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La Chronique Agora
Paris, France
Vendredi 1er septembre 2006
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*** Le glas sonne pour Toll Brothers
Philippe Béchade observe le marché immobilier américain…
*** Normal et anormal
Tout s’amollit aux Etats-Unis, constate Bill Bonner…
*** Une affaire de famille (1)
Il est temps pour Bill Bonner de lever le voile…
—————————– (publ.)
Il y a quelques mois de cela, la donne financière a radicalement changé… et les conséquences commencent seulement à se faire sentir.
Cinq en particulier représentent un danger immédiat pour votre portefeuille… tandis qu’une autre pourrait vous rapporter des profits à trois, voire quatre chiffres.
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Bonjour,
*** LE GLAS SONNE POUR TOLL BROTHERS
** La bourse de Paris a perdu jeudi l’essentiel de ses gains de la veille. En fait, il ne s’est rien passé de sensationnel, puisque le recul de 0,34% des valeurs françaises est à comparer avec les 0,44% gagnés mercredi : sur l’ensemble de la semaine, il subsiste un gain voisin de 1%.
Cependant, cette performance reste d’un intérêt secondaire : l’enjeu de cette séance consistait à maximiser le gain mensuel… et les gérants ne s’en sont pas privés au cours des premiers échanges, puisqu’ils ont réussi à propulser le CAC 40 vers 5 197 points, faisant apparaître alors une performance de +4% du 31 juillet au 31 août — meilleur score depuis les 5% engrangés au mois de mars.
Ces considérations tactiques (et cosmétiques) ont pu contribuer à une hausse de 20% des volumes négociés à Paris. La séance a été marquée par la publication d’une cascade de statistiques de part et d’autre de l’Atlantique, puis par la réunion et les commentaires économiques de la BCE à la mi-journée : au final, chacun voyait midi à sa porte et aucun sentiment de fond ne s’est imposé.
Au chapitre des déceptions, et selon la Commission européenne, le climat des affaires s’est légèrement dégradé en août pour le deuxième mois consécutif. L’indice BCI (Business Climate Indicator) s’est replié vers 1,28, contre 1,36 (révisé) en juillet, non loin du record de 1,42 inscrit en juin, au plus haut depuis six ans.
Il aurait été surprenant que les entrepreneurs manifestent un enthousiasme forcené, alors que le Liban puis le sud d’Israël étaient soumis à un régime de bombardements intensifs depuis la mi-juillet — sans compter le fléchissement des commandes en provenance du sud-est asiatique, qui passa relativement inaperçu du grand public et de la plupart des investisseurs compte tenu de l’actualité géopolitique évoquée ci-dessus.
** Les marchés ont préféré reporter leur attention sur l’indice d’inflation sous-jacent (Europe des Douze), lequel marque un léger recul à 2,3% contre 2,4% en juillet. Ceci tempère un peu l’inquiétude manifestée par J.C. Trichet dans le commentaire lu une heure après l’annonce du statu quo monétaire de la BCE (taux directeur maintenu comme prévu à 3%).
J.C. Trichet fait état d’une "vigilance renforcée" au sujet de l’inflation — en langage décodé, cela signifie que la prochaine hausse est pour la réunion du 5 octobre –, alors que la croissance apparaît solidement établie dans l’Euroland pour l’année 2006, même si des incertitudes se renforcent au niveau de la croissance mondiale du fait des perspectives de ralentissement économique aux Etats-Unis.
A notre avis, les USA sont écartelés entre deux réalités antagonistes : le besoin compulsif de consommer — comme le révèle une forte hausse des dépenses des ménages de +0,8% au mois de juillet –, et les prémices de l’éclatement de la bulle immobilière. Nous parvenons à peine à imaginer les conséquences de ce dernier phénomène si la consolidation du secteur s’avère proportionnelle à l’hystérie haussière des "années Bush", sans parler du niveau de surendettement global et de l’effondrement du taux d’épargne, en recul pour le 16ème mois consécutif (-0,9% au mois de juillet).
Dans un tel contexte, le recul sans surprise de l’indice des directeurs d’achat de Chicago (de 57,9 vers 57,1) puis la baisse infinitésimale du taux de chômage hebdomadaire, du 20 au 26 août, sont jugés purement anecdotiques.
** Les opérateurs pourraient en revanche réagir plus vivement ce vendredi aux statistiques de l’emploi (150 000 créations attendues) ou à l’indice de confiance des consommateurs américains, sans oublier l’ISM manufacturier en fin d’après-midi.
Mais parmi les publications de demain, le chiffre qui nous préoccupe entre tous est celui qui concerne les dépenses de construction, c’est-à-dire le second moteur de l’économie américaine. Elles viennent juste derrière la consommation, laquelle dépend précisément, et depuis plus de cinq ans (éclatement de la bulle Internet), de la santé du secteur immobilier !
