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Paris, France
Vendredi 28 juillet 2006
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*** Lendemains d’orage et atmosphère électrique
Les marchés se seraient-ils dotés d’une pièce dont les deux faces sont frappées du même relief ?
*** Retour a la moyenne
Bill Bonner nous parle d’un nouveau E : l’Exode d’ouest en est…
*** "Nous", ça veut dire les chinois aussi (2)
Le Mogambo Guru a trouvé un nouveau sujet d’anathème : les Chinois (et les Indiens), qui commettent allègrement les mêmes erreurs que les Etats-Unis. Suite de la démonstration…
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Bonjour,
*** LENDEMAINS D’ORAGE ET ATMOSPHERE ELECTRIQUE
** Nous évoquions dans une précédente chronique le mélange permanent d’intuitions géniales et de consensus imbéciles qui caractérisent les marchés. Quelle meilleure illustration que cette séance du jeudi 27 juillet, où des gains supérieurs à 10% furent nombreux à scintiller parmi les vedettes du SBF 120, avec des rebonds de 22%, voire 25%, sur des titres comme Gemplus et Gemalto — lesquels venaient de perdre la moitié de leur valeur depuis la mi-mai.
Le matraquage systématique de certains canards boiteux s’achève par un gros coup de massue pour les vendeurs à découvert. Mais à moins d’avoir cédé au mirage du repli perpétuel façon 2002 au cours des toutes dernières séances, la brusque inversion de tendance sur les technologiques ne va pas ruiner ceux qui les laminent consciencieusement depuis deux mois : le chemin est encore long avant qu’elles ne retrouvent ne serait-ce que leurs niveaux du tout début de l’année.
L’arbitrage au détriment des valeurs dites de croissance et au profit des valeurs bancaires ou industrielles matures s’est avéré payant. Le changement d’humeur qui semble s’être matérialisé au sortir d’une longue nuit d’orage (mercredi soir puis jeudi au petit matin) ne remet pas encore en cause l’attrait des valeurs à large capitalisation ; les bons trimestriels de Royal Dutch ou d’Exxon-Mobil n’ont pas manqué de doper les cours de Total, qui ressort du corridor 49/52 euros et pourrait s’élancer vers les 55 euros, ce qui ne serait pas neutre pour le CAC 40.
Rétrospectivement, les quatre séances de hausse consécutive de Paris s’expliquent plus aisément à la lecture de déferlement de trimestriels de bonne facture publiés ce jeudi. Le CAC 40 est en effet parvenu à clôturer — à la dernière minute et grâce au traditionnel coup de pouce de 17h31 — au-dessus du seuil éminemment symbolique des 5 000 points.
** La dynamique haussière des places occidentales est passée à la vitesse supérieure, non pas que les écarts à la hausse s’avèrent plus spectaculaires qu’ils ne le furent le 19 ou le 24 juillet derniers (+1,12% pour l’Euro-Stoxx, contre +2,7% mercredi dernier)… mais les volumes, eux, ont explosé : il s’est échangé à Paris pas moins de 7,2 milliards d’euros, soit deux milliards de plus que la veille et 60% de plus que la moyenne des six dernières séances.
Un soudain afflux de liquidités a emporté toutes les résistances graphiques sur son passage. Le CAC 40, qui s’adjuge près de +3% depuis lundi, a pulvérisé des obstacles majeurs tels que 4 933, et surtout 4 975 — soit la moyenne mobile à 150 jours, laquelle coïncidait avec la "ligne de cou" d’une configuration de type tête/épaules inversée.
Pas un seul chartiste n’ignore la formation de cette structure graphique depuis la fin du mois de juin. Le recul du CAC 40 sous les 4 800 puis les 4 750 points l’avait compromise, mais pas complètement invalidée. Avec le franchissement des 5 000 points, un consensus écrasant se matérialise spontanément en faveur de la poursuite de la hausse en direction des 5 330 points, par le jeu de la règle du balancier.
Le scénario semble d’autant plus évident pour tout le monde que l’Euro-Stoxx 50 s’est également affranchi de la résistance des 3 650 points et aborde avec une réjouissante vélocité haussière l’obstacle des 3 700 points (3 681 points en clôture hier).
C’est trop facile, trop évident. Les opérateurs en ont oublié toute retenue, et des rebonds supérieurs à +10% ont été anormalement nombreux parmi les vedettes du SBF 120. Des performances aussi explosives nous amènent à dénoncer une nouvelle fois la formation de consensus exagérément baissiers sur certains titres au cours des dernières semaines.
