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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Jeudi 30 mars 2006
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*** A votre santé, docteur Bernanke !
Chirurgie à l’américaine contre médecine chinoise…
*** Les hallucinations de Georges Gildert
Après Thomas L. Friedman, c’est au tour de George Gilder de nous distraire…
*** Mille et un millions (1)
Où notre Banquier Central fait de bien étranges rêves au royaume des milliardaires…
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Des gains de 74%, 53,8%, 43,17%, 60%… et bien d’autres encore…
24,9% de gain moyen en 2004…
24% de performance moyenne en 2005…
QU’EST-CE QUI FAIT GRIMPER CES ACTIONS ?
Et surtout… comment faisons-nous pour les dénicher ?
Toutes les réponses sont ici…
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Bonjour,
*** A VOTRE SANTE, DOCTEUR BERNANKE !
** Les opérateurs ont eu tout le loisir d’aller observer l’éclipse partielle du soleil hier midi tant il est vrai que les échanges ont tourné au ralenti toute la matinée à Paris et jusqu’au beau milieu de l’après-midi. 50% du volume négocié l’a été au cours des deux dernières heures de cotations, mais le total n’a pas dépassé les quatre milliards d’euros sur les vedettes du CAC 40, et la barre des cinq milliards d’euros n’a même pas été atteinte sur l’ensemble des compartiments de la cote… mais l’indice remonte résolument en direction des 5 200/5 220 points.
Un constat s’impose : le recul de lundi n’a pas été suivi d’un déclenchement mécanique de prises de profit, malgré l’enfoncement de la moyenne mobile à sept jours (5 175 points) qui n’avait plus été menacée depuis le 9 mars dernier. Le petit trou d’air de mardi soir à Wall Street, consécutif au diagnostic économique de la Fed — qui demeure plus vigilante que prévu au sujet de l’évolution des prix de l’énergie –, est d’ores et déjà comblé ; le Nasdaq caracole au-dessus des 2 330 points, c’est à proximité immédiate du zénith du 11 janvier dernier.
Vous pouvez recenser au travers de nos Chroniques une foule de raisons macro-économiques, techniques ou géopolitiques suffisantes pour redouter que la hausse inexorable des indices boursiers depuis le 28 octobre dernier sorte de ses rails. Mais rien n’y fait, tant les cours paraissent solidement encadrés par des lignes de soutien et de résistance dont l’orientation positive s’impose au premier regard.
Nous avons beau tordre comme des vieux trombones les indicateurs de force ou de vélocité des indices boursiers, ils refusent de rompre et reprennent obstinément leur forme initiale (haussière) dès que nous les reposons sur notre manuel d’analyse technique !
La théorie qui triomphe de toutes les embûches guettant les marchés financiers, c’est celle de la "flexibilité" de l’action de la Federal Reserve. Comme un trombone réalisé dans un alliage métallique à mémoire de forme, les pires traitements peuvent être infligés à la balance des paiements, aux déficits commerciaux et budgétaires américains, le dollar plie mais ne rompt pas… et Wall Street reste comme aimanté par l’attraction des records historiques du printemps 2000.
** Les marchés obligataires se dégradent outre-Atlantique mais c’est sans conséquence, puisque prévu de longue date. La courbe des taux s’aplatit complètement (vers 4,78% pour toutes les maturités, du 2 au 30 ans) pour la deuxième fois de l’histoire — et la seconde fois consécutive ce mois-ci –, mais Ben Bernanke nous explique que c’est un signe de bonne santé de la croissance américaine, presque la synthèse idéale des extrêmes se traduisant par un équilibre parfait entre le rendement et le risque, toutes échelles de temps confondues.
La vision du patron de la Fed, c’est celle de marchés se sentant en moyenne parfaitement à l’aise avec l’équation économique actuelle : ayant la tête dans le four (surabondance de liquidités) et les pieds dans le congélateur (hausse du loyer de l’argent), la température au niveau du nombril est parfaitement conforme à la préservation globale des paramètres vitaux… et tout le monde mesure à quel point l’Amérique excelle à se focaliser sur son nombril économique, et à le trouver d’une splendeur incomparable !
