L’indépendance a un prix

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La Chronique agora
Paris, France
Jeudi 05 juillet 2007
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*** Paris sur Hilton… nous tirons une bûche
Avec l’annonce de l’OPA, le secteur hôtelier est en ébullition

*** L’indépendance a un prix
…et les Américains n’ont malheureusement plus les moyens

*** Le baissier solitaire (1)
Quand la devise dévisse…

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Bonjour,

*** PARIS SUR HILTON… NOUS TIRONS UNE BUCHE

** Si les investisseurs américains se sont abstenus mercredi de faire flamber les cours de bourse, c’était pour mieux faire griller les travers de porc, brochettes de mouton et autres T-Bones double épaisseur pour ogres des jardins.

Le barbecue reste en effet, par tradition, la principale activité des citoyens américains en ce jour de fête nationale outre-Atlantique, et les fabricants de charbon de bois peuvent désormais s’accorder quelques jours de repos bien mérité.

Les traders vont en revanche retourner gaillardement au charbon dès ce jeudi, et ils n’auront même pas à se donner la peine de ranimer les braises qui rougeoient plus ardemment que jamais sous le grill — toujours incandescent — des fusions/acquisitions.

** Après l’agroalimentaire et les opérateurs télécoms, les feux de l’actualité se concentraient mercredi sur le secteur hôtelier après l’annonce du lancement d’une OPA (amicale) par le célébrissime fonds d’investissement Blackstone sur le non moins célèbre groupe hôtelier Hilton pour un montant record de 26 milliards de dollars. Les actionnaires se voyaient proposer une prime de 32% par rapport au cours de clôture de mardi sur le NYSE.

Les commentateurs vont, pour un temps, se désintéresser des frasques de la blonde héritière la plus surmédiatisée de la planète pour se consacrer à une tentative d’évaluation du potentiel de valorisation du groupe Hilton.

Outre l’enseigne éponyme fondée en 1919 par Conrad Hilton, Blakstone met en fait la main sur un beau portefeuille de chaînes hôtelières plutôt bien implantées dans le créneau "milieu et haut de gamme" avec Conrad Hotels & Resorts (positionné 5 étoiles), Embassy Suites, Doubletree, Hampton Inn et le très réputé Waldorf-Astoria.

Blackstone va plus que doubler son patrimoine hôtelier qui se composait déjà de 100 000 chambres implantées aux États-Unis et en Europe, et regroupées sous des marques diversement positionnées. Avec La Quinta Inns & Suites, les 575 bâtiments de cette chaîne de 65 000 lits semblent sortir du même moule ; à l’opposé du spectre, la très sélect enseigne Luxury Resorts and Hotels est la plus proche en terme de gamme et d’esprit du groupement "Relais et Châteaux" ou de Conrad Hotels & Resorts que nous avons mentionné plus haut.

** Avec cette opération, il n’était question que de l’Amérique et de l’appétit insatiable des fonds d’investissement anglo-saxons dans les salles de marché hier et pourtant… Wall Street était bel et bien en congé ! (Ce qui s’est par contre fortement ressenti au niveau des volumes traités sur les valeurs cotées sur le Vieux Continent, avec un chiffre d’affaires en recul de -30%).

Ce sont probablement des achats d’anticipation qui ont permis à l’Eurotop-100 de grimper de +0,35% et au CAC 40 (avec +0,47%) de revenir au contact des 6 100 points après une pointe en fin de séance à 6 105 points. Ainsi le record annuel du 1er juin 2007 est retracé à 1% près et le pic technique du 15 juin se retrouve pratiquement égalé — "gare à la formation imminente d’un triple sommet !", avertissent les chartistes.

Impossible de dissocier la performance du marché parisien mercredi de la flambée de +10,5% du titre Accor qui, à 71,6 euros et avec six millions de pièces, équivaut à 10% des volumes échangés sur les poids lourds du CAC 40. Le numéro 1 français de l’hôtellerie apparaît nettement sous valorisé par rapport à son concurrent américain puisque leurs PER respectifs se montent à 25 et 40 fois les profits anticipés en 2007.

** Les experts estiment que Blackstone a l’intention de restructurer Hilton de manière à tirer l’ensemble des marques du nouveau groupe vers le "haut de gamme" avec l’émergence d’une clientèle internationale de plus en plus exigeante… mais prête à mettre la main au portefeuille pour que leur séjour constitue un moment privilégié.

Les tarifs hôteliers dans le secteur du 4 à 5 étoiles (ou plus lorsque le "charme" et les prestations "exceptionnelles" se retrouvent associées dans "des lieux d’exception") tendent à s’harmoniser sur l’ensemble de la planète.