Lors d’une chronique éditée vers le 10 août dernier, nous avions émis le pronostic d’un éclatement de la bulle immobilière à la sournoise alors que les prix seraient en train de "s’assagir". Cette version est une aimable fiction véhiculée par des articles de presse à l’eau de rose où pas un instant il n’est fait état de rabais considérables consentis par des vendeurs pris à la gorge dans les états où le foncier faisait l’objet d’une spéculation effrénée, comme au Texas, en Floride, en Californie, dans le Michigan ou le Colorado — région la plus touchée depuis le début de l’année.
Nous comprenons aisément que certains chroniqueurs s’emploient à ne pas effrayer leurs lecteurs alors qu’ils tentent désespérément de revendre sans trop de pertes la résidence secondaire achetée en Virginie (c’est l’un des endroit agréables des Etats-Unis où le rapport entre l’offre — pléthorique — et la demande — indigente — apparaît le plus déséquilibré) avec leur dernière prime de fin d’année.
Il y a une quinzaine de jours de cela, nous jugions alarmant le taux de gonflement des stocks immobiliers (+45% en un an), lesquels se retrouvent à leur plus haut niveau depuis 40 ans. Dans certains états de la façade Atlantique, les stocks font même un bond de 150% en 12 mois — mais on partait naturellement de très bas.
Il y a pire, cependant : selon les chiffres publiés à la mi-août par l’Association américaine des constructeurs de maisons individuelles, le ralentissement des mises en chantier, qui n’est officiellement que de -11% sur un an, atteint ou dépasse, dans de nombreuses régions très courues ces dernières années, les -25% à -30% (états du nord-est et Californie).
** Abordons maintenant la douloureuse question des prix — qui se stabiliseraient miraculeusement alors que les saisies de maisons pour défaut de paiement sur la dette ont explosé de 50% depuis l’été 2005 dans la plupart des états de l’Union cités dans les chapitres précédents. Les agents immobiliers des régions industrielles du nord-ouest ou riveraines de la capitale (Washington) déplorent déjà des ventes panique avec des rabais de 20% à 30% par rapport à l’été dernier.
A l’époque, la moindre bâtisse vétuste et sans le moindre charme s’arrachait à des prix prohibitifs. Les nouveaux propriétaires se faisaient forts de la raser et d’en reconstruire une dans l’urgence, afin d’encaisser une plus-value sur la revente avant même que la pelouse n’ait commencé de repousser entre le trottoir et la porte du garage.
Les acheteurs les mieux nantis (ou les plus ambitieux) n’hésitaient pas à sélectionner leur futur home sweet home dans le catalogue de Toll Brothers, le n°1 américain du logement individuel haut de gamme. Or le carnet de commande s’est effondré de pratiquement 50% depuis le mois de mai — la correction boursière et la hausse des taux en juin et juillet n’y sont certainement pas étrangères.
Pas de doute, l’esquisse d’une amorce de prémices de consolidation du secteur immobilier serait sur le point — soyons prudents — de se matérialiser !
** Soyons sérieux : pour de nombreux professionnels, c’est déjà l’hallali… et les dirigeants de Toll Brothers se demandent pour qui sonne le glas, même si le calembour est un peu facile !
[NDLR à l'usage des non-anglophones : en anglais, to toll = sonner le glas...]
Nous pressentons que beaucoup (oui vraiment beaucoup !) d’argent va être perdu pour cause de spéculation immobilière aventureuse aux Etats-Unis — ou simplement pour cause d’achat au mauvais moment. Nombre d’investisseurs ont cependant déjà pris leurs précautions depuis un an en achetant des instruments de couverture contre la chute des dérivés de crédits immobiliers.
Nombre d’entre eux seront certainement intéressés par une nouvelle classe d’actifs "à terme" ayant comme sous jacent les sociétés de traitement et de distribution de l’eau — une denrée qui devient aussi rare, mais autrement plus vitale que le pétrole : il s’agit de certificats (ETF) émis par la Société Générale, et sur lesquels nous serons amenés à vous offrir quelques utiles précisions au travers de nos prochaines chroniques. [En attendant, vous pouvez aussi voir ce qu'en pensent nos spécialistes en cliquant ici...]
Quel meilleur secteur d’avenir pour placer ses liquidités ?
