdaq 100 s’est montré le plus "véloce" à la hausse, c’est bien parce le profil des entreprises qui y sont cotées demeure le plus proche des valeurs introduites à la bourse de Shanghai ces trois dernières années.

Certes, les banques et les compagnies d’assurance ont capté une part prépondérante de l’épargne des investisseurs chinois lors des récentes IPO, mais autant comparer de lourds autobus à des Ferrari : une "valeur de croissance" à la mode chinoise voit son cours doubler tous les deux mois ! Evidemment, plus elle grimpe, plus elle attire d’acheteurs — lesquels ne savent même pas si l’entreprise concernée possède un atelier ou plusieurs usines, ni si elle est menacée de procès pour contrefaçon ou copie illicite de brevets…

** Nous l’avons déjà évoqué dans de précédentes Chroniques, mais nous voyons nos affirmations se confirmer au fil des semaines : en Chine, les investissements boursiers sont considérés comme le grand jeu à la mode. Un cadeau de naissance du 21ème siècle, en somme — un gigantesque casino où les machines à sous recrachent depuis trois ans cinq fois plus de jetons que les joueurs ne peuvent y introduire… où la table de black jack voit la banque perdre neuf fois sur dix… où la roulette ne comporte que deux cases, l’une rouge qui occupe 90% du pourtour, l’autre noire, sur laquelle est gravée l’inscription "coup nul, tentez de nouveau votre chance".

Nous ne prétendons pas être des sinologues avertis, mais tous les amis que nous rencontrons à leur retour de Chine ou du Vietnam nous dressent ce même portrait triomphal d’une partie –nouvellement enrichie — de la population locale : les nouveaux "urbains" des beaux quartiers (ingénieurs, entrepreneurs, négociants…) affichent une formidable confiance dans l’avenir et puisent leur optimisme dans la spectaculaire montée en puissance de la demande intérieure.

La Chine et les pays limitrophes succombent à une boulimie de consommation et de dépenses d’équipement. Une centrale thermique brûlant du charbon est livrée chaque semaine, des centaines de kilomètres d’autoroute sont mis en service chaque mois, une usine de traitement des eaux ou un complexe sidérurgique ouvre chaque trimestre.

Et puisqu’il faut bien y revenir, les Asiatiques (notamment les Chinois, les Coréens et les Taïwanais) sont saisis d’une fièvre du jeu sans précédent : Macao compte trois des quatre plus grands casinos de la planète en cours d’achèvement (contre un seul à Las Vegas). Le Chinese Venitian, récemment inauguré, bat tous les records de démesure avec quelque 3 000 suites d’hôtel, 7 000 machines à sous, 1 150 tables de jeu, 350 boutiques — et rien de moins qu’un stade de 15 000 places destiné à accueillir des événement prestigieux comme des conventions internationales, des concerts, des spectacles, des tournois de tennis, des réunions de boxe, etc.

** Pendant que les commentateurs et économistes occidentaux focalisent toute leur attention sur les émissions quotidiennes de la Fed et les injections de liquidités de la BCE (nous allons y revenir), la bulle spéculative à Hong Kong ou Shanghai prend toute les apparences d’une fuite en avant.

Des experts des marchés asiatiques nous expliquent doctement qu’il n’est pas pertinent de parler de bulle spéculative prête à éclater, dans la mesure où les actions sont considérées comme un placement sans rival. Les quelques trous d’air de fin février et début juin n’ont pas découragé — loin de là — les amateurs de placements boursiers… devinez pourquoi ?

Parce que l’Etat et la Banque centrale sont si riches qu’ils disposent des moyens de stabiliser les marchés en cas de correction brutale : les autorités de Pékin l’ont démontré au début de l’été après avoir effrayé les spéculateurs en brandissant la menace d’un alourdissement de la fiscalité sur les transactions et les plus-values boursières.

Le système actuel tourne de surcroît en vase clos ; la plupart des compartiments de la cote sont réservés aux investisseurs domestiques. Cela signifie que Shanghai est relativement peu exposé à un désengagement massif des fonds étrangers comme cela avait été le cas avec la Thaïlande, la Corée et la Malaisie au cours de l’été 1997.

Vous aurez beau objecter que les arbres ne montent pas au ciel, que le gonflement de la bulle des dot.com avait obéi au même schéma technique de novembre 1998 à septembre 2000 (afflux massif de liquidités, griserie et sentiment d’invulnérabilité, complaisance des analystes, laxisme des autorités monétaires), les faits sont têtus et donnent raison aux "nouveaux capitalistes" — en guise de clin d’oeil à la défunte Nouvelle Economie — de l’Empire du Milieu.

