Maman a perdu l’esprit

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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Lundi 12 juin 2006
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*** Le monde à l’envers
Vu le chemin que prennent les actions… il sera bientôt contrarien d’en acheter !

*** La Chine met les bouchées doubles
… en particulier dans le domaine de l’approvisionnement en énergie.

*** Maman a perdu l’esprit
Les spéculateurs sont en pleine fuite… mais ils négligent un détail ou deux…

*** Une plus grande dépression (3)
Doug Casey a quand même une bonne nouvelle…

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Ils avaient vu juste pour la flambée du pétrole…
Ils ont prédit l’envolée de l’or…
Ils prévoyaient de longue date la chute des marchés…

SUR QUOI AURONT-ILS RAISON AUJOURD’HUI ?

Et surtout… comment profiter de ces conseils — qui ont déjà rapporté plus de 320% de gains cumulés ?

Pour le savoir…

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Bonjour,

*** LE MONDE A L’ENVERS

** Dure semaine… pour les marchés… pour les investisseurs… pour les banquiers centraux… pour l’industrie financière… et pour tous les autres ! Il ne m’étonnerait pas que celle qui s’annonce soit plus reposante — l’effet Coupe du Monde, peut-être ?

En tout cas, une petite pause dans la dégringolade s’annonçait vendredi pour les places européennes : le CAC 40, pour commencer, a repris 1,79%, terminant à 4 768,18 points (ce qui le mène tout de même à une perte de 3,86% sur la semaine…). Même reprise en main sur les autres places principales, avec +1,72% pour le Footsie à Londres, et +1,50% pour le Dax à Francfort.

De l’autre côté de l’Atlantique, par contre, des statistiques peu encourageantes ont fait baisser les cours : le Dow Jones a ainsi terminé la séance de vendredi sur une baisse de 0,43%, à 10 891,92. Le Nasdaq et le S&P 500 lui ont emboîté le pas, le premier clôturant sur une baisse de 0,48%, à 2 135,06, le second perdant 0,45% à 1 252,30.

Allez, encore un petit effort : bientôt, assez de gens se seront dégoûtés des actions pour que nous puissions y appliquer notre stratégie contrarienne. Et qui sait… d’ici quelques années, ce pourrait être le monde à l’envers — nous nous ferons peut-être conspuer en préconisant d’acheter des actions plutôt que de l’or !

** En attendant d’en arriver là, il y a encore du chemin à parcourir… mais il faut admettre que les statistiques y mettent du leur pour augmenter les inquiétudes des marchés. Le Département américain du commerce a indiqué la semaine dernière que le déficit commercial américain n’allait pas mieux — il atteint désormais 63,4 milliards de dollars (en avril), soit un creusement de 2,5%.

On montre du doigt les coupables habituels : la hausse du pétrole, bien entendu… mais aussi la Chine — le déficit commercial avec l’Empire du Milieu est en hausse de 9%, à 17 milliards de dollars. Evidemment, tout cela est de la faute de Pékin, qui refuse de laisser flotter sa monnaie, plutôt que de celle de l’amour immodéré que portent les ménages américains aux gadgets à prix cassés…

Bah, ce n’est qu’une mission de plus pour Henry Paulson — et il est de taille à l’affronter : "Henry Paulson se présente lui, comme un spécialiste de la Chine, qu’il a visitée soixante-dix fois en quinze ans", nous apprenait La Tribune ce matin. "’Il connaît les leaders chinois, il sait comment marche l’économie, il sait les avantages pour les compagnies américaines du marché chinois et il connaît la concurrence qui vient de Chine’, a souligné son adjoint chez Goldman, Robert Hormats."

Tout va bien, alors… J’espère simplement que ses collègues du Département du travail auront des cordes aussi efficaces à leur arc… parce qu’avec des prix à l’importation qui ont grimpé de 1,6% au cours du mois de mai, ils vont en avoir bien besoin.

** Toutes ces statistiques ont eu des effets divers sur le reste des marchés. Du côté des changes, le dollar a accusé une petite baisse, malgré des chiffres plutôt inflationnistes — et qui militent donc plutôt pour une hausse des taux ; il a terminé la semaine à 1,2644 pour un euro.

Les taux eux-mêmes sont relativement stables. Le rendement du bon du Trésor US à 20 ans s’est détendu de deux points de base, à 4,98%. L’or, quant à lui, a clôturé à 616 $ au second fixing de Londres vendredi, soit une légère hausse.

Le pétrole, de son côté, regrimpe, à 71,36 $ pour un baril de WTI à New York. Voilà qui ne va pas arranger les débats lors des sommets du G8… Alors que certains regardaient les premiers matches de la Coupe du Monde, une autre partie se jouait à Saint-Pétersbourg, sur le terrain autrement plus miné de la politique énergétique.