Philippe Béchade,
Paris
PS : Après les publications du jour, retrouvez Philippe Béchade au 0899 707 009* pour des analyses, des conseils et des recommandations sur la conduite boursière à adopter pour votre portefeuille…
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** NORMAL ET ANORMAL
** "Lorsque l’opinion populaire est presque unanime, c’est la pensée contradictoire qui tend à être la plus profitable. La raison à cela est qu’une fois que la foule prend position, elle crée une prophétie de court terme qui se réalise d’elle-même. Mais lorsqu’un changement se produit, tout le monde semble changer d’avis en même temps."
– La Foule, Gustave le Bon
** Aujourd’hui, la foule des Etats-Unis est convaincue que l’immobilier américain effectuera un atterrissage en douceur.
* Après tout, on est encore aux Etats-Unis, non ? Et aux Etats-Unis, tout est devenu mou — ou est en train de s’amollir — d’aussi loin que nous nous en souvenons. Les bonnes manières se sont relâchées, les vertus sont devenues flexibles. Les tours de taille s’élargissent. Les chaises sont rembourrées. Le dollar lui-même tourne en bouillie et l’économie est d’une indulgence sans fin.
* Aux Etats-Unis, on peut encore accumuler une véritable fortune de dettes. En fait, ces quatre dernières années, les Américains ont amassé assez de dettes pour avaler tout le PIB — mais ils ne connaissent plus de jours difficiles. Au lieu de cela, ils rebondissent sur des jours duveteux, retombant dans les bras moelleux du crédit bon marché. Du moins c’est ce qui s’est passé ce dernier quart de siècle.
* Mais ces deux dernières années, cette histoire toute simple est devenue un peu plus tortueuse. La Fed a remonté les taux, pour atteindre "la normalité". Ayant vu les choses s’avachir pendant si longtemps, nous découvrons que nous ne savons plus quelle forme elles avaient au départ. Après tout, il est à présent "normal" de dépenser plus qu’on ne gagne, et de refinancer sa maison sans aucune intention de rembourser quoi que ce soit. Il est "normal" de payer les factures du quotidien par carte de crédit. Et il est "normal" que le pays le plus riche de la planète emprunte de l’argent aux pays les plus pauvres, simplement pour joindre les deux bouts. Alors pourquoi ne serait-il pas tout aussi "normal" que les prix de l’immobilier grimpent comme le cours de Google lors de son introduction en Bourse ? Avec l’inflation, pourquoi feraient-ils autre chose ?
* Mais les Etats-Unis sont un grand pays, et les constructeurs peuvent ériger des maisons plus vite que les gens ne peuvent dépenser l’argent pour les acheter. L’inflation est peut-être en hausse, mais pas les salaires. Et lorsque les salaires ne tiennent pas le rythme, tôt ou tard, les constructeurs doivent ralentir, les stocks de maisons doivent être réduits et les prix de l’immobilier doivent suivre la baisse de l’offre pour répondre à la demande réelle. Ils baissent… ils baissent… ils baissent tous.
** En fait, dans une économie saine, tout cela pourrait chuter à pic sans poser aucun problème. Mais pour une économie présentant une dépendance anormale à l’immobilier — pour les emplois, l’argent et les dépenses de consommation — le plus petit retour à la normale pourrait être anormalement douloureux.
* La normalité, nous dit l’économiste Robert Schiller, ce sont des prix de l’immobilier environ 40% plus bas que ce qu’ils sont aujourd’hui. Mais puisque tout le monde pensait que les prix de l’immobilier grimperaient éternellement, nous avons vu une des prophéties de Le Bon — celles qui se réalisent d’elles-mêmes. Les gens ont acheté des maisons non pour y vivre, mais pour gagner de l’argent ; l’anormal est devenu si normal qu’il a commencé à apparaître un peu partout dans les statistiques :
* 32,6% des nouveaux prêts immobiliers et hypothécaires en 2005 étaient à paiement différé du capital, par rapport à 0,6% en 2000.
* 43% des accédants à la propriété en 2005 n’ont versé aucun apport personnel.
* 15,2% des acheteurs de 2005 devaient au moins 10% de plus que la valeur de leur maison.
* 2 700 milliards de dollars de prêts seront adaptés à des taux plus élevés en 2006 et 2007.
* Mais, comme le dit Le Bon, "tout le monde semble changer d’avis en même temps".
* La normalité sera bientôt à nouveau à la mode… même aux Etats-Unis. Et lorsque cela sera le cas, l’atterrissage tout en douceur que les Américains tiennent pour acquis pourrait s’envoler en fumée. Au lieu de cela, l’immobilier s’écrasera comme le Hindenburg… entraînant l’économie avec lui.
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Comment le marché actuel peut faire de vous un investisseur heureux…
… tout en faisant passer votre portefeuille à la vitesse supérieure !
