Or, actions, matières premières : quel avenir ?

Rédigé le 24 octobre 2018 par | Bitcoin et autres cryptomonnaies, Crypto Monnaies, Guerre des monnaies, Indices, marches actions, strategies, Investissement, Or & Matières Premières, Or et Argent Imprimer

Suite à sa conférence aux Bermudes, Bill Bonner fait un point sur les dernières tendances des différentes classes d’actifs, comment gagner de l’argent ou ne pas en perdre.

Flash info : Donald Trump propose une nouvelle baisse d’impôts.

« Hein ? » se sont demandé Washington et les médias. « Comment allons-nous payer le gouvernement ? Le déficit est déjà galopant ».

« Les voies du Donald sont impénétrables », ont répondu ses fans.

Tout ça n’est pas impénétrable pour vous, cher lecteur, n’est-ce pas ? Personne n’a plus à perdre d’une correction de marché que Donald J. Trump.

Il s’est attribué tout le mérite de la bulle boursière… et a joué sa crédibilité (s’il en a) sur l’expansion de l’économie réelle (si elle existe). Non seulement ça, mais sa fortune personnelle a été construite sur des taux d’intérêt artificiellement bas, et sa survie pourrait désormais en dépendre.

Comment Trump peut-il faire en sorte que le boom se poursuive ? En injectant plus d’argent ! C’est pour cela qu’il commence désormais à attaquer la politique de « normalisation » de la Fed… et qu’il prépare le pays à une nouvelle réduction d’impôts.

Restez à l’écoute… cela promet d’être intéressant.

Une vague miraculeuse d’Intelligence Artificielle Générale ?

En attendant, l’un des principaux sujets de notre conférence aux Bermudes était l’effet des nouvelles technologies sur l’avenir.

Plusieurs intervenants — Glenn Beck, Doug Casey, Jeff Brown et Teeka Tiwari, par exemple — étaient remarquablement positifs.

Selon eux, la technologie va déchaîner une vague miraculeuse dans les années qui viennent, à tel point que le monde, dans seulement 10 ans, ne ressemblera plus beaucoup au monde actuel.

Ce sera « une époque glorieuse », selon Beck, avec plus de changements et d’innovations lors des 10 prochaines années que durant toute l’histoire de l’humanité jusqu’à aujourd’hui.

Ce progrès, disent-ils, proviendra de l’Intelligence Artificielle Générale (un terme que nous ne connaissions pas… l’IAG recouvre la capacité d’une machine à faire tout ce qu’un humain pourrait faire… et plus).

Apparemment, l’IAG pourra faire des choses dont nous ignorions qu’il fallait les faire… et peut-être même des choses dont nous préférerions qu’elles ne soient pas faites.

Nous allons donc prendre l’autre côté de la transaction. Les technologies de l’information n’ont pas engendré un glorieux avenir, jusqu’à présent ; elles n’ont fait que créer de nouvelles distractions bruyantes.

Aujourd’hui, nous allons expliquer pourquoi deux des plus indiscrètes — Facebook et Google — pourraient bien devenir silencieuses dans les années qui viennent.

Avant cela, un petit passage en revue de ce qui s’est dit durant le reste de la conférence :

Les cryptomonnaies : tout dépendra de la demande

Deux analystes, Teeka Tiwari et Marco Wutser, étaient très positifs… très optimistes… et certains que les cryptos vont s’envoler.

Pourquoi ? Les grandes sociétés de l’industrie financière ont réalisé qu’il y a une demande de produits crypto ; lorsqu’elles commenceront à acheter pour nourrir ces nouveaux produits, les cryptos basculeront dans le grand public… et grimperont.

Notre point de vue : peut-être. Ou peut-être pas.

L’or : contre l’inflation et la déflation et pour ne pas perdre d’argent

Plusieurs analystes étaient haussiers sur l’or. Un argument en sa faveur : les prix à la consommation vont augmenter à mesure que la guerre commerciale commencera à faire mal.

Un autre : les crises politiques… les sanctions contre le pétrole iranien… le résultat des élections de mi-mandat aux Etats-Unis — de nombreuses épingles pourraient faire éclater cette bulle de tout.

Un autre argument encore : l’or est dans un marché baissier depuis juillet 2011. Il est temps que la tendance change.

Nous ajoutons notre propre argument à tout cela : la dette mondiale peut ne pas être remboursée. Elle doit être éliminée soit par l’inflation… soit par la déflation.

