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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 10 juillet 2007
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*** Mettez une pincée de hausse de taux dans votre dragster !
La chute du yen : derniers coups d’accélérateurs pour rejoindre la cote
*** La bête rugit…
… pour qu’on ne l’entende pas gémir
*** La fin de l’or facile en Afrique du Sud (2)
Le premier défi sera la maîtrise des coûts sur le long terme…
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Bonjour,
*** METTEZ UNE PINCEE DE HAUSSE DE TAUX DANS VOTRE DRAGSTER !
** J’ai parcouru les publications économiques (les magazines hebdomadaires et autres éditions on line) ce week-end avec un peu plus de sérénité qu’à l’accoutumée : les caprices de la météo n’y furent pas étrangers.
La succession d’averses sur la région parisienne en fin d’après-midi en ce deuxième dimanche de juillet entraînant l’annulation d’une ballade en vélo avec mon fils dans le parc de St Cloud, je disposais ainsi de tout mon temps pour lire intégralement certaines chroniques que je parcours d’ordinaire de façon transversale. Pendant ce temps là, "junior" se mettait en condition à trois jours de la sortie du cinquième opus de la saga "Harry Potter" en visionnant religieusement le précédent épisode.
** Le sentiment général des analystes — et je parle de chefs économistes de banques réputées et ô combien influentes — reste très positif au sujet de la croissance mondiale : la question de la tension des taux n’est jugée préoccupante qu’à la marge puisque la Nouvelle Zélande avec son loyer de l’argent à 8% ou l’Islande avec ses 14,5% sont considérés comme des exemples isolés, et les conditions d’accès aux liquidités sont jugées globalement optimales.
Et pourtant nous doutons que cela continue à être le cas puisque la liste des pays engagés dans un processus de durcissement monétaire s’allonge en cette mi-2007 : ils sont fort nombreux à avoir donné un nouveau tour de vis au cours des dernières semaines.
Nous avons relevé par ordre alphabétique l’Afrique du Sud, l’Australie, la Colombie, la Corée du Sud, le Danemark, la Hongrie, l’Inde (à 9%), la Norvège, la Nouvelle Zélande, la Suède, la Suisse, le Sri Lanka, la Thaïlande et la Turquie.
Mais les experts sont formels : le risque de voir les taux peser sur la croissance est jugé faible en Europe (même avec un taux "repo" à 4,50%) ou aux Etats-Unis où peu d’opérateurs privilégient l’hypothèse d’un prime rate à 5,5% d’ici mars 2008.
D’ailleurs, le loyer de l’argent ne constitue pas un frein à l’expansion des opérations de fusions/acquisitions (2 300 milliards de dollars pour le premier semestre, soit 50% de hausse sur un an) ni à l’endettement des entreprises américaines (de plus 1 450 milliards de dollars), en hausse de 33% par rapport à 2006, avec comme principale cause des rachats massifs de titres destinés à doper le rendement du dividende à bénéfice égal.
Peu avant que n’éclate la crise du subprime, les ventes de CDO (paquets d’emprunts obligataires structurés) avaient atteint 250 milliards de dollars et le ratio "émissions sur fonds propres" des spécialistes du crédit immobilier avait atteint un plancher historique en mars dernier.
** Mais l’effondrement de pans entiers de l’industrie des junk bonds, la faillite des hedge funds qui s’en étaient gavés, ne contamine pas le système économique… tout du moins pas officiellement : tout ce passe comme si le Titanic de dettes était déclaré lui aussi insubmersible puisque bâti sur le schéma d’une succession de compartiments étanches.
Mais si une telle architecture permet effectivement de résister à un tir de torpille ou à l’explosion d’une mine à la manière du subprime, il n’en va pas de même en cas de longue mais fine déchirure sur une longue section de la coque.
Toute la question consiste à déterminer si le choc de l’éclatement de la bulle des prêts à haut rendement correspond effectivement à la formation d’un gros trou qui n’affectera que le compartiment concerné… ou si l’interconnexion des produits obligataires par le biais des marchés dérivés agira comme un gigantesque "ouvre-boîte", fissurant la coque de confiance sur toute sa longueur à partir de la grosse voie d’eau initiale (potentiellement gérable sur le papier) identifiée fin février.
Lorsque le navire prend l’eau et commence à prendre du gîte, l’une des solutions pour éviter de couler en plein océan consisterait à remettre les gaz et foncer vers la cote la plus proche à pleine puissance : c’est probablement ce à quoi contribue le mieux la chute du yen. Il enfonçait ce lundi un nouveau plancher historique à 168,5/euro, avant de se redresser vers les 167,95/euro.
