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La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 21 août 2007
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*** Fin d’alerte ?
Les investisseurs sortent de leurs bunkers… mais la menace est-elle vraiment écartée ?
*** Rendez-vous en Argentine
Doug Casey sait où il va passer les prochaines années…
*** Voila la cavalerie
Les marchés n’ont plus rien à craindre…
*** Les marchés actions en salle de réanimation
Mais il y a toujours de l’argent à gagner quelque part…
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Bonjour,
*** FIN D’ALERTE ?
** Il y a des matins où tout va de travers : votre réveil ne sonne pas… au petit-déjeuner, votre tartine tombe — du côté de la confiture, bien entendu — tandis que la cafetière refuse obstinément de fonctionner… il n’y a plus de dentifrice… vous avez égaré une chaussure… vous ne trouvez plus vos clés… Bref, l’univers entier complote pour vous mettre en retard.
C’était le cas pour votre correspondante ce matin, et croyez-moi, cela ne m’a pas mise de l’humeur la plus idéale qui soit pour disséquer ce dont les marchés nous ont gratifiés hier — en l’occurrence, une hausse. Une petite hausse, mais une hausse malgré tout : +0,67% pour le CAC 40, à 5 399,38 points, +0,24% pour le Footsie londonien et +0,4% pour le DAX à Francfort.
Aux Etats-Unis aussi, la hausse était au rendez-vous : +0,32% pour le Dow Jones et ses 13 121,35 points, pendant que le Nasdaq s’adjugeait 0,14% pour rejoindre les 2 508,59 points. Seul le S&P 500 a manifesté un vague désaccord, terminant sur une baisse nominale de 0,03%, à 1 445,55. Ces chiffres sont plus modérés que ceux de la spectaculaire remontée de vendredi, de nombreuses prises de bénéfices ayant eu lieu hier.
Tout cela me fait penser à des réfugiés sortant précautionneusement de leur abri à la fin d’une alerte à la bombe. On regarde autour de soi, on évalue les dégâts… tout en guettant du coin de l’oeil si la prochaine vague de bombardiers ne surgit pas en vrombissant du fin fond de l’horizon.
Car une chose est sûre : l’armistice est loin d’être signée sur les marchés. Les banques centrales ont beau avoir rassuré — au moins temporairement — les investisseurs, je doute que les facteurs économiques fondamentaux se montrent aussi coopératifs, entre les mains des autorités financières, que des taux qu’on peut "bidouiller" à volonté.
** Mais nous verrons bien ce que les semaines et les mois qui viennent nous apportent comme nouvelles, bonnes ou mauvaises… et si les investisseurs rentrent dans leurs bunkers ou décident au contraire qu’il n’y a plus rien à craindre — puis partent fouiller les décombres à la recherche de bonnes affaires, se positionnant à bon compte et faisant regrimper les cours.
En tout cas, les indicateurs économiques américains, apprenait-on hier, sont en ligne avec les attentes : l’indice Conference Board est ressorti hier en hausse de 0,4% pour juillet, après une baisse de 0,3% en juin. C’était la seule statistique notable de la journée, et elle n’a guère perturbé le déroulement de la séance, que ce soit à la hausse ou à la baisse.
** Côté monétaire, même semblant de retour au calme : le dollar est à 1,3475 pour un euro, tandis que le yen s’apaise lui aussi : "le dollar cotait ainsi 114,87 yens mardi après-midi en Asie, sans grand changement par rapport au cours de 114,86 yens de lundi soir à New York", nous apprend La Tribune. "Vendredi, le billet vert avait brutalement flambé jusqu’aux environs de 112 yens, paniquant les investisseurs à la Bourse de Tokyo qui s’étaient empressés de vendre les titres des grands groupes exportateurs japonais, dont les bénéfices risquaient de souffrir en cas de hausse du yen."
Nous verrons bien ce qu’en pensent les carry traders…
Parallèlement, l’or continue à regagner du terrain. Une once de métal jaune cotait 659,50 $ au second fixing de Londres, soit une progression de 1 $ sur la journée.
Et le pétrole, quant à lui, a modérément baissé hier : à New York, le baril de WTI a reculé de 86 cents, 71,12 $.
Françoise Garteiser,
Paris



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