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La Chronique Agora
Paris, France
Vendredi 20 avril 2007
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*** Les trois piliers de la spirale haussière
Trois préceptes boursiers qui indiquent que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…
*** De l’art d’élever le bétail
Bill Bonner, ses lamas, ses gauchos… et son chauffe-eau solaire
*** Pâques au hublot (3)
Le pétrole, vu des hautes sphères où orbite notre Banquier Central…
—————————– (publ.)
Un véritable séisme énergétique pourrait mettre fin pour toujours à l’ère du pétrole bon marché, effaçant plus de 150 ans de prospérité occidentale et oblitérant la richesse de millions d’investisseurs… quasiment du jour au lendemain.
PANNE SECHE !
LE JOUR OU LE MONDE SE RETROUVERA A COURT D’ENERGIE
Restez les bras croisés et perdez tout… ou agissez AUJOURD’HUI et engrangez des gains de deux, voire trois chiffres sur des valeurs parfaitement positionnées pour grimper en flèche alors que le chaos s’installe.
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Bonjour,
*** LES TROIS PILIERS DE LA SPIRALE HAUSSIERE
** L’évolution des indices boursiers suscite votre étonnement — sinon votre incrédulité ?
Vous hésitez encore à rejoindre la triomphante cohorte des indéfectibles optimistes qui parient sur une hausse aussi irréversible qu’éternelle des indices boursiers ?
Il est grand temps pour nous de vous dévoiler les trois grands piliers de la sagesse boursière qui président au magnifique ordonnancement des marchés financiers depuis la mi-mars.
** 1. De la crise du subprime aux Etats-Unis vous ne vous préoccuperez point : les grandes banques new-yorkaises affichent collectivement des profits trimestriels records ; la question des provisions pour cause de défaillance des emprunteurs ou de pertes subies dans le compartiment des junk bonds n’est même pas évoquée dans les commentaires des analystes — seul compte le bouillonnement des OPA dans un contexte de rotation des liquidités portées à l’incandescence.
** 2. De la surchauffe des économies asiatiques, vous ne vous soucierez point : l’annonce d’une croissance de 11,1% au premier trimestre 2007 — et nous ne cessons d’affirmer qu’elle est systématiquement sous-évaluée par les autorités de Pékin, tout comme les excédents commerciaux vis-à-vis des Etats-Unis pour des raisons stratégiques — a tout juste provoqué un gros hoquet en début de séance sur les places occidentales (-1,2% en moyenne).
** 3. De l’éclatement d’une bulle boursière vous ne vous inquiéterez point : pas de bis repetita hier matin à Shanghai. La chute de 4,5% de l’indice SSE — après une envolée de 40% en moins de 100 séances et 20 records historiques d’affilée — est jugée quantité négligeable.
Une correction anecdotique, un simple "bruit indiciel" qui a fait sursauter Tokyo (-1,65%), mais dont l’écho est parvenu très assourdi en Europe (-0,4% en moyenne)… et ne parlons pas de Wall Street, qui repart de plus belle à l’assaut de nouveaux zéniths stratosphériques.
** La quête d’absolu du Dow Jones semble insatiable. Au moment où nous écrivons ces quelques lignes, alors que le soleil vient de passer sous l’horizon derrière la grande Arche de la Défense, les 30 industrielles se remettent à briller de mille feux et alignent une 14ème séance de hausse sur une série de 15.
Le cap des 12 800 points est allègrement re-franchi, et le record des 12 838 points pourrait tomber avant que l’Etoile du Berger ne commence à briller dans le ciel parisien. Le docile troupeau des indices européens ne devrait pas manquer cette occasion de renouer avec les plus hauts annuels, alors que toute tentative de s’éclipser en douce du lumineux chemin de la tendance haussière est systématiquement déjouée par la vigilance des grands fonds d’investissement anglo-saxons.
Le CAC 40 alignait jeudi soir pas moins de trois séances de repli consécutif, ce qui ne s’était plus produit depuis la période du 12 au 14 mars dernier. Il serait très tentant de considérer que cette sorte de série noire matérialise l’amorce d’une inflexion de tendance salutaire à la baisse, après un bond de 10,5% sans le moindre épisode de consolidation, en l’espace de quatre semaines.
Mais avec un repli cumulé d’à peine 0,6% du CAC 40 en 72 heures, le bilan hebdomadaire est loin de basculer dans le rouge, puisque les principaux indices avaient bondi de 1,25% lundi. Même une improbable quatrième baisse (de 0,65% par exemple aujourd’hui) n’empêcherait pas le marché parisien d’aligner une cinquième semaine de hausse consécutive.