** La chute de la devise nippone agit comme une injection de nitro-méthane dans un moteur de dragster : l’accélération est fulgurante mais la montée en température de la mécanique interdit de prolonger ce mode de carburation plus de quelques secondes.
La solution consiste à renouveler l’opération à de multiples reprises mais en réduisant à chaque fois le temps de poussée parce que si la chaleur retombe effectivement entre deux coups d’accélérateur, c’est de moins en moins mesurable.
Et les trois derniers pics indiciels des 1er, 20 juin, puis de ce 9 juillet semblent en effet correspondre à des phases d’accélération de plus en plus brèves qui se traduisent, boursièrement, par des écarts plus limités et des volumes en contraction. Si le CAC 40 est parvenu à tutoyer les 6 130 points en début de journée, les acheteurs ont très vite "coupé" leur effort.
Même scénario à Francfort où le DAX est revenu tester son record absolu de mars 2000 à 0,1% près — une poignée de points a manqué par rapport au 15 juin dernier.
Le salut ne pourrait à présent venir que d’un exploit de Wall Street alors que le Dow Jones s’attaque lui aussi pour la troisième fois au zénith des 13 690 points et le S&P-500 au seuil des 1 540 points.
** Les commentateurs se montrent relativement confiants outre-Atlantique alors que s’ouvre ce soir le "bal des trimestriels" : l’unanimité semble régner au sujet de la dé-corrélation entre le ralentissement conjoncturel aux Etats Unis et la profitabilité des blue chips américaines cotées sur le NYSE ou le Nasdaq.
Une grosse désillusion semble en effet fort peu probable et si telle ou telle entreprise déçoit : cela lui confère presque instantanément un statut de cible dans le cadre d’opérations de concentration.
Il y aura beaucoup d’appelés et peu d’élus ; et les rumeurs n’auront de cesse de rythmer l’actualité des sociétés et des marchés. D’ailleurs, ceci constitue le thème central de nos premiers flashs diffusés sur notre nouvel audiotel baptisé "le Téléphone Rouge " (vous retrouverez nos commentaires en composant le 0 899 781 961*). Notre but : chaque jour vous permettre de prendre les bonnes décisions en analysant pour vous les rumeurs, bruits de couloir, chiffres inédits, réactions d’analystes que notre position d’observateur privilégié des marchés nous permet de connaître. Et bien sûr, nous vous ferons également profiter des coups boursiers à jouer qui en découlent.
Nous vous proposons d’ores et déjà une première recommandation concernant une des plus belles vedettes du CAC 40 (une véritable machine à cash) qui suscite l’appétit de plusieurs investisseurs aux poches profondes — certains disposant d’une force de frappe financière qui représente plusieurs fois la capitalisation de cette cible.
Je vous quitte en vous donnant rendez-vous sur BFM ce mardi entre 11H et midi pour une émission consacrée à la rémunération des dirigeants d’entreprise et animée par Philippe Manière qui me fait l’honneur de m’inviter à l’occasion d’un débat comparatif traitant des différentes pratiques en la matière dans les pays latins, germaniques et anglo-saxons.
Cette émission est podcastée sur le site radiobfm.com, ce qui vous permettra d’en retrouver les meilleurs extraits, au moment qui vous conviendra le mieux.
Philippe Béchade,
Paris
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Depuis des années, quelques privilégiés gagnent des millions d’euros grâce à une forme d’investissement qui leur permet de démultiplier les performances du marché. Jusqu’à récemment, les investisseurs individuels avaient toutes les peines du monde à profiter de tels gains…
Aujourd’hui, découvrez ENFIN cette forme d’investissement méconnue de la plupart des Français — et profitez de gains dignes des professionnels!
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** LA BETE RUGIT…
** Mais que font ces gendarmes français devant notre appartement de Londres ?
* La Grande Bretagne serait-elle entrée en guerre contre la France samedi soir — et aurait-elle perdu ?
* Ou bien le monde aurait-il enfin entamé la dernière étape de cette prospérité fatale que nous appelons "le boom d’effondrement".
