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La Chronique Agora
Paris, France
Mercredi 29 août 2007
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*** La sécheresse ne menace pas que le crédit…
… et le secteur des céréales reste une piste à creuser
*** Un bel avantage naturel
Chris Mayer nous révèle qui possède 26% des ressources d’eau douce de la planète…
*** Les deux mamelles de la politique moderne
… et comment elles disparaissent, l’une après l’autre…
*** Suivez cette stratégie pas à pas, et tout ira bien (1)
Récit d’un spécialiste financier qui a su gérer la crise en maître…
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Une forme d’investissement parfaitement adaptée aux conditions actuelles
Baisses spectaculaires, volatilité, incertitudes et manque de visibilité : des conditions IDEALES pour la stratégie mise en place par Sylvain Mathon… et qui lui a déjà permis d’engranger 155% de gains en… 73 jours seulement !
N’attendez pas pour en faire profiter votre portefeuille : tout est expliqué ici…
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Bonjour,
*** LA SECHERESSE NE MENACE PAS QUE LE CREDIT…
** L’Europe du Nord ne détient pas le monopole de l’été le plus pourri depuis 50 ans. La population canadienne s’interroge elle aussi sur les curieux ratés du réchauffement climatique — quant aux agriculteurs du Grand ouest, ils ne savent plus quelle divinité amérindienne invoquer pour que le rude climat des plaines ressemble à ce que les "autochtones" (les tribus nomades des origines) et manuels scolaires leur ont enseigné.
L’hiver 2006/2007 fut l’un des plus cléments des 100 dernières années (les insectes ravageurs ont pu proliférer à leur guise, ce qui a engendré une surconsommation de coûteux pesticides au printemps) et l’été qui s’achèvera alors que rougiront bientôt les premiers érables s’avère l’un des moins chauds depuis le début des années 60. Le blé est le plus souvent encore sur pied de Saskatoon à Calgary… et le maïs reste bien vert, à défaut d’être géant. Les épis, transgéniques ou non, semblent en retard d’un mois sur leur mûrissement habituel — c’est tout du moins ce qu’affirment les journaux locaux.
De tout ceci résulte une flambée du prix des céréales, exacerbée par la demande chinoise. Ce phénomène pourrait s’avérer durable, comme nous l’évoquions brièvement en fin de Chronique mardi matin.
N’allez pas croire que la population chinoise se soit soudainement convertie au corn on the cob (épi de maïs bouilli ou grillé qui se consomme découpé en tronçons, agrémenté d’un peu de sel ou d’une sauce barbecue) pour rompre la monotonie du bol de riz quotidien — une vieille légende qui fait sourire les Pékinois… Non, l’accroissement des besoins en maïs est en réalité indirect ; il résulte de la forte hausse de la consommation de viande (merci McDo’) dans l’Empire du Milieu. Ce dernier est passé en une décennie d’un régime alimentaire constitué majoritairement de fibres et de féculents (agrémentés de viande blanche) à un régime protéiné qui s’apparente de plus en plus au nôtre.
Et le maïs reste plus que jamais l’une des bases essentielles de l’alimentation animale dans les principaux élevages bovins dits "industriels" auprès desquels se ravitaillent les fast food quelle que soit leur implantation géographique — et la Chine ne fait pas exception.
** Nous avons déjà décrit — et certains de nos correspondants l’ont fait en détail dans de précédentes Chroniques — la flambée des cours du maïs qui propulse au Mexique la traditionnelle tortilla au rang d’un blini frais ou de la galette aux six céréales dans nos rayons Gourmet. Cette flambée est appelée à durer non seulement du fait des caprices de la météo, mais également parce que les principaux producteurs du Middle West américain commencent à manquer d’eau !
Plusieurs étés de sécheresse (ce ne sera pas le cas du millésime 2007) ont épuisé les nappes phréatiques dans le nord des Etats-Unis. L’une des grandes affaires du moment qui préoccupe les habitants de l’Alberta et des provinces voisines est d’ailleurs un projet d’exportation massive d’eau douce à destination du grand voisin américain.