Sans qu’il soit besoin de recourir à des arguments très sophistiqués, il n’est pas difficile d’en conclure que la tendance haussière est toujours d’actualité et que la spirale ascendante n’est en aucun cas invalidée. Il serait tout au plus question d’un repli ordonné — voire d’une simple pause technique temporaire permettant aux indices d’évacuer quelques petit excès de pression, tandis que les acheteurs se livreraient à une chasse aux bonnes affaires.
C’est devenu un scénario presque récurrent depuis le début de la semaine : chaque fois que le CAC 40 avait accumulé des pertes en début de séance, il était parvenu à les effacer au cours de l’après-midi, même si une imperceptible lourdeur devait ensuite l’emporter au moment de la clôture. La séance de jeudi n’a pas fait exception : la flamme de la hausse brillait de nouveau lumineuse et droite, insensible aux vents contraires soufflant depuis l’Asie en tout début de journée.
** Confirmant de façon troublante nos arguments exposés la veille, le parallèle saisissant entre l’évolution des indices européens et le yen s’est de nouveau matérialisé : la devise nippone s’était redressée hier matin jusque vers 159,6/euro (soit une baisse de près de 1%), avant de se redresser au-dessus des 161,1/euro en fin d’après-midi. Le CAC 40, dans le même temps, plongeait initialement de 1,45%, ouvrant un gap sous les 5 813 points — puis chutait rapidement sous les 5 771 points (zénith du 26 février dernier)… avant de retrouver du soutien vers 5 750 et n’avoir de cesse que de reprendre tout le terrain perdu.
Avec la rechute du yen dès 17h, le marché parisien retrouvait pratiquement son équilibre, le rapport hausses/baisses (très déséquilibré mardi et mercredi) manquant de basculer au dernier moment en faveur des titres en progression, dans un volume nourri de huit milliards d’euros : doutez-vous encore que la "force" soit avec les marchés ?
Une force qui repose à son tour sur trois piliers : carry trade, OPA, profits trimestriels. C’est là toute la beauté de cette spirale haussière !
Philippe Béchade,
Paris
PS : Philippe Béchade commente la séance boursière en direct des marchés au 0899 707 009*. Retrouvez-le dès 15h45 cet après-midi pour découvrir ses derniers conseils et analyses sur les stratégies à adopter en fonction des conditions du moment.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, en Argentine
*** DE L’ART D’ELEVER LE BETAIL
** Notre architecte, Nick, est passé nous voir au ranch il y a quelques jours. Il a appelé l’ingénieur afin de voir ce qui n’allait pas avec notre système de chauffage solaire. Nous sommes à près de 2 400 mètres d’altitude — quasiment sous le Tropique du Capricorne. Avec un ciel dégagé et le soleil le plus éclatant que nous ayons vu. Nous avons toute une série de chauffe-eau solaires dernier cri derrière la maison. Mais pour autant que nous puissions en juger, ils produisaient moins d’eau chaude qu’un tuyau d’arrosage durant l’été au Maryland.
* Eh bien, Nick a parlé à l’ingénieur, puis est allé derrière la maison actionner quelques valves. Depuis, nous avons de l’eau chaude en abondance. "Vas-y", avons-nous généreusement dit à Elizabeth, "prends un bain… utilise autant d’eau chaude que tu veux".
* L’eau provient des Andes. Il n’y a pas de compteur dans la maison. Si nous ne l’utilisons pas, elle coule dans les prés. Le soleil donne sur notre système de chauffage solaire… et si nous ne faisons rien avec l’eau, elle reste simplement là. Que nous l’utilisions ou pas, le prix reste le même. Il y a aussi le système électrique, qui tourne comme une horloge depuis que nous sommes arrivés. Le soleil frappe les panneaux solaires, qui chargent une série d’immenses batteries, lesquelles fournissent de l’électricité. Le seul problème, c’est qu’on ne peut pas faire fonctionner de gros appareils — sinon un réfrigérateur/congélateur. Et ces lampes LED sont froides et inamicales.
* Dans son ensemble, le système a coûté 75 000 $. Il suffit de nettoyer de temps en temps la poussière qui s’accumule sur les panneaux, et remplacer les batteries tous les trois ans environ. La récompense ? Pas de factures d’électricité. Le taux de rendement ? Nous n’en savons rien, mais si on part du principe que l’eau et l’électricité coûtent 500 $ par mois, le taux de rendement implicite est de 8%. Bien entendu, le soleil est si magnifique, ici, que les conditions sont idéales pour l’énergie solaire. Et dans la mesure où il n’y a pas de réseau électrique… ni de source d’énergie fossile à proximité… nous n’avions de toute façon pas le choix.