L’optimisme de Wall Street apparaît beaucoup plus mesuré. L’enthousiasme des investisseurs américains est peut être tempéré le recul des ventes de logements neufs (-3%) puis le rebond inattendu de 3,1% des commandes de bien durables aux Etats-Unis, grâce à l’aéronautique : +8,8% pour le civil, pratiquement +13% pour le militaire. Des chiffres mitigés, qui ne confirment ni n’invalident les "signaux de ralentissement" évoqués par la Fed dans son Beige Book publié mercredi soir.
** Cela n’a pas affecté les marchés obligataires américains, qui observent un prudent statu quo. En revanche, nous ne parvenons pas expliquer l’envol des Bunds (+0,3%), dont le rendement se détend symétriquement de -4 points à 3,9380% contre 3,975% mercredi.
Les Bons du Trésor n’ont en effet subi aucun arbitrage au profit des actions, ce qui tend à confirmer que les liquidités sont redevenues très abondantes sur les marchés et qu’aucun secteur d’investissement — offensif comme défensif — n’est négligé.
Le CAC 40 vient de reprendre 300 points en sept séances, dont six de hausse, et +2,8% depuis le début de la semaine. Il est clair que les retombées économiques potentielles du conflit au sud-Liban sont largement minimisées… Nous sommes d’ailleurs bien en peine de trouver des exemples passés de rebonds haussiers dépassant les 6% lorsque le Proche-Orient s’embrase.
Il s’agit d’une évolution boursière sans précédent ; nous sommes de ce fait bien incapable d’un déduire les prochains rebondissements. Dans le doute, nous nous abstiendrons d’investir à l’aveugle et de miser notre épargne à pile ou face. C’est le conseil le moins insensé qui nous vienne à l’esprit — mais peut-être le marché s’est-il doté d’une pièce frappée du même relief des deux côtés…
Philippe Béchade,
Paris
PS : En attendant un hypothétique retour à des conditions plus sereines, que faire en ce moment sur les marchés ? Philippe Béchade vous livre son sentiment au 0899 707 009* — avec une analyse complète de la séance en cours, et son conseil du jour.
*(1,35 euros l’appel + 0,34 euro/minute)
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Cinq conseils pour votre portefeuille…
… et l’investissement que vous devriez faire sans plus attendre !
Pour découvrir comment réagir aux tendances qui nous attendent dans les mois qui viennent, cliquez ici…
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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Vancouver
*** RETOUR A LA MOYENNE
** Le grand Exode d’argent d’ouest en est. L’une des plus grandes tendances de l’histoire économique a été l’ascension de l’Occident — ascension dont le centre se partageait entre Manchester en Angleterre, et Manchester dans le New Hampshire — au 18ème siècle. Puis, au 19ème siècle, toute l’Europe et les avant-postes américains dans le Nouveau-Monde ont pris une longueur d’avance sur le reste du monde. A la fin du 20ème siècle, le travailleur moyen en Europe de l’ouest ou aux Etats-Unis gagnait environ vingt fois plus que le même travailleur en Chine ou en Inde.
* Mais les moyennes ont masqué la nouvelle tendance. Aujourd’hui, les salaires en Chine et en Inde grimpent significativement. Ceux des Etats-Unis et d’Europe stagnent. Cette semaine, le Financial Times nous annonçait que le revenu horaire réel américain est plus bas aujourd’hui qu’il y a cinq ans de cela. En Inde, il a quasiment doublé.
* Pendant ce temps, la Chine croît plus vite qu’à aucun autre moment ces dix dernières années — avec un taux de croissance du PIB dépassant les 11%. L’Inde n’est pas loin derrière. Les deux économies forment des centaines de milliers de nouveaux chimistes et ingénieurs, tandis que les universités américaines éduquent des jeunes gens en matière de thérapies sportives et de décor de théâtre. Et même si les deux économies sont dotées de l’assortiment habituel de brutes et de bureaucrates, les parasites asiatiques sont moins chers que les nôtres — ce qui, ajouté à des salaires plus bas, leur donne un avantage notable.
* L’économie chinoise est-elle dangereusement exposée à un ralentissement de la consommation américaine ? Oui. L’économie chinoise regorge-t-elle de contradictions, de confusions et d’escroqueries ? Oui. Les Indiens sont-ils affligés de moyens de transports inefficaces et de frustrations économiques ? Oui. Mais s’ils n’avaient pas tous ces problèmes, ils seraient déjà riches. Au lieu de cela, ils sont encore pauvres, ce qui est la source de leur avantage compétitif.
