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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Jeudi 22 juin 2006
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*** Essai à caractère footballistique
… contre essai résolument balistique…
***Mme la Bourse est d’humeur changeante…
Souvent femme varie…
*** ISF 2006 : Les nouveautés
Et si vous étiez millionnaire sans le savoir ? L’Impôt sur la Fortune (ISF) n’arrive pas qu’aux autres, comme le démontre Alain Baillon ci-dessous…
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Bonjour,
*** ESSAI A CARACTERE FOOTBALLISTIQUE…
** Qui pourra encore nier les effets positifs la Coupe du Monde de football sur la consommation ? Lorsqu’on décortique les chiffres du mois de mai dans l’Hexagone, ils montrent que les achats de biens durables ont enregistré une progression de 0,6%, alors que les achats de téléviseurs à écrans plats (aussi plats que les scores de l’équipe de France !) ont fait un bond de 20% le mois dernier.
Mais il en va de beaucoup d’investissements comme de l’équipe tricolore : le millésime 2002 avait été particulièrement décevant… mais le public espère que les mêmes acteurs (à quelques exceptions près), tirant les leçons d’une précédente campagne asiatique calamiteuse, sauront redresser le tir et se surpasser pour répondre aux attentes des supporters.
Malheureusement, et comme en 2002, lorsque le collectif s’étiole et que le sort s’acharne (tirs sur les poteaux, but refusé, penalty non sifflé)… il semble prudent de ne pas doubler sa mise après chaque match raté, au prétexte que la série noire est terminée et que le prochain adversaire est supposé peu motivé par la quête d’une victoire juste "pour l’honneur".
** Dans le domaine précis des actions — et nous ne parlons plus des actions de jeu si approximatives de l’équipe tricolore –, nous sommes également réticents à croire que le marché prendra une revanche éclatante en deuxième mi-temps (le second volet de l’année 2006 vient de s’ouvrir) après le piètre match nul que nous avons constaté à la fin du premier semestre.
Les arbitres (les banquiers centraux) ont déjà indiqué qu’ils siffleraient toutes les fautes de gestion des déficits publics, toutes les positions de hors jeu en matière d’inflation. Ils devraient également distribuer une série de cartons jaunes aux gouvernements qui se laisseraient tenter par des politiques budgétaires laxistes. Les Chinois ont annoncé qu’ils comptaient fermer le jeu afin de décourager toutes les initiatives spéculatives dans le secteur immobilier — et au Japon, tous les opérateurs se massent en défense depuis le début de l’année fiscale, de telle sorte que pas la moindre plus-value n’a pu franchir le milieu de terrain (le point d’équilibre) : l’ensemble des secteurs cotés à Tokyo affiche une perte moyenne de 10%.
Dans les tribunes, quelques hooligans tentent de perturber le match : les Coréens du Nord s’apprêtent à tirer une fusée par-dessus les tribunes, au risque d’atteindre le parking où sont garés les cabriolets des VIP californiens… Au Nigéria, les escarmouches avec les "officiels" et les services de sécurité des compagnies pétrolières se multiplient, de telle sorte que la production locale est réduite de 25% environ depuis trois mois.
Et l’Iran n’a pas dit son dernier mot au sujet du nucléaire. Cependant, sa réponse aux appels du pied occidentaux (Téhéran a beau jeu de prétendre qu’il s’agit en réalité de vilains tackles) ne devrait pas être connue avant la finale de la Coupe du Monde à Berlin début juillet : pourvu que le Brésil gagne, c’est l’un des rares pays à ne pas vilipender la politique énergétique iranienne !
Les autorités américaines, George W. Bush en tête de cortège, entament une tournée en Europe afin de resserrer les rangs — non pas de leurs supporters, car ils n’en comptent plus guère — parmi leurs alliés de l’OTAN sur les questions de sécurité internationale. Vous ne serez pas surpris, cependant, d’apprendre que l’évocation de sanctions contre l’Iran sera mal reçue en cette période de trêve footbalistique. La Corée du Nord devrait d’ailleurs profiter de ce sommet pour effectuer son essai — purement balistique — d’un nouveau missile à longue portée capable d’atteindre l’Australie, voire peut-être les côtes californiennes.
** La séance de mercredi s’est soldée par un zéro à zéro entre les bulls et les bears. Le CAC 40 a d’abord été mené 1-0 en matinée par les vendeurs : l’indice phare a reculé de 1,25%. Les haussiers ont égalisé malgré tout à la toute dernière minute ; ils sont revenus à un partout au cours des arrêts de jeu, c’est-à-dire durant le fixing de clôture.