* Le côté plaisant de tout cela, c’est que le système fonctionne que nous ayons de l’argent ou non. C’est comme d’avoir de l’épargne, en quelque sorte. Si vous devez payer 500 $ par mois, cela veut dire que vous devez obtenir vos 500 $ de quelque part. C’est comme si vous deviez rembourser un prêt. A moins d’avoir un stock d’argent quelque part… vous devez travailler et vous devez gagner de l’argent… rien que pour payer vos factures. En fait, avec un taux d’imposition marginal de 34%, vous devez gagner environ 750 $ de revenus bruts pour avoir assez d’argent.
* Le taux de rendement réel, calculé sur une base nette d’impôts, tourne donc aux alentours de 12%. Pas mal. Et il est quasiment garanti. Où d’autre pourrait-on obtenir une aussi bonne affaire ? La seule chose pouvant réduire ce taux de rendement, ce serait une baisse importante des factures. Pas vraiment probable, selon nous. D’un autre côté, une augmentation importante entraînerait une hausse du taux de rendement de votre investissement.
* De toute façon, si jamais la ruine financière nous guette, nous pourrons toujours aller en stop jusqu’au ranch — et y prendre des bains chauds.
** Quant à l’élevage du bétail, Francisco nous a annoncé cette semaine que les prix avaient grimpé.
* "Don Bill (nous adorons nous entendre appeler de la sorte), je viens d’entendre des amis dire que le bétail rapportait 2,6 pesos le kilo. L’an dernier, nous les avons vendus 2,2 pesos. Cette année, on va gagner de l’argent".
* Une brève introduction à l’art de l’élevage :
* Nous avons fait les comptes avec Francisco. Tout comme le poste d’ailier droit dans une équipe de foot semble tout à fait simple à un plombier, élever du bétail paraît facile aux yeux d’un économiste. Chaque vache produit 0,6 veaux. Sur de bonnes de terres, ce ratio monte souvent à 0,9. Mais ici, les pumas, les condors, le froid ou la sécheresse tendent à emporter les animaux avant qu’ils puissent être amenés au marché. La ferme tout entière est parsemée de squelettes de vaches. Des gros. Des petits. Des moyens. La sécheresse de 2002 a tué des centaines de vaches, nous a dit Francisco.
* "C’est un endroit difficile pour élever du bétail", expliqua Francisco. "On est trop haut… il fait trop sec… et c’est trop sauvage. Mais c’est tout ce qu’on peut faire ici. J’explique aux gens que les condors tuent les veaux, et ils ne me croient pas. Pourtant, c’est vrai. Ils les attaquent juste avant qu’ils ne soient nés, avant qu’ils ne puissent s’enfuir. Ils se mettent à un ou deux pour tuer le bébé veau… puis le reste du groupe arrive pour se nourrir".
* Mais si le rendement est maigre, il en va de même pour les coûts. Les bêtes ne sont pas nourries. Elles ne sont pas gardées dans des enclos. Pas plus qu’elles ne sont soignées… à part les vaccins requis par le gouvernement. Elles se débrouillent seules. Le seul coût, ce sont les gauchos employés pour veiller sur elles, et ce n’est pas grand’chose. Chaque veau pèse environ 120 kilos lorsqu’il est vendu — il ne vous reste plus qu’à faire le calcul.
* En plus, dans les collines, les gens qui vivent sur nos terres nous versent un pourcentage des animaux qu’ils élèvent, en lieu et place de loyer. Si nous avons bien compris la chose, nous recevons 16% des chèvres, moutons et lamas. Cela ne représente pas beaucoup, dans la mesure où il n’y a guère de débouchés pour ces animaux… mais ils ont bon goût, une fois cuits à la broche…
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Le plus court chemin vers les plus-values Cette forme d’investissement permet d’accumuler rapidement et simplement les plus-values.
Elle a déjà permis d’engranger 155% de gains cumulés en à peine deux mois… qu’attendez-vous pour en profiter ?
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*** La Chronique Agora présente ***
Après l’euro et la politique française, c’est la hausse du pétrole qui préoccupe notre Banquier Central et son ami Jean-Claude T.