** "Vous voyez", a déclaré un ami venant d’Inde, "vous avez tous ces traitements informatiques à faire, dans votre branche d’activité. Et vous les faites faire dans des endroits chers, comme Londres. Je peux vous mettre en contact avec des gens en Inde qui s’en occuperont pour bien meilleur marché. Je veux dire que vous payez un informaticien environ 80 000 $, aux Etats-Unis. En Inde, vous auriez quelqu’un de tout aussi compétent pour 20 000 $. Vraiment, vous devriez délocaliser ce genre de tâches".
* Voilà ce que nous entendons. D’autres hommes d’affaires doivent entendre la même chose. Qui peut résister ?
* Cette tendance prendra-t-elle fin bientôt ? Il y aura sans aucun doute des reculs et des contre-tendances. La prospérité, c’est plus que simplement de l’argent. Il faudra du temps pour vaincre tous les obstacles. Mais pourquoi devrait-elle se terminer ? Nous ne voyons aucune raison. Il ne se passe rien d’autre qu’un retour à la moyenne historique — lorsque les gens en Asie et en Europe gagnaient à peu près la même chose.
* Au bas de l’échelle, au moins, la pression provenant d’Asie devrait maintenir les salaires occidentaux à la baisse durant encore 20 ou 30 années. Et les achats d’Asie devraient faire grimper les prix des choses que la main d’œuvre asiatique ne peut produire : le pétrole, par exemple… et la nourriture, les matières premières, les tableaux de maîtres hollandais, des antiquités et de l’or.
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LE PROCHAIN CHOC ENERGETIQUE MAJEUR
…et pourquoi il pourrait faire la fortune des investisseurs qui se positionnent dès maintenant
Il faut maintenir les lumières allumées… les machines en marche… les champs arrosés… et les réservoirs pleins : nos vies — et notre économie — en dépendent
Voilà pourquoi un torrent de liquidités afflue dans une poignée de sociétés destinées à renforcer et développer l’approvisionnement en énergie et en ressources naturelles de la planète.
Ces actions ont déjà connu une hausse considérable au cours de l’année passée — et elles peuvent vous rapporter plus encore aujourd’hui si vous vous positionnez à temps !
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*** La Chronique Agora présente ***
Depuis hier, le Mogambo Guru a trouvé un nouveau sujet d’anathème : les Chinois (et les Indiens), qui commettent allègrement les mêmes erreurs que les Etats-Unis. Suite de la démonstration ci-dessous…
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"NOUS", CA VEUT DIRE LES CHINOIS AUSSI — 2ème PARTIE
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Par le Mogambo Guru (*)
Aujourd’hui, interro surprise, prenez une feuille. Rappelez-vous qu’hier, Frank Holmes, PDG de US Global Investors, affirmait que "la Chine [est] en plein renforcement de son infrastructure". Ajoutez à cela les statistiques selon lesquelles la Chine a représenté à elle seule la moitié de la consommation mondiale de ciment et d’acier (et de bon nombre d’autres choses aussi !) l’année dernière — et l’on parvient à l’extrapolation longitudinale de cette tendance exponentielle qui nous mène à la Prédiction de Prix Probables (PPP) de divers actifs grâce auxquels nous pourrions Gagner Une Véritable Fortune (GUVF) en y investissant.
Félicitations à ceux d’entre vous qui ont fait preuve d’une Vraie Attitude Mogambo (VAM) en déclarant avec mépris "ben tiens !" Le hasard fait que M. Holmes a immédiatement continué son propos en donnant la réponse à ce problème : "à cause d’années de prix bas pour les commodities et d’autres facteurs, l’exploration et le développement de ces ressources désormais convoitées n’ont pas suivi le rythme de la population mondiale et de la croissance du PIB. Cela a créé un cas d’école économique : la demande est plus grande que l’offre, si bien que les prix grimpent".
Et si vous ne voulez pas vous contenter de simplement détenir de l’or et de l’argent pour participer à la hausse des prix générale, mais que vous voulez l’excitation des allers, des retours et du trading quotidien pour Gagner Beaucoup d’Argent Rapidement (GBAR), M. Holmes a la philosophie d’investissement qu’il vous faut : "positionnez-vous à long terme sur tout ce dont à la Chine à besoin, et tenez-vous loin de tout ce qu’elle a en surplus, parce qu’elle s’en débarrassera purement et simplement".