Le Docteur Bernanke juge même que la productivité (qui pourrait se comparer au taux de cholestérol) est optimale — toujours en moyenne. Elle est en effet revenue de +4% fin 2004 à -1% au quatrième trimestre 2005, et s’inscrit bel et bien dans une tendance historique de +2%. Elle présenterait même des signes d’amélioration tangibles début 2006 — reste à deviner lesquels.
** Notre principal souci demeure la santé du dollar… et là, nous ne risquons plus de mauvaises surprises, puisque la Fed vient de confisquer les thermomètres ! Elle a bel et bien cessé, depuis le 23 mars et comme nous vous l’annoncions fin février, de publier l’évolution de l’agrégat M3, ou, plus clairement, de la masse monétaire exprimée en dollars.
La Fed en profite également pour suspendre la parution de toute une série d’indicateurs annexes mais ô combien précieux (le montant des eurodollars, les swaps de devises, les dépôts à terme) qui permettraient, par construction, d’évaluer le M3 américain à partir d’autres agrégats monétaires.
Mais la Federal Reserve ne cesse pas de compiler ces données fondamentales. Elle refuse simplement de les communiquer aux simples épargnants ou investisseurs que nous sommes, comme le mandarin d’un grand service hospitalier décréterait que le résultat des analyses sanguines ne pouvant être compris par le non-initié, il est contre-productif de les lui révéler — tant le patient lambda s’avère prompt à s’inquiéter à lecture de montants de particules aux noms barbares ou menaçants, s’exprimant en milliards par centimètre cube.
Autrement dit, l’évolution de la création de monnaie pour payer la dette abyssale américaine, à l’image de la prolifération des globules blancs chez un leucémique, devient inconnaissable pour le commun des mortels. Le but étant ici que l’opérateur ordinaire continue de dormir tranquille, convaincu que le placebo des marchés dérivés et des crédit default swaps le protège d’une embolie massive ou d’un infarctus financier majeur.
La mise en application de cette funeste décision a précédé d’une semaine à peine la révélation par la Chine de son statut de plus grand détenteur de dollars de la planète. Nous faisons le pari que le Docteur Bernanke fera une exception, s’agissant de la communication d’un dossier médical "sensible", pour son homologue chinois.
L’Empire du Milieu est réputé, cependant, pour avoir développé sa propre médecine. Sans même connaître l’efficacité à long terme du traitement consistant à monter les taux pour assurer une bonne fluidité du dollar (et l’empêcher de coaguler au risque de déclencher une thrombose planétaire), nous faisons le pari que les Chinois ont déjà ressorti tout un jeu de fines aiguilles –elles aussi "flexibles" — afin de protéger leurs méridiens vitaux contre une potentielle erreur de diagnostic de la Fed !
Alors, à votre santé, Docteur Bernanke !
Philippe Béchade,
Paris
PS : Pour retrouver un bulletin complet de la santé des marchés, appelez le 0899 707 009*, et retrouvez toutes les analyses et conseils de Philippe Béchade sur la séance en cours.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** LES HALLUCINATIONS DE GEORGE GILDER
** Pauvre George Gilder. L’homme est de nouveau en pleine hallucination.
* Vous vous rappelez qu’à la fin des années 90, Gilder était le "Jean le Baptiste" de la bulle technologique. Un tiers visionnaire, un tiers fou à lier, un tiers incompréhensible. Gilder a tourné son visage vers les étoiles du firmament internet, et a un peu perdu les pédales. Ce nouveau monde de l’Age de l’Information était basé sur une nouvelle sphère, irradiant telle une corne d’abondance, la réalité désamassée et démasquée, ne laissant que la lumière prométhéenne, écrivit-il dans son livre, Telecosm. Nous n’avons jamais su ce qu’il voulait dire par là. Mais nous l’aimions bien ; il arrivait à dire de telles choses sans se départir de son sérieux.