Les écologistes se mobilisent déjà ; ils dénoncent les formidables gaspillages causés par le mode de culture des céréales dans les grandes plaines… notamment pour des variétés telles que le maïs qui reste — quelles que soient les manipulations génétiques pratiquées — un végétal adapté aux régions tropicales humides, c’est-à-dire aux antipodes du climat qui règne des Grands lacs jusqu’à l’est des Rocheuses.
L’eau des puisards deviendrait aussi rare dans le Nord Dakota que le pétrole dans le sous-sol du Texas. Cependant, tout doit être entrepris pour s’en procurer, presque à tout prix, puisque la demande est là et ne cesse de s’accroître grâce au consommateur chinois.
Ce qui m’a frappé en parcourant le Middle West, ce sont les quantités de tuyaux de tous calibres — et à usage exclusivement agricole — qui circulent sur des camions-trains sillonnant les autoroutes et le réseau secondaire (tout aussi rectiligne) de la région. Leur vocation première est l’adduction d’eau ; ils sont plus rarement destinés au drainage.
S’il m’était donné d’investir à la Bourse de Toronto, je privilégierais les fabricants de tubes en PVC et les assembleurs de pompes hydrauliques : des milliers de champs en sont équipés et il faut puiser de plus en plus profond pour capter et extraire la précieuse ressource.
Je ne manquerais pas de m’intéresser parallèlement aux dérivés climatiques, car le réchauffement de l’atmosphère demeure une tendance lourde pour les prochaines décennies, comme disent les chartistes.
** Et puisque nous évoquons les dérivés, sachez que la brutale rechute des marchés occidentaux ce mardi puise sa source — pleine d’amertume, celle-là — dans la crainte de voir les CDO (dettes "collatéralisées" adossées aux cartes de crédit et autres prêts court terme comme ceux destinés aux acquéreurs de cuisines équipées et autres jacuzzi) impactés à leur tour par la forte hausse du taux de défaillance des emprunteurs à risque. Plus particulièrement ceux qui viennent de voir saisi leur logement — et ils sont désormais plusieurs millions à présenter les caractéristiques d’une faillite personnelle imminente, alors que les défauts de remboursement se multiplient.
Nous reviendrons plus en détail sur le scénario catastrophe induit par la menace d’une dégradation de la note associée aux CDO par les organismes de rating. Cependant, la simple suspicion d’une défection — même temporaire — des acheteurs de ces véhicules d’investissement (réputés depuis 2002 comme rentables et quasiment sans risque) serait aussi dévastatrice que l’annonce de la faillite d’entités financières spécialisées dans ce genre de produit.
Elles sont le plus souvent des filiales indirectes des grandes banques commerciales américaines. Ces dernières ont largement usé de ce procédé pour mutualiser le risque et immuniser leur bilan contre le choc direct provoqué par une perte de confiance des investisseurs… ou des ennuis bien réels rencontrés dans certaines catégorie de prêts court terme (le fameux revolving aux taux usuraires) destinés à une clientèle financièrement aux abois.
** En ce concerne l’immobilier, les leaders d’opinion — médias et analystes qui font autorité — ont enfin cessé d’abreuver le chaland de pieux mensonges : cela va mal… et cela devrait durer.
Il en résulte une vague de dégagements de précaution qui affecte les établissements de crédit et les foncières depuis lundi soir aux Etats-Unis. Le prix des logements enregistre une chute moyenne de 3,2% depuis juin 2006, et supérieure à 4% dans la moitié des régions. En fait, les prix ne progressent plus que dans deux régions sur 20 — dont la Californie.
L’indice de confiance des ménages américains — qui avait curieusement atteint un pic annuel de 112,6 fin juillet — rechute vers 105. Les mensonges officiels au sujet de la non-existence (!) puis de la non-contagion (re-!) de la crise du subprime ont en effet démontré leur efficacité au cours des derniers mois. Les consommateurs se plaignaient juste de la cherté des carburants, parce que ce phénomène est tout simplement impossible à cacher.
En France, il en ira de même de la hausse du pain : elle ne fait pas trembler Bercy ni les banques commerciales, mais les spécialistes des futures sur les céréales se frottent les mains… et nous affirmons qu’il s’agit d’une piste à creuser.