C’est plus simple qu’il n’y paraît… il suffit de suivre les bons indicateurs : continuez votre lecture pour tout savoir…
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*** La Chronique Agora présente ***
On nous demande souvent : "Mais qu’est-ce que font EXACTEMENT les Publications Agora ?". Nous nous expliquons, mais visiblement pas assez clairement, si l’on en juge par les regards perplexes qui s’ensuivent. Voilà donc l’explication de Bill Bonner, qui est bien plus habile avec les mots…
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UNE AFFAIRE DE FAMILLE — 1ère PARTIE
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Par Bill Bonner (*)
Nous étions la famille blanche la plus pauvre de la ville.
Il y avait des familles noires plus pauvres que la nôtre — mais à l’époque, les Noirs ne comptaient pas, dans l’ordre local des choses. Jeffrey, qui vivait de l’autre côté de la rue, était Noir, et c’était aussi notre cousin, au passage. Jeffrey avait une tante, Mary Ida, qui était de toutes les fêtes ; son jambon fumé et ses biscuits étaient célèbres dans tout le quartier.
La cousine Charlotte disait souvent de Mary Ida : "eh bien, elle fait partie de la famille". En fait, Mary Ida faisait plus partie de la famille que Charlotte, qui y était entrée par alliance. Mais il y avait des choses dont on ne parlait pas, et le fait que Mary Ida était du même sang que nous en faisait partie.
Comme nous, Jeffrey vivait dans une maison oubliée de la technologie — c’est-à-dire qu’elle n’avait ni chauffage central ni véritable plomberie. Mais sa famille était bien en avance sur la nôtre. Notre famille admirait et enviait Jeffrey à tous les niveaux. Nous les enfants, nous l’enviions parce qu’il avait toujours les derniers jouets en date. Son père était divorcé, et le gâtait ; il avait même eu un kart à l’âge de 12 ans. Nous ne pouvions imaginer un tel luxe. Notre père aussi admirait le père de Jeffrey, parce qu’il possédait un magasin de spiritueux. Notre père avait des aspirations et des ambitions ; il voulait son propre magasin de spiritueux… moins pour des raisons financières que pour des raisons pratiques.
Mais nous remontons trop loin, trop rapidement. Revenons à aujourd’hui.
Le temps… le week-end dernier. L’endroit… notre propre bibliothèque, qui sert de bureau lorsque nous sommes en vacances à Ouzilly. Le sujet… l’argent.
Nous avons décidé de parler argent aux enfants.
Pas d’argent dans l’absolu, comme nous en parlons dans la Chronique, mais dans le sens concret du terme. Notre argent. De l’argent personnel. De l’argent direct, immédiat, tangible. Il est temps d’expliquer à nos enfants ce que nous avons, ce qu’ils peuvent attendre, et ce qu’on attend d’eux. Ils grandissent, se lancent dans la vie professionnelle, fondent leur propre famille, entament leurs propres projets — et il est temps pour eux d’apprendre.
Cette pensée nous est venue durant une session avec Jules, qui affirmait ne voir aucune raison pour laquelle travailler l’été. Ses riches amis n’en avaient pas besoin ; pourquoi lui ?
"Tu sais, tu me fais juste travailler pour satisfaire une de tes envies à toi. On n’a pas besoin de fabriquer une roulotte… ou de construire ce mur. On peut se permettre de payer des gens pour tout ça. Quelqu’un vient nettoyer la maison, après tout. Toi, tu veux juste que je fasse des choses pour tes propres raisons… pour exercer ton pouvoir sur moi. Et parce que tu penses que d’une manière ou d’une autre, c’est vertueux de travailler. Eh ben, grande nouvelle : ça ne l’est pas. Les gens ne travaillent que parce qu’il faut de l’argent pour vivre. Ce n’est pas le cas pour moi, parce que je suis encore à l’école et que tu paies pour moi. Alors pourquoi ?"
A 18 ans, Jules semble avoir beaucoup appris, en un an d’université… et au cours des nombreuses années précédentes, à Paris. C’est un gamin intelligent, et il pose de bonnes questions.
Nous avons donc décidé que nous devions lui donner de bonnes réponses. Nous avons décidé de lui expliquer ce que nous avons fait, et pourquoi nous l’avons fait. Nous voulons qu’il sache ce que nous faisons aujourd’hui. Nous voulons qu’il sache d’où vient l’argent (et là, nous vous tirons notre chapeau, cher lecteur, en signe de chaleureux remerciements), où il va, et ce qu’il peut en attendre à l’avenir.
Et nous nous lancerons dans ces explications dès lundi…
Meilleures salutations,
Bill Bonner
Pour la Chronique Agora
(*) Bill Bonner est le fondateur et président d’Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l’auteur des livres "L’inéluctable faillite de l’économie américaine" et L’Empire des Dettes".
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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