** Nous concéderons cependant que l’envol de la bourse de Shanghai se matérialise en parallèle à une croissance d’une vigueur comparable à celle d’un dragon rugissant au milieu des pétards un soir de Nouvel an chinois. Les records historiques établis à Wall Street au début de l’été — puis retracés sans appréhension depuis 48 heures — ont été inscrits quant à eux en pleine inflexion négative du cycle économique, avec des estimations de PIB unanimement revues à la baisse de fin 2007 et jusqu’en 2009 par tous les statisticiens de la planète et la majorité des banques centrales occidentales (à l’exception des autorités monétaires helvétiques).

Dans un modèle économique orthodoxe, y avait-il une seule chance de voir le CAC 40 gagner 1% (et tester les 5 745 points) et le S&P 500 grimper de 0,5% (à 1 530 points) le jour même où les ventes de logements neufs au mois d’août aux Etats-Unis sont annoncées en baisse de 8,3% (à comparer avec un consensus de -5%) ? Elles atteignent de facto leur pire niveau depuis juin 2000 — alors qu’on était en pleine incertitude électorale, et que le Nasdaq venait de plonger de 40% en trois mois. Il était passé de 5 000 à la mi-mars à tout juste 3 000 points fin mai : de quoi écorner à l’époque le sentiment de richesse de bien des épargnants, il faut s’en souvenir !

Mais dans le modèle économique à la sauce "Greensbernanke", l’évolution des indices boursiers, des portefeuilles obligataires et des matières premières n’est en aucun cas régie par l’anticipation raisonnable des profits futurs des entreprises ou celle d’une cyclicité naturelle qui fait alterner phases d’expansion et phases de contraction : tout ne dépend que de l’offre d’argent.

Ainsi, la Fed et la BCE viennent d’accorder ces dernières 48 heures les montants les plus massifs de prêts à taux maximum (38 milliards de dollars et quatre milliards d’euros respectivement) depuis septembre 2001 et le 17 août 2007. Cette nouvelle injection de liquidités dans l’urgence nous apparaît alarmante à plus d’un titre : elle ne s’adresse qu’indirectement au grand public (ou aux emprunteurs finaux dont la baisse des revenus et du pouvoir d’achat réel ne leur laisse pas d’autre choix).

La tension des spreads (les liquidités à trois mois se négocient entre banques près de 80 points au-dessus du taux officiel BCE de 4%) trahit sans la moindre ambiguïté de nouvelles difficultés — soigneusement dissimulées aux "non initiés" — rencontrées par des gérants institutionnels, dont nous vous avions dressé la liste la veille.

Et pour conclure sur un clin d’oeil, les banques chinoises, décidément très joueuses elles aussi, ambitionnent de prendre leur part du gigantesque gâteau des ABS, CDO, CDS et autres produits collatéralisés : deux d’entre elles auraient déjà fait connaître leur intérêt pour le rachat de 20% du capital de Bear Stearns… mais Warren Buffett pourrait leur griller la politesse.

Dans le climat actuel, qui a envie de s’offrir un "ours"… hormis un trappeur qui souhaiterait faire fuir les loups ?

Philippe Béchade
Paris

   PS : Retrouvez Philippe Béchade dès cet après-midi au 0899 781 961. Ne manquez pas cette nouvelle mise à jour du Téléphone Rouge — vous y retrouverez une analyse exclusive de tous les facteurs qui font bouger les marchés aujourd’hui, et des conseils pour en profiter au mieux.
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LES PETITES VALEURS COMME VOUS NE LES AVEZ JAMAIS VUES !
A la clé ? Déjà des gains de 42,19%… 21,26%… 21,45%… 26,43%… 28,70%…26,90%… 22,90%… 40,19%… et même… 96,24% !

Pour faire profiter votre portefeuille des prochaines aubaines, continuez votre lecture…

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*** LES CHINOIS SE SENTENT POUSSER DES AILES

** La semaine dernière, les ventes au détail US ont chuté de 1%. Les consommateurs américains aimeraient dépenser. Mais où vont-ils trouver l’argent ?

* Les recettes fiscales sont en baisse aussi. Toujours aux Etats-Unis, les chiffres de l’emploi pour août montrent que les emplois disparaissent. Et les 1,3 millions agents immobiliers du pays doivent voir leurs revenus chuter.

* Pendant ce temps, du côté "in" du champ de bataille "-flationniste", les forces nourrissant la hausse des prix gagnent elles aussi en puissance de feu.

* Dans USA Today, un article nous annonce que le chauffage, cet hiver, coûtera en moyenne 10% plus cher que l’an dernier pour une famille moyenne.