Nous y croyons d’autant plus volontiers qu’avec une rechute de -2,1% et 39 valeurs sur 40 en repli parmi celles qui composent le CAC 40, il apparaît difficile de faire pire avec d’autres catégories d’actifs.
Philippe Béchade,
Paris
PS : Le CAC 40 est en baisse : que va-t-il faire maintenant ? Et vous, qu’allez-vous faire ? Pour exploiter la situation actuelle à l’avantage de votre portefeuille, consultez le 0899 781 961… vous y découvrirez tous les conseils et recommandations de Philippe Béchade pour tirer le meilleur parti des conditions boursières du moment.
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Chris Mayer vous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** UN BEL AVANTAGE NATUREL
** Le dernier empereur de Chine, Pu Yi, adorait le soja. Cette céréale était un élément de base de l’alimentation mandchoue en Chine du Nord. Dans les années 30, un ami brésilien demanda à Pu Yi s’il pouvait rapporter du soja au Brésil. Pu Yi accepta, et les pousses firent leur entrée à Rio de Janeiro.
- Dans le sol riche et fertile du Brésil, le soja se sentit vite chez lui. Au cours des décennies qui suivirent, il devint l’une des céréales les plus importantes du pays. Aujourd’hui, il en est même la principale exportation.
- Il y a donc des racines historiques dans le boom du commerce entre la Chine et l’Amérique du Sud. Le commerce entre ces pays a vraiment augmenté ces dernières années. La Chine, par exemple, importe environ un tiers de sa nourriture d’Amérique du Sud — dont une bonne partie provient des vastes terres agricoles brésiliennes. Et cela ne concerne pas uniquement la Chine, mais également le reste du monde.
- Le Brésil et l’Argentine représentent l’une des rares régions au monde où l’on peut encore acquérir de vastes surfaces de terrain dans un climat tempéré, avec assez de pluies pour soutenir une activité agricole à grande échelle. Les deux pays produisent déjà environ un tiers des matières premières agricoles de la planète. Tout comme la Chine est l’usine du monde, l’Amérique du Sud est devenu son grenier à pain.
- Le Brésil est déjà le plus grand producteur au monde de café, canne à sucre, éthanol et jus de fruit. Il est également dans les premiers en ce qui concerne le soja, le bœuf, la volaille et le tabac. Le secteur agricole brésilien à lui seul a augmenté à un rythme de plus de 5% depuis 1999. Ce n’est vraiment pas mal pour un secteur aussi vaste. L’agriculture représente à peu près 8% de l’économie, emploie un quart de la main d’œuvre et fait vivre huit millions d’entreprises environ. L’Argentine, quant à elle, figure dans le peloton de tête pour ce qui concerne le bœuf et les céréales — per capita, c’est le plus grand consommateur de bœuf au monde. En termes de production de bœuf, le pays suit le Brésil et l’Australie. L’Argentine produit beaucoup de soja, bé, sorgho, riz et avoine. Elle cultive également beaucoup de fruits — citrons, pommes, pêches, poires et bien d’autres choses encore.
** Mais — aussi difficile à croire que cela puisse sembler — il y a un potentiel plus vaste encore. L’augmentation du niveau de vie de centaines de millions de personnes en Chine et en Inde, le changement d’habitudes alimentaires qui en résulte et la demande mondiale de carburants alternatifs provenant de produits agricoles mettent l’Amérique du Sud aux premières loges.
- Les marchés agricoles sont en pleine ébullition, en ce moment. Les cours du maïs, de l’avoine, du soja, du café et du caco sont bien au-dessus de leurs moyennes de ces cinq dernières années. Les prix de la viande et de la volaille sont également en hausse. On peut le constater aussi dans le comportement des entreprises du secteur. Danone a récemment indiqué son intention d’augmenter les prix de ses produits laitiers. Cela suit des annonces similaires provenant de Nestlé, Unilever, Cadbury Schweppes, Kellogg’s et d’autre encore.
- En tant qu’investisseur, je pense que j’aimerais avoir en portefeuille des entreprises fabriquant les choses que tous les autres sont prêts à payer plus cher. Il n’est donc pas difficile de voir pourquoi mon regard se porte vers les terres fertiles d’Amérique du Sud.
