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La Chronique Agora
Paris, France
Vendredi 10 novembre 2006
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*** L’heure de la revanche a sonné…
… Pour les baissiers aussi…
*** Le sens des responsabilités
Une chose que les dirigeants américains ne semblent pas avoir…
*** Spaghettis économiques (3)
Comment enfoncer des portes devant un parterre d’ yeux ébahis
—————————– (publ.)
Comment le marché actuel peut faire de vous un investisseur heureux…
… tout en faisant passer votre portefeuille à la vitesse supérieure !
C’est plus simple qu’il n’y paraît… il suffit de suivre les bons indicateurs : continuez votre lecture pour tout savoir
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Bonjour,
*** L’HEURE DE LA REVANCHE A SONNE…
** L’alternance hebdomadaire — une semaine sympathique, une semaine apathique — semble devoir perdurer à l’approche de la mi-novembre. Cette période s’avère souvent propice à une consolidation lorsque le bilan annuel apparaît flatteur, ce qui est particulièrement vrai s’agissant d’une hausse de 15,5% à Paris.
Le CAC 40, qui vient d’inscrire un nouveau record annuel de clôture, engrange 2,1% depuis lundi, ce qui efface les 1,1% perdus la semaine passée. L’Eurotop 100, qui nous sert de référence depuis plus de trois ans, se contente de +1,2% en l’espace de quatre séances, mais il s’était hissé jusque vers 3 107 points dès mardi avant de plafonner vers 3 106 mercredi, puis 3 105 ce jeudi. Du point de vue chartiste, cela constitue un triple sommet déclinant.
Contrairement à l’Euro-Stoxx 50, stable depuis 48 heures (il vient d’afficher successivement +0,02% puis -0,02% à 24 heures d’intervalle), l’Eurotop 100 aligne deux séances de repli consécutives (-0,16% et -0,22%). Cela après avoir validé l’objectif des 3 100 points, dont nous vous avons déjà expliqué à quel point il constituait une étape décisive… puisque le seuil des 18% de hausse sur un intervalle moyen de six mois est atteint pour la cinquième fois d’affilée — et avec une précision stupéfiante — depuis le mois septembre 2003.
Dans le même temps, le Nasdaq est venu lui aussi tester — à 0,02% près — une résistance majeure : le seuil des 2 400 points, lequel était prédéterminé par la projection d’une résistance unissant les trois sommets majeurs observés depuis janvier 2004.
Mais 2 400 points correspond aussi à une résistance très court terme qui relie les trois sommets mineurs des 16 et 26 octobre dernier puis du mercredi 8 novembre — en forme de coup de chapeau au grand chelem des démocrates aux législatives de mi-mandat. [NDLR : Les évolutions boursières des derniers jours ont en tout cas été très favorables à notre collègue Frédéric Sauser, dont les recommandations ont permis d'engranger des gains de 26% et 30% coup sur coup. Pour en savoir plus sur ses conseils, continuez votre lecture... ]
** Il n’est pas surprenant que cette séance de jeudi ait été marquée sur le marché parisien par un petit accès de nervosité, qui s’est manifesté dès la fin de la matinée et jusqu’aux ultimes minutes de cotations.
Le CAC 40 s’est finalement adjugé 0,21%, à 5 448 points — quoique le rapport hausses/baisses ait été relativement équilibré au cours de la dernière heure. Une nouvelle fois, le titre Total a servi de locomotive (pour convoi de fret à forte inertie) en fin de séance : sa hausse de 1,55% apportait une contribution décisive sans laquelle le marché parisien en aurait terminé à l’équilibre, tout comme l’Euro-Stoxx 50.
La succession d’allers-retours entre 5 435 et 5 450 points observée entre 11h et 17h30 a engendré un net accroissement des volumes (+15%, à 4,63 milliards d’euros) mais cela ne prouve pas que les positions des gérants de portefeuilles aient réellement évolué par rapport à la veille : ce sont principalement les systèmes de day trading qui ont animé les échanges (débouclage en sérié de positions courtes sur une succession de signaux contradictoires).