L’Europe accuse en effet la Russie de vouloir jouer en solitaire pour servir ses ambitions géopolitiques — tandis que la Russie traite les Européens de petits joueurs et refuse de signer leur charte énergétique telle qu’elle est pour l’instant. Voilà qui promet des journées intéressantes sur les marchés du gaz et du pétrole… et des opportunités plus que profitables pour qui saura les jouer !

** Il ne me reste plus qu’à vous informer que Philippe Béchade sera absent toute cette semaine — c’est donc moi qui aurai le plaisir de vous retrouver tous les jours jusqu’à son retour, le 19 juin. Philippe vous a tout de même laissé vendredi un petit cadeau d’au revoir au 0899 707 009* : une recommandation d’achat flambant neuve… sur laquelle vous pouvez vous positionner dès à présent.

Françoise Garteiser,
Paris

*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Les dernières nouvelles de Wall Street…

*** LA CHINE MET LES BOUCHEES DOUBLES

** Ce n’est pas un secret : l’économie chinoise est en plein boom — voire au bord de la surchauffe — en ce moment. Les ventes de voitures grimpent en flèche, et on injecte de l’argent partout, de l’immobilier à l’équipement d’usines. Le journal Shanghai Securities News a récemment rapporté que les banques chinoises avaient offert 209,4 milliards de yuans de prêts rien qu’en mai, près du double du mois de mai 2005.

- Bien entendu, pour construire une telle économie, il faut beaucoup d’énergie — et la dépendance croissante de la Chine au pétrole d’importation a provoqué quelques froncements de sourcils.

- "La demande mondiale de pétrole grimpe plus vite que l’offre parce que de nouvelles économies commencent à chauffer, de nouvelles économies se développent, comme la Chine et l’Inde", a déclaré récemment le président Bush.

- Le rôle de la Chine en tant que fabricant de quasiment tout au monde — des babioles aux gadgets — garantit que leur demande de pétrole continuera à croître dans le futur. En ce moment, la Chine est le troisième consommateur de pétrole étranger au monde ; elle vient de conclure des accords couvrant 7 000 milliards de dollars de participations à des champs de pétrole et de gaz au Kazakhstan, au Nigeria et en Syrie. Et, afin de diversifier ses sources d’énergie, la Chine conclut des accords d’exploration et de production visant à limiter sa dépendance au pétrole du Moyen-Orient, déclare l’AP.

- Vous pouvez parier que l’administration Bush ne pense rien de bon de tout cela. Il y a quelques mois de cela, nos amis de Washington ont publié une version révisée de la Stratégie pour la Sécurité Nationale, accusant les dirigeants de la Chine "d’agir comme s’ils pouvaient d’une manière ou d’une autre ‘verrouiller’ l’offre d’énergie dans le monde, ou chercher à diriger les marchés plutôt que de les ouvrir".

- "Le pétrole — la dépendance au pétrole est un problème de sécurité nationale, et un problème de sécurité économique", a déclaré Bush.

- Ce qui inquiète beaucoup les Etats-Unis, selon William Overholt, directeur du Centre de la politique Asie-Pacifique chez RAND Corp., en Californie, c’est que "la Chine achète dans le secteur du pétrole dans des endroits où ces achats soutiennent des régimes néfastes, comme le Soudan et l’Iran, sapant la diplomatie américaine dans d’autres secteurs comme la prolifération nucléaire".

- On dirait que les choses pourraient tourner au vinaigre… surtout si l’Occident n’accélère pas sa coopération énergétique avec la Chine — ou ne fait pas de sérieuses recherches dans le domaine des énergies alternatives. Pas étonnant que Jim Rogers apprenne à sa fille à parler chinois !

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** MAMAN A PERDU L’ESPRIT

** La semaine dernière, l’or a chuté à un plancher de deux mois.

* Nous ne savons pas qui remercier — des manipulateurs calculateurs ou des spéculateurs en pleine panique. Mais nous avons deux pressentiments. Pour commencer, le prix de l’or chutera probablement sous les 600 $ avant que cette correction ne prenne fin. Et deuxièmement, que quiconque vend maintenant se sentira génial la semaine prochaine — et complètement idiot l’année prochaine. [NDLR : et si vous voulez vous sentir génial la semaine prochaine ET l'année prochaine... nous avons une solution pour vous ! C'est par ici...]

