Nous avions raison !

Rédigé le 7 mai 2014 par | Epargne Imprimer

▪ Nous n’avons pas de preuve. Juste une observation. Mais il nous semble que le gouvernement commence et finit toujours comme un outil au service de ceux qui le contrôlent. Ce n’est pas le produit d’un "contrat social". Ce n’est pas l’expression de la "volonté générale". Ce n’est pas "le prix que nous payons pour la civilisation". Il n’est pas "capturé" par des intérêts particuliers. Au contraire, il est aussi brutal et gauche qu’un pied-de-biche… utilisé par l’élite pour faire levier sur la richesse, le statut et le pouvoir et se les accaparer au détriment des autres.

Et voilà qu’arrive une étude des universités Northwestern et Princeton prouvant que nous avions raisons. UPI nous en dit plus :

"Une oligarchie est une sorte de gouvernement au sein de laquelle le pouvoir est attribué à une classe dominante et où un petit groupe exerce le contrôle sur la population générale.

Une nouvelle étude des universités Northwestern et Princeton a conclut que le gouvernement ne représente pas les intérêts de la majorité des citoyens, mais ceux des riches et des puissants.

Test des théories de la politique américaine : élites, groupes d’intérêt et citoyens moyen analyse de nombreuses données, comparant près de 1 800 politiques américaines mises en place entre 1981 et 2002 sur la base de préférences expresses d’Américains moyens et aisés ainsi que de groupes d’intérêt. Les données qui en résultent vérifient de manière empirique que les politiques américaines sont déterminées par l’élite économique.

‘Le point central émergeant de nos recherches est que les élites économiques et les groupes organisés représentant des intérêts industriels ont un impact substantiel et indépendant sur la politiques gouvernementale américaine, tandis que les groupes d’intérêts basés sur les masses et les citoyens moyens ont peu ou pas d’influence indépendante’, selon cette étude revue par un jury."

Le cartel bancaire est peut-être le groupe commercial le plus puissant des Etats-Unis. Ses oligarques veulent faire des gains, naturellement

▪ Un super arrangement !
Oui, cher lecteur, l’élite est aux commandes. C’est pour cette raison que nous avons l’assouplissement quantitatif, par exemple.

Le cartel bancaire est peut-être le groupe commercial le plus puissant des Etats-Unis. Ses oligarques veulent faire des gains, naturellement. Et comment mieux y parvenir qu’en se prêtant de l’argent à eux-mêmes à des taux zéro ou presque ? Ensuite, ils peuvent utiliser l’argent pour le prêter… disons… au gouvernement américain, à un taux substantiellement plus élevé.

Tout le monde sort gagnant, non ?

Les autorités reçoivent l’argent dont elles ont besoin pour continuer à distribuer des contrats de plusieurs milliards de dollars afin d’acquérir des choses dont nous n’avons pas vraiment besoin… et les banques gagnent une marge confortable sur de l’argent qu’elles n’ont jamais eu. Oh, et peut-être que "l’effet richesse" laissera couler quelques centimes en direction des pauvres idiots qui croient que leur vote décide des choses.

Gagnant-gagnant…

Mots clé : - -

Bill Bonner
Bill Bonner
Fondateur de AGORA

Né en 1948, Bill Bonner est le fondateur d’AGORA, le plus large réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée au monde.

En 1978, depuis sa ville natale, Baltimore (Maryland, Etats-Unis), Bill Bonner a voulu développer un « marché » (« Agora » en grec) des idées. Pas de l’information homogénéisée telle que les médias grand public relayent sur nos écrans et journaux, mais une source d’idées diverses avec des opinions et des avis originaux, alternatifs et surtout utiles. Bill a à cœur d’aider les lecteurs à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, et à agir en conséquence. Que ce soit en matière de géopolitique, de macro-économie ou tout simplement dans le domaine de l’épargne, Bill incite ses lecteurs à cultiver un esprit vif et anticonformiste.

« Parfois nous avons raison, parfois nous avons tort, mais nous sommes toujours dans le questionnement », telle est la devise de Bill.

Bill a également co-écrit des livres qui ont tous figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal : L’inéluctable faillite de l’économie américaine (2004), L’Empire des dettes. À l’aube d’une crise économique épique (2006) et Le Nouvel Empire des dettes. Grandeur et décadence d’une bulle financière épique (2010).

Dans son dernier livre, Hormegeddon, quand trop de bien nuit (2015), paru aux Belles Lettres (www.lesbelleslettres.com), Bill décrit ce qu’il advient lorsque l’on abuse d’une bonne chose dans les sphères de la politique, de l’économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.

Vous pouvez retrouver les notes de Bill au quotidien dans La Chronique Agora.

Un commentaire pour “Nous avions raison !”

  1. « Une oligarchie est une sorte de gouvernement au sein de laquelle le pouvoir est attribué à une classe dominante et où un petit groupe exerce le contrôle sur la population générale. Une nouvelle étude des universités Northwestern et Princeton a conclut que le gouvernement ne représente pas les intérêts de la majorité des citoyens, mais ceux des riches et des puissants. »

    Tiens, vous voilà convertis au Marxisme maintenant ? Cela à l’air nouveau pour vous…

     » la richesse exerce son pouvoir d’une façon indirecte, mais d’autant plus sûre, à savoir : premièrement, par la « corruption directe des fonctionnaires (Amérique); deuxièmement, par l’alliance entre le gouvernement et la Bourse ». F.Engels)

    « L’état, c’est l’état de la classe dominante » (Lenine)

    Il ne vous alors plus qu’à lire le Capital 😉 (pas celui de Piketti)

Laissez un commentaire