La performance du CAC 40, qui termine en tête du peloton européen, ne doit rien à un heureux hasard. L’indice avait sous-performé la semaine passée du fait de lourdes contre-performances sur Schneider, Publicis et Sanofi-Aventis. Le rebond des dernières 72 heures constitue en quelque sorte une petite revanche par rapport aux référents paneuropéens (et notamment l’Eurotop 100).
** Les marchés n’avaient guère réagi aux statistiques publiées en début d’après midi aux Etats-Unis. Les chiffres du commerce extérieur américain révèlent une nette contraction du déficit de la balance commerciale, à 64,3 milliards de dollars au mois de septembre (contre 69 milliards en août, après révision) — en raison d’une forte baisse de la facture des importations de pétrole. Les économistes tablaient en moyenne sur un déficit commercial de 66 milliards de dollars en septembre.
Les prix à l’importation ont pour leur part plaidé pour un apaisement des tensions inflationnistes outre-Atlantique ; ils ont baissé de 2% en octobre, or les économistes tablaient symétriquement sur une hausse de 0,9%… mais là encore, la variable "énergie" a joué un rôle déterminant.
Les demandes d’allocations chômage hebdomadaires ont par contre confirmé la bonne tenue du marché du travail aux Etats-Unis. Elles ont chuté de 20 000, passant à 308 000 sur la semaine du 4 novembre (le consensus tournait autour de 315 000 dossiers d’indemnisation). Les opérateurs ne s’en sont pourtant guère souciés, compte tenu des 150 000 emplois réapparus miraculeusement sur les écrans au mois d’août et de septembre.
Le seul élément chiffré qui semble avoir pesé sur les cours fut l’indice de confiance des consommateurs américains calculé par l’Université du Michigan, qui ressortait en recul à 92,3 contre 93,6 le mois dernier. Il s’agissait là de la variable la plus subjective du jour ; les enquêteurs ne précisent pas si cette baisse de moral est liée à la conjoncture immobilière… mais nous serions prêts à parier notre budget gastronomique de fêtes de fin d’année — champagne et petits fours compris — sur la confirmation de cette hypothèse.
** Au siège du parti démocrate, en tout cas, c’est Noël avant l’heure : les voici assurés du contrôle du Sénat avec deux sièges d’avance (51 contre 49). Le chiffre est désormais officiel depuis hier soir, le sénateur républicain sortant de Virginie, George Allen, ayant reconnu sa défaite face au candidat démocrate James Webb.
Ses avocats, arguant d’une trop faible avance d’à peine 0,03% en terme de suffrages, avaient pourtant promis une bataille de procédures interminable… mais c’était insuffisant pour entretenir le moindre espoir de sauver les meubles du côté de la Maison-Blanche — laquelle s’était déjà résolue, la veille, à adopter une politique de "main tendue" envers la nouvelle majorité.
Les républicains subissent par ailleurs une triple défaite puisqu’en marge des législatives, des référendums locaux devaient permettre d’entériner des projets de lois particulièrement réactionnaires dans les états les plus conservateurs : parmi les exemples les plus frappants, notons le rejet dans le Dakota du Sud d’une proposition d’interdiction quasi-totale de l’avortement, et le rejet dans l’Arizona d’un amendement visant l’interdiction du mariage homosexuel.
Notons dans un autre registre l’autorisation, dans le Missouri, de la recherche sur les cellules souches. Cette dernière avait été combattue avec la dernière énergie par les républicains, au motif que les scientifiques ne saurait se substituer à Dieu — un argument qui avait permis au Vatican d’interdire toute étude des organes internes du corps humain jusqu’au début du 16ème siècle… ce qui n’empêchait pas les dissections de se dérouler dans la clandestinité sur des cadavres plus ou moins anonymes depuis des siècles.