* Beaucoup de gens tirent les mauvaises conclusions des événements. Mais Gilder le fait de manière admirable, quasi-héroïque, même. Alors que Thomas L. Friedman est pâlot, Gilder est brillant. Et tandis que Friedman est si léger qu’il s’évapore pratiquement de la page, Gilder est lourd, sombrant dans ses propres pensées vertigineuses comme une pièce dans un tonneau de mélasse. Friedman obtient ses idées en n’y réfléchissant pas ; Gilder y pense trop. Lorsqu’il concentre son énergie intellectuelle sur le sujet des finances impériales, par exemple, ça fait des étincelles. Il peut s’emparer de ce que tout homme sensé considère comme un désastre et le remodeler en une nouvelle forme délicieuse — une chimère, mais plaisante à l’œil.
* Dans son récent discours, Gilder a soulevé deux arguments sur les finances occidentales :
1) Le déficit commercial est bénéfique, et non néfaste
2) Les dettes des Etats-Unis ne sont pas si affreuses, quand on les compare à leurs actifs.
* Sur ces deux points, Gilder est en pleine hallucination.
* Pour le premier, dit-il, si nous vendons une pomme à l’étranger, elle est partie. Mais si nous empruntons de l’argent à l’étranger, ou si un étranger achète l’une de nos entreprises, nous avons encore l’argent. Hmm… nous n’allons pas nous donner la peine de débattre de cela. Que son argument reste planté au milieu de la rue, comme un plombier en tenue d’Adam affirmant être le roi d’Abyssinie.
** Le second point est tout aussi absurde. Oui, nos dettes ont grimpé, déclare Gilder. Mais il en est allé de même pour nos actifs — bien plus rapidement, en fait. A présent, les Américains possèdent des choses valant 71 000 milliards de dollars, souligne-t-il. Qu’est-ce qu’un déficit fédéral de 500 milliards de dollars, par rapport à ça !
* Imaginez un homme enfermé dans un placard, cher lecteur. Ses gardiens lui donnent tout ce qu’il peut manger. Mais son volume d’air est strictement contrôlé. Peu à peu, les conduits d’aération se bouchent. Il suffoque. Mais il garde toute sa bonne humeur. Eh bien, je suis beaucoup plus gras, se dit-il !
* A présent, imaginez un ménage ordinaire. Il a une maison. Mais il n’a quasiment pas d’argent. Pas de retraites. Pas de portefeuille boursier. Pas de bons du Trésor. Pas d’épargne. Nada. Zéro. Quant à son salaire horaire réel, soit il stagne depuis plusieurs années, soit il baisse, selon les chiffres que vous préférez croire. Il peut à peine se permettre ses versements immobiliers. Il semble incapable de rembourser ses cartes de crédit. Lorsque les factures de la semaine sont payées, il lui reste moins d’argent à dépenser comme il le souhaite que durant l’administration Carter.
* A présent, imaginez que sa maison voie soudain sa valeur doubler. S’en trouve-t-il vraiment mieux ? Que peut-il faire sinon emprunter par rapport à la valeur gonflée de sa maison ? Lorsqu’il emprunte, les tuyaux d’aération rétrécissent. Il lui sera plus difficile encore de payer ses dettes. Il a déjà du mal à respirer.
* Etre plus gras l’aide à se sentir mieux dans sa peau, mais ça ne l’aide pas vraiment.
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*** La Chronique Agora présente ***
A quoi rêvent les Banquiers centraux ? Si l’on en juge par les derniers songes de notre Banquier Central à nous, exotisme et macro-économie sont au rendez-vous…
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Le Journal d’un Banquier Central
MILLE ET UN MILLIONS — 1ère PARTIE
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… Que les légendes des Anciens soient une leçon pour les Modernes, afin que l’homme voie les événements qui arrivèrent à d’autres que lui.