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Le Journal d’un Banquier Central
PAQUES AU HUBLOT — 3ème PARTIE
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Par le Banquier Central (*)
Autopsie d’un marché
"C’est vrai, le pétrole a nettement remonté, se justifia Egisthe, tout en laissant le malheureux Jean-Claude T. s’époumoner sous son casque. Depuis son plus bas marqué en février, le cours du light crude oil new-yorkais (LCO) a subi une vive accélération sur fond d’incident anglo-iranien. L’épisode venant s’ajouter au dossier du nucléaire, les opérateurs lui ont attribué une prime de risque conséquente.
- La libération des marins capturés a permis de dénouer la crise, non ? lança Dimitri.
- Le cours du baril s’est récemment replié vers les 61 $… Mais tout porte à croire que cela ne durera pas.
- Le président iranien refait parler de lui, précisai-je. Les quatorze costumes de son plan média sont toujours au pressing qu’il annonce, déjà, que l’Iran entre en phase industrielle de son programme nucléaire.
- Il sait occuper le terrain, commenta sobrement Dimitri.
- Un vrai politicien français…
- Ne t’y mets pas toi aussi, dis-je à Egisthe.
- Quoi qu’il en soit, poursuivit mon analyste, l’étude technique du LCO montre clairement que la correction déclenchée en août dernier n’a pas dissipé la nervosité du marché. Pour s’en rendre compte, outre l’analyse graphique proprement dite, on dispose de deux informations précieuses : les volumes d’échange et, surtout, la position ouverte (open interest) : cette dernière donnée n’existe que sur les marchés où l’on négocie des contrats (à terme ou bien d’options). Sur le marché du brut, très liquide, la P.O. constitue l’indication la plus précise que l’on puisse avoir sur le rapport des forces en présence. Le volume nous donne le nombre total de contrats négociés durant une séance ; la position ouverte, elle, indique le nombre de contrats en cours entre deux parties, c’est-à-dire de positions non encore débouclées.
- Pourquoi est-ce important ? demanda Dimitri.
- Cela permet de faire la part entre les ‘entrants’ et les ‘sortants’ du marché. La P.O. augmente chaque fois qu’un nouvel acheteur (un ‘long’) passe contrat avec un nouveau vendeur (un ‘short’). Une fois qu’ils sont liés par ce contrat, pour sortir du marché, il faudra qu’ils s’acquittent, l’un et l’autre, de leurs obligations contractuelles. La P.O diminue quand un short existant livre, ou bien dédommage, un long existant — c’est-à-dire quand l’un et l’autre ont débouclé leur position. Dans tous les autres cas (l’un déboucle, l’autre pas), elle reste inchangée.
- Donc, quand la P.O. augmente, c’est qu’on a davantage de nouveaux entrants que de débouclages, conclut Dimitri.
- … Et inversement.
Mise à feu
… Tandis que nous discourions, le sympathique Youri et la blonde infirmière Irina avaient escorté Jean-Claude dans le sas de décontamination. Dehors, bien loin du centre spatial, se dressait la plate-forme de lancement, avec sa fusée blanche fièrement dressée vers le ciel.
Cher Journal, j’aurais pu savourer cet instant… Moi qui ai tant voulu devenir Banquier Central à la place du Banquier Central… Qui me suis vu voler, par de sordides intrigues, ce poste auquel me prédisposait mon prodigieux talent… Eh bien, cette envolée vers les étoiles de l’Aigle de Francfort… n’était-ce point la porte ouverte à mes rêves les plus fous ?
… Au lieu de quoi (comme la vie est mal faite !), je n’ai su qu’enfoncer le bouton de l’interphone. Et j’ai lancé, d’une voix altérée : "Jean-Claude, il est encore temps de renoncer… Tu n’as pas besoin d’aller jusque là…"
Mais seul un cri m’a répondu. Je l’entends encore résonner dans les haut-parleurs : "Libre ! Enfin libre pour quinze jours ! Liiiiibre pour quinze joooours !!!!!"
… Et la fumée désinfectante a envahi le sas. Etude du LCO
Meilleures salutations,
Le Banquier Central
Pour la Chronique Agora
(*) Derrière le Journal d’un Banquier Central, on trouve toute une équipe d’experts de la finance, de l’économie, de l’analyse technique et de la bourse — qui mettent à votre service leur expérience boursière aussi affûtée que leur sens de l’humour pour vous proposer des recommandations claires, fiables… et surtout profitables !
Pour découvrir le Journal d’un Banquier Central, continuez votre lecture…
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2007
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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