Donald J. Trump, le « Roi de la Dette », est un champion de l’inflation. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la crise de dette qui se profile soit résolue par l’inflation et non la déflation.

Notre point de vue : le prix de l’or est désormais correct. La future crise (quelle que soit la forme qu’elle prend) signifiera probablement une hausse du prix de l’or. Nous ne recommandons pas l’or comme moyen de gagner de l’argent, cependant ; nous le recommandons comme moyen de ne pas en perdre.

Les matières premières : un bon moment pour acheter

Rick Rule nous a donné — comme toujours — des arguments cohérents et convaincants en faveur des matières premières. Ces arguments ont été méprisés pendant des années, si bien que, en dehors de l’arnaque au pétrole de schiste, peu d’argent a été investi dans de nouvelles explorations.

Le cycle des matières premières est long, explique Rick. Il faut des années avant qu’une nouvelle mine commence à alimenter le marché. Cela signifie qu’entre le moment où l’on redécouvre des besoins et le moment où ces besoins sont satisfaits grâce à un accroissement de l’offre, il y a une longue période où les prix des actions grimpent de manière astronomique.

Notre point de vue : Rick a raison. Les producteurs de matières premières semblent bon marché. C’est probablement un bon moment pour acheter. Mais soyez prêt à attendre.

Les actions : à éviter

Aucun consensus parmi les analystes. Pas de fanatiques de la hausse… mais les baissiers sont restés modérés eux aussi. De nombreux spécialistes semblent penser que les actions sont surévaluées mais qu’elles pourraient le devenir plus encore. Alors où est le problème ?

Notre point de vue : on gagne de l’argent en achetant bas et en vendant haut. Les cours sont hauts ; ce n’est pas le moment d’acheter. Qui plus est, les actions flambent pour les mauvaises raisons — parce qu’elles ont été gonflées par de l’argent factice et une dette impossible à rembourser. L’argent pourrait disparaître en un claquement de doigt. La dette pourrait s’évaporer. Restez à l’écart.

[NDLR : Ou bien… profitez de la volatilité pour faire des gains à répétition, simplement et rapidement ! Tout est expliqué ici.]

La société s’est-elle enrichie ?

Tournons-nous maintenant vers deux des actions les plus grosses — et peut-être les plus surévaluées de toutes : Facebook et Google. Ce sont les entreprises qui — parmi d’autres — étaient censées enrichir leurs actionnaires, mais aussi le reste d’entre nous.

Elles ont effectivement rendu certaines personnes riches : leurs fondateurs et leurs actionnaires de la première heure.

Et pour le reste d’entre nous ? Ont-elles apporté une période de croissance et de prospérité, comme la Ford Motor Company ou Standard Oil ? Ont-elles enrichi la société entière comme les géants de la Révolution industrielle ?

Absolument pas. Les taux de croissance baissent depuis un demi-siècle et sont désormais à la moitié de ce qu’ils étaient dans les années 1950 et 1960. Les salaires horaires stagnent depuis le début des années 1970.

Google a été lancée en 1998. Facebook a décollé en 2004. Qu’on construit ces géants de la tech ?

Et pourquoi sont-ils condamnés ?

A suivre…

Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

Mots clé : - -

3 commentaires pour “Or, actions, matières premières : quel avenir ?”

  1. Quand j’y pense je n’aimerai pas imaginer ma vie sans les NTIC…
    Quand on parle du « bruit » des réseaux sociaux on oublie que chez les jeunes ils ont très largement remplacé le temps de TV.
    Grace à internet tout le monde a accès gratuitement à la connaissance et peut communiquer avec des gens du monde entier…tous les progrès ne sont pas mesurables par le PIB.
    Je connais même des gens qui bossent tout en voyageant ou en allant vivre dans l’endroit de leur rêve grâce à internet. Impact sur le PIB : nul voir négatif. Impact sur le niveau de vie : colossal.
    Il ne faut pas sous estimer l’impact négatif sur le PIB du vieillissement de la population et des politiques monétaires et réglementaires désastreuses.
    Sans internet au lieu d’avoir une croissance mole nous aurions probablement eu une stagnation complète voir un déclin.

  2. bonjour, pour acheter des minieres il faut passer par les banques.En cas de krack est-ce possible de se les faire confisquer. salutations

  3. vous pouvez aussi ouvrir un compte de courtage et acheter vos minières en quelques clics pour une poignée de dollars en frais de courtage

Laissez un commentaire