** Nous connaissons la source de ce fameux boom. Notre responsable de la Banque Centrale, Ben Bernanke, a laissé échapper l’information avant même de reprendre les fonctions d’Alan Greenspan :
* "Tout comme l’or, l’USD n’a de valeur que si sa production est limitée. Mais le gouvernement américain possède une technologie appelée ‘presse typographique’ (ou aujourd’hui son équivalent électronique), qui lui permet de produire autant de dollars qu’il le souhaite à moindre coût. En augmentant le nombre de dollars en circulation, le gouvernement américain peut également réduire la valeur du dollar en termes de biens et de services, ce qui équivaut à augmenter le prix en dollars de ces biens et services. Nous en arrivons donc à la conclusion que, dans un système qui utilise la devise-papier, un gouvernement résolu à générer une inflation positive peut le faire en encourageant une augmentation des dépenses par le biais de cette devise papier."
* Les presses de Mr. Bernanke ont, depuis, généré l’inflation la plus positive de tous les temps. Nous ne cessons d’être stupéfait à la vue de tant d’argent dans tant d’endroits différents. Par exemple dans le marché de l’Art ; dans l’immobilier ; dans les actions et les obligations ; dans le private equity et les marchés publics ; dans les fonds de couverture, les recouvrements, et les choses de toutes tailles, statures, marques et utilités.
** Cette soif de petits billets verts estampillés Mr. Bernanke a plongé une grande partie de la population mondiale dans un véritable délire. Dans les confins de l’Australie, les mineurs sont obligés de faire des heures supplémentaires pour dénicher du minerai ; il n’y a plus assez de mineurs, d’ingénieurs, et de conducteurs de machines pour faire face à la demande. Les bateaux tournent dans les ports australiens en attendant d’être chargés — il n’y a pas non plus assez de bateaux… et pas assez de place dans les ports. Puis le minerai est acheminé jusqu’en Asie où il est transformé en rouleaux, en barres, en feuilles de métal.
* Le matériau est ensuite transformé en voitures pour le nouveau million de consommateurs asiatiques… Ou en babioles, en trucs et en gadgets pour les Américains, acheteurs compulsifs… Ou en poutrelles pour l’un des milliers de nouveaux bâtiments construits dans l’une des dizaines de nouvelles villes chinoises.
* Partout en Asie, et presque partout dans le reste du monde, vous entendez rugir la bête — les marteaux, les camions, les grues, les usines, les voitures, les acheteurs, les fêtards. C’est la cacophonie la plus assourdissante que l’Histoire ait connue. Le rythme, l’échelle, toute cette effervescence… c’en est incroyable.
* A Long Beach Harbor, en Californie, l’afflux de marchandises venues d’Asie est tel que les bateaux doivent être détournés vers le Canada et le Mexique. A Dubaï, la demande pour des maisons en bord de mer est si importante que les promoteurs en sont arrivés à construire de nouvelles îles… et une montagne artificielle dans un hangar climatisé pour que les riches Arabes assommés par le soleil puissent s’essayer à une petite descente en ski !
* Dans les journaux anglais, nous découvrons qu’un Britannique de classe moyenne peut désormais s’offrir son petit coin de paradis — en Floride, au Maroc ou à Sainte-Lucie. En Floride, on propose aujourd’hui aux sujets de la reine des "villas indépendantes luxueuses" pour seulement 368 000 dollars. (Nous ne savions même pas qu’ils avaient des "villas" en Floride… Il y avait bien les bungalows, et Groucho Marx en disait, lors du dernier grand boom immobilier des années 1920 en Floride : "Vous pouvez avoir n’importe quelle maison en Floride : en brique, en bois, en stuc… vous vous rendez compte, en stuc !"… mais les villas…).
** Une chose en amène une autre ; l’os de la cheville est relié à celui de la jambe ; l’Amérique imprime des devises, puis toutes les nations impriment des devises. Et en un rien de temps, le monde croule sous tout cet argent — des billets verts avec des présidents morts, des billets bleus avec des vitraux de cathédrales, des billets violets avec le portrait d’Adam Smith. Notre propre portefeuille est déjà une véritable galerie d’art de devises !
* Ensuite, forcément, chaque billet surenchérit sur les autres pour acheter des choses — exactement comme l’avait dit Mr. Bernanke. Nous avons vu ce qui est arrivé à Monets et à Mayfair. Ce que nous attendons maintenant de voir, c’est ce qui va arriver au lait et au millet. Sans parler de l’or. Certaines choses sont plus faciles à produire que d’autres. Les dollars sortent facilement, comme l’avait expliqué le responsable de la Fed. Le lait, le millet et les métaux nécessitent plus de temps et plus d’investissements. Le prix du lait monte en flèche ; forcément, puisque de plus en plus de fermes sont utilisées pour le maïs et l’élevage.
* L’or n’a pas bougé en 14 mois. Il a sûrement du retard à rattraper.
