Les cris du corbeau ne glacent pas d’effroi la bourse

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LA CHRONIQUE AGORA
Paris, France
Jeudi 11 mai 2006
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*** Les cris du corbeau ne glacent pas d’effroi la bourse
"L’affaire" qui secoue le microcosme politique français ne semble pas troubler les investisseurs…

*** Un labyrinthe de miroirs
Les déséquilibres se multiplient et s’aggravent dans l’économie mondiale…

*** Un monde post-dollar (1)
Pour Justice Litle, le successeur du dollar est tout trouvé…

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Bonjour,

*** LES CRIS DU CORBEAU NE GLACENT PAS D’EFFROI LA BOURSE

** C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus.
– Warren Buffet

** Et nous entamerons cette Chronique par une seconde citation de Warren Buffet : "dans le monde des affaires, malheureusement, la lunette arrière est toujours plus claire que le pare-brise" — et nous serions tentés d’ajouter que dans le monde politique, c’est plutôt l’inverse !

En effet, il est possible de faire jouer à fond les essuie-glaces pour entretenir l’illusion de la transparence quand on fonce vers une échéance électorale… mais il est bien difficile de conduire d’une main sa campagne tout en décapant de l’autre — et simultanément — la vitre arrière !

L’affaire Clearstream (et nous pensons utile de rappeler à nouveau que l’actuelle filiale de Deutsche Börse n’est pour rien dans la vaste manipulation politique qui secoue le microcosme politique hexagonal) n’en finit pas d’enfler au gré des révélations, indiscrétions, fuites et falsifications de preuves. Il ne s’agit pas là d’un classement par intensité de nuisance, chacune de ces catégories pouvant s’avérer à elle seule plus dévastatrice que les trois autres réunies… mais ça, l’avenir nous le dira.

L’affaire du "corbeau" vient de faire une première victime : Jean-Louis Gergorin, l’actuel Head of Strategic Coordination du groupe EADS (qui est aussi un proche de Dominique de Villepin), vient de démissionner de ses fonctions opérationnelles au sein du groupe aéronautique afin de mieux préparer sa défense.

Le cours de bourse d’EADS reste parfaitement stable. En effet, les opérateurs s’émeuvent plus particulièrement du phénoménal écart commercial creusé par Boeing sur Airbus depuis le début de l’année, avec 325 commandes enregistrées en tout juste quatre mois, contre une grosse centaine pour le consortium européen.

Ce différentiel de un à trois ne saurait s’expliquer par la seule baisse du dollar depuis le début du mois de janvier. 8% de hausse pour l’euro (à 1,2804 ce mercredi), ce n’est certes pas neutre… mais EADS n’avait pas pris une telle déculottée commerciale en 2002 lorsque le dollar avait plongé de 0,89 vers 1,05/euro, puis en 2003 où il dégringola vers 1,25 avant d’atteindre 1,3660 à fin 2004.

Mais le terrain perdu par le billet vert cette année, ce n’est peut être rien à côté de celle que les acheteurs de flottes d’avions — à crédit, naturellement — anticipent. Ils ne devraient pas faire ce genre de calcul et "couvrir" leurs prêts remboursables en dollars, ce qui neutralise le prix d’achat au niveau du montant de la commande… mais il est très concevable que la tentation de spéculer par un moyen ou un autre à la baisse contre la devise américaine soit irrésistible.

** Il faut parfois se méfier de ses convictions. Warren Buffet y avait laissé pas mal de plumes en 2005 : resté short sur le dollar après le grand succès de cette stratégie en 2004, il avait sous-estimé l’impact de la hausse du prime rate orchestré par la Fed, et ne pouvait guère avoir anticipé l’inversion de la courbe des taux, qui semblait traduire la neutralité du risque inflationniste ainsi que celui d’une récession aux Etats-Unis, tous horizons de temps confondus.

Et pourtant, les déficits américains ont bien continué de se creuser en 2005 à un rythme aussi élevé qu’en 2004, les prix de l’énergie de flamber de la façon que vous savez, et celui des matières premières de grimper à une vitesse exponentielle. Au fait, saviez-vous que le cours du cuivre vient de frôler les 8 000 $ la tonne mercredi matin… soit 8 $ le kilo, alors qu’il ne valait pas plus de 2 $ cinq ans auparavant !

A l’instant où nous rédigeons ces lignes, l’once d’or continue de flirter avec les 700 $, non loin de son zénith de mercredi matin sur les marchés asiatiques à 705 $/once.

Pour en revenir aux clients de Boeing, nous soupçonnons également que le désir impérieux de se débarrasser au plus vite des dollars qu’ils possèdent — ou de les convertir en quelque chose de concret et d’utile — les incite à commettre quelques infidélités à leur autre fournisseur attitré d’avions moyen et gros porteurs… dénommé Airbus.

