Soufflons un peu en ce lendemain du jour de libération fiscale | La Chronique Agora


Soufflons un peu en ce lendemain du jour de libération fiscale

Rédigé le 28 juillet 2018 par | Argent public Imprimer

Ouf, voilà, c’est fait : ce vendredi 27 juillet était notre jour de libération fiscale. A partir d’aujourd’hui nous travaillons pour nous et non plus pour les finances publiques.

Evidemment, ce 27 juillet est une date symbolique, une moyenne. Certains d’entre nous sont libérés bien plus tard.

Certes, la taille unique est une mauvaise taille pour chacun mais les moyennes permettent des comparaisons et, en moyenne, nous sommes libérés les derniers parmi les autres Européens. Les Belges ont réussi en 2017 à gagner 11 jours en un an grâce à des réformes. De notre côté, nous n’avons gagné que deux jours.

« Réduction d’impôt sans baisses des dépenses publiques = fumisterie » commentait de façon lapidaire un lecteur de Bill Bonner.

Effectivement. L’argent ne tombe pas du ciel et ce n’est jamais « l’Etat qui paye » comme disait François Hollande.

Pour souffler un peu nous allons nous octroyer une petite période de repos du 1er août au 17 août et méditer sur le défi d’un autre fidèle commentateur :

« Bonjour Bill Bonner, pouvez-vous nous donner un exemple actuel de marché ‘gagnant-gagnant’ ? Car je n’en ai trouvé aucun, sinon des ‘gagnant-perdant’. »

Une piste de réflexion : dans un contrat potentiellement gagnant-gagnant, aucune des parties n’agit sous la contrainte. A ce propos, notons que peu de contribuables feraient spontanément leurs virements à Bercy ; impôts et taxes sont recouvrés par l’usage de la force publique et donc la contrainte.

A combien se chiffrerait en moyenne une contribution volontaire parce que les gens estimeraient qu’ils sont gagnant-gagnant en finançant l’Etat ? 10% des revenus ? Plus, moins ?

Cette question est peut-être de la pure spéculation intellectuelle mais y répondre permettrait de circonscrire le rôle de l’Etat dans nos vies. En dehors des accords gagnant-gagnant, il ne peut y avoir création de richesse, il n’y a qu’une tyrannique redistribution.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Un commentaire pour “Soufflons un peu en ce lendemain du jour de libération fiscale”

  1.  » « Réduction d’impôt sans baisses des dépenses publiques = fumisterie » commentait de façon lapidaire un lecteur de Bill Bonner.
    Effectivement. L’argent ne tombe pas du ciel et ce n’est jamais « l’Etat qui paye » comme disait François Hollande.  »

    Précisément, l’argent ne tombe ni du ciel ni des poches de l’état, il représente les efforts productifs réalisés par les individus, or les réductions d’impôts bien ciblées permettent justement de réduire ou supprimer les entraves ou désincitations au travail, à l’investissement et à l’initiative individuelle.

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