Je peux personnellement témoigner sur ce dernier point. La Société Grippe-Sou Mogambo, Inc. (SGSMI) a l’honneur d’être la seule action au monde ayant une valeur négative, puisque ne serait-ce qu’un seul titre de cette méprisable société, c’est déjà trop ; les gens sont prêts à encourir des pertes et à payer d’autres gens afin de se débarrasser de la valeur. Bref, la semaine dernière, un titre de cette entreprise toxique avait apparemment atterri par erreur dans le portefeuille d’une Chinoise. Voulant désespérément se débarrasser du titre, sa main a bougé si rapidement en le lançant loin d’elle qu’il est passé à travers la barrière spatio-temporelle ! Voilà ce qu’on appelle débarrasser ! Hahahaha !
Mais M. Holmes ne se soucie apparemment pas du degré de veulerie de ma société corrompue, et il continue calmement en notant que l’appétit continu de la Chine pour les ressources naturelles durant les années à venir est quasiment gravé dans le marbre, puisque "la Chine prévoit de construire 14 autoroutes, six voies ferrées et une douzaine de nouvelles installations portuaires avant 2010". En trois ans !
Il n’y a pas que la Chine ; il déclare également que "l’Inde investit 3,5% de son PIB en centrales électriques, routes et autres infrastructures ; le gouvernement y finance des ‘communes industrielles’ afin de promouvoir l’industrie. Même le Bengladesh, l’un des pays les plus pauvres au monde, construit des centaines de kilomètres d’autoroutes, ainsi que des écoles, des systèmes d’alimentation en eau et ainsi de suite".
Je me lève d’un bond et dis : "Hé, M. Holmes ! Hé, mon pote ! T’aurais pas une analogie pour qu’on puisse, genre, avoir une idée des résultats économiques ?" Il me regarde avec la révulsion et le dégoût habituel, et, d’une voix dégoulinante de sarcasme, demande : "Savez-vous au moins ce qu’est une analogie ?" Je réponds : "Non, mais ce n’était pas ma question ! Alors, t’en as une, oui ou non, et pourquoi est-ce que tu fais signe aux gens de la sécurité comme ça ?"
Sans même se donner le temps de la réflexion, il déclare : "un bon exemple de cela remonte à l’époque où les Etats-Unis ont construit leurs autoroutes inter-états dans les années 50. Les travaux de construction ont absorbé plus de la moitié des commodities de la planète". Yow ! Quel chiffre impressionnant ! Et quelle magnifique économie cela a produit ! J’étais si stupéfait de tout cela que j’ai réagi trop lentement alors que quelqu’un criait "attrapez-le, les gars !" En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me suis retrouvé poussé sans ménagement vers la sortie.
C’était d’ailleurs une bonne chose, puisque, dans le couloir, j’ai entendu Stephen Roach, de Morgan Stanley, déclarer que la Chine "a une banque centrale qui a été réorganisée en 1998 suivant le modèle de la Réserve fédérale américaine". Et ils ont une monnaie fiduciaire ! En d’autres termes, la Chine est foutue, elle aussi !
Je m’esclaffe avec mépris (Hahaha !) devant ces benêts de Chinois, leur incompétence et leur stupidité consistant à copier les erreurs idiotes de politique monétaire commises par le reste du monde — c’est-à-dire suivre les Etats-Unis pendant que ces derniers, se vautrant dans leur stupidité et leur avidité, ont vanté le chant des sirènes de la devise fiduciaire et du puissant dérivé monétaire des chiffres électroniques affichés par les ordinateurs, multipliés par un système bancaire de réserve fractionnelle extraordinairement laxiste. Des crétins, comme le reste d’entre nous ! Crétins !
Cela signifie que la Chine et l’Inde subiront elles aussi la terrifiante inflation des prix. Donc, la prochaine fois que vous m’entendre dire "nous sommes tous maudits", rappelez-vous que "nous", ça veut dire les Chinois aussi.
Meilleures salutations,
Le Mogambo Guru
Pour la Chronique Agora
(*) Richard Daughty est associé gérant et directeur d’exploitation pour Smith Consultant Group, qui sert les secteurs financier et médical. Il est également l’auteur de la lettre d’information économique Mogambo Guru, un exercice visant à accumuler les sarcasmes sur ceux qui le méritent largement. Le Mogambo Guru est souvent cité dans le journal Barron’s ou dans le Daily Reckoning, l’équivalent américain de la Chronique Agora.
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(c) Les Publications Agora France, 2002-2006
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Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.
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