- Historiquement, la capacité de production de cette région est sous-développée. Environ 90% des terres fertile et productives du Brésil n’ont pas encore été mises en culture. De même, selon l’Organisation des Nations Unies, les agriculteurs ne cultivent que 3% des terres fertiles d’Argentine. Il reste donc encore beaucoup de terres à accumuler et transformer en exploitations agricoles.
- Ce n’est que depuis une décennie environ que les producteurs, dans ces pays, appliquent des technologies de pointe à la gestion de leurs exploitations. Il en découle une augmentation spectaculaire des rendements. Dans les marchés actuels, les fermiers d’Argentine et du Brésil sont très compétitifs dans le domaine du maïs, du blé, soja, sucre et d’autres produits. En fait, une partie du succès de l’Argentine et du Brésil s’est faite aux dépens des fermiers occidentaux — surtout dans le domaine du soja, par exemple.
** Le Brésil et l’Argentine ont également une autre chose très précieuse : l’eau. L’Amérique du Sud possède environ 26% des réserves d’eau, pour seulement 6% de la population mondiale. L’Asie, par contraste, doit faire vivre bien plus de gens avec ses propres ressources en eau. En Chine, notamment, la majeure partie des réserves d’eau se situe dans le sud, alors que la population vit avant tout dans le nord.
- Quoi qu’il en soit, à lui seul, le Brésil possède 14% de l’eau douce de la planète. Je me rappelle également avoir visité un ranch en Argentine où le propriétaire m’avait fièrement montré comment l’eau jaillissait du sol, depuis des torrents souterrains, pour arroser des acres et des acres de culture. Un bel avantage naturel…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** LES DEUX MAMELLES DE LA POLITIQUE MODERNE
** Nous lisons dans l’International Herald Tribune que Nicolas Sarkozy est revenu de ses vacances dans le New Hampshire — et de sa visite à George W. Bush. Il a fait une annonce stupéfiante. Le monde n’a que deux choix, a-t-il dit en substance — et tous les deux impliquent des bombes. Soit l’Iran abandonne son projet de construire une bombe nucléaire, soit il se fait bombarder.
* "Paix et Prospérité" sont traditionnellement les deux mamelles de la politique publique démocratique moderne. Toutes deux semblent être en train de se faire la malle. La prospérité disparaît pour toutes les raisons décrites à longueur de Chroniques ces dernières années. Nous les résumons, pour rappel : le "boom" des dix dernières années était bidon. En Occident, il était basé sur la dette, non pas sur des augmentations de la productivité, de la production ou des bénéfices.
* Voilà pourquoi l’individu moyen n’a pas vu de hausse réelle de ses revenus. Les tentatives de manipulation destinées à faire durer ce boom bidon ne font qu’aggraver la situation… en augmentant la quantité de dette et de mauvais investissements.
* Quant à la paix, qui en voudrait ? Comme bon nombre d’autres choses, le désir de paix suit des cycles. Après une guerre, les gens veulent la paix plus que tout autre chose. Avant une guerre, la paix est souvent la dernière chose qu’ils désirent.
* Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire au Trésor de l’Administration Reagan, s’en indigne :
* "Le régime Bush annonce qu’il va classer une partie de l’armée iranienne — les Gardes révolutionnaires — sous le terme d’organisation terroriste, et Bush a l’intention de bombarder leurs bases et leurs équipements, ainsi que les sites iraniens d’énergie nucléaire. Trois avions de chasse de l’armée américaine sont déployés autour de l’Iran. On est en train d’équiper des bombardiers furtifs B-2 pour transporter des bombes de 30 000 livres appelées bunker-busters, qu’on utilise contre des sites renforcés".
* "Les généraux politiques américains affirment que l’Iran fournit armes et assistance à la résistance irakienne contre l’occupation américaine. Les médias font avaler à la population américaine la même propagande concernant des armes de destruction massive iraniennes inexistantes que celles qu’ils avaient sortie concernant des armes de destruction massives irakiennes inexistantes. Un ancien officier de terrain de la CIA au Moyen-Orient, Robert Baer, a écrit dans le magazine TIME que le régime de Bush avait décidé d’attaquer la Garde révolutionnaire dans les six prochains mois. Vous vous souvenez qu’on disait que la guerre en Irak serait ‘du gâteau’ ? Eh bien, cette fois-ci, les néo-conservateurs pensent qu’une attaque contre les Gardes révolutionnaires libèrera l’Iran de l’influence islamiste, et poussera les Iraniens à soutenir les Etats-Unis contre leur propre gouvernement".
