Les corrélations intra-marchés

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▪ Alors que la fin d’année n’amène traditionnellement pas une actualité chargée sur les marchés financiers, une valeur a toutefois retenu mon attention : Recylex.

Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, il s’agit de la nouvelle appellation d’une société anciennement connue sous le nom de MetalEurop – placée en redressement judiciaire en 2003. Lundi dernier, alors que le titre Recylex était pénalisé à la Bourse de Paris par une décision de la cour d’appel de Douai, l’idée m’est venue de vous faire un petit point sur cette valeur. Je ne vais pas ici me focaliser sur les suites juridiques données à la réorganisation de l’ex-groupe MetalEurop, mais je vais simplement m’appuyer sur la valeur pour vous parler de la notion de "coefficient de corrélation". Il va s’agir de comparer le parcours boursier de Recylex et celui des cours du plomb depuis le début de l’année.

▪ La notion de corrélation
Définissons tout d’abord ce que l’on entend par "coefficient de corrélation". La notion de corrélation permet d’analyser la relation qu’il y a entre deux variables. En ce qui nous concerne, il s’agira d’actifs financiers. Le coefficient de corrélation est borné entre -1 et 1. Un chiffre de -1 nous indiquera une évolution inverse (corrélation négative) tandis qu’à l’inverse, plus le coefficient tendra vers 1 et plus le degré de dépendance entre les deux actifs sera fort. Une corrélation de 0 signifie que les deux actifs sont indépendants.

▪ L’activité industrielle de Recylex
Le groupe est spécialisé dans le recyclage, la production et la transformation de métaux spéciaux tels que le zinc, le plastique ou encore le plomb. L’une de ses principales activités consiste à recycler les batteries usagées en provenance des secteurs de l’automobile ou de l’industrie (activités cycliques par excellence). L’élément clé de l’analyse tient au fait que le plomb représente ici près de 70% du chiffre d’affaires généré l’an dernier par Recylex. Ce tableau étant dressé, venons-en maintenant à ce qui nous intéresse : la comparaison entre ces deux actifs, Recyclex d’un côté et les cours du plomb de l’autre. Regardez les deux graphiques ci-dessous… ils parlent d’eux-mêmes !

Profist sur le S&P 500
Graphique de Recyclex

Profist sur le S&P 500
Cours du plomb coté à Londres

▪ Analyses et conclusions
Nul besoin de faire une analyse poussée pour s’apercevoir en un coup d’oeil que la corrélation est très élevée. Tout d’abord, en début d’année – au mois de janvier pour être précis –, nous avons constaté dans les deux cas un brusque redressement. Par la suite, entre mars et septembre, à la faveur d’un regain d’appétit pour le risque et du redressement général des marchés boursiers, les deux actifs ont connu une période faste au cours de laquelle leurs cours se sont littéralement envolés. Depuis le mois de septembre, une phase d’attente, durant laquelle aucune tendance claire n’est parvenue à émerger, s’est mise en place. Dès lors, le coefficient de corrélation entre ces deux sous-jacents nous donne logiquement un chiffre éloquent : supérieur à 0,60 depuis plusieurs années – et qui tend même vers les 0,80 depuis le début de l’année !

D’une manière plus globale, le ratio Recylex/cours du plomb n’est pas un schéma isolé. Il y a toujours, dans le secteur des matières premières, une relation toute trouvée entre un producteur de minerai et le cours de la matière première extraite. Comparez ainsi certains mouvements boursiers d’entreprises telles que Barrick Gold (groupe aurifère canadien) ou encore Harmony Gold. En effet, il semble plus que logique de voir les comptes d’un producteur directement impactés par toute variation du prix de la matière première vendue.

L’intérêt de faire ce genre d’analyse est tout trouvé. Vous pouvez gagner en anticipation, et donc venir confirmer ou infirmer les chances de succès d’une prise de position. Votre trading n’en sera ainsi que facilité !

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Mathieu Lebrun

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu'analyste technique et obtient son diplôme d'Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s'est donc forgé une solide expérience sur les marchés financiers. Au printemps 2010, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora CFD .

Il optimise le potentiel des CFD avec deux stratégies complémentaires :
- D'un côté, des prises de positions actions en levier 10 avec l'"Onde de Choc "
- De l'autre, des stratégies automatiques simples et peu chronophages (car préprogrammées) visant à "jouer" les publications des statistiques économiques phares en levier 20 sur l'or, le brut et les indices, avec le "Flash Trade ".

Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d'actifs (taux, forex, indices, "commo") et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Et le moins que l'on puisse c'est que ses résultats parlent pour lui : une performance globale cumulée de +875% (depuis le 1er juillet 2010 au 31 decembre 2011) ... à découvrir de toute urgence !

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