Ils ont profité de l’annonce de la forme olympique des comptes de Morgan Stanley (dont les bénéfices ont fait un bond de 111% début 2006), et du rebond de 1,3% de Wall Street à mi-séance. Cela a permis d’éclipser un peu la morosité consécutive aux dernières déclarations de J.C. Trichet, qui a pris la parole hier matin pour son point trimestriel devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
Il a réaffirmé la nécessité de préserver "l’ancrage des anticipations inflationnistes à un niveau acceptable" ; il a réitéré le constat que la politique monétaire actuelle demeure "accommodante" ; il a réaffirmé que tout doit être entrepris pour contenir les pressions sous-jacentes qui s’exercent sur les prix dans un contexte de croissance robuste et de coût des matières premières élevé — l’inflation devrait demeurer soutenue en 2006 mais également en 2007.
Le patron de la BCE refuse toujours d’accréditer le concept du choix a priori d’un objectif de taux correspondant à la "neutralité". Cependant, les économistes tiennent pour acquis le scénario de deux tours de vis supplémentaires d’ici la fin de l’année — voire d’un troisième si les prix du pétrole se remettaient à flamber au cours des prochains mois.
Avec la remontée du rendement du Bund à 4,01% (contre 5,15% pour les T-Bonds US 2016), le dollar se retrouve affaibli et repassait sous les 1,2670/euro mercredi soir. Nous sommes convaincu que cela va alourdir le terrain au cours des prochaines 24 ou 48 heures… c’est pourquoi nous redoutons que les investisseurs européens ne ressentent rapidement les premiers effets du syndrome des "jambes lourdes". Cela ne devrait pas faciliter leur tâche face à des marchés américains saisis d’une soudaine euphorie, phénomène aléatoire et souvent éphémère… qui révèle souvent une perte de lucidité due à une fatigue excessive.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Pas de syndrome des jambes lourdes pour notre portefeuille, qui, après des performances étincelantes la semaine dernière (+400% pour nos warrants CAC 40 !), se repositionne sur de nouvelles valeurs — que vous pouvez découvrir dès maintenant au 0899 707 009.
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—————————– (publ.)
Banquier Central en retraite forcée, expérimenté, plein d’humour et fin connaisseur des marchés (+320% de performance cumulée en 2005 !) cherche investisseur motivé pour gains boursiers en toutes circonstances… et plus si affinités
Pour toute demande, s’adresser ici…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, en Ecosse
***MME LA BOURSE EST D’HUMEUR CHANGEANTE…
** Un gros titre du Financial Times (FT) déclare : "L’économie mondiale se dirige vers un atterrissage en douceur".
* C’est un titre merveilleux — rendu involontairement plus poignant par le fait qu’il est placé au-dessus de la photo d’un Noël Forgeard à l’air confus, se tenant à côté d’un A 320. Ni Airbus ni Forgeard n’ont réussi un atterrissage en douceur la semaine dernière. Les deux se sont écrasés — le premier parce que la société n’a pas pu livrer les avions promis, et le second parce qu’il a vendu ses actions avant un profit warning qui a fait chuter le cours du titre tel un pilote kamikaze. Cinq milliards de dollars ont été effacés de la capitalisation d’Airbus. Forgeard a le sens de l’à-propos.
* L’article en lui-même ne s’intéressait pas au soudain krach d’Airbus, mais à la lente descente de l’économie mondiale dans son entier. Comment savons-nous qu’elle atterrira en douceur ? Parce que 240 économistes l’ont annoncé.
* "La croissance économique devrait ralentir cette année et l’année prochaine, sur fond de hausse des taux de paiement, baisse des prix de l’immobilier, augmentation des cours des matières premières et de l’énergie et renouveau des tensions géopolitiques", résume le FT. "La bulle mondiale de liquidités, qui a soutenu la croissance planétaire pendant si longtemps, est à présent dégonflée par des banques centrales cherchant désespérément à enrayer la hausse de l’inflation des prix à la consommation".
** A la Chronique Agora, nous surveillons les marchés, et — plus encore — les commentaires sur les marchés.
* Mme la Bourse, avons-nous découvert, est comme une femme — faussement modeste, changeante et peu soucieuse de nos efforts pour la comprendre. Sera-t-elle gaie et charmante aujourd’hui ? Ou bien sera-t-elle boudeuse et distante ? Qu’est-ce qui la dérange, à présent ? Dites donc, elle a l’air bien joueur aujourd’hui, non ? Nous ne comprendrons jamais ce qui la motive ; autant être un labrador cherchant à déchiffrer les plans du métro de Tokyo.