La punition électorale et idéologique que viennent de subir les républicains ne semble cependant pas suffisante aux yeux du fondateur de la Chronique Agora : Bill Bonner réclame pour eux le peloton d’exécution… mais sans préciser si les tireurs devront faire usage de morceaux de citrouilles moisis, de tomates avariées, d’œufs pourris ou d’intestins de poissons faisandés (ce dernier projectile aurait notre préférence)…
Et pour en finir avec les règlements de comptes politique — les vrais — nous ne résistons pas à citer cet aphorisme d’un célèbre républicain dénommé Henry Kissinger : s’exprimant au sujet de la justice iranienne et des tribunaux de Téhéran du temps des mollahs, il affirmait qu’un islamiste "modéré", c’était quelqu’un qui jugeait que les membres du peloton d’exécution devaient être "démocratiquement élus" !
Philippe Béchade,
Paris
PS : Vous pouvez retrouver tous les conseils et analyses de Philippe Béchade au 0899 707 009* dès cet après-midi — sans oublier la recommandation du jour : de quoi vous assurer une séance boursière sereine…
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** LE SENS DES RESPONSABILITES
** S’il avait un véritable sens de l’intégrité, Donald Rumsfeld se passerait son épée au travers du corps.
* Cet homme a joué un rôle essentiel pour pousser les Etats-Unis dans la plus grande bourde militaire et financière de leur histoire. Saddam Hussein devrait être pendu pour avoir tué 148 personnes. Le Washington Post cite un sunnite irakien déclarant : "à présent, plus de 148 personnes innocentes sont tuées chaque jour en Irak".
* La guerre de Rumsfeld a provoqué jusqu’à un million de morts irakiens — les chiffres varient considérablement –, et près de 50 000 morts ou blessés américains. Quant aux coûts financiers, n’en parlons pas. Selon les dernières suppositions, la facture totale pourrait atteindre les 2 000 milliards de dollars. Où un pays à qui il manque déjà 65 000 milliards de dollars pourrait obtenir une telle somme ?
* Lorsque les architectes romains concevaient un pont, ils devaient se tenir sous ses arches lorsqu’on démontait les échafaudages. S’ils avaient fait une erreur, la structure s’effondrait sur leur tête. Et les commandants militaires faisant des gaffes devaient en payer le prix. Après le désastre de la forêt de Teutoberg, le gouverneur romain Publius Quintilius Varus a probablement demandé à l’un de ses officiers de le passer par le fil de l’épée.
* A Carrhae, Marcus Crassus s’est rendu responsable d’une autre défaite majeure pour Rome. Au moins est-il mort avec honneur — sur le champ de bataille. Certains disent que les Parthes l’ont tué en lui versant de l’or en fusion dans la gorge, mais ces déclarations sont peut-être apocryphes — Crassus était l’homme le plus riche de Rome.
* Bien entendu, les Romains n’étaient pas les seuls.
* A Iwo Jima, le commandant japonais, le général Kuribayashi, a commis un seppuku rituel, s’ouvrant le ventre pour mourir dans la douleur.
* Pour les Anglo-Saxons, il y a une loi : qui entame un projet est responsable de son résultat.
* Cette ancienne règle est empreinte d’une élégance pleine de bon sens, surtout lorsqu’on l’applique aux gouvernements, parce qu’elle décourage les erreurs. C’est la grande différence entre la vie privée et la vie publique. En privé, un homme paie pour ses erreurs. En public, c’est en général quelqu’un d’autre qui paie. Mao vivait dans le luxe, tandis que ses sujets mouraient de faim — grâce à ses théories tirées par les cheveux et ses illusions. Greenspan a été décoré de l’ordre du Mérite en France et fait chevalier par la Reine d’Angleterre, tandis que ses taux "d’urgence" poussaient une génération entière dans des dettes exorbitantes.
* Si seulement les dirigeants devaient subir le sort de leurs partisans ! La "Longue Marche" aurait-elle été si longue si Mao avait dû cheminer avec ses troupes, plutôt que d’être porté sur leurs épaules en chaise à porteurs ? Pendant combien de temps les paysans ukrainiens auraient-ils souffert de la faim si Staline avait dû se nourrir des mêmes rations ? Combien de temps durerait la guerre en Irak si les néo-conservateurs devaient la payer de leur poche ?