* Les matières premières "grimperont en flèche", selon notre vieil ami Jim Rogers. Parce qu’à présent, le monde a changé. Tous ces millions de gens en Asie qui étaient prêts à travailler pour des salaires si bas deviennent à présent des consommateurs. Et qu’est-ce qu’un consommateur consomme ? Du nickel… du cuivre… du blé… du soja…

* "L’inflation rôde à l’horizon mondial", déclarait un titre du International Herald Tribune. "La mondialisation…", déclare l’article, "reprend certains des avantages qu’elle avait octroyés à l’Europe et aux Etats-Unis au cours de la décennie passée, et la hausse des prix se fait de plus en plus probable".

* Oui, très cher lecteur, le monde tourne… et tourne… et tourne encore. Chaque fois que vous avez le soleil en plein visage et le vent dans le dos… quelque chose se passe. Le monde tourne. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le ciel est aussi sombre que de la poix… et une tempête vous souffle dans la figure.

* Le malheureux pays du subprime a eu tant de chance pendant tant de temps. Quel dommage que le monde doive tourner. A présent, il semble en être au crépuscule d’une ère magnifique — quoique absurde… Une ère au cours de laquelle les Américains on pu dépenser de l’argent qu’ils n’avaient pas sans avoir à se soucier de ce qui se passerait ensuite. A présent, ils le découvrent. Et ils se trouvent dans la pire situation possible — coincés entre deux préfixes comme un petit mot dans un gros dictionnaire. La déflation coupe le souffle de l’économie des Etats-Unis et la valeur de leurs actifs. L’inflation, pendant ce temps, augmente le coût de tout ce qu’ils achètent.

* Lorsque la mondialisation en était encore à ses débuts, c’était parfait pour les pays riches. Ils pouvaient délocaliser l’industrie et tous les secteurs gourmands de main d’œuvre. Même à domicile, ils pouvaient importer — ou au moins faire traverser la frontière — des millions d’étrangers pour faire le sale boulot. Les marges ont grimpé tandis que les coûts de main d’œuvre baissaient. Et même si le prix des matières premières était à la hausse, la baisse des coûts salariaux compensait largement.

** Mais cette damnée planète… elle continue de tourner ! A présent, les Asiatiques ont un peu d’argent en poche, et ils se sentent pousser des ailes. Ils veulent acheter NOTRE pétrole… notre blé… notre nickel… notre cuivre… et notre bœuf. Si bien que les prix grimpent.

* NOS prix.

* Et maintenant, imaginez ça : les producteurs chinois annoncent que leurs coûts de main d’œuvre augmentent aussi. "Cette évolution", rapporte l’International Herald Tribune, "était attendue de longue date en Chine ; elle s’est accélérée alors que les régions côtières, qui regorgent de travailleurs bon marché, commencent à ressentir le manque de main d’œuvre".

* Oui, ces millions de bosseurs asiatiques… que nous avons eu la magnanimité d’employer dans des ateliers sans chauffage pour 1 $ de l’heure… voilà qu’ils veulent plus d’argent ! Quelle insolence.

* Les ingrats ! Si les Occidentaux n’étaient pas prêt à s’appauvrir en achetant des choses qu’ils ne peuvent pas se permettre — et dont ils n’ont d’ailleurs pas vraiment besoin — avec de l’argent qu’ils n’ont pas, les Chinois seraient toujours à travailler dans des rizières.

* C’est comme ça que vont les choses, cher lecteur.

* Le dollar baisse… avec la valeur de quasiment tous les actifs liés aux les Etats-Unis ou libellés en dollars. Les actions. Les obligations. Les salaires. Les maisons. C’est de là que provient le "dé" de déflation.

* Mais ça pourrait être pire. En fait, c’est pire. Il y a aussi l’autre sorte de "-flation". A présent, les Américains vont devoir payer plus pour tout — l’énergie, la nourriture le logement… et tous ces gadgets idiots provenant d’Asie.

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Un véritable séisme énergétique pourrait mettre fin pour toujours à l’ère du pétrole bon marché, effaçant plus de 150 ans de prospérité occidentale et oblitérant la richesse de millions d’investisseurs… quasiment du jour au lendemain.

PANNE SECHE !
LE JOUR OU LE MONDE SE RETROUVERA A COURT D’ENERGIE

Restez les bras croisés et perdez tout… ou agissez AUJOURD’HUI et engrangez des gains de deux, voire trois chiffres sur des valeurs parfaitement positionnées pour grimper en flèche alors que le chaos s’installe.

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*** La Chronique Agora présente ***

Suite et fin de l’essai du Dr Thomas Chaize sur les multiples raisons fondamentales nourrissant la hausse actuelle de l’or…

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OR : CE DONT PERSONNE NE VOUS PARLE — 2ème PARTIE
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Par le Dr Thomas Chaize (*)

 

Le pic de production (bientôt le Peak Gold ?)
La hausse du prix de l’once d’or a eu un effet stimulant sur la production mondiale d’or : elle a évité que la production d’or ne baisse brutalement.

