Les maîtres de l’univers

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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Vendredi 30 juin 2006
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*** Une conjoncture boursière en fusion(s)
Philippe Béchade s’interroge sur l’importance des OPA pour un portefeuille boursier

*** Les maîtres de l’univers
Menacés par leurs propres ambitions… C’était à prévoir !

*** Attache-moi (2)
Nous avons laissé le Mogambo Guru ligoté à une chaise dans sa cuisine hier… Visiblement, il a réussi à se libérer, et nous parle aujourd’hui d’action gouvernementale et de marchés des matières premières.

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Bonjour,

*** UNE CONJONCTURE BOURSIERE EN FUSION(S)

** Chaque fois que nous voyons les indices boursiers, obligataires ou le dollar se mettre à décaler fortement dans un sens ou dans l’autre à quelques heures du communiqué final de la Fed… nous ne pouvons nous empêcher de nous poser des questions. Peut-être qu’un exemplaire (ou même un brouillon) du discours de synthèse de la réunion de politique monétaire traînait sur la photocopieuse… ou bien sur un vieux fax oublié dans un bureau désaffecté du sous-sol de la BCE à Francfort, adressé à J.C. Trichet, mais opportunément transmis à des amis banquiers londoniens par un agent d’entretien qui a trouvé là un ingénieux moyen d’arrondir discrètement ses fins de mois.

Les acheteurs d’actions et d’obligations ont en effet manifesté en Europe une telle ardeur et une telle détermination que cette façon d’arracher le CAC 40 (38 valeurs en hausse sur 39), le DAX ou le FTSE 100 (de +2% à +2,3%) témoignait de l’absence complète du moindre commencement de doute au sujet de la tonalité du diagnostic de la Fed divulgué jeudi soir.

A en juger par l’envol du CAC 40 (+2,23%) et une clôture au plus haut du jour, à 4 880 points, la rumeur de l’établissement d’un statu quo monétaire aux Etats-Unis durant quelques mois semble avoir remporté l’adhésion d’une majorité d’investisseurs. Le contraste est saisissant par rapport au coup de déprime qui avait frappé les marchés de taux mercredi soir aux USA avec des T-Bonds inscrivant collectivement de nouveaux planchers annuels en fin de soirée.

Ces sombres humeurs s’étaient dissipées dès la reprise des cotations, et il était évident que le climat avait brusquement changé. Les vendeurs qui pensaient avoir fait le plus dur la veille en ramenant l’EuroStoxx 50 à proximité des 3 500 et le CAC 40 sous les 3 775 points se sont vite retrouvés dans une situation inconfortable.

La remontée des cours de bourse (mais également des Bunds et des OAT) s’est matérialisée sous forme d’une "tendance en ligne" — autrement dit, un mouvement de reprise s’inscrivant dans un étroit canal haussier et où les acheteurs ne laissent pas un seul moment de répit à leur contrepartie, manifestant une confiance absolue dans le scénario d’une remontée (inexorable) des cours dans les heures à venir.

** Il est rare que des opérateurs mettent autant d’argent sur la table, et se montrent aussi pressés de l’investir — sans laisser le marché reprendre son souffle –, sans disposer de quelques indices probants ou de sérieux motifs de "tirer" les cours. Le déroulement de la séance d’hier ne constitue donc qu’une demi-surprise.

Nous écrivions en effet dans la Chronique d’hier le paragraphe suivant : "Les baissiers n’ont pas su se saisir de l’opportunité que leur procurait une chute de 1,6% du Nasdaq mardi soir, suivie d’une rechute de 2% de Tokyo mercredi matin. Le clan des optimistes n’a pas pu imposer sa conviction que ni la décision de la Fed aujourd’hui ni le diagnostic économique de Ben Bernanke ne sauraient faire davantage reculer Wall Street après la purge de la mi-juin".

Un autre facteur, plus technique que psychologique, pourrait avoir contribué à pousser les valeurs mobilières vers des niveaux qu’on n’avait plus revus depuis le début du mois de juin. Le premier semestre va expirer ce vendredi, et si les marchés européens en étaient restés aux niveaux qui étaient les leurs mercredi matin, la performance globale aurait été nulle à Paris, Londres et Francfort (contre +3,2% en moyenne jeudi soir) et négative de -2% pour l’EuroStoxx 50.