* Après avoir été sénateur et candidat démocrate à la présidentielle US en 1968, George McGovern a réintégré le secteur privé. En tant qu’entrepreneur et homme d’affaires, il a pu voir les choses d’un point de vue remarquablement différent. Il a déclaré plus tard que s’il avait eu la moindre idée des ennuis causés par les lois votées lors de son passage au Sénat, il ne les aurait jamais approuvées.
* Les dirigeants politiques sont généralement protégés du monde dont ils sont responsables. Les membres du Congrès US, par exemple, gagnent des salaires confortables. Mais ils gonflent ensuite leur paie avec un peu de butin supplémentaire, invisible aux yeux des électeurs : parking gratuit. Soins de santé gratuits. Voyages gratuits. Allocations par ici et honoraires par là. Des assistants flagorneurs et des laquais pour leur service la soupe et faire écran. Un plan-retraite qui fait d’eux des millionnaires. Ils doivent rarement se frotter au monde réel.
* Ce n’a pas toujours été le cas. Au début de la république — aux Etats-Unis comme à Rome — les représentants avaient de vraies professions et de vraies activités, et ils avaient une vie en dehors de la politique. Mais à mesure que l’empire se développait, il en allait de même pour la classe de bricoleurs, mouches du coches et autres profiteurs professionnels qui pouvaient en tirer parti. A présent, ils vivent comme les nobles romains, logés dans de grandioses bâtiments de marbre, entourés de leur garde prétorienne et d’une armée de factotums attentifs, profitant de tout le luxe et les privilèges qu’ils peuvent obtenir.
* Et pourquoi pas ? Lorsque les actions d’un homme sont isolées de leurs conséquences, il est logique qu’il se montre quelque peu téméraire et irresponsable – et cela s’applique aux actions aussi bien individuelles que collectives. Un homme qui peut boire sans attraper mal aux cheveux a plus de risques de devenir alcoolique qu’un autre dont la moindre gorgée est rapidement punie. Un homme qui peut déclencher une guerre sans qu’on lui tire dessus a plus de probabilités de chercher la bagarre qu’un autre se trouvant dans la ligne de mire. Et tout comme une adolescente munie de la carte de crédit de sa mère est un danger, il en est de même pour un pays entier de contribuables ayant les moyens de transmettre leurs dettes à la génération suivante.
* L’élite des dirigeants d’entreprise américains profite donc de salaires plus élevés pendant que les actionnaires subissent des dividendes plus bas. Même lorsque le prix de l’action baisse, les dirigeants s’en sortent avec des salaires de plusieurs millions et des stock-options anti-datées. Comment s’en sortent-ils ? Pourquoi les actionnaires ne se révoltent-ils pas ? Parce qu’ils sont si concentrés sur la hausse des actions — et si aveuglés par les extravagances des PDG — qu’ils s’en aperçoivent à peine. De plus, chaque actionnaire possède une si petite part de l’entreprise qu’il ne semble guère la peine de se plaindre.
* Les gestionnaires de fonds de couverture sont eux aussi protégés de leurs propres erreurs. Les gestionnaires choisissent les chansons ; ce sont les investisseurs qui paient l’orchestre. Si la mélodie est jolie, tout le monde est content. Mais si elle ressemble à du rap ou à un opéra moderne, seuls les investisseurs sont forcés d’écouter. Les gestionnaires raflent leurs 2% et éteignent leur poste. Les investisseurs, eux, se font crever les tympans.
* Nous parlons là de causes et d’effets. Si on laisse ces deux facteurs ensemble, ils nous maintiennent sur le droit chemin. Séparez-les, et on entre sur l’autoroute de la destruction. On obtient des résultats irresponsables et absurdes, des bulles, des guerres "de choix", des folies ridicules, des modes, des lois, des paniques, de l’hystérie — tous les grands spectacles publics qui rendent notre tâche quotidienne si distrayante.
* Et voilà Donald Rumsfeld. "Les bourbiers, connais pas", avait-il déclaré autrefois. Mais à présent, après avoir mis les Etats-Unis dans le bourbier de politique étrangère le plus profond de leur histoire, le voilà qui part pour une retraite confortable – voire une carrière à plusieurs millions de dollars, probablement pour revendre des armes, de l’énergie ou des secrets d’état.