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Le CAC 40 à 6 500 points… ou à 4 600 ?
Le pétrole à 45 $… ou à 80 $ ?
Economie mondiale en plein boom… ou krach globalisé ?
2007 pourrait être une année agitée : vos investissements sont-ils prêts à tout ?
Avec une performance moyenne de 92,34% depuis 1992… et des gains de 69,77%, 35,52%, 29,56%, 42,90% (entre autres) en 2006… voici le moyen d’affronter tout ce que l’avenir boursier peut nous réserver !
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*** La Chronique Agora présente ***
Isabelle Turner et Erin Hamilton poursuivent leur analyse des perspectives et difficultés du secteur aurifère sud-africain dans les années qui viennent.
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LA FIN DE L’OR FACILE EN AFRIQUE DU SUD — 2ème PARTIE
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Par Isabelle Turner et Erin Hamilton
Par rapport à des dépenses exorbitantes, le prix de l’or a longtemps été trop bas pour que les Sud-Africains se donnent la peine de creuser sur leur propre terrain. L’herbe était notablement plus verte — ou moins chère — ailleurs. Mais à 640 $ l’once, la situation est différente. Et d’autres pays se sont aperçus de la valeur de leurs ressources naturelles. Ces derniers temps, qu’on soit dictateur ou président, il n’est pas facile de répartir les ressources, construire des routes ou améliorer son pays d’une manière générale.
Creuser profondément dans les vastes réserves inexplorées d’Afrique du Sud ne semble plus aussi intimidant, avec des technologies en constante amélioration. Pour résumer, comme le disait récemment Ian Cockerill, PDG de Gold Fields : "cela signifie que nous devrions essayer d’acquérir des onces supplémentaires". Retour sur le terrain, donc.
Petite leçon de géographie : les mines dont nous vous parlions hier se situent près de Carltonville, sur le Witwatersrand, au sud-ouest de Johannesbourg. Le Witwatersrand abrite les gisements d’or les plus riches de la planète ; c’est là que l’Anglais George Hamilton a trouvé de l’or pour la première fois en 1886, déclenchant une ruée vers l’or européenne de long terme.
Gold Fields débourse 663 millions de dollars pour approfondir sa mine Kloof & Driefontein. Cela prend un peu de temps, mais la société estime que cette mine lui rapportera 10,8 millions d’onces d’or supplémentaires. Selon Gold Fields, cela pourrait allonger la durée de vie de Driefontein, un ancêtre parmi les mines, et qui a fourni plus d’or que toute autre dans toute l’histoire ; elle pourrait tenir jusqu’en 2035.
Pendant ce temps, AngloGold Ashanti dépense 160 millions de dollars pour forer dans sa mine de Tautona et l’amener à 3 900 mètres. Elle devrait fournir jusqu’à 2,6 millions d’onces supplémentaires. L’approfondissement de Mponeng, une autre mine d’AngloGold, à 3 600 mètres, a été rendu possible par une injection de 282 milliards de dollars.
Même Harmony, le cinquième plus grand producteur aurifère de la planète, s’y met — même si ses projets ne sont pas tout à fait aussi ambitieux. La société approfondit sa mine d’Elandsrand à 3 300 mètres, pour un rendement additionnel de 6,22 millions d’onces.
En plus des coûts nécessaires pour creuser à Driefontein, faire tourner une mine si profonde coûtera 269 $/once sur toute la durée de vie de la mine. Etant donné les cours récents de l’or, autour des 640 $ l’once, vous direz que cela n’est pas trop mal. Mais même à ce niveau de dépenses, les investisseurs se demandent si les entreprises parviendront à maîtriser leurs coûts.
Dans ces conditions, pourquoi tant d’optimisme pour les cours de l’or, alors que toutes ces mines réaménagées apparaissent ?
Les mines sont pires que les vignes. Il leur faut des années avant d’entrer en production. Même la Chambre sud-africaine des mines ne s’avance pas à affirmer que la tendance baissière de l’offre sera inversée à court terme. A Driefontein, on prévoit d’extraire l’or après 2011, tandis qu’à Tautona, cela pourrait être à tout moment entre aujourd’hui et 2017.
Enfin, ces sociétés minières ne se précipiteront pas pour mettre l’or sur le marché. Elles savent mieux que quiconque les effets que la surproduction aura sur le prix. Il suffit de regarder avec quelle finesse les Sud-Africains gèrent depuis toujours les prix des actifs précieux — comme les diamants.
Meilleures salutations,
Isabelle Turner et Erin Hamilton
Pour la Chronique Agora
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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