Terminer un semestre boursier "dans le rouge", quand cela apparaît évitable, ce n’est pas le meilleur moyen d’attirer de nouveaux parieurs… Surtout si certains observateurs soulignent que l’assèchement progressif des liquidités (comprendre : dégonflement de la bulle du crédit) par les principales banques centrales de la planète n’est certainement pas dû à un singulier hasard — même les autorités monétaires chinoises affichent leur volonté de réduire la voilure.

** Si nous avions le projet de nous alléger massivement dans les meilleures conditions, nous ferions tout pour vous convaincre que le cycle de hausse des taux touche à sa fin aux Etats-Unis… que la croissance (réévaluée à 5,6% au 1er trimestre 2006 contre 4,8% puis 5,3%) ne va se contracter que très lentement — vers 4% et non plus 3% au cours des six prochains mois… que la profitabilité des entreprises va encore grimper de 10% au 2ème puis au 3ème trimestre, qui débute lundi (après +11,3% de janvier à mars)… que le rapport cours/bénéfices va de cette façon demeurer très favorable aux actions… et que la vague de concentrations industrielles à l’échelle mondiale va générer une multiplication des fusions/acquisitions.

Ces opérations, de par le monde, représentent déjà un montant de plus de 1 300 milliards d’euros depuis le début de l’année, contre 2 500 milliards en 2005 — mais la hausse en Europe avoisine 50% par rapport à la période correspondante l’an passé. Parmi les plus spectaculaires, vous avez pu apprécier celles qui ont concerné Alcatel-Lucent, Mittal-Arcelor, Gaz de France-Suez, Bayer-Schering, et PhelpsDodge-Falconbridge cette semaine.

Très paradoxalement, de telles quantités d’argent dépensé (avec de juteuses plus-values à la clé pour la majorité des actionnaires des entreprises cibles) n’ont pour l’instant abouti à aucune appréciation des indices, ni aux Etats-Unis, ni en Europe. Voilà de quoi relativiser grandement le concept de rôle moteur des OPA dans l’appréciation d’un portefeuille boursier…

Nous nous demandons par ailleurs si l’empressement des multinationales à accroître leur périmètre planétaire ne résulte pas principalement de la crainte de s’en trouver empêché par le renchérissement du loyer de l’argent d’une part… et la perspective de voir les deux principaux moteurs de la croissance, la Chine et les Etats-Unis, baisser de régime au cours des prochains mois. Cela ne vous intrigue-t-il pas de constater que les principaux rapprochements impliquent presque à chaque fois des entreprises européennes, alors que le Vieux Continent est réputé comme restant à la traîne en terme d’expansion économique mondiale ?

** Pour terminer, nous ne sommes en revanche guère surpris de vérifier une nouvelle fois la corrélation entre la hausse du pétrole (73,50 $ jeudi soir sur le Nymex) et celle des indices paneuropéens : le baril a atteint son plancher entre le 13 et le 15 juin dernier (68,7 $), tout comme le CAC 40… et l’indice parisien déborde la résistance des 4 840 points au moment même ou le WTI s’envole au-dessus de la barre des 72,50 $.

Vous avez dit hasard ?

Philippe Béchade,
Paris

PS : Pas de hasard dans les recommandations de Philippe Béchade, en tout cas ; elles vous permettront de résister à toutes les conditions boursières… et pour découvrir sa dernière analyse en date, il vous suffit de composer dès maintenant le 0899 707 009*
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)

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Comment le marché actuel peut faire de vous un investisseur heureux…
… tout en faisant passer votre portefeuille à la vitesse supérieure !

C’est plus simple qu’il n’y paraît… il suffit de suivre les bons indicateurs : continuez votre lecture pour tout savoir

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** LES MAITRES DE L’UNIVERS

** Goldman est de toute évidence "au sommet du monde", comme disent les journaux. L’industrie financière domine l’univers. Et ses Maîtres pointent chez Goldman. Cette semaine, le Maître des Maîtres de l’Univers a été officiellement accepté par le Sénat américain en tant que Maître du département du Trésor US.

* Dieu est en Son royaume. Goldman est au Trésor. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

* Mais nous sommes pleins de points d’interrogation. Lorsqu’une entreprise est déjà au sommet du monde, où va-t-elle ensuite ? Et quel genre de monde est-ce, qui aurait à son sommet une entreprise comme Goldman ?

