L’euro craint la concurrence

Rédigé le 22 octobre 2016 par | Article, Guerre des monnaies, Simone Wapler Imprimer

Les banques centrales s’enfoncent dans le déni de réalité. L’échec de leurs politiques monétaires est patent que ce soit au Japon, aux Etats-Unis ou en Zone euro… mais elles refusent de l’acter.

Voici la quantité de crédit qui a été injectée par les banques centrales depuis le début du millénaire.

Tout cet argent n’a créé aucune richesse véritable et a ruiné le rendement de votre épargne.

Certaines populations (Japon, Allemagne) commencent à vouloir esquiver les taux bas ou négatifs en stockant du cash.

Récemment, la Banque centrale européenne s’est inquiétée concernant la possibilité de voir son monopole attaqué par le bitcoin, la monnaie privée électronique.

Selon Reuters, la Banque centrale européenne presse les pays membre de l’Union de légiférer à propos des monnaies électroniques privées, « craignant que cela puisse affaiblir son propre contrôle de l’émission monétaire dans la Zone euro ».

Ne vous y trompez pas, l’euro va prochainement se retrouver sous une pression extrême, par les banques d’abord :

Mais aussi en raison d’un lâchage des investisseurs étrangers las des taux négatifs et inquiets des déficits budgétaires de la France, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal…

Et encore, en raison de la montée des « populismes » qui sont la manifestation de la méfiance envers l’autorité, l’establishment. Les élections italiennes approchent.

Pour toutes ces raisons, l’euro risque la désintégration et la tentation de la fuite devant la monnaie des populations grandit.

Promouvoir la société sans cash pour enfermer les déposants dans un système bancaire malsain n’est pas suffisant. Il faut combattre tout concurrent possible ; le bitcoin et l’or en font partie. D’où ce besoin de légiférer pour que rien ne puisse faire de l’ombre à l’euro, surtout s’il est défaillant.

[NDLR : Devant ces attaques répétées envers votre argent et votre liberté d’en disposer comme vous l’entendez, réagissez ! Faites entendre votre voix en signant notre pétition contre une société sans cash. Il suffit de cliquer ici]

A propos, pourquoi parle-t-on d’une monnaie « à cours forcé », que recouvre exactement ce terme ? Comme vous le montrera Ferghane Azihari, il s’agit d’un monopole imposé par la force légale… et qui comporte de nombreux inconvénients.

 

 

Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’oeil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Un commentaire pour “L’euro craint la concurrence”

  1. Le Bitcoin n’est pas une monnaie privée électronique, c’est une monnaie opensource, décentralisée et basée sur les mathématiques et la cryptographie.
    C’est le système de transfert de valeur le plus sécurisé et fiable du monde.
    Il est impossible de bloquer une adresse Bitcoin, de lui empêcher de recevoir ou d’envoyer des fonds.
    Il est impossible de faire un faux bitcoin, contrairement à l’or et la monnaie papier, ou des faux circulent.

Laissez un commentaire