* "Des mensonges, des agressions sans provocation et des attentes complètement insensées : c’est le retour des ingrédients qui ont provoqué la catastrophe irakienne. Le régime Bush en entier — ainsi que les deux partis politiques [américains] — sont complices, tout comme les médias et les alliés des Etats-Unis".
* La guerre attire les Américains, pour des raisons elles aussi décrites et expliquées à ceux qui subissent nos Chroniques depuis longtemps. Qu’on le veuille ou non, les Etats-Unis sont le plus grand empire au monde. Les poissons doivent nager ; les oiseaux doivent voler ; les empires doivent vivre par l’épée jusqu’à ce qu’ils périssent par elle. La guerre attire aussi les Américains plus que les Allemands ou les Japonais — pour ne citer qu’eux — parce que la guerre s’est montrée bonne pour à leur égard. Les Etats-Unis sont sortis des deux grandes guerres du siècle dernier avec une longueur d’avance ; alors que l’économie d’autres pays était réduite à néant, les Etats-Unis gagnaient des parts de marché… et des crédits. Aucun pays n’avait autant de débiteurs, pour autant d’argent, que les Etats-Unis d’Amérique après la Première et la Deuxième guerre mondiale.
* Nous sommes désormais un demi-siècle plus tard. A présent, aucun pays ne DOIT plus d’argent à plus de pays étrangers que les Etats-Unis. En termes relatifs, les Etats-Unis s’appauvrissent alors que le reste du monde s’enrichit. Mais l’armée américaine est toujours Numero Uno : faut-il s’étonner que les Américains l’aiment tant… et veuillent s’en servir ?
** Mais l’histoire contient toujours plus qu’il n’y paraît. Un voisin français très alerte nous l’a rappelé :
* "Vous avez entendu parler du ‘rapport sur la montagne de fer’, ou quelque chose de ce genre ? Je ne m’en souviens que très vaguement — mais j’étais consultant, et je me rappelle que la Rand Corporation avait dû préparer un rapport sur ce que les Etats-Unis devraient faire… comment ils devraient motiver et contrôler leurs citoyens… après l’effondrement de l’Union Soviétique. La Rand Corporation a réalisé que sans la menace de l’Union Soviétique, les gouvernements occidentaux allaient probablement partir à la dérive, sans aucun dessein. Et les Occidentaux commenceraient à râler au sujet des impôts, etc. Bon, je ne me rappelle plus ce que les analystes de Rand ont trouvé, mais je me souviens qu’ils se sont concentrés sur trois idées majeures pour distraire et manipuler les masses — la lutte contre le terrorisme, le changement climatique et les menaces sanitaires. Aujourd’hui, à part les inquiétudes financières, ce sont les trois préoccupations majeures du public".
* "Nous avons par exemple de grandes campagnes destinées à la lutte anti-tabac", a continué notre interlocuteur en allumant un cigare, "et nous sommes tous supposés nous inquiéter du réchauffement planétaire. Quant à la Guerre contre la Terreur… je me souviens avoir été surpris par la vitesse à laquelle on a mis les attentats du 11 septembre sur le dos du terrorisme islamiste (on a même trouvé le passeport de l’un d’entre eux dans les cendres du bâtiment… d’une manière ou d’une autre, le feu qui était assez chaud pour faire fondre du béton et de l’acier n’avait pas eu le moindre effet sur ce passeport de papier)… Et j’ai aussi étonné par la vitesse à laquelle George W. Bush est arrivé avec sa Guerre contre la Terreur".
* "C’est comme si tout cela avait été calculé avant les attentats… et à mon avis, ça avait bien été le cas".