* Dans un monde plein de "-ations", nous notons la financiarisation, la mondialisation, la titrisation et la dérivation. Les mots sont longs, et nouveaux. Mais les idées sont vieilles et communes. En bref, c’est un monde favorisant le brassage de monnaie et la dette aux dépens de l’industrie et de l’épargne. Après tout, George W. Bush n’a pas demandé au président de General Motors de prendre le plus haut poste financier du pays, secrétaire au Trésor. Non, il s’est tourné vers l’alpha de toute cette entité floue et rusée, le "plus grand fonds de couverture au monde"… Goldman Sachs.

* S’est-il conclu un accord financier important ces cinq dernières années ne portant pas l’empreinte de Goldman ? Y a-t-il une obligation ou une reconnaissance de dette sur la planète ne mentionnant pas Goldman quelque part en petits caractères ? Y a-t-il une spéculation, un dérivé ou une transaction que Goldman n’ait pas commis à l’excès ?

* Non ? C’est pour cela que la firme new-yorkaise est une légende vivante. Ses innovations, connexions et ambitions ont transformé les Etats-Unis en Nation de la Spéculation. Et maintenant, la bulle de crédit que Goldman a contribué à créer menace non seulement l’économie mondiale — mais Goldman lui-même.

** Dans toute la sombre nuit de l’histoire, depuis le début des Etats-Unis d’Amérique jusqu’à l’aube du 21ème siècle, le pays a accumulé 5 700 milliards de dollars de dette fédérale brute. Six ans après les débuts ensoleillés du millénaire, le chiffre atteint déjà la moitié de cette somme. Au cours des mêmes années de ce début de siècle, la dette immobilière américaine a augmenté de 3 000 milliards de dollars, la majorité étant constituée de ces diaboliques prêts à taux variable — où les paiements grimpent après que les taux initiaux aient expiré. Et tout cet argent n’est pas utilisé pour acheter des maisons : "l’extraction de valeur" a grimpé à plus de 9% au troisième trimestre 2005.

* Pendant ce temps, le trading à l’échelle planétaire de Goldman a stimulé et accéléré l’insolvabilité aux Etats-Unis comme à l’étranger. Lorsqu’une grande entreprise — ou même une nation souveraine — veut emprunter de l’argent, vers qui se tourne-t-elle ? Vers Goldman, bien entendu. Ces milliers de milliards de dollars de transactions sur les dettes ont aidé les Etats-Unis à financer un déficit courant se montant à 7% du PIB national. Et ils ont attiré la nation la plus riche au monde — avec une position créditrice nette par rapport au reste du monde équivalent à 5% du PIB dans les années 80 — à devenir le plus grand débiteur de la planète, avec une position négative nette égale à 20% du PIB.

* A présent, les ménages américains sont confrontés à un double problème. Les taux grimpent. Et les remboursements immobiliers font de même. Plus de 1 000 milliards de dollars de prêts à taux variable vont grimper cette année. 1 700 milliards sont programmés pour l’année prochaine. En outre, le gouvernement US — qui a également réglé ses dépenses avec des financements de court terme à taux d’intérêt bas — doit maintenant refinancer l’équivalent de milliers de milliards de dollars d’obligations à des taux plus élevés. "George W. Bush a le plus gros prêt à taux variable du monde", déclare Niall Ferguson.

* Pas étonnant qu’ils aient fait venir Henry Paulson au département du Trésor.

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Ils avaient vu juste pour la flambée du pétrole…
Ils ont prédit l’envolée de l’or…
Ils prévoyaient de longue date la chute des marchés…

SUR QUOI AURONT-ILS RAISON AUJOURD’HUI ?

Et surtout… comment profiter de ces conseils — qui ont déjà rapporté plus de 320% de gains cumulés ?

Pour le savoir…

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*** La Chronique Agora présente ***

Nous avons laissé le Mogambo Guru ligoté à une chaise dans sa cuisine hier… Visiblement, il a réussi à se libérer, et nous parle aujourd’hui d’action gouvernementale et de marchés des matières premières.

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ATTACHE-MOI — 2ème PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)

Chuck Butler, d’EverBank, note que les ministres des finances du G8 se réunissent à nouveau ; il rapporte également que Brad Setser, de Roubini Global Economics, a déclaré que les ministres promettent non seulement d’agir plus, mais surtout que leurs actions seront "vigoureuses" en ce qui concerne les déséquilibres économiques mondiaux. Yow !