La Chine en particulier propose une panoplie d’hôtels de grand luxe où la plus petite chambre est tarifée 150 dollars (hors taxe !) et les établissements les plus prestigieux rivalisent d’audace stylistique pour attirer de très riches clients dans des suites présidentielles à 15 000 dollars la nuit — petit déjeuner non compris.

L’un des hôtels les plus onéreux de la planète vient d’ouvrir à Moscou (les suites avec vue sur la Place Rouge sont équipées de vitres pare-balles). Mais la Chine, toujours elle, s’apprête à répliquer avec une annexe de "l’Art Hôtel" dans la fabuleuse vallée de Xiling avec des pavillons thématiques privatifs à plus de 1 500 dollars la nuit — de quoi rivaliser avec les suites 6 étoiles de certains hôtels des Emirats, écrasés de soleil et dont les piscines doivent être refroidies 24H/24.

** De quoi nous faire rêver un peu alors que votre serviteur feuillette en ce moment même le catalogue des gîtes et maisons d’hôtes de la Province du Québec, une recherche étendue aux campements forestiers et autres "cabanes en bord de lac" équipées de moustiquaires et de cannes à pêche pour assurer notre subsistance quotidienne d’apprentis trappeurs.

"Nous aut’maudzis citadins du continent" n’avons pas peur de nous ridiculiser puisque personne ne nous verra faire la moue en tentant de "pogner" un saumon ou d’enflammer des branches d’épinettes gorgées de sèves — les épaisses fumées dégagées par le bois vert étant le seul moyen de tenir les "maringoins" à distance.

Mais que voulez-vous ! Le plaisir de "tirer une bûche" (et ce n’est pas une image !) pour s’attabler au grand air vaut bien quelques désagréments olfactifs et autres quintes de toux. A ce propos, ce sont surtout les cours de bourse actuels qui nous font tousser et nous nous demandons combien de temps encore les yeux des investisseurs US seront remplis de larmes de joie… avant qu’elles ne soient provoquées par l’irritation de leurs actions partant en fumée.

Philippe Béchade,
Paris

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** L’INDEPENDANCE A UN PRIX

** Hier, c’était jour de fête nationale aux Etats-Unis. Mais nous avons toujours été indifférent à l’appel du patriotisme et de l’oisiveté. Alors, comme tous les jours, nous mettons notre cravate et levons l’étendard.

Notre métier, ce sont les estimations. Et il y a toujours quelque chose à estimer — même pendant les vacances. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur un sujet familier, mais d’un point de vue nouveau.

Un beau jour, il y a 232 ans, un groupe de riches avocats et planteurs en sueur se sont réunis à Philadelphie pour préparer un mauvais coup. Ils étaient déterminés, comme ils l’avaient annoncé, à renverser le gouvernement légitime des colonies américaines pour le remplacer par un système plus à leur convenance. Ils agissaient non pas pour leur intérêt personnel, à ce qu’ils disaient, mais au nom de la liberté et de l’indépendance, qu’ils prétendaient chérir plus que la vie.

Ce qu’ils souhaitaient faire, c’était se débarrasser du George de Londres pour le remplacer par un George de Virginie. Mais rien n’était moins sûr, car George III n’allait certainement pas les laisser faire sans s’en mêler. George Washington devrait lever une armée pour le bouter hors des terres… ou il ferait en sorte que les signataires de la Déclaration d’Indépendance finissent par céder.

"Nous devons tous céder en même temps", affirma Franklin "ou nous finirons tous par céder séparément".

La chance était avec eux. Aucun n’eut à céder. Franklin lui-même se rendit à Paris et réussit à convaincre les Français de leur apporter leur aide. Ils leurs donnèrent de l’argent pour acheter des armes, des munitions et, plus encore, un escadron français bloqua l’entrée de Chesapeake Bay pour empêcher l’arrivée des approvisionnements anglais. Le Commandant britannique n’eut pas d’autre choix que de capituler. Les Américains n’étaient plus dépendants de l’Angleterre.

Mais il n’y a rien de pire qu’une longue période de chance pour ruiner une nation. Les Américains ont gagné en force, sont allés de victoire en victoire, de conquêtes en conquêtes — en lutte constante pour préserver et étendre leur précieuse indépendance. Et aujourd’hui, nous y voilà, plus de 200 ans plus tard. Nous avons un nouveau George à la Maison Blanche… et les Américains n’ont jamais été aussi dépendants des autres. Même si maintenant ce n’est plus à l’Angleterre qu’ils sont enchaînés, mais à leurs créanciers.