* Les commentaires sur les marchés, par contre, sont une toute autre paire de manches. Ils sont plus masculins, c’est-à-dire plus logiques, plus compréhensibles, plus fiables et plus complètement idiots. Il suffit de lire les journaux. Vous y trouverez des analyses que même un enfant de 10 ans comprendrait. Sont-elles correctes ? Pas plus qu’un homme essayant de droguer sa maîtresse pour calmer sa mauvaise humeur. Sont-elles utiles ? Oui, bien entendu — principalement parce qu’elles sont quasiment toujours fausses.
* Les commentateurs, semble-t-il, viennent de Mars. Les marchés viennent de Vénus. Et, comme Mars et Vénus, ils suivent des orbites bien distinctes.
* Attention : nous disons tout cela avec une franche admiration. Non pas pour les médias financiers ou pour les experts, mais pour la manière élégante dont le monde est conçu pour tromper la masse des humains. Pour que les marchés fonctionnent comme ils le font, la plupart des investisseurs doivent se tromper la plupart du temps. Sinon, ils se montreraient prévoyants et entraveraient la tendance. Un marché haussier en développement requiert que la plupart des gens se méfient de lui. Sinon, ils se positionneraient immédiatement et causeraient la fin prématurée de toute l’opération. De même, un sommet de marché nécessite la prépondérance des investisseurs haussiers au moment même où l’optimisme est le sentiment le moins profitable qu’on puisse avoir.
* Les médias financiers, qui amplifient les sentiments populaires plutôt que de les filtrer, aident les investisseurs à arriver précisément là où ils ne devraient pas se trouver… exactement au moment où ils ne devraient pas y être.
* Pour autant que nous puissions en juger, la ligue des économistes extraordinaires a raison jusqu’à présent. Il leur suffit de regarder par la fenêtre ; le ciel est si rempli de "faucons de l’inflation" qu’on se croirait dans une scène des "Oiseaux". Les prix à la production allemands grimpent à leur rythme le plus rapide de ces 24 dernières années, avons-nous appris cette semaine. La Banque centrale européenne resserre ses taux pour lutter. Au Japon, la politique de prêt à taux zéro devrait prendre fin "sans délai", selon le principal banquier central du pays. Pendant ce temps, la Chine a commencé à sortir des liquidités du marché aussi rapidement que possible pour ses propres banquiers centraux. Et aux Etats-Unis, une nouvelle augmentation de taux la semaine prochaine est "assurée", tandis qu’on en attend une autre en août.
* "En réduisant le taux de croissance des liquidités et en rendant l’emprunt plus cher pour les entreprises et les individus", continue le FT, "les banques centrales portent atteinte aux prix des actions, aux marchés obligataires, aux prix des matières premières et des métaux précieux, ainsi qu’au marché immobilier international".
* A nouveau, nous ne voyons rien à redire. Nous avons vu ce qui se passe sur les marchés financiers.
* Non, nous ne doutons pas de l’atterrissage. C’est un fait connu et bien relaté. C’est le qualificatif "en douceur" qui nous semble hâtif. Comment 240 économistes peuvent-ils savoir que nous aurons un atterrissage en douceur plutôt que brutal ? Comment savent-ils de quelle humeur Mme la Bourse sera demain ou le jour suivant ? Comment un Martien peut-il comprendre ce que va faire une Vénusienne ?
* Ils en sont incapables. Ils n’en ont pas plus idée que nous. Mais leur unanimité nous donne des indices sur le moyen d’engranger des profits. Alors que tant de gens tablent sur un atterrissage en douceur, les probabilités de gains en pariant sur un atterrissage brutal ne peuvent qu’être intéressantes.
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Où investir aujourd’hui ?
Un investissement bien particulier vous permettra de détecter toutes les meilleures tendances du moment… et surtout de vous positionner avec un maximum de profit !
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*** La Chronique Agora présente ***
Et si vous étiez millionnaire sans le savoir ? L’Impôt sur la Fortune (ISF) n’arrive pas qu’aux autres, comme le démontre Alain Baillon ci-dessous… en vous donnant également quelques clés pour réagir si vous "faites partie du club".
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ISF 2006 : LES NOUVEAUTES — 1ère PARTIE
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Par Alain Baillon (*)
Avec un seuil d’imposition à l’ISF qui n’a augmenté que de 2,5% quand la valeur de certains patrimoines a progressé de 15% à 20%, et voire davantage — notamment à cause des très bonnes performances 2005 des marchés immobiliers et boursiers –, la première nouveauté 2006 est que le nombre des redevables — dont vous faites peut-être partie sans le savoir — s’est fortement accru.