* Pendant ce temps, les démocrates reprennent le Sénat et la Chambre – ceux-là même qui n’ont pas fait entendre un murmure de protestation et ont approuvé toutes les opérations militaires, sans jamais ne serait-ce que poser une question ou lever une phalange pour protéger l’armée américaine d’une guerre imbécile — et les finances américaines d’un gâchis tout aussi imbécile.
* La potence est encore trop bonne pour eux tous.
** "Che parle bien à Mister Bonner ?", nous a demandé une voix nettement teutonne mardi au téléphone.
* "C’est Mme Zimmer. Ch’ai fotre fils Edward afec moi. Ja, il n’y a pas de problème, mais…"
* Edward est en Allemagne avec sa classe. C’est un "germaniste" — en d’autres termes, il apprend l’allemand à l’école. Il passe donc une semaine avec la famille Zimmer, et va à l’école avec ses camarades français et leurs correspondants allemands.
* "Ne vous inquiétez pas, mais son vaccin anti-tétanos est-il à jour ? Nous l’emmenons chez le docteur. Rien d’important. Notre chien a mordu Edward à la bouche… sur la lèvre".
* L’affaire ne semblait pas très grave. Nous avions pitié de Frau Zimmer.
* Mardi, c’était aussi l’anniversaire d’Edward ; il a eu 13 ans.
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*** La Chronique Agora présente ***
Le Mogambo Guru nous entretenait au sujet de l’or hier… et terminait en parlant du site internet des sœurs Aden, AdenForecast.com. Ce site ne présente aucun calendrier montrant de ravissantes jeunes femmes court vêtues, comme le déplorait le Mogambo, mais il a d’autres avantages, comme vous allez le découvrir…
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SPAGHETTIS ECONOMIQUES – 3ème PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)
En me rendant sur le site AdenForecast.com, j’ai été assez surpris de constater que les sœurs Aden étaient elles-mêmes des femmes. Je pensais donc qu’il leur serait tout naturel de comprendre instantanément ce que de sinistres dégénérés comme moi cherchent dans un service de conseils financiers de qualité.
Cependant, elles ne disent absolument rien — ni sur le calendrier, ni sur le fait qu’elles ont appelé la police parce qu’elles étaient "effarées" par mes innocentes exigences ; elles vont simplement droit au but de leur leçon en déclarant que "la moyenne mobile de l’or à 65 semaines est l’indicateur le plus important à suivre. Il s’est révélé excellent pour identifier les grandes tendances de l’or".
En guise de preuve, elles rapportent que "l’or dépasse cette moyenne mobile depuis 2001 ; il se trouve du bon côté de la hausse majeure. Tant que l’or reste au-dessus de cette moyenne de 549 $, cela représente un signal ‘conserver’ pour le métal jaune".
Jaloux de ce que ces dames obtiennent toute l’attention du public en dépit du fiasco des calendriers, je me lève soudain pour les interrompre, afin de profiter moi-même d’un peu de gloire. Je déclare donc haut et fort que "si vous investissez la même somme tous les mois, vous achetez régulièrement lorsque l’or est bon marché, et en moins grande quantité lorsqu’il est plus cher — et ce tant que la tendance continue".
Je lève la tête, les découvrant muettes de stupéfaction, bouche bée devant cette interruption grossière et complètement inattendue. Interprétant ce silence comme une déclaration revenant peu ou prou à : "fascinant, M. Mogambo ! S’il vous plaît, dites-nous en plus !", je continue en exposant ma conclusion : "et ça, mes Mignons Chérubins Mogambo (MCM), c’est la méthode pour investir avec succès à long terme, qu’il s’agisse d’or ou de n’importe quoi d’autre !"
A un de ces jours,
Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora
— Comme le dit le Mogambo : Effrayé ? Fatigué ? Effrayé et fatigué ? Si oui, achetez plus d’or- et d’argent-métal. Si non, vous n’allez pas tarder à l’être, alors achetez de l’or et de l’argent. D’une manière ou d’une autre, je pense que vous avez compris le message.
(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans cet e-mail, n’hésitez pas à vous abonner à l’une de nos lettres.
Pour plus d’informations :
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