— Les Mille et Une Nuits, exergue
Les chroniqueurs arabes nous disent — mais Dieu est plus savant ! — que dans l’Irak du Xème siècle, aux heures dorées des califes abbassides, le richissime joaillier Ibn al-Djassâs, fournisseur attitré du Commandeur des Croyants al-Muktadir, se trouva en butte aux persécutions du grand vizir d’icelui, le féroce Ibn al-Furât. Jaloux de sa fortune, ou bien agacé par ses manies (al-Djassâs, paraît-il, s’enfermait chez lui pour tripoter ses trésors tout à loisir), le grand vizir avait fait saisir les propriétés et interdire le négoce de l’infortuné joaillier. Ce dernier se résigna donc aux grands moyens. Il força, une nuit, la porte du vizir et, selon la chronique, lui tint ce langage :
"Agis avec moi selon les principes que te dicteront la générosité et la grandeur d’âme. Sinon je vais de ce pas chez le calife et je lui remets un billet à ordre de deux millions de dinars, payable en or, à valoir sur ma caisse. A peine cette somme sera-t-elle en sa possession que tu pourras mesurer ma puissance, car je lui aurai certainement dit : Prends cet argent, nomme un tel premier ministre, et livre-lui Ibn al-Furât."
Si j’avais été le grand vizir, cher Journal, j’y aurais réfléchi à deux fois avant de m’attaquer davantage au Picsou persan. Et si j’avais été le calife, je n’aurais pas eu besoin d’y réfléchir longtemps, car j’ai fait les comptes : à 4,25 g le dinar, le petit billet à ordre (huit tonnes et demie d’or !) avoisinerait les quelque 150 millions de dollars au cours actuel : somme rondelette, pour une époque qui ne connaissait pas encore l’euromillions ni les stock-options. Beaucoup de vizirs me paraissent dispensables à ce prix-là… De fait, les chroniqueurs nous apprennent (j’ignore si al-Djassâs trempa dans l’affaire) que le féroce al-Furât fut exécuté sur ordre du calife en l’an 924 — ce qui ne nous rajeunit pas.
… On est bien peu de chose, face à huit tonnes et demie d’or ! Et pourtant (vanité des vanités) rien de nouveau sous le soleil : l’homme riche éveillera toujours la fascination de ses semblables — et la mesquine vindicte du pouvoir.
Nocivité des plats en sauce
Faut-il accuser le frugal boeuf en daube dégusté au dîner ? Le doigt de bourgogne qui l’accompagnait ? Ou encore ma lecture du soir ? J’aurais bien du mal à le dire. Toujours est-il que cette nuit, j’avais à peine éteint la lumière que le sommeil me prit ; et que je fus alors visité par un songe des plus curieux.
Dans ce rêve, cher Journal, je me trouvais transporté au milieu d’un aride désert, où soufflait un vent impitoyable, au point que je craignis d’abord pour ma vie. A quelques pas, pourtant, surgissait un palais surpassant tous les autres en perfection, aux murs resplendissant de blancheur, et dont les cent et une coupoles faisaient miroiter leurs ors aux couchant. Il était encore agrémenté de jardins où les roses embaumaient et où les palmiers dispensaient une ombre bienfaisante. C’était là un lieu que le poète aurait pu dire, à juste titre : "un paradis dans lequel l’étranger oublie son pays natal" !
Entre les divers bâtiments — dont la beauté, la grâce et la richesse passeraient toute description — s’étendaient de vastes pelouses que des tourniquets automatiques arrosaient, nuit et jour, d’une eau limpide et délicieuse. Là marchaient, d’un pas paisible, plusieurs personnes dans le plus splendide appareil, munies d’une canne étincelante grâce à laquelle elles poussaient une sphère d’ivoire vers divers trous ménagés dans le gazon. Tout autour circulaient des éphèbes chargés de coupes aux liquides splendides et des houris aux grands yeux, vêtues d’un tailleur crème que rehaussait un badge d’identification.