Il me semble que ce début (à confirmer) de vague de baisse de la production d’or a des origines différentes que les précédentes vagues de baisse du 20ème siècle, qui avaient des origines exogènes (Première et Deuxième guerres mondiales, politique monétaire).

Certes, il y a une grande inertie entre la reprise de l’exploration et la production, mais je ne suis pas sûr que cela suffise à expliquer cette stagnation / baisse de la production d’or. Malgré cette inertie, la production d’or devrait déjà donner les premiers signes de reprise ; néanmoins ce n’est pas le cas.

Cette stagnation / baisse de la production d’or me semble avoir des origines endogènes à la production d’or : ce n’est pas le monde qui fait baisser la production d’or, c’est la production qui prive le monde d’or, ce qui est très différent.

III. L’avenir de la production d’or ?
a. Concentration d’or de plus en plus faible
Il reste encore de l’or à extraire un peu partout dans le monde (l’or a une grande répartition géographique), mais avec des teneurs et des concentrations de plus en plus faibles. En Afrique du Sud (premier producteur mondial), il faut parfois aller chercher l’or dans des filons à 4 000 mètres de profondeur dans des conditions humaines effroyables, avec des techniques complexes et un coût énergétique très élevé.

Pour une tonne de minerai, on recueille seulement trois ou quatre grammes d’or. Les teneurs d’or dans le minerai ont beaucoup changées depuis l’époque de la ruée vers l’or et du mineur avec sa "batée" sur les bords d’une rivière qui exploite un gisement alluvionnaire, aux USA, au Canada ou en Australie au 21ème siècle.

Terminée la découverte de pépites d’or de plusieurs kilogrammes sur les bords d’une rivière par un prospecteur chanceux.

A titre d’exemple, une mine d’or dans un gisement de quartz de la Californie au milieu du 21ème siècle avec des teneurs considérées comme très basses à l’époque, contenait entre 15 et 35 grammes d’or par tonne !

Cherchez un peu pour voir aujourd’hui un gisement d’or avec un teneur d’une once d’or par tonne (31,103 grammes) !

Même en Europe, il y a eu de l’or, mais l’exploitation est tellement ancienne (Antiquité), les teneurs sont aujourd’hui tellement faibles, que très peu de mines sont encore rentables.

Il reste de l’or dans le monde mais avec quel coût d’exploitation ? Si je vous dis que j’ai un gisement d’or fabuleux, mais qu’il est sur la Lune, vous comprendrez aisément que l’on ne peut pas vraiment le considérer comme une réserve économique viable : c’est un peu la situation de l’or dans le monde aujourd’hui…

b. Hausse des coûts de production inéluctable
Chaque année qui passe voit le coût moyen de la production d’or augmenter, et cette tendance est définitive.

Malgré des techniques d’exploration de plus en plus efficaces, les gisements découverts sont plus petits et avec des teneurs plus faibles, c’est-à-dire de moins en moins rentables.

Que l’on découvre de nouveaux gisements, cela ne fait aucun doute — mais ils seront plus éloignés, plus petits et plus chers. Dans ces conditions, il est difficile pour l’once d’or de retomber un jour au prix de 2001.

Il faudra encore attendre quelques années pour savoir si la hausse du prix de l’once d’or peut permettre à la courbe exponentielle de la production d’or de continuer sa folle croissance.

Il est cependant déjà possible aujourd’hui d’en douter, même si il est nécessaire, à cause de l’inertie entre exploration et production, d’attendre encore quelques années pour parler de déclin définitif ou temporaire et de pic de production de la production d’or dans le monde (Peak Gold, à l’image du Peak Oil).

Voici la citation d’un économiste que le journaliste Timothy Green relate en 1968 : "dites-moi quand l’homme changera, et moi, je vous dirai quand l’importance de l’or cessera".

Meilleures salutations,

Thomas Chaize
Pour la Chronique Agora

(*) Spécialiste des matières premières, le Dr Thomas Chaize est reconnu aux Etats-Unis aussi bien qu’en France. Il a beaucoup publié outre-Atlantique, notamment sur des sites aussi prestigieux que GoldEagle, 321Gold, 321 Energy, SilverSeek… Il participe également régulièrement à la rédaction de L’Edito Matières Premières.

[NDLR : Tous ces facteurs -- et bien d'autres encore -- pourraient propulser l'or jusqu'à 2 000 $... voire au-delà : il est encore temps de profiter de la hausse !]

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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