Et les acheteurs d’avions se comportent cette année comme s’ils avaient la certitude que le dollar n’avait pas fini de baisser. Cela pourrait alléger considérablement le coût final d’acquisition, à condition d’avoir emprunté sur du long terme, et à taux fixe.

** Compte tenu du niveau d’endettement des Etats-Unis, existe-t-il une alternative à la baisse du dollar ? La Maison-Blanche essaye de nous faire croire que tous les maux proviennent de la sous-évaluation du yuan, mais c’est une argumentation qui ne vise qu’à détourner l’attention des amateurs de Nascar et autres monster trucks des vrais problèmes.

Le principal d’entre eux — à l’image de ces bolides (voitures ou camions) tournant bêtement en rond pendant des heures sur un triste anneau de béton cerné de grillages, dans un vacarme assourdissant — c’est cette fascination de l’Amérique pour toute machine capable d’engloutir et de carboniser en un temps record des quantités astronomiques d’hydrocarbures.

Et il se trouve que le pays n’en produit pratiquement plus (même en chassant quelques troupeaux de phoques pour pomper les dernières poches de pétrole encore exploitables en Alaska). Heureusement, le montant des stocks de gasoil serait en hausse de près de 2,4 millions de barils à l’issue de la première semaine du mois de mai.

Ces considérations sont subalternes à quelques heures du communiqué final de la Fed. Il faut souligner à ce propos que les marchés obligataires considèrent déjà comme acquis la stabilisation du principal taux directeur à 5%, puisque le rendement des Bunds s’est détendu à 3,99% (contre 4,0250% mardi) et celui des T-Bonds 2016 à 5,10% (contre 5,13% mardi soir). La rémunération du dollar à 2 ans reste d’ailleurs voisine de 4,92%.

** Et "les affaires" dans tout cela ? Toute la presse en fait ses gros titres ; le juge Van Ruymbeke s’insurge contre la manipulation dont il a été l’objet ; un journal satirique bien connu se déchaîne contre le président (dont quelques parlementaires de l’opposition appellent à la démission) — qui possèderait des comptes occultes bien garnis au Japon, un pays qu’il affectionne… mais c’est sans doute insuffisant pour expliquer la hausse du yen !

En d’autres temps, le franc aurait été secoué et la bourse de Paris avec. Cependant, ces péripéties franco-françaises (puisque la piste luxembourgeoise s’avère un leurre) n’ont guère ému les investisseurs. Si le CAC 40 a reculé de 0,64% après un troisième test consécutif des 5 310 points (notez cette légère inflexion des sommets qui s’enchaînent comme suit : 5 315, 5 312 puis 5 310,65 hier), il le doit essentiellement à quelques ventes de précaution. Ces dernières ne sont ni plus ni moins appuyées que sur les autres places, avec des écarts qui s’étagent entre -0,35% à Francfort ou Londres et -0,95% à Amsterdam.

Même en faisant le pari de scénarios élyséens inattendus en France dans les tous prochains jours, ce n’est pas une raison suffisante pour arbitrer l’euro en faveur du dollar ou de toute autre devise jouissant d’un climat politique plus clément.

Et nous ne résistons pas au plaisir de conclure cette rubrique par un dernier aphorisme de Warren Buffet : "les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elles ne vous disent rien sur l’avenir"…

Philippe Béchade,
Paris

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** UN LABYRINTHE DE MIROIRS

** L’or a grimpé de 21 $ cette semaine. Les gens commencent à le remarquer.

* Le globe terrestre est de guingois. Partout où nous portons les yeux, les choses sont décalées, comme dans un labyrinthe de miroirs, où rien ne ressemble à ce que cela devrait être. Nous devons vérifier nos lunettes pour nous assurer qu’il ne s’agit pas de nous. Et hier, nous nous sentions également isolé, seul, abandonné de nos amis.

* Stephen Roach, économiste en chef chez Morgan Stanley, a jeté l’éponge. Il était le dernier "ours" baissier qui restait en matière de macro-économie, selon le journal The Guardian (les rédacteurs du Guardian ne passent pas beaucoup de temps dans les bois).

* Comme nous, durant de nombreuses années, Roach s’est plaint et lamenté de l’économie mondiale "déséquilibrée" — qui le devenait de plus en plus à mesure que le temps passait. Mais récemment, il semble que c’est Roach lui-même qui se soit déséquilibré ; cette semaine, il imaginait la situation restaurée par les efforts coordonnés de bureaucrates dans les banques centrales du monde entier.

** En fait, la relation entre Est et Ouest n’est pas tant déséquilibrée que parasite. Un côté fabrique, l’autre prend. L’un épargne, l’autre emprunte. L’un s’enrichit en jouant les pauvres, l’autre s’appauvrit en se croyant riche.