** Lundi, le dollar a chuté au plus bas depuis 26 ans face à la livre sterling. Face à l’euro, il est tombé encore en dessous. Le pourquoi de ces chutes peut être expliqué en version courte ou en version longue. La version courte, c’est que les cours fluctuent en permanence ; la version longue a été le sujet de tellement de chroniques ici même que nos lecteurs en sont lassés.

En général, les billets verts perdent de leur attrait parce qu’il y en a trop. L’une des grandes lois de l’économie, c’est que la qualité et la quantité varient en fonction l’une de l’autre dans tous les domaines, particulièrement quand il s’agit d’argent. Chaque dollar papier représente une reconnaissance de dette pour les Etats-Unis. Quand les Etats-Unis produisent beaucoup de dollars, leur qualité de crédit est remise en question. Logiquement, chaque nouveau dollar vaut moins que le précédent.

Cette petite idée n’a pas été d’une grande aide aux baissiers. Beaucoup ont perdu leur chemise, leur petite amie et leur lucidité à attendre que les lois de l’économie ne s’appliquent. Aujourd’hui, nous ne prédirons pas quand et comment la loi et l’ordre vont être restaurés sur le marché mondial, mais ces dernières semaines ont donné l’impression que le shérif était revenu en ville.

Ce qui rend le dollar d’autant plus suspect, c’est cet empressement avec lequel les Américains tentent de s’en débarrasser. A l’étranger, on en fait des piles, des montagnes, des Himalaya. La Chine aurait près de 1 000 milliards de dollars dans ses caisses. Les réserves de change en Russie — principalement des dollars — augmentent à un taux de 63% par an. Au taux actuel, la Russie va accumuler des réserves additionnelles de plus de 200 milliards en 2007.

Ces reconnaissances de dettes s’entassent hors des frontières américaines parce que les Américains ne peuvent pas les garder. Chaque jour, les consommateurs dépensent en produits importés 2 milliards de plus que ce qu’ils gagnent sur les produits exportés. Cela laisse évidemment le foyer américain moyen un peu à sec. Il faut donc emprunter pour combler le fossé entre les capitaux entrants et les capitaux sortants. Puisqu’ils ne peuvent pas économiser, ils comptent sur les économies des pays étrangers.

** L’équilibre du revenu d’investissement — la différence entre ce que les investisseurs américains reçoivent de l’étranger et ce que les Etats-Unis paient en intérêts et en dividendes à ces mêmes pays étrangers — était également dans le négatif l’an passé, pour la première fois depuis 1915.

"Les pays étrangers gagnent désormais plus grâce à leurs investissements aux Etats-Unis que nous ne gagnons avec nos investissements à l’étranger", explique Warren Buffet. "En réalité, nous avons épuisé notre compte en banque, et nous nous sommes tournés vers les crédits. Et comme tous ceux qui s’endettent, les Etats-Unis vont devoir faire l’expérience des ‘arrangements en sens inverse’ en payant de plus en plus d’intérêts sur les intérêts."

De nombreux livres ont été écrits sur ce sujet — dont l’un par votre humble serviteur (avec Addison Wiggin). Ils racontent tous la même histoire : il n’y a pas beaucoup de gens qui peuvent s’offrir le luxueux train de vie américain… pas même les Américains !

Les dettes et la dépendance guettent autant les jeunes que les vieux. Vers la fin des années 1970, le montant des frais d’université a commencé à grimper en flèche. Les prêteurs se sont précipités pour fournir l’argent nécessaire aux familles pour payer leurs frais de scolarité. L’endettement de l’Education a explosé… augmentant plus dans les années 1990 qu’au cours des trente dernières années, et trois fois plus vite que le montant des frais d’université. En 2007, l’étudiant moyen termine son cursus en ayant augmenté la dette de l’éducation de 19 000 dollars, et la sienne de 2 000 dollars.

Avant même d’avoir terminé leurs études, ils sont ligotés à leur dette, comme un pervers à un hôtel de passe. Les dettes personnelles ont quasiment triplé entre 1985 et 2005. Aujourd’hui, une famille moyenne doit environ 9 000 dollars à ses créanciers. Mais l’augmentation la plus importante est sans aucun doute celle des dettes de prêts immobiliers. Elle augmente de 500 milliards de dollars par an. Jamais les propriétaires n’ont été aussi peu propriétaires de leur maison.