Des actions "vigoureuses" devraient produire pas mal de feux d’artifice, y compris une hausse du prix en dollars d’un baril de pétrole. Et si vous n’avez pas rempli votre caddie d’actions liées au pétrole ces derniers temps, je vous suggère vigoureusement de finir la bouteille de bière qui vous sert de remontant le matin et d’en mettre dans votre portefeuille. Pronto. [NDLR : Et pour appliquer sans plus attendre cette pressante recommandation, c'est par ici...]

Cette suggestion d’acheter du pétrole provient du fait que le dollar va voir son pouvoir d’achat baisser — ce qui est le but même des promesses du G8 d’agir "vigoureusement".

Si vous paniquez à cause de la récente pâmoison de l’or, sachez que j’ai pitié de vous, parce que je réalise que vous n’avez pas atteint la Véritable Illumination Mogambo (VIM), et je sais en plus que vous devrez redoubler mon cours l’année prochaine, à votre grand dam. Et même si je verrai votre petit visage radieux au prochain trimestre, il est évident que nous ne croiserons plus Jim Otis, alias L’Optimiste, qui fait preuve d’une VIM sans tache lorsqu’il parle de la "quasi-certitude que l’inflation et les tensions mondiales continueront à s’aggraver, si bien qu’une occasion d’acheter de l’or et de l’argent-métal à un prix temporairement réduit est une nouvelle vraiment magnifique et positive".

La raison pour laquelle on le surnomme "L’Optimiste", c’est qu’il couvre son pari sur l’inflation par l’expression "quasi-certitude", espérant, je suppose, qu’un miracle quelconque se produise.

Lassé d’entendre la presse parler de moi comme de "l’odieux crétin du coin", je me suis emparé de l’occasion pour me réinventer et devenir (attention, trompettes et roulement de tambour) "Le Pessimiste", parce que je suis 100% certain que nous avoir une inflation des prix. Beaucoup d’inflation. Je suis sûr et très certain, très très certain, même, que l’inflation des prix va arriver parce qu’elle a toujours, toujours suivi l’inflation monétaire.

Comme preuve de l’inflation monétaire, David Tice, du Prudent Bear Fund, rapporte dans son rapport mi-annuel que "dans le monde, les systèmes de crédit domestiques font feu de tout bois. Des taux de croissance du crédit à deux chiffres couvrent à présent les économies et les marchés d’actifs des Etats-Unis, de la zone Euro, du Royaume-Uni, de la Scandinavie, de la Chine, de la Russie, de l’Inde, de l’Australie, jusque dans l’Asie (hors Japon) et ailleurs encore. Il ne fait aucun doute que les conditions monétaires mondiales n’ont jamais été si souples".

Lorsqu’on a — comme en ce moment ! — une grande grande grande croissance de la base monétaire mondiale, surtout après des décennies, on finit par se trouver à court de bulles dans le marché boursier, de bulles dans le marché obligataire, de bulles sur la taille, l’ampleur et le coût du gouvernement, et de bulles sur le marché immobilier. C’est à ce moment-là qu’on en arrive à des bulles de matières premières. L’or est une matière première, et c’est une réserve de richesse.

Et si vous pensez que des choses comme "les leçons de l’Histoire" existent vraiment, alors à mesure que l’inflation des prix prend de la vitesse, à mesure que la valeur du dollar baisse et baisse encore, l’or grimpera et grimpera encore — comme il l’a fait à chaque fois dans l’Histoire que le stupide gouvernement d’un quelconque pays a créé trop d’argent. En particulier lors des moments où le "trop d’argent" créé ne l’a pas été simplement en imprimant littéralement de l’argent avec encre et papier, mais en le créant à partir de la dette ! Hahaha ! Et maintenant, à ce moment de l’Histoire, vous pensez que l’or va baisser ? Hahahaha !

Meilleures salutations,

Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora

— Comme le dit le Mogambo : A tous ceux dont les ventes font baisser le prix de l’or et de l’argent-métal, j’envoie Mes Plus Profonds Remerciements Mogambo (MPPRM) ! A présent, les gens mieux éduqués, et qui savent donc voir la folie qu’il y a à vendre, peuvent acheter ces métaux à vil prix ! MPPRM !

(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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