Alors moi, contemplant tout cela et porté à la limite extrême de l’étonnement, je ne doutai point d’être parvenu dans ce lieu d’éternelle félicité dont nous parle le Livre Sublime ; et me prosternant à terre, je baignai la pelouse de mes larmes en remerciant le Très-Haut — qu’il soit perpétuellement loué ! — de m’avoir arraché à une mort affreuse, puis je tirai ma carte de crédit, afin de retenir une chambre en classe économique. Ensuite, je me promenai par ces vergers superbes, au bord des eaux courantes et sous l’ombre des grands arbres, l’âme réjouie par le parfum des fleurs les plus délicates et par la chanson des tourterelles, des rossignols, des vigiles et des perdrix apprivoisées. Je remarquai un nombre prodigieux d’hommes d’affaires et d’héritiers les plus éminents, milliardaires d’entre les milliardaires, dont les traits étaient tous fort beaux et très agréables à regarder. Je remarquai la jeune héritière Hind H*** (22 ans, PIB du Lesotho), dont le visage de lune et les formes enchanteresses justifiaient ce vers du poète : "Elle n’a point, il est vrai, de lance pour te percer ; mais crains sa taille droite !" ; ou encore, Lakshmi M*** (PIB de la Syrie), qui parlait dans une conque nacrée munie d’une antenne, menaçant le grand vizir de France d’aller porter un billet à ordre au calife.
Première rencontre
Un peu plus loin se tenait l’Américain Warren B*** (PIB du Viêt-Nam), dont le fonds Berkshire Hathaway prospère malgré les cyclones qui ont balayé son pays l’année dernière, lui causant des pertes de quelque 3,4 milliards de dollars (PIB d’Haïti). Warren B*** m’accueillit comme son fils, avec les témoignages de la plus grande amitié — sur lui soit le salut ! –, commandant qu’on me servît de tout ce qu’il y avait de plus délicat ; que je ne manquasse de rien ; et qu’on fît porter la facture, avec ses honoraires, sur ma note. Puis, tandis que je mangeais et buvais, le palais ravi par l’excellence des mets et l’ouïe charmée par les chansons des houris, il m’entretint de l’économie américaine.
"La reprise se poursuit, dans un contexte de taux longs plutôt bas pour l’instant. La confiance des consommateurs plafonne, mais à des niveaux très honorables. La perspective d’une remontée des taux de la Fed au-delà des 5% semble écartée par la publication de ventes au détail décevantes et de prix à la production où se révèle une inflation bien maîtrisée. Même si un rattrapage des taux longs sur les taux courts (normalisation de la courbe) paraît probable, les marchés restent bien orientés et devraient tirer leur épingle du jeu. Ecarte-toi du secteur automobile (GM plonge, ainsi qu’Ali, mon Analyste technique, l’avait annoncé), mais espère un rebond du Nasdaq.
- Oreille attentive et bon vouloir, ô mon maître ! Sur quels autres marchés placer mes misérables économies (qui sont à ta Grandeur ce que l’excrément du chacal est à l’aigle, qui l’aperçoit du haut du ciel) ?
- Ne néglige point les valeurs japonaises. La Bank of Japan a eu beau annoncer mettre un terme à sa politique décennale de taux zéro, la conjoncture reste favorable et les marchés ne s’en sont guère émus. Ali, mon Analyste technique, vient d’enregistrer des signaux de confirmation d’une remontée des taux d’intérêt, conjuguée à une poursuite de la tendance haussière sur l’indice Nikkei. Songe enfin à te positionner sur l’or, qui reste très bien orienté et qu’une pause récente, depuis la fin janvier, ramène vers des supports intéressants (530 $/540 $ l’once) : cible aux environs des 600 $".
Ce ne fut pas la seule rencontre que je fis cette nuit-là, comme nous le verrons demain…
[Ndlr : Pour découvrir le Journal d'un Banquier Central, continuez votre lecture... ]
Meilleures salutations,
Le Banquier Central
Pour la Chronique Agora
(*) Derrière le Journal d’un Banquier Central, on trouve toute une équipe d’experts de la finance, de l’économie, de l’analyse technique et de la bourse — qui mettent à votre service leur expérience boursière aussi affûtée que leur sens de l’humour pour vous proposer des recommandations claires, fiables… et surtout profitables !
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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