Pendant ce temps, la dette du gouvernement américain a elle aussi augmenté à un rythme affolant. D’après nos calculs, chaque foyer américain porte sur son dos un demi million de dette supplémentaire — sa part du "trou de financement" américain, un montant qui comprend non seulement la dette officielle, mais également la valeur actuelle des engagements futurs, moins les revenus anticipés.

Tout cela pour dire qu’en ce Jour d’Indépendance, les Américains sont plus dépendants que jamais. Ils comptent sur les Arabes pour l’énergie. Et ils dépendent des Asiatiques pour la payer. Bientôt, ils ne pourront plus bouger le petit doigt sans l’accord de leurs créanciers chinois.

—————————– (publ.)

COMMENT BATTRE LES HEDGE FUNDS A LEUR PROPRE JEU !
Ce sont les nouveaux seigneurs de la finance…
Ils font et défont les cours au quotidien…
La moindre de leurs réactions peut faire changer une tendance…

… et aujourd’hui, grâce à un système exclusif, VOUS pouvez investir comme eux !

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*** La Chronique Agora présente ***

Dans ce monde extrêmement inflationniste, où tout ou presque est en tendance haussière (du moins si l’on se base sur diverses devises), le seul "actif" que l’on trouve dans le camp des baissiers, c’est la monnaie papier produite par les banques centrales. Puru Saxena nous en dit plus…

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LE BAISSIER SOLITAIRE — 1ère PARTIE
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Par Puru Saxena (*)

A la poubelle, la monnaie ! Aujourd’hui, les devises continuent de remplir leur fonction de moyen d’échange, mais elles ne représentent en aucun cas une réserve de valeur — pas plus qu’elles ne sont garantes du pouvoir d’achat. Grâce à la croissance continue et sans précédent de la masse monétaire et du crédit (inflation) à l’échelle mondiale, les devises ont cessé de remplir ce rôle essentiel — dépouillant ainsi les populations de leur épargne durement gagnée.

Depuis 1980, les principales devises mondiales ont perdu entre 25% et 75% de leur pouvoir d’achat par le biais de l’inflation ! Pour que ce système fonctionne, cependant, le marché baissier de "la monnaie" doit rester caché aux yeux du grand public — sous peine de voir les foules cesser d’accepter ces devises comme moyen d’échange. Et pour entretenir ce mensonge, les autorités font sans cesse appel à la propagande de la "lutte contre l’inflation", par le biais des chiffres complètement creux et sans le moindre sens dont les médias nous abreuvent.

Compte tenu de la ligne de conduite choisie par les diverses banques centrales, je suis convaincu que les devises continueront à voir leur valeur se déprécier par rapport aux actifs. En d’autres termes, je pense que la confiscation furtive de l’épargne continuera, toujours par le biais de l’inflation. Bien entendu, il pourrait y avoir des reculs temporaires ou des corrections dans le prix des actifs, mais la tendance principale est à la hausse. Avant de mettre mon affirmation en doute, réfléchissez au fait que, malgré un paysage économique maussade (déficits et niveaux de dette vertigineux dans les pays développés), ces quatre dernières années, tous les actifs ont grimpé en même temps. En dépit de la hausse des taux d’intérêt et des tensions géopolitiques, même l’immobilier et les prix des obligations ont réussi à se maintenir au plus haut, parallèlement aux actions, aux matières premières et aux objets de collection.

Au début de la décennie, si je vous avait dit que sept ans plus tard, le pétrole brut s’échangerait à plus de 60 $ le baril, que l’or frôlerait les 700 $ l’once, que les prix de l’alimentaire seraient à des sommets de plusieurs années et que le Dow Jones s’échangerait à 13 500 environ, vous m’auriez traité de fou ! C’est pourtant exactement ce qui s’est passé — et rien ne suggère que cette tendance majeure va changer dans un proche avenir.

En d’autres termes, je pense qu’à part quelques corrections de court ou moyen terme, les prix des actifs continueront leur tendance haussière en termes nominaux sauf si les banques centrales modifient leurs politiques monétaires expansionnistes et décident d’augmenter rapidement les taux d’intérêt. Selon toute probabilité, ce scénario ne se concrétisera pas avant quelques années. Jusque là, les investisseurs devraient pouvoir protéger leur épargne grâce au rendement généré par les marchés financiers.

La suite dès demain…

Meilleures salutations,

Puru Saxena
Pour la Chronique Agora

(*) Puru Saxena est le rédacteur de Money Matters, une publication économique et financière. Conseiller d’investissement basé à Hong Kong, il participe régulièrement à des émissions sur CNBC, BBC World, Bloomberg TV & radio, NDTV, RTHK Radio 3, et écrit pour plusieurs journaux et publications financiers.

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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