* Il ne s’agissait pas uniquement de l’or. Les investisseurs se sont débarrassés d’investissements qu’ils considéraient trop spéculatifs en faveur d’autres investissements censés être plus sûrs. Une "fuite loin du risque" mondiale est en train de se produire.

* Le problème, avec ce genre de "fuite", c’est qu’elle se dirige souvent vers le mauvais aéroport. Tandis que les marchés émergents, les matières premières et l’or sont vendus, le Dow se stabilise, et le dollar et les bons du Trésor US grimpent. C’est un peu comme des promeneurs fuyant les pentes du Vésuve. Entendant les grondements, ils se ruent dans un avion, font le tour du monde, et posent leur nappe sur le côté du Mont St. Helens. Ah, enfin de retour ! Là où on n’entend jamais un mot décourageant, et où les cieux ne sont pas couverts tous les jours.

* Pour l’instant, la "fuite loin du risque" semble être pleine de spéculateurs ; elle les emporte des marchés "risqués" — comme la Bourse de Bombay — vers la place new-yorkaise, qui a modestement grimpé.

** La Fed a resserré jusqu’à un taux directeur de 5%. Pendant ce temps, le robinet à liquidités du Japon a commencé à hoqueter et avoir des ratés. Puis le chef de la Fed s’est levé et a déclaré à haute voix qu’il s’inquiétait au sujet de l’inflation. La course s’est accélérée la semaine dernière : les banques centrales asiatiques — de la Corée à l’Inde — ont annoncé des mesures de resserrement. Même les Européens ont déclaré qu’ils commençaient à s’armer pour lutter contre l’inflation. La BCE a augmenté son taux d’un quart de point, à 2,75%.

* Confrontés à cette soudaine attaque de sobriété, les spéculateurs ont évidemment pris la fuite. Ils ont tiqué. Leurs genoux ont tremblé. Ils ont eu les paumes moites. Que pouvait-on attendre d’autre ? Ils ont pris place à bord de la "fuite loin du risque" — tournant le dos aux investissements exotiques, étrangers et mystérieux avec lesquels ils ne faisaient que flirter, et sont revenus entre les bras du bon vieux dollar. Ils sont retournés dans les jupes de leur mère.

* Hélas, la vieille n’est plus ce qu’elle était. Trop de folles soirées. Trop de liquidités jusqu’aux petites heures du jour. Trop d’écrans de fumée et de miroirs aux alouettes. Les années et les abus ont fait leur effet. Dans la sombre nuit de la panique, les spéculateurs ne s’aperçoivent peut-être pas des profondes rides de la dette sur son visage, du maquillage bon marché avec lequel elle couvre ses déficits, ni des gaines et rembourrages cachés qui améliorent sa posture avachie… et trompent ses admirateurs. Attendez qu’ils puissent la regarder de plus près !

* Les spéculateurs — des gens dont l’inconstance est célèbre — sont tout à fait capables de changer d’avis, même au milieu de leur fuite. Pour l’instant, ils voient du risque dans l’or, et de la sécurité dans le papier. Leur vision va s’améliorer : telle est notre profession de foi, à la Chronique Agora. C’est ce qui nous fait continuer.

* Et lorsque leur vision ira mieux, les spéculateurs verront les choses comme leurs ancêtres avant eux. Ils en viendront à voir le dollar comme un morceau de papier risqué et l’or comme une réserve de richesse sûre. Ils en viendront à voir ce que les gouvernements du reste du monde savent déjà. Nous avons appris la semaine dernière que les Russes ont fait passer jusqu’à la moitié des réserves de change de leur banque centrale en euros et en livres sterling.

* Le fait que les spéculateurs fuient malgré tout loin de l’or, plutôt que vers lui, nous prouve que le marché haussier sur le métal jaune a tout juste commencé. Lorsqu’il fera vraiment rage, les spéculateurs s’enfuiront loin du dollar — et non vers lui — et verront chaque nouvelle goutte de liquidités comme une preuve supplémentaire du fait que maman a perdu l’esprit.

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*** La Chronique Agora présente ***

Dette, chute du dollar, hystérie collective, nouvelle Grande dépression… Doug Casey nous promettait vendredi "un hiver économique" bien difficile. Une petite lueur d’espoir aujourd’hui…

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UNE PLUS GRANDE DEPRESSION — 3ème PARTIE
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Par Doug Casey (*)

Il y a une bonne nouvelle : quelles que soient les conditions économiques, la technologie — qui est le soutien du progrès humain — continuera d’avancer. Et de nombreux individus continueront à innover, épargner et améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs associés. Il est également parfaitement possible de traverser les pires moments sans en pâtir. Il est même possible d’en tirer profit. Si le prix d’une maison que vous voulez maintenant, mais que vous ne pouvez pas vous permettre, chute de 75% (aussi exagéré que cela puisse sembler pour l’instant) tandis que vos propres investissements quadruplent, vous êtes en bien meilleure position. Cette maison ne coûte plus qu’un seizième de son prix d’origine. Bien entendu, c’est un problème pour la personne qui vend la propriété en question… mais je préfère me placer du bon côté des choses. Il est encore temps de structurer vos affaires maintenant pour vous retrouver du côté gagnant de l’équation.