* En Occident, les gens vivent au-dessus de leurs moyens et s’attendent à continuer à le faire jusqu’au Jugement Dernier. Leurs meilleurs économistes leur disent qu’ils ne doivent s’inquiéter de rien — pas de jugement qui tienne. De l’épargne ? Qui en a besoin ? Nous avons mieux — du crédit !

* Mais d’où provient le crédit, sans bassin d’épargne où puiser ? Eh bien, il provient de l’Est — où les gens épargnent. Et là, le Wall Street Journal intervient avec quelques faits. Les pays en voie de développement détiennent déjà des réserves — en dollars en majeure partie — de 2 900 milliards de dollars. La Chine, la Russie et l’Arabie Saoudite font provisions d’énormes sommes de capitaux — gagnées grâce à l’exportation de pétrole et de biens manufacturés. La majeure partie de cet argent était autrefois propriété des Américains. A présent, il appartient aux étrangers. Et tous les jours, plus de deux milliards de dollars — nets — s’éloignent plus encore d’un bout de la balance pour se rapprocher de l’autre — des gros dépensiers vers les épargnants maigrichons…

* La Chine, la Russie et l’Arabie Saoudite ne sont peut-être pas les pays les plus développés au monde. Mais ils ne sont pas nés d’hier. Et ce qu’ils ne savent pas, à eux tous — en matière d’économies mal gérées, de corruption politique, d’incompétence et de papier monnaie sans valeur — ne vaut probablement pas la peine d’être su.

* Assis là, entourés par leurs milliers de milliards de dollars, ils vont probablement se demander ce que vaut chaque billet. Ensuite, ils tourneront probablement leur regard vers le pays qui les émet, et se poseront à nouveau des questions. Qu’y a-t-il derrière le dollar, se demanderont-ils ? La confiance, c’est tout — telle est la réponse. Mais la confiance dans quoi ? Dans l’avenir financier des Etats-Unis ? Vous parlez d’un déséquilibre ; aucun pays, dans toute l’histoire mondiale, n’a jamais enregistré un déficit aussi profond entre ce qu’il gagnait et ce qu’il dépensait. Les finances américaines privées et publiques sont déséquilibrées — et selon toutes les preuves, la situation s’aggrave de jour en jour. Quelle confiance peut-on avoir dans sa devise papier, ses bons du Trésor, ses obligations ? Et là, les étrangers se tournent vers le Moyen-Orient et se posent plus de questions encore…

* En Mésopotamie, la guerre américaine contre "personne-en-particulier" va elle aussi de travers. Les Etats-Unis sont la seule superpuissance au monde, et probablement le pays le plus puissant qui ait jamais existé. Contre l’armée la plus sophistiquée jamais assemblée, les "personne" de l’autre côté ne sont pas en mesure de faire décoller des avions, alimenter des tanks, assembler des armées et lancer des navires. Selon une estimation du Pentagone, ils n’ont pas plus de 10 000 partisans, dont la plupart ne sont ni sérieusement armés, ni sérieusement entraînés — pas plus qu’ils ne sont sérieusement menés.

* Tout de même, c’est une guerre incroyablement chère — mais pour un côté seulement. Les Etats-Unis dépenseront environ 120 milliards de dollars rien que cette année ; l’ennemi, quel qu’il soit, ne dépense quasiment rien. Et malgré tout, en débit de ce déséquilibre, c’est "personne-en-particulier" qui semble gagner.

* Nous ne doutons pas un instant que ces déséquilibres finiront par être corrigés. Mais ils seront probablement réglés plus ou moins comme ils ont été créés — par des individus agiles et des interventions officielles maladroites.

* Comme nous le disions plus haut, l’or a grimpé de 21 $ cette semaine.

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*** La Chronique Agora présente ***

Si l’on en juge par la tournure actuelle des choses, le dollar américain va continuer, lentement mais sûrement, à s’effriter… et c’est là une bonne nouvelle pour l’or. Justice Litle affirme que le monde pourrait passer de l’étalon-dollar… à l’étalon-or.

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UN MONDE POST-DOLLAR — 1ère PARTIE
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Par Justice Litle (*)

Sur le chemin menant à un monde post-effondrement économique, post-dollar, l’Asie passera probablement d’un étalon-dollar de jure à un étalon-dollar de facto. Cela se produira par étapes à mesure que le dollar s’effritera ; les pays et les consommateurs asiatiques accumuleront des réserves d’or, discrètement d’abord, avant de finir, peut-être, par formaliser la transition par le biais d’un arrangement pan-asiatique du type FMI.