Heureusement, la Loi de Finances pour 2006 a institué — entre autres dispositions de modération des effets contre-productifs de l’ISF — un "bouclier fiscal" dont l’efficacité pourra être optimisée. Je vais donc vous exposer ici les nouveautés en matière d’ISF ainsi que certains mécanismes à connaître. Il vous restera alors presque six mois pour mettre en place, avant le 31 décembre prochain, les stratégies que vous souhaiterez.
ISF : pour ceux qui hésitent entre y aller… ou pas ?
Tout foyer fiscal (contribuable isolé ou couple marié, pacsé ou concubins notoires y compris homosexuels) disposant d’un patrimoine supérieur à 750 000 euros au 01/01/2006 devait souscrire avant le 15 juin une déclaration ISF. En y incluant le patrimoine des enfants mineurs dont le contribuable a l’administration légale des biens. Cela va donc très vite : un bel appartement parisien — même après abattement de 20% au titre de la résidence principale — suffira à vous assujettir à l’ISF !
La date du 15 juin étant passée, les dés sont jetés pour 2006. La seule chose à faire à mon sens, si vous avez omis de déclarer l’ISF dont vous étiez logiquement redevable : remplissez une déclaration et conservez-la avec tous les éléments justificatifs. Cela vous aidera à répondre à une demande de compléments de l’administration suite à une première déclaration (en 2007 ?), et/ou à vous défendre en cas de contrôle ultérieur.
Car les chances de passer à travers les mailles du filet seront de plus en plus minces : la vente d’un bien immobilier ou une déclaration de succession sont des éléments déclencheurs. Et le nouveau système SIRIUS-FP de rapprochement des données IR et ISF va donner à l’administration un précieux outil d’aide à la décision pour le contrôle de la situation fiscale des particuliers…
L’administration estime en effet à 800 000 le nombre de redevables… mais ne reçoit que 335 000 déclarations spontanées ! Mais pourquoi se presserait-elle quand, avec 10 ans de délai de reprise, la hausse des marchés immobiliers et boursiers, combinée aux intérêts de retard et pénalités diverses, le temps travaille pour elle ?
Certains réveils promettent d’être douloureux, et mieux vaudrait à mon sens envisager une stratégie raisonnée d’entrée au "Club" qui n’attire pas trop l’attention, puis envisager de profiter des mécanismes de plafonnement.
ISF 2006 : une nouvelle exonération partielle pour les actions de l’(ex-)employeur
On connaissait déjà l’exonération totale du champ de l’ISF des biens professionnels, et celle partielle (50%) des parts ou actions de société faisant l’objet d’un engagement collectif de conservation de 6 ans minimum ("pacte Dutreil").
La Loi de Finances pour 2006 a instauré une exonération de 75% de la valeur des parts ou actions détenues par des salariés, mandataires sociaux, ou associés y exerçant leur activité principale, en contrepartie d’un engagement individuel de conservation des parts de six ans. En profiteront notamment les cadres bénéficiant de stock options.
Cette exonération partielle s’étend — sous la même condition — aux actions de l’entreprise détenues à travers un FCPE (= en épargne salariale) et aux actions de leur ancienne entreprise détenues au moins trois ans avant leur cessation d’activités par les retraités. Par analogie enfin, l’exonération des "pactes Dutreil" est également portée à 75% au lieu de 50%.
La suite dès demain…
Meilleures salutations,
Alain Baillon
Pour la Chronique Agora
(*) Spécialiste de l’assurance-vie et de la gestion de patrimoine, Alain Baillon dirige depuis quelques années en toute indépendance son propre cabinet de Conseil en gestion sociale et patrimoniale et courtage en assurance. Il participe régulièrement à des conférences sur l’assurance-vie et sur l’élaboration d’une stratégie patrimoniale saine, équilibrée et efficace. Il a également contribué à la Lettre de l’Oxford Club, au Grand Guide du Métier de Consultant, et à Vos Finances – La Lettre du Patrimoine.
[NDLR : Aux Publications Agora, nous avons été convaincus par le professionnalisme et le sérieux d'Alain Baillon. Nous avons donc négocié pour vous la possibilité de bénéficier de ses conseils dans des conditions tout à fait exceptionnelles : des frais d'entrée près de deux fois moins chers que les conditions standard, des réductions sur les diverses prestations, des formules de suivi personnalisées... N'attendez plus pour mettre votre patrimoine entre les mains d'un professionnel vraiment indépendant : contactez la-redaction@publications-agora.fr pour plus de renseignements.]
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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