Ouvrez l’oeil sur les signes indiquant que les choses sont sur le point de mal tourner. Un indicateur est évident : l’évolution du cours de l’or. L’or est le seul actif financier au monde étant soit bon marché, soit sûr. Il est également sous-acheté et largement peu connu — voilà pourquoi "l’argent intelligent" est en train de s’y positionner.

Il y a également l’indice américain des prix à la consommation (IPC) — même si je ne le considère pas comme étant très exact, dans la mesure où tous les ajustements, exclusions, pondérations et autres gadgets ajoutés par le gouvernement au cours des ans rendent l’IPC aussi abstrait et flou que le dollar lui-même. Il est bizarre de voir le gouvernement jouer avec les chiffres dans la crainte d’entamer la confiance. Ils pensent que l’économie repose en majeure partie sur la confiance — ce qui, assez ironiquement, est vrai dans le monde actuel. Malheureusement, la confiance peut disparaître aussi rapidement qu’un tas de plumes dans un ouragan… et une tempête de classe 5 est en train de se profiler à l’horizon. Si l’économie était saine et que les gens perdaient confiance pour une raison ou une autre, la devise et les banques seraient indemnes, et les choses reviendraient vite à la normale. Mais ce n’est pas le monde dans lequel nous vivons. La hausse des chiffres de l’IPC serait donc un autre facteur susceptible de détruire la confiance, faisant ainsi grimper le prix de l’or.

Une hausse des taux d’intérêt, que nous constatons déjà, fera inévitablement dégonfler la bulle de l’immobilier, qui flotte sur une mer de dette — à taux d’intérêt variable dans sa majeure partie. Des taux hauts écraseront également les obligations et probablement les actions. En plus, ils dévasteront l’économie, puisque tout le monde est profondément endetté. Cependant, je pressens que la Fed maintiendra les taux courts — qui sont les seuls qu’ils contrôlent vraiment — aussi bas que possible durant aussi longtemps que possible. Pour commencer, les autorités ne veulent pas de récession, qui pourrait, cette fois-ci, se muer en Plus grande dépression. Ensuite, je pense qu’ils veulent graduellement déprécier le dollar par rapport à d’autres devises, en partie pour diminuer le déficit commercial massif et chronique. Et dans la mesure où augmenter le nombre de dollars pousse les gens à penser qu’ils sont plus riches qu’ils ne le sont réellement, cela peut provoquer des dépenses supplémentaires… sauf que ces derniers temps, les dépenses se font à crédit, pour la plupart, et ne sont donc qu’illusoires.

Le plus gros problème, ceci dit, est qu’on trouve des milliers de milliards de dollars US en dehors des Etats-Unis. Contrairement aux Américains, les étrangers n’ont aucune raison de continuer à les détenir. Et tôt ou tard, bientôt probablement — peut-être lorsque la Fed se trouvera au pied du mur quant à ses possibilités de hausse des taux –, ces dollars "étrangers" reviendront en masse aux USA, tandis que les produits et les titres de la véritable richesse fuiront le pays.

Par conséquent, lorsque le déficit commercial commencera à se retourner — ce que la plupart des gens considèrent comme une bonne chose –, ce sera le véritable signal que la partie touche à sa fin. Les milliers de milliards de dollars revenant aux Etats-Unis déclencheront une hausse effrénée des taux d’intérêt de long terme et de l’inflation. Le dollar se mettra en chute libre.

Mais même si je pense qu’il faut surveiller tous ces signes… cela n’a aucun sens, selon moi, que d’attendre que la panique se déclenche pour se diriger vers la sortie. Si vous ne l’avez pas déjà fait, profitez de la correction actuelle de l’or pour préparer votre portefeuille aux événements à venir.

Meilleures salutations,

Doug Casey,
Pour la Chronique Agora

(*) Voilà 25 ans que Doug Casey, rédacteur de la lettre International Speculator, cherche — et trouve — d’incroyables opportunités d’investissement dans le monde entier. M. Casey est l’auteur des best-sellers Crisis Investing et Crisis Investing for the rest of the 90′. C’est également l’un des correspondants les plus fidèles du Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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