* Mais à présent, le International Herald Tribune nous dit que le terrorisme a été relégué en coulisses. "Les mauvais crédits déclarés plus risqués que le terrorisme pour les Etats-Unis", peut-on lire en titre. L’article nous annonce que l’Association américaine pour l’économie des entreprises a fait un sondage parmi ses membres — et découvert qu’ils étaient 50% plus nombreux à s’inquiéter des défauts de paiement et des excès de dette que du terrorisme. Le terrorisme représente un tout petit danger statistique pour les Américains… mais aucun danger véritable pour les Etats-Unis.
* Non, l’administration Bush l’a correctement identifié comme étant non pas une menace, mais une opportunité… de dépenser plus d’argent et de se mêler des affaires des autres. Le problème, c’est que l’argent dépensé n’a pas encore été gagné. Nous nous demandons s’il le sera jamais…
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Investissez dans les "valeurs oubliées" !
Il existe un moyen simple et direct d’investir en toute confiance dans des valeurs SOLIDES aux cours abordables, souvent ignorées par la plupart des investisseurs… mais qui pourraient vous rapporter des gains de 74%… 53,8%… 35,14%… 43,17%… 60%…… et bien d’autres encore
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*** La Chronique Agora présente ***
Avec les difficultés des marchés actions, quelle devrait être votre stratégie boursière ? Raphaël Garaud s’est penché sur la question du haut de ses 38 ans d’expérience financière : voici sa réponse…
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SUIVEZ CETTE STRATEGIE PAS A PAS, ET TOUT IRA — 1ère PARTIE
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Par Raphaël Garaud (*)
Quel coup de sirocco sur les marchés boursiers ! Depuis la parution du dernier numéro, l’indice CAC 40 a reculé de 10% (et a perdu jusqu’à -14% la semaine dernière). C’est dire si les marchés boursiers ont été secoués. Quand je vous disais que l’été serait chaud en Bourse, le sirocco n’a pas manqué de souffle !
Au centre de la tempête se trouvaient les fameux crédits hypothécaires à risque, objets de tous les anathèmes. Notez que cette dépression boursière n’est pas définitivement écartée à mon sens, malgré les injections massives de capitaux. D’ailleurs on peut se demander quelle a été leur efficacité réelle puisque les bourses n’en ont quasiment pas tenu compte.
Crise du subprime : ne soyez pas dupe !
C’est uniquement la décision de la Fed de baisser son taux d’escompte d’un demi-point (à 5,75%) qui a réussi à faire cesser le tintamarre baissier. Les marchés se sont alors accordés sur un magnifique fortissimo dès cette annonce. Incorrigibles boursiers !
La question que vous devez vous poser, je la devine : que faire maintenant ?
D’après les estimations réalisées à ce jour, le montant total en cause de ces fameux crédits à risque serait de l’ordre de 100 à 150 milliards de dollars, ce qui peut paraître beaucoup… mais qui à l’échelle des Etats-Unis est somme toute relativement peu important. Si peu que je me pose une question : comment une somme pareille peut-elle mettre en péril l’économie américaine — et celle des autres zones géographique ? Il y a une disproportion anormale, vous en conviendrez. Nous dit-on la vérité sur ces montants ? J’ai un doute.
Chez nous, hormis BNP Paribas qui a (enfin !) reconnu avoir environ trois milliards d’euros investis dans ces subprimes, les autres établissements sont nettement moins exposés et, semble-t-il, mieux couverts — sauf révélation surprise de dernière minute évidemment. Vous noterez que rendre cette information publique n’a pas été une mince affaire… et que nous connaissons finalement peu de détails. Le problème de la transparence se pose donc à nouveau et de façon irréfutable. Le sujet est sérieux : notre chef d’Etat s’est impliqué pour faire avancer les choses en ce domaine. Wait and see.
Et la suite dès demain…
Meilleures salutations,
Raphaël Garaud
Pour la Chronique Agora
(*) Raphaël Garaud est rédacteur en chef de Vos Finances — La Lettre du Patrimoine. Ce service d’information financière offre à ses membres des moyens exclusifs et fiables de protéger et d’accroître leur patrimoine. Actions, fiscalité, immobilier, investissements alternatifs… Vos Finances — La Lettre du Patrimoine ne laisse rien au hasard lorsqu’il s’agit de faire fructifier votre capital ! Pour en savoir plus…
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