L’Asie a l’avantage d’être consciente de toutes les erreurs du monde occidental. Ils peuvent voir les dégâts causés par la prodigalité des gouvernements de l’ouest. Cela leur permettra de freiner les programmes de dépenses chers, et, mieux encore, de mettre fin aux nouveaux avant qu’ils ne se développent. N’étant pas aussi liés, mentalement et émotionnellement, aux rouages d’un empire et à la mentalité du "capitalisme-providence", l’Asie coupera le cordon plus tôt. Ce faisant, elle s’appuiera sur la propension naturelle de ses citoyens à faire confiance aux métaux précieux et à les stocker comme réserve de valeur. Et pour terminer, le relatif manque de structure des marchés de capitaux d’Asie — son épine dorsale sous-développée de réseaux de prêts — rendra un étalon or de facto bien plus attirant. En allant directement à l’or, les Asiatiques obtiennent la "confiance" déjà intégrée au métal… ils peuvent court-circuiter toute l’étape de l’ingénierie financière, où s’y atteler plus tard.

Tandis que les keynésiens considèrent que la hausse de l’or est temporaire — et continueront d’affirmer leur point de vue alors que le métal jaune continue de grimper — il ne tardera pas à apparaître que c’était l’idée de "devise de réserve mondiale" qui était temporaire, un anachronisme de l’ère industrielle. Le concept de devise de réserve mondiale est lié à la notion d’une superpuissance unique. C’est une idée du 20ème siècle, qui disparaît peu à peu. Ce concept est également lié à l’idée d’une seule locomotive économique dominant le reste du monde. Cette idée aussi disparaît. Même si la Chine devient le nouveau meneur industriel du 21ème siècle, elle n’aura pas le même poids économique que les Etats-Unis au 20ème siècle ou la Grande-Bretagne au 19ème. Il y a trop de concurrents aujourd’hui pour cela. Dans la mesure où le pouvoir de la Chine provient du fait que le pays est une destination de main d’oeuvre bon marché, ce pouvoir sera toujours à la merci d’une baisse de prix de la part de l’Inde ou du reste des nations asiatiques, puis le Moyen-Orient, l’Amérique du sud, l’Afrique, etc. Les économies d’échelle ne sont tout simplement plus l’avantage qu’elles étaient. L’agglomération de pouvoir industriel et politique du 20ème siècle s’évanouira probablement dans les pages de l’histoire. Le concept de "devise de réserve mondiale" pourrait bien s’évanouir avec elle.

L’or est également en lice parce que les alternatives au dollar semblent bien faibles. L’euro a son propre lot de problèmes de long terme, qui sont, à leur manière, plus sévères que ceux du dollar. Au cours des deux prochaines décennies, l’Europe sera confrontée à un déclin de la population, à un manque de capacité de défense, à des troubles sociaux liés à l’immigration et la ségrégation culturelle, et aux menottes budgétaires d’un Etat-providence galopant. Le yen n’est pas non plus prêt à prendre la tête — le comportement économique du Japon est erratique, et la Banque du Japon est considérée comme incompétente. Le yuan de la Chine n’est pas encore soutenu par une infrastructure financière complètement fonctionnelle, et cela fait trop longtemps qu’il est lié au dollar pour faire cavalier seul.

L’or, par contre, se présente avec un certain nombre d’avantages. Il est déjà considéré comme un actif refuge et un baromètre clé de l’anxiété financière. Sa valeur est aisément compréhensible et appréciée des masses. Il peut fonctionner sans un système financier complexe pour guider et réguler les transactions.

L’Asie pourrait bien être à l’avant-garde d’un nouvel étalon-or à cause de sa dynamique interne. La Chine est exemplaire à cet égard, dans le sens où les Chinois épargnent régulièrement jusqu’à 40% de leur revenu personnel. Cela est dû en grande partie au manque de filet de sécurité en Chine. Il n’y a pas de sécurité sociale, pas de soins médicaux garantis, pas de retraite, et ainsi de suite. Un bon nombre des citoyens chinois les moins bien lotis pourraient aussi bien enterrer leur capital dans une boîte à chaussure que le mettre en banque. Cet état d’esprit favorise grandement un actif physique stockable comme l’or.

La suite dès demain…

Meilleures salutations,

Justice Litle
Pour la Chronique Agora

(*) Justice Litle, rédacteur de la lettre Outstanding Investments, possède des connaissances uniques qui lui ont bien servi sur les marchés. Justice a étudié la littérature et la philosophie dans des endroits aussi divers qu’Oxford, en Angleterre, l’université Pulacki (Olomouc, République Tchèque) ou l’université Macquarie (Sydney, Australie). Alors qu’il se destinait à une carrière universitaire, sa vie a pris un tout autre chemin après qu’il ait découvert "The Investment Biker", la chronique de Jim Rogers sur l’investissement macro-économique… et la moto.

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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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